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SUPÉRIEURE A GRASSE

Exhortation à continuer l'exercice de sa charge avec une humble confiance en Dieu.

vive f j^sus!

[Annecy, 1635 ]

Ma très-chère fille,

Je bénis de tout mon cœur la divine miséricorde de vous rétablir en santé, et des grâces et assistances intérieures et extérieures qu'il lui a plu de vous donner, comme une onction

•Cette vénérable Supérieure, une des gloires du monastère de Chambéry, justifia pleinement les espérances que la précocité de ses vertus avait inspirées, lorsque, âgée seulement de douze ans, elle s'arracha aux tendresses de la famille pour mériter le titre de Compagne de la Passion du Sauveur, dont l'Église honore les Filles de la Visitation. (Oremus de la bénédiction du voile blanc.)

Sainte J. F. de Chantai, admirant ses premiers pas dans l'apprentissage de la vie religieuse, crut voir un géant qui défiait au combat toutes les in- ( -limitions humaines, et prophétisa qu'elle atteindrait la sainteté. En 1634, la fondation de Grasse offrit l'occasion de signalées victoires au courage de la jeune professe, qui comptait à peine vingt-deux ans. Il s'agissait de ranger au devoir de* .unes divisées entre elles et sans ohservance régulière : les pieuses industriel de la charité triomphèrent de tous les obstacles, et six des bonnes

HNNI l. 1635.

sacrer pour adoucir votre mal «■( voni I»* Eure rapporter amoorensementj an grand profit de votre âme. D ma fille 1 que Dieo es! bon <t doux! Sei misérioordei rarpaasenfl loatet m - mm Je le lapplie de voni faire celle de vivre leloo sa tir>-saini<' volonté «i de le glorifier éternellement

I înet, touchées de U , détinrent d\ Pilles de teint Fi

I lue luccettitement un moi G iyt Cl unbérj et

Aii, partout le Mère M -Marguerite lit aimer le joug «lu divin Matin I d< -"ii Institut.

Pend u ir en Prof • Us poan ni \ 1 1 fond ttion .1 \i

et lit elle-même cellr dr M • > i i 1 1 « ■ h»-1 prépei depuis longtemps l.i du* li- I nozzi , n ii < .• il u M B DtOl 11 v ille

il.it l'influence de l'esprit il»* f«>i qui snimail li rêlée Supérieure. Du fond <i. . «•Ut- éclairait, dirigeait, ew • til une foule

li > >.i pande, inspirée pu lef |'lu> purei maxime^ . v m-

darder l( - rayons do soleil de justice et tomber les gouttes

de Ij l'es »ujet-s d'élite ne 1. 1 nièrent p.is à lui former une e.»m-

norabreuse et fervente, «l 'oc l'encens de le prière et •! u i baque jour ren le i iel en odeur «le suavité. Il n*etl pat jusqu'à 11

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tionri.it le bonheur d'en faire partie, préférant l'humble voile de la \ tion | : diadèmes de li terre. In Bref du Pape Clément \ put

seul ai i 'li r « elle prin< esse à iccepter l'alli irst e du d u.- d'York. I. H a »lit ur le trône d'Angleten râeei t sa cbute ,

e\ll C'est de I i Mêle H.lll.ind . qu'elle IIIIIP 11 11 <[ , ||, -

risaait comme une mère, que la jeu voulu! tdre le lecrel de

bénir ses mailst i

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l.u<r«. e, tnére du duc Rin ild<> <l — e .le Itiunswick et sa fille

qui tinrent tour i loui demander lui à l'humble

osciller, l'ange gardien di M I i. les lai

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• qui furent Imijou I I • n 1707, beu renée d entendre i, cl If

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put lui sppl lie parole des /' • (.« seémoire da >t un

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Il est vrai, ma très-chère fille, que, selon l'apparence humaine, on vous mit le fardeau de la supériorité trop tôt sur les épaules, et j'y avais une grande répugnance; mais celle qui le fit avait une vue bien pure et bien simple, et, par l'heureux succès de votre conduite, Dieu nous a fait voir son dessein; car, si l'on ne vous eût employée là, toutes ces bonnes âmes qui sont autour de vous, et celles que Dieu amènera dans cette maison, ne seraient peut-être jamais entrées dans la voie de la perfection. Or donc, il faut glorifier Dieu, qui sait bien faire de beaux et grands ouvrages avec de bien faibles instruments. Sa Bonté a supporté votre jeunesse, l'a éclairée et conduite pour le bien de plusieurs et pour le vôtre même, nonobstant tous les défauts que vous me marquez, cela étant réparé par la reconnaissance que vous en avez, et par l'intime résolution de vous en affranchir et vous avancer au pur amour, cheminant à l'avenir dans un parfait abandonnement de tout vous-même et de toutes choses au soin de la souveraine Providence, ne voulant avoir que celui de vous reposer et confier toute à sa Bonté, et de suivre fidèlement la lumière du bien qu'il vous montrera.

Pour ce qui est de votre oraison , demeurez absolument en paix suivant l'attrait du Seigneur, reposant sur la sacrée poitrine de notre miséricordieux Sauveur, comme son cher enfant bienaimé de Lui. Enfin, portez doucement votre fardeau pour l'amour de Dieu, et soyez sûre que c'est Dieu qui vous conduit de sa sainte main et nul autre, et c'est lui qui fait l'œuvre en vous et par vous. Priez pour votre indigne Mère.

Soeur Jeanne-Françoise Frémyot.

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LET lin: UCCCLXXVII

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Mon Dieul qn'il me larde qae j'aie des r i « » 1 1 v «• 1 ! « • ^ de i<>tic cher cœur. Bhl que Dut-il? N'est-il pas c, en -uni» i

fiance envers Dieu, résolu de servir >a Ilonl.' ronlialrmenl el de n.- -.• point trop embarrasser daoi i des choses de

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h. m- M-it de iiimlruifiit .1 l'espéranc éder à jamais le

souverain bien <1<- ta très-heureuse éternité, Non, il ne m pas possible de vous - >ob ûtei 'Tau in- bonne fortune que celle-là; aussi n'j m a-t-il point [d'antre]. Toul le n ;ste

inouil a m. -Mire que nous le pensons tenii . J Dieu de vous donner cette si utile connaissance el sons donn< i ~t-il vrai qu'on von- ail

proposé 1 1 1 1 m I avanl igeus selon te mond -, mais p

jodiciahle à vos i voudrai! avoir toul voir»:

bien? Dites-le-moi, ma mie, el ce « j m- roui «lit voir.- coeur sur telle proposition. Pour moi, ]«• n'aurais nul goûi

quand dm du i i

i un. -ni .i notre bon Di< n, <| II. le i ornai lei \ v.ui~ (oui a

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«-m I -Mini. . e l'on sei<jneu : , il u*eûi en

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qu'il soi taliu, < omux il s'offn b de le i .m pour les mille

qui i- itenl ; cai il m". •. i il qu'il Hall lu ei le p ivemenl

mille écus, et les autres mille lui seront assignés avant la fin de cette année, dont il se charge de vous les faire tenir, sans que vous ayez le soin d'y envoyer personne, ni pour solliciter ni pour recevoir l'argent. Il fera tout ce qu'il faudra, et je vous donne parole que vous devez entièrement reposer votre esprit sur son soin; car c'est le plus fidèle ami, le plus vigilant et puissant que vous sauriez avoir. M. Bussion est son parent proche, qui fera, à la considération de ce bon seigneur, tout ce qu'il pourra. Voilà donc qui est à couvert, et qu'il n'est pas besoin de faire de la dépense pour cela. Mais j'ai voulu voir de quel esprit il [M. l'abbé de Saint-Satur] vous écrit, et je trouve qu'il se pratique là encore bien des affaires, qui ne vaudront peut-être pas les dépens; et m'est avis que, dès le temps qu'il est là, tout cela devrait être vidé et pouvait prévoir d'emporter d'ici des procures pour cela. Mais il faut avoir patience, et faire ce que vous pourrez pour s'entretenir en paix. Il désire grandement vivre en paix avec vous, comme il a fait autrefois; mais l'appréhension qu'il a que vous ne vous remariiez et que les petits enfants de son bon frère ne demeurent pauvres, lui donne un grand travail d'esprit, comme il m'écrit; et vous ne devez pas trouver cela étrange, ma très-chère fille, car enfin l'affection naturelle donne d'étranges élans et soucis ; mais étant auprès de vous, ii verra bien qu'il n'a pas sujet d'appréhender cela. Ne lui témoignez pas que je vous aie dit ceci.

Ma pauvre très-chère fille, il faut que vous ayez un grand et fort courage pour tout supporter et dissimuler ; mais je vous conjure de le faire avec grande douceur d'esprit. Tous ces brouillards passeront, et Dieu affermira votre chère âme et calmera toutes vos affaires, si vous l'aimez et vous confiez en sa bonté. Faites-le donc, ma mie, et vous en recevrez tant de consolation et solide paix que vous direz que vain est le cœur qui loge ailleurs affections et consolations. Je supplie sans cesse sa douceur de vous être favorable et à vos pauvres petits enfants que

j'aime tendrement, le laloe ma petite fille [Gabriellel; Dieu la rende toute selon mm Ce or el le cher j >•* 1 1 1 poupon, Boojoor nn million <!<' Ibis, ma bien-aimée 1 1 très-chère fill»*: je ioû ï roui de cœur.

[P. S.\ \nx chèn - So nrs, qui roui ch( : uniquement,

vmi- >.iliirnt du meilleur île leur cœur.

III TIM M( i i I \\V III [Iniàk \ l. \ mi 11 CLA1 mi i;i\ ; D1 I ILLON

Pr r. tour i \ v ■ I . I . Coi

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allait (jifil plaise a notre DOS I >i « 1 1 de nuis

eombler dei im i t > de m très-sainte Passion <'t glorii use Résurrection si toute \<>(ic chère famille, que j«' laloe avoc vous chèrement, umi oublier W Pioton. — Ha iceur U.-Philiberte iooi donnera nos nouvelles el qoui rapport - vôtre* Bon-

v ive/ t. .ut.- a Dieu, ilans I i parfaite

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