V IV
M \ Tll '. — i:n i.ni: Pli I
l 001 le sav< / bien <'t il esl vrai, rju # dès longtemps je ch< votre un»' d'one dileclion loote particulière, el crois <ju»' votre bon cœur i les mêmes sentiments pour moi. .!<' \<>u^ snpplie surtout de vous souvenir de mes l>< Boins devant la < 1 i v i 1 1 • • miséricorde. Bienheureuses sonfl les maisons qui se purgent; car !<• mal des communautés vient de ce défaut. Croyes, ma brés-cfc fille, «in»' c'esl le grand bien des monastères d'avoir le courage de mettre <l<'li<>; s, sans nul i humain, les filles qui ne sont
propres; »-t certes, comme lorsqu'il >< trouve de bonnes imes il les faut cultiver <'t servir soigneusement, I * *s chérir <-i
Serar II. -Renée di Guéi rig inaire du Perche, approchait il»* - 1
Irenl 'I I • \l i i \ ■ . êque
i i 1 1 V i- i iIimii | baoloe dépendance de la
, , nobli : mépris de loal m qui n • Dieu, t<-U fartai les
dislioM lifi de i al nne ': Sup
i .. un pai lii ulii ■ i pour ma v M. -Rem : pas
.l'iiiiif-.li u\ entre le Cukir i p( le sien. Envoyée à la I ! indu
monastère de Kenne*, pu h-Js. rllp ^ fui plue Supérieure ooie ans plus
0 re d 'M- ipii il«* de la
1 nemeol <l« le petite i onmn-
nauté .i U \ ipi rituels
i m monasti I I
ipri i tro Melun, 1 1 M< re de G usa
garder précieusement, aussi lorsqu'il s'en trouve qui ne sont
pas telles, il s'en faut défaire promptement.
Continuez, ma très-chère fille, à bien servir ces chères âmes que Dieu vous a commises- portez-les fort à l'humilité, simplicité, bonne foi, et à l'amour de la sainte pauvreté. Vous voyez dans les écrits de notre Bienheureux Fondateur comme il nous désirait basses et petites. Fondez bien vos novices dans cet esprit doux, humble, obéissant, et vous verrez que sur un si solide fondement elles élèveront, avec la grâce de Dieu, un édifice de grande perfection en leurs âmes. Je suis bien aise que vous soyez affectionnée à leur lire les éclaircissements [Réponses}, car il n'y [est] dit, ce me semble, rien que ce que j'ai appris de notre Bienheureux Père; et tâchez d'y donner la lumière nécessaire pour les choses de l'Institut. Certes, ma trèschère fille, c'est un grand bien ei un très-grand bien de ne guère chercher au dehors. — Je vous salue de tout mon cœur et vos chères novices. Je me recommande à leurs bonnes prières, et les conjure de s'avancer fervemment et humblement au chemin d'une très-exacte observance, et Dieu les bénira. Je l'en supplie et vous, ma chère fille, de me croire votre trèshumble, etc.
Je vous écris cette fois, mais n'attendez plus guère de mes lettres; car, ma fille, je n'en puis plus sous le faix.
Conforme a une copie de l'original gardé aux Archives de Messieurs de Saint-Lazare, à Paris
INNEE 1»,
LErl THi: MCCCLWXl
.\ L I MliKi. M UIE- \l\li:i. m. BLO.\ \\ runa ■uautiiu La MtTf I ttendne incesi
v IV
Il | il.!. —cm i;k kii.i.k,
Il m'a lait grand bien de vous entendre un peu pari t. Sans dout< . I> i vous laisse celle ancienne tentation pour l'exercice «li* la vaillance spirituelle. La tenant fort basse au-dessous de votre esprit , enfin elle s'évanouira.
Je ne jhiin que je n'aie de la douleur de savoir l'esprit de cette pauvre V si éloigné de la vraie dévotion. Son fin si venu
offrir avec grande prière. I-<^ Supérieurs ni moi n'] avons nulle inclination, outre que doua qc savons pas encore si nous nous quitterons M. M. et nous* le ne veux rien remuer, je laisserai cela i la Supérieure qui n ra élue a ans. J( suis l>im consoli « de tout !«• reste que vous me dites de votre petite troupe. \ ous avei grand lujet de bénii Dieu et de vous réjouir avec - B >nté. \ i de v< - \«,u\, un jour, combien II tirera de gloire de
vos |'« lits soins et travaux. v loue avec allégresse et très-
bjdoui onfiant
Nous aurons mercredi la • le re romL (UU . qui amené deux
ira pou nnmodcr le temporel de la petite maison; noua
loufc - k i jusqu'à ce que l'on sache comment iront
puis i rons notre Sœur IL Hélène , m. us
a la condition que je vous dirai. Vous G res bien •!<• prendre
mademoiselle Cbamboo; pour l'autre, ne vous |uv»e/ m eu
que l'on m- la coun iix. .1- v h biet la v<
li connais, elle est bonne femme. - Il me larde de vous
/l7:> LETTRES DE SAINTE CHANTAL.
plus que je ne vous saurais dire. — Il est trop tôt pour faire
l'examen de vos filles.
Nous avons mandé pour faire venir notre Sœur F- -Emmanuelle [de Nouvery], puisque la grande fille ne l'a pas prise à Moulins, étant venue par la Bourgogne. — J'ai bien envie de vous aller tancer sur tant d'argent que vous employez aux ornements. Vous ne pratiquez pas assez la pauvreté; vous voulez que rien ne manque. Dame! je veux bien vous donner de bonnes leçons et que vous les observiez. Il faut aller bien plus modérément au commencement, autrement on tombera en nécessité. Bonjour mille fois, ma très-chère fille.
Conforme à l'original garde aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE MCCCLXXXII
A MONSIEUR NOËL BRULART, COMMANDEUR DE SILLERY
A PARIS
Arrivée de la Mère Faire. — Remerciaient pour les soins dont le commandeur entoure le nouveau monastère de Melun, et la générosité avec laquelle il veut pourvoir aux frais du voyage de la Sainte à Paris.
VIVE \ JÉSUS
[Annecy], 17 mai 1635.
Mon très-hoaoré et très-cher père,
Grâce à Dieu, voici notre très-chère grande Sœur [Favre] arrivée en bonne santé, et certes très-contente, aussi bien que nous, de nous revoir un peu ensemble. Notre bon Dieu veuille tirer sa gloire de tout! Puisque c'est sa sainte volonté que j'espère l'incomparable consolation de vous voir bientôt, mon très-bon el cordial Père, je remettrai à ce temps-là de vous entretenir de tout, a plein fond; je vais donc parcourant vos chères lettres, ayant fort peu de loisir.
El premièrement, mon vrai Père, assurez-vous que je ferai tout mei efforts pour être à Paris, Dieu aidant, au temps que
INNEE 1635,
vous me marquez. — C'esl un honneur et boohenr très-grand à nos chèrei Sœurs de Ifelnn1 mie votre booté tonte paternelle veuille prendre ^<>in d'elles; certes, votre charité est ton! a fait incomparable, mon toofl bon efl très-cher Pèn . Notre doua Sauveur voua t'augmente en ion ninfl amour, et selon la grandeur de les i icfa n veuille récompeni
le n'ai loisir de voui dire mes penséei me la conduite i n t» • rieure de notre chère Sœur la Supérieure <!«• Melun : c'esl un vrai bon cœur, h uni hic, pur et fort sincère; mais si bien il la faut laisser <-n liberté pour recevoir ce qu'il plalfl a I ) i «• u lui donner, j< crois aussi qu'il lui icra utile de l'avertir souvent qu'elle ne se doit pas plonger là dedans, pour <'n tirer des complaisance! i I amusements Inutiles. Il est irai, mon t « » 1 1 1 bon et cher Père, que doi Sœurs de V <>m fail une grande bute de déposa r 1 1 Mère de V ; je leur avais mandé qu'il ne !<■ (allait pas taire, s'il n'j avait <|ii»' de la rudesse, comme il n'j avait que cela. Elles <>nt s u ii i l'avis d'un bon Père, <)li Dieul <j u*» nous avons besoin de devenir plus mûres « I considérées, <ii «!«' prendn chei nous les conseils dont nous ,i\(Hh besoin, j'entends dans l'Institut!
Je parlerai a Ifgr <!<• Genève pour les Epilrea 1 1 pour h' livre de la Croix; je nuis qu'il se tiendra •» vos sentiments. — Ponr <• qui est «lu voyage, je \<u^ bien, mon vrai Père, que vous m voules porter la dép ose; je pense donc qu'il suffira que vous
1 « I.i- mon le Melun <lit 17/ il>li par
M < » I-' Belle ii le, ircli u que I S . pour h< ilion
.lu I ili .!• 1 1 il eu une i ue ni.
I ' ulail ) répandre . par I • dévotion ani
el .i li I ! \ |)h M. r.'
\nni \\ I , S ure <!<• la nouvelle
I '-nt ne -«<■ lit que deoi m-'i> p|m i . 1 1 . t
M le i u leu I Silleq
montra i i ml «le
pelle il voûtai b | ii ituel
VtA LETTRES DE SAINTE CHANTAL.
me fassiez toucher de l'argent à Lyon, et que cent écus iront bien loin, car nous nous ferons conduire avec le plus de ménage que nous pourrons. Quant à l'argent de charité, si vous pouvez savoir que quelqu'un dans Lyon eût besoin d'en faire tenir à Paris, on le pourrait faire remettre à nos Sœurs de Lyon, et il nous sera facile de leur faire penser qu'il procède de la dot des Sœurs que notre Sœur Favre a amenées. Avec un peu de loisir, nous regarderons si nous pourrons trouver quelque autre commodité par deçà. Voilà, mon tout bon et très-aimé Père, ce que bien en hâte je vous puis dire. Quand je serai assurée du jour de notre départ d'ici, je vous en donnerai avis. Cependant je prie Dieu vous conserver et combler de toutes ses plus saintes consolations et faveurs célestes, que son amour peut départir à ses plus chers amis. Amen. Je suis d'une affection tout à fait incomparable, etc.
Conforme à l'original gardé aux Archives delà Visitation d'Annecy.
LETTRE MCCCLXXXIII
A MONSIEUR DE COYSIA
CO.NSEILLEK AU SOUVERAIN SÉ.YAT DE SAVOIE, A CHAMBKKY
Reconnaissance et saints encouragements.
vive -J- jésus!
[Annecy, 1635.]
Monsieur,
Excusez-moi, je vous supplie, si j'ai tant tardé de répondre à celle dont il vous a plu m'honorer. J'ai bien eu tant d'occupations et puis d'incommodités en ma santé, étant encore toute languissante, que cela m'a empêchée de prendre cette consolation plus lot.
Incessamment votre bonté travaille pour notre utilité et repos. Dieu oom lasse la (jrâce de veiller pour le vôtre; car je crois
que je n'en recevrai pas moins de consolation que vous-même, tani je me sens obligée 1 1 liée d'affection I vous, comme à mon vrai frère efl l< très-bon et cher père de la Visitation, Non- De saurions mieux Gdre que de suivre votre avis pour l'achat du jardin <le madame la marquise «le Laos, Comme vous prop le lait, la chose ne sera pas à charge a nos Sœurs, en laissant la jouissance a celui qui le possède jusqu'à ce qu'elles \ veuillent bâtir, le voudrais que déjà le contrat en lût pai
I n\ (jiii VOUS disent qu'il faut avoir patience, je Crois, Monsieur, qu'ils voua conseillent très-bien et que Dieu, par cette voie réduira toutes vos p< ines en parlait contentement, et vous élèvera au I mm qu'il vous a destiné pour >a gloire et votre bonheur, liais ayei donc, je vous supplie, une fort bumble patience, une (louer et filiale soumission et obéissance à la divin»- conduite que Dieu tient sur vous et une parfaite confiance mi son soin efl amour, et vous verres et jouirez de l'abondance de ses nliséricordes, et expérimenteres qu'il n'y a telles richesses que celles qui se tirent (Tune tribulation bien supportée. Pour cela incessamment j'offre à mon Dieu mes prières et des communions, afin que >a «loue» Honte vous tasse sentir les effets d<
• t vous tire, s sa gloire et à votre hou heur, de la peine ou voui êtes, laquelle je ressens aussi, Monsieur, et celle de ma
chère suMir Fiiadame votre bonne femme, que je salue ch< n i ni avec vous, 1 1 mis de cœur a tous deux, très-humble, i te.
LETTRE MCCCLXXXIV