‹ LettresChapitre 220 sur 281 · N\BE · texte numérisé non relu

N\BE

LETTRE IICCCXC1

A \IO\SKKJ.\Kl K VICOt \S Dl. G1ILLÉ

La Sainte lui (li rn in I.' d'approuver le (luiituniirr et le rrriimiY de l.i liieni eillanc ■• dont il entoure la Visitation du l'ont-S.unt-INprit.

v i v • as !

[Pari*, ac I \Io\SEIG\EI R,

La lettre dont votre bonté m'a honorée est si extraordinairement obligeante que j«' ne trouve point de parole.». propret pour vous en dignement remercier. .!« le (au poortanl avec tonte l'humilité possible el <!«• tout mon cœur, qui vous honore et n ver.- très- parfaitement Je serai consolée de voir notre Contnmier avantagé < 1 « - l'honneur de votre nom qui doit être «'d grand respect à toni les gens de bien. Je suis i ncore consolée. Monseigneur, «le la satisfaction que vous avei de vos petites filles de 1.» Visitation. Dieu vous l'accroisse, par la fidélité qu'elles doivent avoir a voui rendre leur très-humble obéissance. Hél qu'elles ><»nt heureuses d'être proche- de vous, Monseigneur! J'espère que cette présence leur apportera toute titihte pour leur avancement temporel el spirituel, le supplie

notre bon Dieu <!<■ VOUS conserver en >ante pour longues .mu. et vous combler il tees de SOfl lainl amour, afin «pie VOUS

puissiei remettre votre pauvre .t désolé diocèse, el \ rétablir entièrement le règne de notre débonnaire Sauveur. .!«• baise en

tout respect vos mains xi, rées, « I demande voire sainte bénédiction pour toute cette famille, <l< meuranl avec affection pleine

d'honneur , Monseigneur , ioh e . etc.

LETTRE MCCCXCVI (Inédite)

A LA MÈRE LOUISE-DOROTHÉE DE MARIGNY

SUPÉRIEURE A MONTPELLIER

Il faut être fort réservé à faire de nouvelles fondations. — Bontés de l'évêque de

Montpellier pour l'Institut.

vive f jÉsua!

Paris, 9 septembre [1635].

Ma très-chère fille,

Je suis bien aise de votre contentement, et que vous ayez reconnu par expérience la bonté et charité de nos Sœurs de céans. Quant à ce qui est de m'obliger pour la partie qu'elles ont prêtée, cela ne se peut pas faire. Signez seulement les papiers qu'elles vous ont envoyés et nous les renvoyez, cela suffira.

Pour ce qui est de la fondation dont vous nous avez déjà parlé, je crois, ma chère fille, qu'il faut traiter ces affaires-là à la longue , et ne plus faire d'établissement que dans des lieux capables, et que l'on ait du fonds pour nourrir celles qui iront. Mgr votre digne et bon prélat vous dira bien tout cela; car je crois qu'il vous ira voir, allant à Rome, qui sera bientôt, à ce qu'il nous a dit. Je ne vous puis dire, ma chère fille, la charité, l'affection et le zèle qu'il nous témoigne pour les affaires de notre Bienheureux Père et pour notre petite Congrégation. Je vous prie, quand vous le verrez, de lui en témoigner de la reconnaissance, selon votre cordialité ordinaire. Du reste, je vous écris sans loisir, mais non pas sans souhait, que je fais des plus chères faveurs du Ciel, pour votre cher cœur que le mien salue bien chèrement. Je suis, ma bien chère fille, votre, etc.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visilalion d'Annecy.

LETTRE UCCCXCVIl

\ \.\ Mi.iii: UARIB-CONSTANCB DB BIBSSAND

sipkrim h \ s wn* Utilité ilt-N avrrtiN,, ni. i,n charitables. - - C'est no

! i . orrvc tion frati-nirll.-.

VIVE 7 JÊSi

M | ni l-CHKBJ ni.i.K,

I h h« v, je vnu^ prie, de maintenir votre oobu en celte bonne disposition de l'amoar ;i être avertit de votre pauvre vieille Hère, landii qu'elle vivra, <t de toutes h quelles

qu'elles soient, el tenei toujours loua ceux el celles qui vous ferool < ette charité pour vos meilleurs amis, ou an moins sontils les plus utiles; car il ne m- peut dire le bien que tout les avertissements aux âmes qui soufl désireoses <le leur perfection. Faites, ma Bile, je vous supplie, que l'observance exacte règne en votre maison, el tout ^ abondera.

Cependant, je vous remercie <!«' la peine que vous avea pi .1 me mander ce que vous n'aves « j m . - trop lardé à me faire savoir, mais je voudrais encore que ums m'eussiea nommé le et les Sœurs particulières <pii vous <»nt dit les choses que vous me marques, parce que t<»ut cela m'aiderait mieux i tirer mes conséquences El ne craignes point que je vous nomme que je bsse en aucune façon connaître que cela vient de vous; < n je u'. h ;janle il'iiih-i u rien mire union ave< la bonne

yen \ . laquelle s !«• coiui si humble el si doux quej'esi

qu'elle I bientôt, par le mou'ii il. - ,ii. rlisM incnts

que je lui forai plus librement, maintenant qu qu'elle

Se pOI le bien. < est la ici itc , que I- s intii unt -, an e

un p. u d'applaudi saemenl des filles, font bien (aire quelque/ois des choses «pu ne se devraiessl pas; et < mde humeur

,!Hi LETTRES DE SAINTE CHANTAL.

mélancolique, à quoi elle est sujette, est cause qu'elle a toujours un peu aimé le divertissement [distractions] ; mais tout se redressera avec la grâce de Noire-Seigneur. Or, je crois, ma très-chère fille, que vous devez vous mettre devant Dieu et faire une communion à cette intention de prendre conseil de sa Bonté, si vous n'êtes pas obligée en conscience d'avertir cette bonne Mère en charité de tout ce qu'elle vous a dit et à vos Sœurs, dont vous avez été mal édifiée; et je m'assure que la réponse que vous entendrez au fond de votre cœur sera [la bonne]. Oui, vous êtes obligée en consience de l'avertir, car nous nous devons cette charité les unes aux autres, et puis nous ne sommes pas impeccables; et lui dites que vous n'eûtes pas l'assurance de l'avertir de bouche, mais que , vous mettant devant Dieu , vous en avez eu du scrupule. Enfin, ma fille, nous devons être si parfaitement unies ensemble, qu'il n'y ait chose quelconque en nos cœurs qui fasse la moindre ombre à la charité : le bien de nos âmes, noire pure perfection, et la bonne odeur de l'Institut requièrent cela de nous.

LETTRE MCCCXCVIII (Inédite)

Page 1