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\ [hier] soir loofl lard, la lionne madame la marquise de Ifeignelais me vint dire qu'elle désirait fort qne je susse de vooi si vous anriei agréable d'être prie de prêcher l<' jour de saint Bernard \ la profession de sa nièce de Ragnj , qui Fallait (aire en notre maison de Saint-Jacques, el Mgr l'archevêque de I*.i ri < en fera la cérémonie* Je connut bien qu'elle I»* désirai! fort [tour un bon snjefl que je vous dirai, Dieu aidant; mais je m'assure aussi qu'elle ne voudra pas vous incommoder, l'attend! CC qu'il vous plaira de me commander, Monseigneur, pour le faire -unir à cette bonne dame, el avOC cette occasion
jr vous demande iode lainle bénédiction, « t vous souhaitant lei abondantei le notre bon Dieu, je demeure voir.- très-
humble et lrès-nbei>>ante tille et servante en \oire-Sri:;neui .
— Samedi matin.
Conforme « me Copie de I urijmal gaxdr * It V niUtioo de Vi-utj..
LETTRE MCCCXCIV
A LA MÈRE MADELEINE-ÉLISARETH DE LUGINGE
SUPÉRIEURE AU DEUXIÈME MONASTÈRE d' ANNECY
Il faut conserver la dilatation de cœur au service de Dieu.
vive f jksus!
[Paris], 16 août [1635].
Ma très-chère fille ,
Notre très-débonnaire Sauveur soit votre éternelle consolation ! D'où vous peuvent venir les ennuis d'esprit? car enfin , bien que vous tâchiez de vous tenir au-dessus, néanmoins ils sont toujours fâcheux en ce qu'ils ôtent cette dilatation de cœur si utile au service de notre bon Dieu. Tâchez de vous en défaire. Ne prenez rien à cœur et laissez couler Peau. Recommandez toutes choses à Notre-Seigneur; et ayant fait doucement ce que vous pouvez, n'y pensez plus et conservez votre paix. Ne doutez point de l'affection de la personne que vous savez; je sais dans quel rang vous êtes dans son cœur, et celle qui se vante de la posséder, qui la connaît fort bien; mais c'est une âme si douce qu'elle tâche de contenter chacun. Vivez avec franchise ensemble , et gardez de rien témoigner. Celte pauvre Sœur Augustine n'est pas ce qu'elle pense, ses actions le montrent; notre misère est grande !
Nos Sœurs de céans me contentent fort; je leur fais faire leurs exercices [de retraite] avant notre départ de Paris, qui sera jeudi, Dieu aidant, pour deux bons mois. Dieu réduise toutes nos actions à sa gloire et vous comble et toutes nos Sœurs de bénédictions, à part notre chère Sœur F. A. [de la Croix de Fésigny]. Croyez que je suis vôtre très-intimement et de cœur. Priez pour moi; je me porte fort bien,' grâce à Notre-Seigneur. Qu'il soit béni!
Conforme à l'original yardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.