‹ LettresChapitre 222 sur 281 · Chantai · texte numérisé non relu

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LETTRE MCCCXCÏX

A MADEMOISELLE DE ChMSTEIGNER D'ABAIN DE LA ROCHEPOSAY

FOXDATIUCIi DE LA VISITATION DE POITIERS

La Sainte regrette de ne pouvoir répondre à son désir, et la rassure sur la crainte de perdre la Mère de Lage de Puylaurens.

VIVE f JÉSUS !

Tours, 22 septembre 1635

Mademoiselle ma très-chère et très-honorêe soeur,

Je supplie notre divin Sauveur d'accomplir en vous ses saintes volontés. C'est avec regret que je ne puis donner une entière satisfaction à votre désir, mon âge et mes infirmités ne me permettant pas de faire un si grand voyage. Mais toutefois le désir que j'ai de donner quelque satisfaction à votre chère âme me fait résoudre, s'il faut que je fasse le voyage de Rennes , de vous en donner avis, afin de me donner l'honneur de vous voir à Notre-Dame-des-Ardilliers, et ce me sera une double consolation. Je laisse à ma très-chère Sœur la Supérieure de vous dire combien je vous honore et chéris en Notre-Seigneur. Et, pour l'appréhension que vous avez de perdre cette chère Mère, je vous supplie, ma chère demoiselle, de croire qu'elle est à vous pour quatre ou cinq années encore, après lesquelles Dieu fera naître quelque bonne occasion pour vous donner un plein et entier contentement; et cependant demeurez en repos et jouissez du bien que Dieu vous donne présentement. Sa Bonté ne délaisse jamais ceux qui le craignent, et fait la volonté de ceux qui l'aiment et qui ne cherchent que sa plus grande gloire. En ce point gît notre parfait et entier contentement, ainsi que vous savez fort bien; c'est pourquoi je ne m'étendrai pas davantage, me contentant de me dire d'un cœur très-entier et sincère, Mademoiselle, ma très-honorée sœur, votre très-humble, elc.

I une copie de l'original gardé à la Visitation de Poitiesr.

LETTRE UCD

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