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ANNE

le Coutumier, qui sont les intentions de notre I!ienhenren\, 006 les occasions nous ont Gril toir oéi i il lire d'être esprimées aux Filles ,1,- |a Visitation. Si V001 Ironie/ honne la proposition (jue 0001 vous ;ivon> laite, par DOSdernîèreS \( tttl "CS touchant Vannes, |Oil DOQI y transui ai clin- une maison .ni pour ^ en fonder MM, nouvelle, il f\I. Mireher] pourra aller juxpie-la. Ifl vous répète

encore, ma très-chère fille, el moi autre intérêt que la gloire de Dieu , qoe i e i< r i le grand bonheor «le qoé Sœon «le oe m point séparer li promptement, uni <le travailler ensemble poor

labliren la parlai te el solide v< rto de leur vocation. — Je tous

ai déjà cent et répondu louchant le <h ingemenl <le (Ofl officièrCS,

qu'il n est qoe bon de laisser reposer les anciennes pour mettre les jeunes en pratique, el voir un peu connu compor-

teront dans l« - charges.

Quant a l'oraison de cette bonne Sieur qui écril à ma Sœur Angélique, et de celles dont vous m'écrives dans votre lettre, ma

très-chère fille, je n'y vois rien qui ne soit DOU , et c'est la

manière d'oraison plus ordinaire qoe Dieu donne box Filles de la Visitation, ainsi qoe je le dis dans les Réponses; car, d'ordinaire, mie âme qui commence comme il faut les pratique! de BOU

noviciat \ est asses promptemenl conduite; et, persévérant en sa lidelit» d'agir, & la veut dire d'ajuster ses inclinations •» l'obéism . el ■» li pratiqoe des vertus, [Heu les avance et les affermil grandement eu cette manière d'oraison ; et quelquefois nous avom va que X » » 1 1 S Hem la donne soi imei encore imparfaiti pour leur donner courage de ic perfectionner. Que li elles ne correspoodenl aox desseini de Dieu el ne suivent les lumièi

qu'ell oivenl, très-assurément elles en seront retirées, 00

bien elles >♦■ trompent, en la pensée qu'elles ont «le ne pouvoir

lui- des considérations, et peut cire s,, veulent elles mettre

d.ii- i-mèmes en cette manière de prier, ce qo'il m faut jamais (aire, non plus qoe de les en tuer et .h- les empêcher d'i ehe. miner lorsqoc Dieu le, v, attire, et cela serait un grand mal.

vit.

Voilà ma très-chère fille, ce que selon mon peu de loisir je vous puis dire, et que, si vous désirez, vous pouvez communiquer a vos Sœurs; et, pour abréger, je leur dis que la bonne oraison produit la bonne opération. Cependant, je loue Dieu du bon état de votre maison et de la paix et union qu'il y répand, qui est le vrai bonheur des âmes religieuses. Et j'espère que dans les bonnes dispositions qui régnent dans votre famille, Dieu y affermira le vrai esprit de cette vocation, qui est humble, doux et simple, et vous accroîtra par ce moyen la consolation que vous en recevez.

Mais, ma très-chère fille, je vous conseille de ne vous pas tant travailler après ces chères âmes que vous en quittiez vos communautés et vos exercices; car cela ne se doit faire que pour des occasions rares et fort nécessaires. L'on m'a dit que vous maigrissez grandement : prenez garde à cela, car il faut durer au travail, ce que vous ne pourrez faire si vous en prenez par-dessus vos forces. Faites donc tout doucement ce que vous pourrez pour le bien de ces chères âmes, sans toutefois vous abandonner, sinon entre les mains de Dieu; car la charité bien ordonnée commence à soi-même. Prenez donc, autant qu'il se pourra, le temps de faire vos exercices, de prendre votre repos et vos repas avec la communauté, et puis vous regagnerez le temps de servir le désir de vos Sœurs : c'est un avis que notre Bienheureux Père me donna une fois. Ma fille, j'ai envie que vous viviez longuement au service de Dieu; car j'ai confiance que sa Bonté veut tirer sa gloire de votre petitesse. Aimez bien ce divin Sauveur et portez toutes vos Sœurs à ce divin amour, avec un esprit de sainte liberté et de joie. Assurez-vous de mon cœur pour être tout à fait vôtre. — Caressez cordialement, scion votre modestie, notre bon M. Marcher, car il est vertueux. Il m'a dit qu'il serait bien aise de voir celte petite Mère de Rennes que j'aime tant. Il vous donnera à voirie chapitre de l'union et l'approbation des prélats, et vous dira comme toutes nos petites

\\\i i. 1635. BIS

affaires sont passée! an gré «le tous uns boos seigneurs les éféqoes. Si llgr de Renaei seul signer, j'en serai bien aise, sinon n'importe, Ifgr de llootpellîer s emporté I«' toul .» Rome. Ma fille , je suis vôtre de cœur.

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