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RECTEUR DU COLLEGE DE PONT-A-MOUSSON

Regrets de ce que le monastère de Metz n'a pas pu subsister. Retour des Sœurs

fondatrices.

VIVE -J- JÉSUS

Paris, 21 janvier 1636.

Mon Très-Révérend Père,

La distance des lieux n'a pas diminué la charitable et sainte affection que Dieu vous a donnée pour nous, de laquelle je vous demande la continuation , en nous donnant part en vos saints sacrifices.

Xon, je vous assure, mon très-cher Père, je ne me suis point rendue aux premiers coups de la défaite de notre maison de Metz ' , ni aux derniers, car j'ai combattu jusqu'à la fin. Et quoique Mgr de Madaure et M. delaGoille, M. et madame de Faverolle aient dit et écrit plusieurs fois , qu'absolument nos Sœurs n'y

1 La guerre désolant alors la Lorraine, les magistrats de Metz, dans la prévision d'un siège, ordonnèrent à toutes les communautés religieuses de taire des provisions pour trois ans ou de quitter la ville. Les Filles de la Visitation, contraintes par leur pauvreté de prendre ce dernier parti, se retirèrent au premier monastère de Paris, où la sainte Fondatrice se trouvait alors. Toutefois la Mère Claude-Marie d'Auvaine, Supérieure de Pontl -Mousson, ne put se résoudre à voir ainsi anéantir une maison de son Ordre. Grâce à l'influence qu'elle exerçait autour d'elle, et aux secours providentiels qoi lui arrivèrent, le 26 janvier 1636, elle établit définitivement I \I / cinq de ses filles et une professe d'Annecy, qu'elle laissa sous la conduite de la Mère Jeanne-Françoise de Saint-Vincent. (Histoire de la fondation de Metz.)

pouvaient subsister, je n'ai pas laissé de persister de leur écrire de mon côté qu'elles demeurassent; el cependanl mondil seigneur leur prélat nous en i envoyé sept i notre insu, sitendant le reste un de ces jours, et crois bien plus que leurs maisons seront déjà vendues, si celle que Votre Révérence en s

écrite à IL <lr la (ioille ne b s a retardées. L'affaire étant «ai cet état, il n'y aurait pas assurance de pens \ établir de nou-

veau. El pour moi, je sois li lasse d'établir [des monastères] qu'une des désagréables nouvelles que je puisse recevoir i gf quand on me parie d'en faire an temps ou nous somflro -

Noos espérons replacer celni-ci à Chartres. Cependant, mon 1res cher Père, sons nous obliges bien fort «le la part quels charité vous fait prendre en nos petits intérêts , el prie Notre-

Seigneur qu'il vous comble en reconnaissance de s< - plus

spéciales laveurs. C'est en son saint amour que je suis pour

jamais, et

Conforme à une copie de l'urijfiu il ;[«nl<: t la VuiUtiM <J<- \anry.

LETTRi: \1CI)IX

\ i. \ mi m: \\\i:-\i Mili: 01 LAGE Dl PUYLAURBVS

nrréaiit hk * rorrins l.i Sainte h nvojff m GMtntnier à IVféque »!«• Po lïert.

BML Ma îbÉS-chkhe ni i r. ,

Mou Dieu' il me lâche d'envoya i notre Coutumier en l'étal

qu'il est a \b;r de Poitiers ; car, comme vous savez, ma chère fille, il est bien mal en ordre étant tout rapet.i et nous

n'atOOl qUC celui-là. luSSlfd'en faire copier un autre, nous

m «n n'avons point d'envie, oai cela sérail bien lon;(; .le sorte que , m vous ne lui sn aves posai pub-, bous nous en pai

rons; niais, si vous lui en avez dit quelque chose, il faudra bien lui en envoyer un. En ce cas, vous nous ferez savoir si vous jugez qu'il n'y ait point de danger de lui envoyer le nôtre tout tel qu'il est, ou s'il nous en faudra faire faire une autre copie. Nous attendrons votre réponse, que je vous prie , ma chère fille, que nous ayons au plus tôt. Cependant, je prie notre divin Sauveur qu'il soit l'unique amour de nos cœurs, et suis, ma très-chère fille, toute vôtre de cœur. ê

[P. S.] Ma très-chère fille, je salue par votre entremise trèschèrement et de cœur madame votre chère fondatrice et toute votre chère troupe.

Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Poitiers.

LETTRE MCDX

A LA MÈRE MADELEINE-ELISABETH DE LUCINGE

SUPERIEURE AL DEUXIÈME MONASTÈRE D'ANXECY

Encouragement à correspondre aux grâces de Dieu. — Diverses nouvelles.

vive -j- jésus!

[Paris], 5 février [1636].

Ma très-chère fille,

C'est sans loisir que je fais ce billet, étant accablée d'occupations. Mon Dieu ! que je chéris votre cœur et que je remercie affectionnément la divine Bonté des bénédictions qu'il lui donne ! Ma fille, il faut bien suivre constamment ces divines lumières et conserver les sentiments si précieux qu'il vous donne. Je crois que celte souveraine Bonté fera de grandes choses par vous , pour sa gloire et le bien de l'Institut; mais il y faut correspondre avec un grand et très-humble courage.

Votre petite troupe m'est à grande consolation de cheminer si fidèlement. Dieu lui veuille continuer sa sainte grâce ! [Plusieurs lignée illisibles.]

Awi.i. !<;:*<;. 519

Ma fille, priez fort Dieu pOQI moi, et que vos chères filles y

aient de l'affection.

Il luit que ions écrivies a M. le commandeur, <t je salue chèrement met bonnes Sœurs. — Vous aweibien Isit d'oser notre Sœur J. M. du noviciat» Je saine à part notre Sœur F. -Angélique [de la Croix de Fésignj |; mais d'écrire il n'j a pas moyen.

M. Marcher -,. n.,,,i aimable a ion- : il sera fori lageel bon confesseur. — Ma Sœur l'assistante , qni est notre chère Sœur fï. \. , a nu cœnr incomparable en son sèle et affection au bien

de ces déni maixms de NOSS] : li elle [•••ut, «'Ile mh> iloinn va

une bonne fille avec sa dot, pour !<■ bàlimen(. Ma (il le, je sais vôtre de cœur.

1 «'i-mr a l'oi I \nnecj.

LETTRE HCDX1 [Inédi

\ l \ l. aBLIGIBI SB DE LA VISITAI i<>\

I dc doit <!<• joie qo'< ■ D

(Par -. I

Qoc lait votre cœur, ma pins chère el bien-aimée iiii< fG i le mien en désire un § ► « - 1 1 des nouvelles avant ni<»n départ d< pays. Eh ! je t oos conjure , ma fille, de le tenir au-dessus de vous-mém< et de toutes les cl c .et, avec une sainte

I i mm!- . |< t ni | < niiti nier «le Dieu lenl el pn D lie en Lui v,. |

contentements el ion unique repos. ( Bonté immense veut ceJs «le \nu^, m i chère fille, «t qoe voui retiries v< ipril avec dooeevi de t»»ut antre « » I »j « • î . Qui ne cherche <jne Dieu, qni ne seul qoe Dieu, le Ironie en ii>ut< oui même

dans les |»his fâcheuses et rej.u ;n mies a notre goût. COUIUIC doOC

i t-il . et ne le lrooferions*noui pas en la sainteté «le

notre vocation et en la douceur de ses exercices? Ma fille, voilà l'état où mon âme désire la vôtre très-chère; car je l'aime d'un amour parfait , votre très-chère âme , et ne sais que je ne voudrais pas faire pour sa consolation. Adieu, ma fille; priez pour celle qui est toute vôtre.

Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Voiron.

LETTRE MCDXII (Inédite)

A LA MÈRE ANxVE-THÉRÈSE DE PRÉCHONNET

SUPÉRIEURE A MOXTFGRRAND

On prépare une fondation à Alby. — Désir que la Mère A. T. de Préchonnet soit

Supérieure à Dijon.

vive -J- JÉSUS !

Paris, 4 mars 1636.

Ma très-chère fille,

J'ai enfin eu la consolation de voir cette bonne et vertueuse dame [de Vennac]; elle m'a tant dit de raisons sur le dessein qu'elle a de faire un monastère à Alby, que j'ai été contrainte de m'y rendre, et je crois qu'il faudra condescendre à son désir; et en ce cas, j'espère que les maisons où l'on prendra des filles pour cette fondation, qui, je crois, seront de chez vous et de Saint-Flour, donneront quelque chose à ce pauvre monastère de Riom. Cette dame voudrait, ce semble, que ma Sœur [M.-Michelle] des Roches fît cette maison; mais je pense que l'on ne peut pas empêcher qu'elle ne soit proposée en votre élection. L'on témoigne que l'on désirerait que vous y fussiez employée, ma chère fille. Pour nous tirer de l'embarras où nous mettent Messieurs vos parents, si vous le désiriez, ma fille, et que vous en reçussiez consolation, j'en serais bien aise, au cas que cela se pût; mais je dirai en confiance à votre cœur, ma chère fille, que je serais bien aise que vous fussiez à Dijon, car il rue fâcherait de vous voir si loin de nous, et comme Dijon

AWl.li 1696. 521

est une ville importante, je ne mis pas autre (jue vous, (jui y pût être utile. Je ne crois pas que Messieurs SUS parents VOUS

pussent empêcher cela, puisqu'on leur en propose d'autres pour Hioni, s'ils les veulent accepter. L'on ne pense pis de faire, mais de proposer. J'espère, ma chère fille, qoe votre bon cœur me mandera confidemmenl in ploi tôt sotre sentiment* le vous dirai encore que je serait bien aise qu'an lien <le faire

une nouvelle maison, [on aidât] les autres; néanmoins je DC contrarie point à cette «lame pour \ll)^ , parce que c'est en Languedoc et une bonne ville. L'on y pourra envoyer ma Sœur [A. -Charlotte] de Cordes, en cas qu'elle ne soil pas éloeàlfont-

terrant. Ma très-ehere fille, votre très-humide , etc.

Conforme à m rojiir i\r l'ori;]iual muÀé i I* VitiUlion <! \ |

LETTRE liCDXIIl

A UNI Bl P&BIB1 II DK LA v ISITATION

BbVOÎ d*OM l< lire pour M;jr <j I

im

Ma très-chère Glle, voila ce que je viens de recevoir; sous ferres dans la mienne ce «j u î vous touche, Fermez celle de \\*\r de P. iris, et je pense que vous lui <lrvr/ envoyer an plus fot. Et, pour Dieu, ma Bile, l'il se peut, ayons résolution pour (aire venir votre Se ni \ ., si on 1 1 veut; i^f sous voyes ce que Monseigneur me dit, que j'arrête [jusqu'à ce] qu'elle soil ici. Cela me

mange mon temps pour les autres maisons. Bonjour, ma trèschère fille, et à toutes nos SCBUTS. Dieu vous remplisse toutes des fruits (j,- s.i s. mile iVission. I) S. II. - Mercredi malin.

Co i U V • ; 1! M in VJ» «

LETTRE MCDXIV

A LA MÈRE LOUISE-DOROTHÉE DE MARIGNY

SUPÉRIEURE A MONTPELLIER

Promesse de visiter les monastères du Midi.

vive -J- JÉSUS !

Paris, 17 mars 1636.

Ma très-chère fille,

J'ai reçu mon obéissance de M. le doyen, notre supérieur d'Annecy, pour passer jusqu'à vous. J'espère, Dieu aidant, que nous partirons de Paris aussitôt après la Quasimodo ; mais, comme je dois aller par la Bourgogne et voir quantité de nos maisons , où je n'ai point encore été, je ne pourrai être à Lyon qu'environ le commencement de mai. Et là, ma chère fille, je vous prie que je trouve de vos lettres, qui m'assurent comme je pourrai aller jusqu'à vous, sans le hasard des soldats, et cela mandez-le-moi en simplicité, tâchant de le savoir bien assurément; car je me souviens que notre Bienheureux Père m'a une fois dit de ne me pas mettre sur les chemins où l'on savait qu'il y en avait. Mandez-moi aussi, ma fille, si je pourrai, à cause des chaleurs , y aller en ce temps-là ; car le chaud a toujours été fort contraire à ma complexion, et l'est encore davantage maintenant à cause de mon âge, joint aussi que depuis quelque temps je me trouve fort incommodée. Considérez cela, je vous prie; ce sera environ la fin de mai, ou au commencement de juin que je pourrai être vers vous. Que si vous trouviez plus commode pour moi d'y aller à l'automne, faites-le-moi savoir, et que je reçoive de vos lettres quand nous arriverons à Lyon. Prenez aussi la peine d'avertir nos maisons de la Provence parce que je ne puis écrire partout.

Vous pouvez penser, ma chère fille, la consolation que mon cœur recevra d'entretenir un peu votre cœur, que le mien certes aime bien chèrement. Priez notre bon Dieu pour notre

lonf<j voyage, qui est un peu ï craindre pour mon âge. l'espère que m ditioe Bonté nous donnera m qui sera besoin, et qu'il

60 tirera dfl l'utilité pour DOUI allermir toujours de p|oi m plus

en la sainte observante de ooa Règles, <pii est tool ce que je

prétends en ce voyage, le B&iue (le renient tonte- D4M SCBIIFBj

et leur souhaite la perfection du saint amour, et Mii> de tout

mon cœur, ma chère fille, vôtre, en tonte sincérité.

luji7-ioii\ ma fille, i»' serai bien sise de vooi voir ce printemps y poorva qu'il se poisse bonnement If andes-moi donc à Lyon ee qne je devrai (aire Quand j'j arriverai, quej'j trouve de vos lettres.

Cm ia«l gardé •■■ Irdntei !•• | rj.

LETTKK \ICDW \ L I SOBI I M IBIE SUZANNE Dt RB1

un imki\I\

Il f.i i r. trancher ko menl t>>ut retour in itik t-mêuie.

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\I \ nu s-ciu ci. ni i S,

Béni soit éternellement te divin Sauveur de nos ftmesl l'ai

In votre lettre, OÙ je vois toujours votre exactitude à tout dire

par l<" menn. o m» fille! en peu de moti il tant que je vous réponde. M<"i Dieul n'i a-t-il moyen que vous retranchiei réflexion! sur vous-même? le voui supplie, ma très-chère fille,

llll< / || le faire . mais su u eun ni cl s ms « mpi i sscmcnl ne veuille! point I ml i passa en vous i i je voii

que le bien et le mal voui l'examina de fort pies, , t voulei tout diicenu i • t puii le bien tout <\w par le menu, ee qui n'est

qu'une propre* recherche ''t vaine satisfaction. Tache/ doue de

mus simplifier et ne vouloir i^ir <pie Dieu m < .• <pn sr pisse

en VOUS, y dis d'un, vue arièle. . en ce «pu Mil néffllSSim

que vooi manifesties on praliquias, Non lui-même la oonser-

vera dans votre esprit , pour le produire eu son temps. Je vous prie donc de vous simplifier le plus qu'il vous sera possible, retranchant toutes réflexions sur vous-même. Je dis toutes et sur toutes choses. Tâchez de remporter cette victoire sur vousmême, et Dieu vous bénira, ainsi que de tout mon cœur j'en supplie sa Bonté; et vous, ma fille, de me recommander souvent à la divine miséricorde et de ressouvenir vos chères Sœurs de le faire. Je les salue toutes cordialement, et supplie Notre- Seigneur vous combler des grâces et mérites de sa sainte Passion. Toute je demeure vôtre, d'une affection très-sincère.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MCDXVI

A MADAME LA COMTESSE DE TOULONJON

SA FILLE, A ALOWE

Elle lui annonce l'époque de sou passage à Dijon. — Désir de l'y rencontrer.

Paris, 2 avril 1636.

Ma très-chère fille, Je n'ai reçu que votre lettre datée du 12 du mois passé, et celle que vous m'écrivîtes il y a longtemps; il faut donc que les autres que vous me marquez aient été perdues sur les chemins. Celle-ci est pour vous donner avis que nous espérons partir lundi prochain, pour arriver le jeudi ou vendredi 18 de ce mois à Dijon, où je ne ferai que passer sans y séjourner; car l'équipage qui nous mène est si excessivement cher que je ne puis arrêter. De là, nous irons à Châlon l. Si vous m'y voulez venir trouver pour nous y voir , ou même à Dijon , vous me

1 La Sainte se rendit en effet dans cette ville, où quelques-unes de ses Glles, venues de Dijon, étaient établies depuis le 22 février de cette annéf l(j:i(>. Avec l'autorisation de Mgr de Langres , la petite communauté fut gouvernée par une assistante commise, jusqu'à l'Ascension suivante, époque ;ï laquelle la Mère F. J. de Villette, ayant fini ses deux triennats à Dijon , \int en prendre la direction.

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ferez 11 h bref-grand plaisir, ma très-chère fille; efl si voire litière était en étal que roof me la pnisaiei prêter depuis Châlon jusqu'à Lyon , et l'j faire tenir prêle, vous m'obligeries bien fort — le vous prie de m'eicnser, ma chère Bile, li je ne vont écrii pai de ma main; j'ai une défloxion mr l'œil <|ui m'en 6tc le moyen, mais non pai de roni lalner très*chèremeul du cœur, ni de vous souhaiter l'abondance d< i pins chères bénédictions do Ciel. Je suis, vous le savez, votre Mère tout cordialement , avec espérance de von- voir. - - Notre chère Sœur H. \. vous salue un million de bis très-humblemenl efl chèrement, ma chère tille.

/'. .s'. | .!«• salut ii« s-humblemenf M. l'abbé de Toulonjon. Si je trouve un équipage a Dijon , j'j arrêterai quelques jours. Idii- aves bien de l'obligation a votre oncle pour votre affaire,

il en a pris tout le loin possible, 1 t a eourii trois joun pour

avoir votre partie. .le VOUS dirai Cette allaire et !<• reste quand DOUS DOUI v STI OnS , ma elere tille.

LETTRE IfCDXVIl

A 1 \ \i i .1:1 \\\i -M \i;u i i;i 1 i CLBMBN I

MM 4 Uc\T

i !' .itr.i 1 • (tons. — \

Il me semhle quand \^^u< m,- p u |, / ou uiY.nv./, OUC J»'

sois , lairemenfl le fond «le votre cceur. •!«• ne doute pas, ma t. chère fille, que toufl ce que voui me mandi / ne vous ait touchée vivement, mai- \<>t neur permet quelquefois qu'il nous

arrive des mortifications et contradictiooi pour l*exercice de nnii. fidélité en son mour. Parmi tout cela, il taut tâcher

détenir toujours son «-prit en paix auprès de Notre- Seigneur,

et se roiilier . n -a honte qu'après la l)Ourras(jtie le (aime

von. ha , il i.mt pourtant lâcherd tpporter d\i n mède.

Ce n'est pas sans douleur qu'il faut que je repasse d'un autre coté; j'aurais bien souhaité de vous revoir! Il faut en cela se soumettre à Dieu. Pour ce qui vous regarde, tâchez de conserver l'esprit d'humilité et douceur, que Dieu vous a donné, mais prenez garde à être ferme , pour faire que vos filles marchent dans une exacte observance de tout ce qui nous est marqué, et surtout nourrissez vos filles d'une dévotion solide et généreuse, non molle et tendre : voilà ce que je vous recommande, vous disant adieu. Je vous assure que j'aime chèrement votre cœur; demeurez bien avec Notre-Seigneur, et le priez et faites prier pour moi, afin que sa divine Bonté me fasse la grâce de passer le reste de ma vie selon son bon plaisir.

Extraite de la Vie manuscrite de la Vénérable Mère A.-ilarg. Clément.

LETTRE MCDXVIII

A MOXSEIGXEIR BEXOIT-THÉOPHILE DE CHEVRON-VILLETTE

ARCHEVÊQUE DE TARENTiUSE, A MOL'TIERS l

Prière d'intervenir dans les affaires de la fondation de Turin. — Promesse de recevoir une postulante recommandée par le prélat.

vive -j- jksus!

[Paris, avril 1636.]

Monseigneur,

De vrai, je crois que votre bonté doit derechef employer sa charité et ses faveurs vers Son Altesse Royale , pour obtenir des jussions puissantes pour vaincre les difficultés de Messieurs du Sénat, afin qu'un si grand bien ne soit pas longtemps retardé. J'écris à notre très-chère Sœur la Supérieure de Cham-

! ^e grand prélat, originaire de Savoie, après avoir suivi dans sa jeunesse la carrière des armes, embrassa l'état ecclésiastique à la persuasion de s.iirit François de Sales, dont il avait l'honneur d'être parent. Nommé doyen de lu Collégiale de Notre-Dame d'Annecy, il résigna cette dignité pour ><■ faire Bénédictin à l'abbaye de Talloires, près Annecy, dont il fut «'•lu prieur. I n I0o2, Victor-Amédée, duc de Savoie, le nomma à l'archeréebé de larentaisc, où il mourut en odeur de sainteté, le 16 juin 1658.

ANNÉE 1636. 5iT

héry que nous dçpQSM iOSti fâlM de noire enté tout ce qui m* pourra pour cela, l'ai confiance que notre bon Dieu fan »'ntin réussir ce dessein l - 1 gloi

l niant a la bonne mademoiselle Macliet, ses parents ont bien raison, Monseigneur, de croire que votre recosamandalion

a tout pouvoir sur nous. NOOS l'avioill <!• Drée de notre

affection; mais nous la lui recoo6rmerons encore de plus fort. El vous assure, Monseigneur, que >i Dieu nom tait passi i

en Piémont, comme Ion imi!> en donne toujours l'espérance, nous la COnSOlerOni : mail IHMIJ i\r le poiiv<m< faire devant. Que si Ce voyage se fait, ce n pas sans recevoir l'hon-

neur et la consolation que votre honte non- offre avec tanl de i h irilé. — Je supplie \<>ii. S a< nr vouloir combler votre digne coenr des mérites <-t sainte joie de -<i glorieuse Résurrection. Monseigneur, je demeure de COSUr votre, etc.

\P. S.\ Nous ne inanquon- pas, \Ionsri;;m in -, de taire la

communion générale que vous désires, et de très-bon coenr

LETTRE UCDXIS

A MONSIB1 I BAY1 II M CH ITBAl -M I1TIN

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