‹ LettresChapitre 228 sur 281 · IX · texte numérisé non relu

IX

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selon qu'il v<»u> i pin non minauder. Nom i« rons toute

la diligence possible afin de recevoii la consolation de nous

revoit bientôt auprès de tons, n < a Irès-cber Père, «t de nos

bonnes Sœurs : bonheur et consolation que je recevrai de bon

cœur quand il plaira à Dieu de m'en faire jouir.

Cependant, mon très-bon et cher Père, nous envoyons les deux Sœurs que nos Sœurs de Paris nous ont données. La professe est pour la petite maison, pour laquelle nos Sœurs donneront deux mille écus dans un an, ne l'ayant pu faire plus tôt* et, si la petite prétendante1 que nous envoyons à notre première maison réussit et fait profession , je pense que nos

1 Cette petite prétendante, que le Ciel destinait à être la personnification de la plus héroïque patience, se nommait Judith Gilbert. Elevée dans le calvinisme, convertie par les soins de la princesse de Longueville, protégée par le commandeur de Sillery qui la fit admettre au noviciat du premier monastère de Paris, mademoiselle Gilbert montra bientôt une de ces belles âmes de néophytes qui, une fois entrées dans les régions de la vérité, y marchent sans relâche jusqu'aux dernières conséquences de leur foif aux dernières sommités du sacrifice.

Sainte J. F. de Chantai, ayant compris de quoi elle était capable, désira Temmener en Savoie. Aussi courageuse que désintéressée dans son amour, Sœur M -Judith aurait pu dire : « Trouver Jésus au Calvaire ou au Thabor m'est indifférent. » Au Calvaire bientôt elle dut bâtir sa tente. Pendant longues années elle eut à souffrir des douleurs et des maux étranges inconnus aux médecins, qui semblaient ne venir auprès d'elle que pour être les témoins de son incompréhensible martyre, et assister au spectacle du triomphe le plus complet de la grâce sur les faiblesses de la nature. Saint François de Sales lui obtint une guérison complète, qui fut peut-être un de ses plus grands miracles.

De signalées faveurs intérieures préparèrent Sœur M.-Judith à la redoutable mission u de coadjutrice de l'Esprit-Saint ». Élue Supérieure en 1657 au monastère de Montluel, et en 1663 à celui de Seyssel, elle eut occasion de manifester ses rares aptitudes pour la conduite des âmes. De retour à Annecy, elle continua de parcourir les plus sublimes voies de la vie spirituelle, « laissant à Dieu le soin de vouloir et faire ce qui lui plairait en elle, sur elle et par elle, sans regarder ce qui lui arrivait de fâcheux, divertissant son cœur et appliquant son attention en la bonté et douceur 'liurio, la hénissant non en ses effets ni es événements qu'el'e ordonne, mail en elle-même et en sa propre excellence ». Le 5 mars 1675, celle âme généreuse, brisant les liens de sa mortalité, alla voir ce qu'elle avait cru, posséder ce qu'elle avait espéré, contempler Celui qu'elle avait uniquement aimé.

In/n , Sainte, IIIe volume.)

Sœon loi donneront unedot suffit n'ayantvouhi l'engager

pour autres <leu\ mille ECUS. — EoeON nuis laut-il dire, mon

-cher Père, la sainte consolation qne Dieu m'a donnée do bon étal où j'ai trouvé une donxaine de nos maisons, que j'ai

VUei >ur DOtre du min « 1 • - l'an* ici. .le vous a^ure (|ur Dieu )

répand <!<• grandes bénédictions, mrtonfl celles <le l'union, paixel affection i l'observance. La divine Bonté leur continue cette grâce, s'il loi plaît, efl vous donne un»' constant longue santé, el par-dessus tout le comble de son saint amour! le demeura en tout respect et de tout mon cœur, après sous avoir

demandé VOtre sain te bénédiction et la cou lin nation « I « - ui> sain tes

prières, montrès-bonoréel Krès-cberPère, votre très-humble, etc. |/\ S. | Je salue humblement, mais très-cordialement, madame votre chère mère, et je suis s i ser\ aille.

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LETTRE IICDXX

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