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IV

[Amtcfi i IfOK Tll - i ni :. il IÉVÉ1EVD PI

Le divin Sauveur soit notre éternelle consol itionl Le - inti-

t qoe j'ai de votre sincérité, bonté el charité poor non-, me fait prendre la lîbei lé de vous faire en tonte confiance m i plainte contre plusieurs <!<■ vos Révérends Pères, qni \<»nt ternisi noire pauvre petit In ttitul d'une calomnie Irès-facheuse, qni nous donne beaucoup de peines et d'afflictions, poui les continuelles

isseries que nous en recevons, quoiqut ce à Dieu, il

n*] ail nul fondement, ni en l'Institut, ni en noire pratique, du mal donl ils nous blâment, qui est des confessions, ainsi que je le fis voira l olre Ri cér< rtce, lorsque nous eûmes 1 1 chère consolation «le la voir ici l'été passé; ei m'assure, mon très-cher

. que v «m- vous souviendrei bien <le l'approbation que vous en fîtes, et du « ou que \ "tir Révérence nous donna de \ er

rei en notre candeur el simplicité, qui est la vie et l'esprit de notre Congrégation, \ussi espérai-jc en Celui qui nous a donné er trésor, qu'il nous le conservera, et que plutôt Ion nous ii i i« le i » 1 1 v ie que ce bonheur

\I<m très-cher Père, n'est-il pas irai qui? 1rs blessures que tout les amis sont bien plus sensibles que celles que nous n vons des personnes indifférentes? Votre sainte i!umpa:;nir «] u i

;i toujours , el dès uns eommeneeinents , tint .i^>M<

témoigné tant de dilection « t tant approuvé notre conduit en laquelle nous avons tout notre recours avec toute confiance,

ainsi que notre llo-iilieu reu \ IVi r noUS l'i reeomm .m I -Mi-

rant Ini-inrmr qu'elle nous appuierait en nos besoins, <jn

soient des Pères de cette sainte Société, qui nous persécutent, je confesse à votre bonté paternelle que cela blesse mon cœur d'une douleur extrêmement sensible; et d'autant plus que la chose n'est que trop vraie. Mgr le Nonce de Turin a déclaré enfin le nom du Père qui lui a donné ces plaintes contre nous, lequel était à Pignerol; il en parla aussi à M. le président de là et à d'autres. Cela très-assurément est sur le dire d'une fille extrêmement scrupuleuse, de laquelle le Père avait reçu la confession générale à N. étant de cette maison-là. Et en une qu'elle avait faite auparavant, on lui avait défendu de ne se plus confesser des choses passées. Elle, ayant toujours démangeaison de Je faire, dit à ce Père qu'elle avait bien d'autres choses, mais qu'on lui avait défendu de s'en confesser, sans ajouter qui lui avait fait cette défense. Le Père crut que c'était la Supérieure, et là-dessus donna ses avis.

Ainsi, sur plusieurs occasions, quantité de Pères ont fait de grands désapprouvements et censures à des personnes de toutes qualités, au grand préjudice de notre Institut, en France, en Provence, au Dauphiné, au Lyonnais, et quasi partout : ce qui nous nuit d'autant plus, que votre sainte Compagnie est en si grande considération, que ce qu'elle désapprouve a bien peine à trouver son approbation ailleurs. C'est pourquoi, mon trèscher Père, je vous fais ma plainte avec toute confiance, afin que lotre Révérence juge si nous n'avons pas raison et nécessité d'implorer son aide en cette occasion, à ce qu'il plaise à votre bonté d'y apporter du remède, et faire en sorte que les Pères qui se trouveront en la Province de Votre Révérence ne nous inquiètent plus. Je pense qu'ils sont bien sept ou huit qui le font, et jusqu'à dire que notre Bienheureux Père a laissé des choses à notre Institut pour nous faire commettre des sacrilèges. Cette parole nous est bien dure et sensible, mon très-cher Père; mais j'espère en Dieu qu'il en tirera sa gloire, et notre utilité de cette petite persécution; et que votre cœur paternel, qui a

une entière efl ancienne conn •• de notre m de ne

et de notre pratique, la donnera i ces boni P oote

ne l'ont pas, efl les rendra affectionné! el ebaritaMei esv nous, comme est le côrpi de leur lainte S lé : en lorte que,

comme non- m» sommes |>as impeccables, l'il adfîenfl qu'ils

trouienfl en quelque maison du défiant, quoi qu< ioits ils nous en Eassenl les avertissementi lecrets et charitablt . Mme Non S 'leur l'ordonne, ou bien en awertissenfl nos Supérieur! pour h Iresser; efl de cette aorte ils nous profiteront et

obligeront infiniment.

Voila, mou très cher Père, ce qu liale dilection

envers nous m'a donné confiance de voua dire loufl filialemenl

efl I la bonne loi. Que li la douleur et len ï r*<s<- qur j'ai •!•' Ion les

censurai m'i Daifl écrire quelque élu»-.' de mal, qui I

me !« pardonne ; c ir mon intention n il point d'offei 1er cei boni P u excusés <-i tus tant qu'il m'a

été possible. Mais la chose se continuant si désavs nenl

pour nous, efl pour les bonnes àmei qui espirenfl i notre manii re de v le, j'ai cru devoir i n éci u e a l otre Réi

Dieu sait en quelle vénération nom esfl votre » ,int.- Comp t : ; 1 1 i * ■ , sur laquelle je prie Dieu répandre de plus en pli ditines

efl particulièrement >ur l ou 6 Révérence, de laquelle je rail i fin, etc.

LETTRE MCDXCVII

CIRCULAIRE ADRESSÉE AUX SUPÉRIEURES DE LA VISITATION

Obligations que l'Institut a contractées envers le commandeur de Sillcry; quelles prières faire à sa mort. — Plaintes répandues contre les monastères au sujet de la confession; comment les dissiper et recevoir un Visiteur. — Il n'est plus permis aux Sœurs sacristines d'entrer dans le sanctuaire pour parer l'autel.

VIVE j JÉSUS !

Annecy, 26 août 1637.

Ma très-chère soeur, Le divin Sauveur soit notre éternelle consolation! J'ai tant de confiance en la sainte dilection que vous m'avez toujours témoignée, que je ne puis douter que vous ne receviez agréablement les petits avis et prières que je désire vous faire.

Et, premièrement, c'est touchant M. le commandeur de Sil-

lery, que je ne doute point que vous ne connaissiez très-bien; sa

qualité, sa rare piété et mérite le rendent honorable, voire,

admirable à chacun. Or, il a plu à la souveraine Providence

d'inspirer à ce bon seigneur une si extraordinaire affection et zèle

pour l'accroissement de la gloire de Dieu en notre Bienheureux

Père, et pour l'honneur et conservation de notre Institut, qu'il

ne se peut dire le travail qu'il prend pour manifester toujours

davantage la sainteté de ce Bienheureux, et communiquer son

esprit par des recueils qu'il fait de toutes parts de ses écrits,

dont je crois qu'il vous fera part d'un nouveau livre intitulé

la Conduite extérieure du Bienheureux François de Sales , lequel

est excellent. Il n'a su en avoir de la première édition, parce

qu'elle fut aussitôt débitée. Il va aussi faire imprimer toutes

les OKuvres de ce Bienheureux ensemble, où l'on ajoutera

quantité de très-beaux sermons qui se sont trouvés écrits de sa

propre main, et environ quarante-neuf épîtres que ce bon

seigneur a ramassées, qui sont fort utiles; enfin il n'a rien

tant ;i cœur que de travailler pour le Bienheureux. Grand

Dombre de nos monastères ont reçu des bonnes assistances

dans leurs besoini de m - i baritéi : il est fondateur de deui <!»• doi maisons et, ii I>n a nous Cul ! qae l'on poisse obtenu

la poursuite [de la| béatification de notre EKenheun ni Pi en ««-la, je m'assure, oè il Gers reluire I ah udanei . Enfin, ma ii.-s-, h,!, • Soeur, )•• pois dire que li divine Providenoi ment notre Institut,

lui donnant, en la personne de ce !»<>n teigneux, on trésor de parfaite dilection efl <!«• solide appui en toute façon. le me i obligée de vous en donner connaissance, afin que ti otn

I qu'elle lui <l.ut • i al, lu- d qu'il )

ait des obligations plus grandes .t plui ticu-

Lières, l< iquellefl DO i »ii i ni n i . la sainte

union '!<• «liai ité «jn. Dieu, ; lu •• nous.

Or Ce bon scigueui a un ln>-;;rainl désii , quêtant si ab

lumenl a notre Bienheureux Père et à notn l lion,

il soifl compi i- pendant sa v ie « l< - pi

journalières qui u i»»Mt an nos maisons, • t qu appren ml trépas « bacune lassé une communion générale, etl un

(renia/ de messeï pour le repos de son ime; 1 t i pourvu

a I'.iuiiimiii' (jui sera requise j »• ► u i cela. Quand il voui I envoyé le livre, je vous prie de lui écrire forl cordialement «-t

témoi'inei «jramb i'i'iiiiiii,ii>mimt( l'a>sui ant qu'ai «a- be.un

d'affection <t franchise, voui qui j< vous ai

pour [lui |, selon ion désir. I "il i, ma ti • Sniii, jmnu «• premiei chef, doni Ui> très-humble

prière, St qu'ausaj SOUS mettiei en I intention dr von prières

M i I archevêque d< S qui • il un des plu pn lat>

de i et qui nous ici t de vin, • -«'in-,

pour I nation de noti . Institut.

I. M.hr iuj< i - il plus important : je croii qui p< n «a» point

d mil r nous irs pei

sonnet rel el suli i - Pool conti is, t"ut bant I in-

struction que l'on donne aux novice* poin la eonlession

dont plusieurs directrices pourraient avoir abusé, bien qu'innocemment. Or, comme les filles n'ont pas égale ouverture de cœur, plusieurs se sont senties gênées en leur conscience, ce qui les a fait faire des plaintes au dehors. Et cela s'est fait si souvent et si universellement qu'enfin il a éclaté, étant si fort désapprouvé, que même il y a des Pères qui m'ont dit que si l'on n'y mettait ordre, qu'ils feraient savoir à Rome, accusant l'Institut et disant qu'il y avait des choses qui faisaient commettre des sacrilèges, ce qui n'est nullement, comme je l'ai fait voir à plusieurs Pères de grandes dignités qui m'en parlaient et qui demeuraient satisfaits, voyant ce que l'Institut en dit, et entendant la pratique que nous en faisons, selon que je le rapportai, sans penser aux défauts que les maîtresses y commettaient.

Il est vrai qu'il y a plus d'un mois que je m'étais résolue d'en écrire à tous les monastères, sur le grand bruit que j'en trouvai dans la France; mais Dieu a permis que j'aie commis cette négligence pour nous faire souffrir l'abjection des plaintes, qui enfin sont allées jusqu'aux oreilles du Pape et portées à Mgr le Nonce de Turin, de sorte que cela fit un grand bruit contre nous, même que l'on a voulu donner à Mgr l'archevêque de Tarentaise, qui est de ce pays et qui revient de ces lieux-là tout fraîchement, une commission apostolique, pour visiter de la part du Pape nos maisons, et y réformer les abus qu'ils disaient y être au nombre de trois principaux. Premièrement, que nous commettons des sacrilèges, ne permettant à nos Sœurs de se confesser que de ce que nous leur disons, et comme nous leur disons, et les contraignons de nous dire leurs péchés avant que de les aller confesser. Le deuxième est que nous obligeons les filles prétendantes de nous dire tous les péchéi qu'elles ont faits au monde. Le troisième, que nous marchandons grandement les dots, et jugeons de la bonne vocation des filles par leurs richesses, ne voulant que les riches et non les pauvres. Je sais bien que cela n'est pas, et qu'il ne faut pas

.\wi.i; 16S7.

surcharger les maisons [» ni v i ■ > ; mais Mtti lui t-i I «] m- li

prudent ic trouver des eicu* - civiles et n I.. - ej mm

(jui sentent l'avarice.

V "il.'i li - trois chefs des plaintes que l'en Kre nous,

où l'on n'a point oublié toutes les cii

(jui seraient trop longnei s rapporter. Or tous voy< hV,

ma très-chère Sœnr, la d< que nom avoni I non- tenir

§ar nos gardes, et à veiller afin que les din - i -t lei Sopé-

rienrei pratiquent en ce sujet fort simplement lei instractû qui nous sont donné* i, sa i lesétei Ire plui loin que leur mm ne porte; car roui ne laurû i trouver nulle part qu'il nooi marqué ni ordonné de dicter mol ■ mol les confessions novices, ni qu'elles soient oblig< es de montrer leurs confessions i. s, de nous du e h s pecln , ni «1 u i user COUI

qu'elles manifestent à leur mata comme elle leur dû

et .1 ur m confi s» i que de ceux qu'on leur diL Voilà donc ce qu il faut réformer, selon qu'il nous est marqué à I hjoint;

e4 p .i < s moyen j'esp re en Dieu que les pi ûi 1

vous supplie donc, ma très-ch< re Sœur, d< considération

et distinction de la liberté qu'il but laisai r eux So ors po confession, et de l'obligation qu'elles ont s la reddition de compte de conscience, qui est ce qui nourrit Is filles envers leur Supérieure, 1 1 qui i -t le bonheur d< i Fill< - de la Visitation. J vous devais envoyer tout simple*

inrnt cet éci il, pour les din . qui esl la i m mû re

d'instruire les nouées -< Ion «jn'il «-t ordonne, et Selon OJU il M

<l<»i t entendre si pratiquer, ainsi que le jugent avec moi lus

Supérieures et dur. triées «le nos maisons de il t lei d

niaixtiis d'inm-ev, (jni en sont «lui- la pratique s'en trouvent

tort bien, sussi personne n'< s Bail des plaint* i. .1- vous diffj encore cette particularité, qu'il | >npé-

neures (jin, quand elles Voient cpie|<pies Su-iirs un peu I

i onfesser, elles l'en inquiètent et témoignent aui filles que

cela leur donne soupçon, ce qui les gêne grandement; et si bien il faut tâcher de les affranchir de scrupules, et faire suivre la coutume à celles qui ont des longues confessions à faire, qui est de se confesser les dernières; il faut aussi les laisser en liberté et ne permettre que l'on leur en fasse la guerre. On dit encore qu'il y en a quelques-unes qui contraignent les professes de leur aller parler avant que de se confesser, ce qui ne s'est jamais pratiqué parmi nous. Il y en a aussi qui se font montrer les confessions annuelles; cela ne se doit nullement. Je vous assure qu'il serait bon que les Sœurs ne s'amusassent pas beaucoup à écrire leurs confessions annuelles; car, pour l'ordinaire, les filles y mettent des tricheries qui ne servent que d'ennuyer les confesseurs. A Annecy, l'on tâche, tant que l'on peut, de ne faire que des articles pour aider la mémoire, comme serait : marquer la charité, l'obéissance, le silence, les répugnances et semblables. Quand on lira bien nos Constitutions et les Entretiens de notre Bienheureux Père, l'on verra clairement ses intentions sur ce sujet, auquel nous devons demeurer fermes.

S'il venait d'aventure un visiteur apostolique, ce qui, j'espère n'arrivera pas pour ce coup, car on travaille à étouffer toutes les impressions que l'on a données contre nous; mais à tout hasard je vous dirai que s'il allait droit à vous, il le faudrait supplier très-humblement de s'adresser à votre prélat, qui est votre légitime Supérieur et Visiteur, ne pouvant recevoir autre visiteur que par son ordre, et lui faut parler ainsi courtement bien qu'humblement et respectueusement. — L'on censure aussi grandement l'entrée des Sœurs dans le presbytère. L'on tien! que cela est contre la règle de la clôture et coutume générale des Religions, et c'est ma faute qu'il n'est pas retranché, car notre Bienheureux Père me l'écrivit à la fondation de Paris, j'en ai encore la lettre; ce fut sur le désapproutemenfl (pie l'on en faisait déjà, voici ses paroles : « Quant à

INNÉE 16 ;t.

mtinuer de para l'autel, \>- n'j v<»i> point d'inconvénient; i mais il faut sabir l'es pril , auparavant n-l.-i, j<-

me souviens que des Père» de rel lui dirent en ma i

cela ne lerail iprouvé , sur <ju<>i le lî;« nhem eux

se porta de mé m di moi, qui ai

:, ne l'en boui in li que nom • t.

tempi en litre de simple I itmu. I i j«- vous ln^<- a

penser, ma tres-cb S or, li notre Bienhenrenx étail monde, s'il larderai! qu'il a?ail projeté en i e sujet,

mit le sentimenl de Quelques-uns de Nosseigneurs prél les premii mité

et pi [ui le conseillent et désirent pour , in bonnes

onsidérations qu'ils font là-d i font

nici mde quantité de personni

qui nous affectionnent IN disent qu'il vaut mieni < ju«* noos tuons cela de nous-mêmes qu<* d'attendre d'en être

Ontre OOtn pu iscjnt* mrmr nous - imns

(jur c'est li volonté «lu Bienheureux, et qu'il «lit qn qu'il se p il ae faut rien laii ut qui pu

être censoi

e mot, ma ii ès-chèi ux devant

qui l'on joue les histoires disent <ju<- nooi sortons de notre

simplicité et récollection. Par 1 1 vous vo mm< il i -t o< i

de n'en point (aire so dehors, tutrenx nt il i n

: mds blân i qui se I lit pool 1 1 simple

| SOBUrs n-' m- «liât |. i> mrlli ■ • m <]. bot I Q*! lin! nt île liiii|»> i|ni pilier «!i-M|m i I

Pour Di' n, m a t lu ir Soaii ! l'humilité et

simplicité qui i st le plus ne peut servit a la

ion de l'espi if. fa < i ois que Votn I soin de lai ; Dieu pour la paix el n «lu

peuple, iliu qu'il plaiM- a - i Ixuid > affliction! t • 1 1 1 —

porellefl en I" li i n< lli

Ma très-chère Sœur, je vous supplie, au nom de Dieu, de ne point négliger la pratique de ce que je vous écris. Croyez qu'elle nous est nécessaire pour la paix de notre Congrégation; et, si vous saviez tout ce que je sais, vous l'avoueriez franchement. Votre prudence vous dira assez la discrétion avec laquelle il faudra manier tout ce que je vous écris. Je prie Dieu vous comhler de son Saint-Esprit, et vous accroître le zèle de sa gloire, par la parfaite et sincère observance de notre Institut. Je demeure d'une entière affection, après* m'être recommandée à vos prières, et à celles de nos chères Sœurs que je salue cordialement, votre très-humble et indigne sœur et servante en Xotre-Seigneur.

Soeur Jeaxxe-Françoise Frémyot, de la Visitation Sainte-Marie.

Dieu soit béni!

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MCDXCVIII

A MONSIEUR NOËL BRULART, COMMANDEUR DE SILLERY

A PARIS

Témoignages de reconnaissance. — Prières qui seront faites à Annecy pour le commandeur après sa mort; il prépare une édition des OEuvrcs de saint François de Sales.

VIVE f JÉSUS !

[Annecy, 1637.] MON TRÈS-IIOXORÉ ET TRÈS-AIMÉ PÈRE,

Il me fâche certes d'être en nécessité de vous écrire courtement; car votre digne et très-cordiale lettre m'exciterait à correspondre bien au long à tant de bontés. J'ai un œil bien malade d'une fluxion qui me tombe dessus; mais je ne puis pourtant me résoudre d'écrire d'une autre main à mon très- Dûnoré et vrai Père. En un mot, que faisons-nous en comparai >on de ce que nous vous devons? Et ce peu que nous faisons, ne vous le devons-nous pas offrir et donner de tout notre cœur?

Certes, }e me m di celle affection, tl estime grande consol ition de ioîf (jnr sotrc eœui t<>ut paternel I apte etec

tant <lr bonté. J'estime plus I i dont mus in'a — uiv/, mon

w. n Père, que je tons sois présente en vo- saints iacri6ces, era l'on me donnai! kMM les trésors de la terre; mail votre affection i ontente pai de doqi faire ■ !• - bii os limplemenl vpirituels, < 11»' l'étend encore en la charité de la Fond ition qne vous laites a cette maison. Hon très- cher Père, cela m'a titemenfl tout bée, voyant le loin de cette divine Protidence, <jui inspû votre très-digne cœui des continuelles intentions de noi du bien : bénie soit-eUe en ms misérîcordV i, 1 1 inondant* n i ompenses ipiritnell< - sur votre chère .une, Is comblant 1 1< h- is< - de Boa saint amoui

Nom itoni pensé qne, Ions les ans, sa jonr de votre b nous dotions dire POffia des tau haute voix, (aire p

l'autel de noir et vos écnssons soi < ierges, et Eure dire quantité de m. i vee la communion : s<i ors. Que al vous désires, mon vrai Père, d'j ajouter qoelqne autre et» croyei que nous L'accepteront d< gi ind cœur; mail il oe noui venu que i ' la, ■ cause de 1 1 léfense de la 11- :;!«• qui ne permet de se Min. r <!»■ |>i i rdînairt

La lettre que ions . -i un / a m> S ; - < >t tout.' <!»• houli

charité, comme est v.»h e i a ur [u'ellei j

dronl ave. amour , je le d< ivais voulu envo

lettres <| u«* je leui ine v.»u- i.

bien, aujourd'hui, par on mes> i' ipii mm

.t. < nvoyé • *pr< -, nous* d stom distribué pour ini^ins un>nas-

! de Proi sua qu'elles

! dieiit avant mil e . h rc I( M- e « ( le h . ; Lire qu<

voiiNi.nr.irj.il!, tant déboute* Noua n'avons ooooi « ;

doose qu'il vous i plu doua < -m . ai c< lui di la 1

\<>\' :i. m ; . n II < iiiiiim i- D'oSt phi «lui a LfOU , i

cause que la [Ms|r ^ ,->| ; mais j'ai mande a i >up< -

rieure qu'elle fit retirer le tout en lieu bien fermé. Cependant,

je vous en remercie de tout mon cœur, mon très-cher Père.

Or il est vrai, qu'il faut bien considérer ce qu'il faudra imprimer de nouveau de ces papiers que nous vous avons envoyés. Vous faites toutes choses avec tant de poids, mon trèscher Père, que personne ne saurait mieux faire le triage que vous, ni décider et résoudre sur cette nouvelle impression, dont votre bonté m'écrit si au long, que j'admire comme vous pouvez prendre la peine et le temps de tant écrire. Voyez-vous, mon très-cher Père, il sera nécessaire, pour écrire les affaires, d'employer une autre main que la vôtre; car, comme vous dites, il est nécessaire de se bien exprimer quand les choses sont importantes. Je suis absolument de votre sentiment, qu'il faut faire l'impression de toutes les OEuvres de notre Bienheureux en beaux caractères, et que tout soit bien conservé, et tirer les copies bien nettes et bien examinées. Mon très-cher Père, ne prenez pas toute cette besogne, elle vous travaillerait trop; faites-vous bien aider comme il faut, je vous en conjure, car vous voyez combien votre santé et votre vie sont nécessaires à la gloire de Dieu et à la conservation de l'esprit de ce Bienheureux. Pour le choix du libraire, je vous le laisse faire ; ce qui me fait regarder à M. Huré, c'est un peu de ménage, pensant qu'il nous donnerait l'impression de notre Coutumier, mais cela n'est pas considérable.

Hélas! je le voyais bien que votre chère âme serait tendrement touchée du départ de notre grand efillel Dieu l'a tirée à soi, l'ayant portée au point de perfection qu'il la voulait. Dieu soit béni! Je la crois dans son sein; elle priera pour vous. — Mais, mon Dieu! mon très-cher Père, que je crains que notre très-chère Sœur la Supérieure [du premier monastère de Paris] De succombe sous le faix de tant de travaux! Il faut que je vous confesse que ] r; ne connais guère de cœur ni d'esprit fait comme Celui-là : c'est une ferme colonne de notre Institut, et la plus utile par la charité universelle pour tout.

III I l!l HCDXCII Inédite) \ HONSIEI I L1 11 OC 11 PIOTON

La S lommainl.- ûkffnm afTaires.

immm ) . M h

Mn\SIKIK \I<»\ ||.i\ J.T I H I1S-* : H I-. Il FHKKK,

Je répoodi à 11 r<ôtre di jour de Saint-Barthélémy, par la in.iin d'une de dm bonnei Sœurs, ne poutanfl le (aire d< la mienne, partie à caoae de od accablemenfl de lettn i

il plaît) Dieu me tenir toujours, [pari use] d'une déflui

qui me tombe inrl'oBiL Voilà des lettres pour h P< edom Juste que non- vous entoyoos pour les loi (aire tenir promptement

i je vous prie, mon cher frère, d'j en joindre uned< pour lui dire le temps auquel sous pontes être libre pour l'aller voir. .i« sois par la vôtre qu'il sooi eu a écrit. 11 nous témoigne aussi nu grand désir de vous soir par delà; et, pour nous, non- désirerioni extrêmement que roui fnssû i en liberté pour uyre ce vo , tuper court, l'il

loui. i « ■ - longueurs. Poui l'argent, il nom écrit qoe la «lame qoi (luit Faire la fondation, ne seul [point qu'on le n lelon ce qu'elle i promii su \*< re,|< U< doit [jure dans ec moii d'à. ,ut ion contrat d'assignation de cinq • n d'or <!«>

revenu. \n»is m- - ivmis ijih' «lire ni |>« tout l

que Di. u en (»nlnini<'i.i selon smi plaisir.

Pour le portsil et la cave que demande IL de Beaumont, il i.tui toir < 6 que le contrat • d -lit. le n ni «I. mmu< n mec

qu'il se mmI lait atieuin l»i« n j , || |,-

i Hit pi 1er de l'en i >nl '* c qui ■ \t

Pour M. Perret, je le vous i eeoiiiu u I, t ml pour

les Décessitéi de cette maison qu'à cause «lu bon \l. <h-sat,

duquel je SOUI prk de Sous enquérir un | 'ii n m \ a i, |

de madame Lucas avec M. de N., touchant le fidéicommis prétendu sur l'hoirie du feu sieur de la Roche. — Je ne vous réponds rien sur ce que vous m'écrivez de mademoiselle de Monthoux, sinon que je ne désire plus me mêler de cette affaire ; oui bien de continuer à prier Notre-Seigneur qu'il vous comble de ses plus précieuses grâces, puisque je suis très-entièrement, Monsieur, votre très-humble, etc.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MD (Inédite)

A LA MÈRE HÉLÈNE-ANGÉLIQUE LHUILLIER

SUPÉRIEURE AU PREMIER MOXASTÈRE DE PARIS

Affaires de l'Institut. — Il serait bon d'attendre, avant de solliciter une Bulle pour

l'approbation du Goutumier, que les monastères l'aient pratiqué quelque temps.

— Embarras de la maison de Melun ; il ne faut pas déposer la Mère Clément

avant l'Ascension.

[Annecy, 1637.]

Ma très-chère fille,

J'ai déjà distribué de mes lettres aux Supérieures de la Provence et de la Bourgogne et quelques-unes pour la France; puisque vous les trouvez bien, je m'en vais les distribuer entièrement.

Depuis que je vous ai écrit, nous avons vu ici Mgr l'archevêque de Tarentaise, lequel nous a dit que Mgr le Nonce de Turin avait été pernicieusement informé contre nous, et qu'il croyait qu'il en avait écrit au Pape, et que le Pape a remis cette affaire à la Congrégation. Nous avons, comme je vous ai déjà dit, tâché de faire désabuser mondit seigneur le Nonce, et avons fait voir à mondit seigneur l'archevêque ce qui est de l'Institut; mais il trouve que toutes choses y ont été saintement établies et qu'il n'y a rien à redire ; aussi certes n'y a-t-il rien qui ne soit bon et suint. Néanmoins, ma très-chère fille, quand vous communiquerez avec cet seigneurs, s'il est jugé à propos que, pour éviter les

AWVÉ1 I6ST

abus (jni se sont commis du pas>é , par l'habitude <»îi Ton était

de s'en aller dam notre grande simplicité, et faute de prendre la vraie intelligence de Contamier, il ><»it nécessaire d'ajouter qaelqaes points poardonoer do plus grand éd ment aux

directrices, vous les bronteres au mémoire que » roui ai envoyé il } a déjà quelque temps. Mais de rien ôter m retrancher de ce que notre Dienheureui Père ) a établi el qu'il nous i fut pratiquer, «'» ma 1res chère fille, c esl ce qu'il ae faut pas taire , car il u'^ a n'en qui ne soit bon «'t < j u i n'ait 6tf saintement ordonné par notre Bienheureui Père.

Pour M;(r do K. , vous me Ceres grand plaisir de le désabni en lui faisan! voir l'article du Coutumier, lequel aise que v<»u^ lui puissiei I lire approuver, comme encon i \l de Rouen et a tous les antres prélats qui pourront aller a Paris p< inlaiit cet biver; car pins nous aurons d'approbations de Ifi M( igneurs les prélats, Usera toujours mieux lit, a ce propos, je wons dirai une pensée qui m'est venue, laquelle peut-être

trouvères VOUS Considérable pour être proposée, lorsque vous

Communiquerez de eelte allaire avec ces liou> leurs p. Mu-

ni iv «m leur sentiment c'est qu'ayant m>- K |. s ,i t;<m^titutions approuvées à Home, et le Coutumier n'étant qu'une dit

ti(»n des actions journalières qimique tr»>->ainte • t ueee*viire .1 être pratiquée, je demande samir h, étant passe ., \\niu ;

approuvé p tr Sa Sainteté, il ne dosmera point trop de contrainte

au\ mai-nus, ,-t > j ne siiiiir.iit pnmt ({>■ le distribuoi asm monastères avec l., simple approbation d. \Ie>? m> les

prélats, «mi .m moins pour an peu de temps. Que si pai

l'on voyait que I tbutJoo de Rome ^ fut M

l'on «-n pourrait toujours faire les poursuites, lesquelles d( v iut i m.' an nom «le tout l«- eoi ps ,\. » ,,,l% ,|

premièrement que les ■ dsoni u eu I quelque tempe

pour sa loir ee qu'el les demanderont ; eai autrement, telles n

Milles (n ml .1 d, |r> loii;pieii|N a KnilU : que ,| , ,

avoir les expéditions, les monastères seraient privés trop longtemps de la consolation d'avoir leur Coutumier, lequel pourtant, ainsi que vous avez fort bien compris ma pensée, il ne faut point envoyer qu'il n'ait été encore bien concerté et considéré, afin qu'il n'y ait plus rien à redire, et que vous n'ayez des approbations de Messeigneurs les prélats autant que vous en pourrez tirer.

Pour le petit courroux du bon confesseur de nos Sœurs de N., sur la défense d'entrer dans l'église pour parer, il faut pardonner à son zèle. J'ai écrit sur ce sujet à toutes nos maisons, desquelles je crois que nous aurons aussitôt réponse; et soudain nous vous ferons savoir quel en sera leur sentiment. Pour moi, je crois que la plupart s'y rangeront, car c'est ôter une grande pierre d'achoppement de parmi nous, outre que nous sommes déjà averties d'un de nos monastères que M. le grand vicaire de Pignerol a dit qu'il en écrirait à Rome. Nous attendons la réponse de nos Sœurs les Supérieures, laquelle nous vous enverrons. Consultez ce point avec tout le reste, pour savoir si l'on tiendra la conclusion qui en a été prise.

Pour la maison de Melun, je crois, ma très-chère fille, qu'elle ne se pourra jamais solidement établir, si ce n'est par le secours de M. [de Sillery] ; car il est vrai que la bonne Mère n;a pas la conduite pour le temporel, et n'agit pas assez selon le gré du commandeur. Néanmoins, je pense qu'il y aura plus de douceur, et que tout se passera plus conformément à l'esprit de notre Bienheureux Père d'attendre à l'Ascension défaire une nouvelle élection. Car bien que la bonne Mère confesse qu'elle n'a point de capacité ni de talents pour la conduite, c'est néanmoins toujours une tare à une Supérieure d'être déposée hors du temps; et, à l'Ascension prochaine, le Supérieur la peut faire déposer selon l'Institut. J'écris à la bonne Mère, et fais une petite correction aux Sœurs des paroles inconsidérées qu'elles ont dites. Il est vrai que nos Sœurs se plaignent fort à M. [de

Silleryl; il nir MmMfl «lomirnT un |nu ln»j» Mir 001 |».m\r«'s

fillei '1»' là. Il toi charge <1«' SHei diffieflas, aeut bien que deatremeat, | > i r !«•< Sopérievra, tlloi iantooiaenfl lei fiilei

coniiiic 1rs Ursolinas, et que, paroi qn»' h "—ff-Mi 00! paawre,

l'on n'\ re«;oi\.- p is I. > inlirnn-s. M i Irrs-rlirre fille, si voui M

gooteroai no pea tonte cette allure, 0U1 m gâtera. Il 1

/ de mal d'être en an lien li pan eontanable i notre él iMialement, n pauvre, al mal logé. le eroii qu'il Ceraifl «lu bien h l'esprit de notre Sœur Clémcni dYtre un pm dehors .1. .1

Conforme | | nlilion «Jr P »

LETTRK M 1)1

\ là uuti: \mi;ii:<: 1 1 ni i:i\i. m: 6LÉ1 III

Le» ocraiion- pouillcment nom doivent «'ire précieeees. —

âicc conf'uucc le j'oinernrrmul itiiuiuoAul

vu

I il.J

\K Kil.l.K,

Qo'i jamaii noyons-nous jointes p ir amour .( parfaite «•!». islancc •« notre Beaveor! Puisqu'il loi platl de v<»u- emplo

lanîce 0t conduite (!«• ces « lirp s unes . nos bonnes So an de

I tac illostre famille .in Ports, la Mi M r.ttliefJM fut portée

.!•• >.l If .ut! M I «1 UM mi pn.in é 'l<

retélit Phabil I osa! ion 4 m D . . lit iejrffi<|ue-

iiipnt oooée esprit brnn' .

1 11 1 . tr ji't.iiu de pria l daot lee toir^ léroisne où •■II»'

<ur embrtst' <l i railler au

M , telle • t m t 1 1 j'-une Bént-<li< im< ntrrr au I \l ' 4| Mooa] riilhv.i «1 h iliilruirnt 1 >" 1 h !)•' n.ilurrl (|ti'rn pru il'anoéOl

\l I IIIO |'U(

Màcon, vous faites très-bien de vous soumettre à sa souveraine disposition; et ne doutez point, ma fille, qu'il ne vous tienne de sa sainte main, et ne vous fournisse tout ce qui vous sera nécessaire pour le bien de cette maison-là et l'avancement de ces chères âmes en son saint amour. Vous ne devez rien appréhender; mais, faisant ce que vous connaîtrez être le mieux, vous confier spécialement au soin de la divine Providence. La difficulté que vous sentez à quitter cette chère Mère de Blonay et l'aimable communauté de Bellecour est inévitable; ce sont des occasions de bons dépouillements qui nous doivent être bien

douceur et d'humilité. Après avoir dignement gouverné le monastère de Mâcon, elle fut élue dans sa maison de profession qu'elle dut bientôt quitter pour se rendre à Aix-la-Chapelle, où Mgr Chigi, nonce en Allemagne et plus tard Pape sous le nom d'Alexandre VII, désirait établir un monastère de la Visitation (1652). La généreuse Mère et ses coopératrices supportèrent pendant deux ans des sacrifices inouïs ; mais comme elle ne trouvaient ni sécurité ni ressources dans un pays désolé par la guerre, la peste et la famine, les Supérieurs de Lyon leur firent accepter la fondation de Varsovie que poursuivait dès longtemps Marie de Gonzague, épouse du roi Jean- Casimir. Le passage à travers les nations hérétiques de l'Allemagne fut des plus tristes. Embarquées sur la Baltique, elles faillirent naufrager... Au port de Danzig , une barque aux armes de la sérénissime reine de Pologne les transporta à Varsovie, où elles furent reçues avec une solennité digne de la piété des augustes souverains qui se montrèrent toujours protecteurs dévoués des Filles de saint François de Sales. Un an s'était à peine écoulé, que la petite communauté dut fuir devant l'invasion russe. Rentrée dans son cloître après de dures pérégrinations, elle fut bientôt menacée par les armes des Tartares, et peu après par la peste : Religieuses et Religieux se retirèrent à la campagne. Seules la Mère de Glétain et ses filles s'abandonnèrent aux soins de la Providence, qui fit en leur faveur des miracles de préservation.

En 1661 , la digne Supérieure vit s'élever par la munificence de la reine Marie de Gonzague un très-beau monastère, et cinq ans plus tard s'endormit dans le Seigneur. Fidèle à l'esprit de sacrifice et de prière que lui i inoculé la Mère de Glétain, la première maison de la Visitation établie en Pologne i vu passer les années, les siècles même, sans rien perdre de sa ferveur et de sa régularité primitives. (Histoires de la fondation des tnonû Uret de Lyon et Varsovie. — Année Sainte, VIe volume.)

■\\\i I L< 57, chères, puisqu'elle! nous donnent le moyeu «le témoigner en

cela notre amour efl fidélité a NotTO-S Sur, qui, pour notre

salut, lit bien un dépouillement ploi grand et douloureux I!. nite > « > i t ï jsmaii ion éternelle miséricorde!

Je >alur uns chères Souirs par votre entn mise, » I lei COUgrutnle «lu bon choii qu'elles <>nt t. ut en votre personne, où files brouteront tout ce qu'elles ivaient perdu mi l'autre Mère. Je ioni conjure de jeter de nouveau \<»s yw\ «t voire cœur en la souveraine Providence de notre bon Dion, qui, mus eh

«lu soin ilr v i maison, se charge (ju ml et quant de v<>u> donner

issistances qui roui icront m res pour louies ehose>.

Continuez à faire marcher votre communauté dans ce bon train d'observance on elle i été trouvée k votre tisite, dont je loue Dieu. < 'est le icnl moyen d'attirer rar uèui les bénédictioni du ciel et r.illt clion de Me^., i^neurs nos prélats, que cette fidélité à notre devoir. Travaillom loigneosemenl i cela, ma Bile — Ceri i . i « -t un grand bonheur quand < eus •» qui Dion envoie

ifflictioni en tirent le fruit que sa Honte prétend, (à I i me

lait louvenir «lu bon David oui disait : // m'esibon, Seigneur,

(jiK vous niaiji : humilié, afin y//< j'appn

Que notre doni Sauveur vous eomhle <l , et loi

mm chèrei filles, voui conjurant de me umandei

ricorde, pour l'incliner .» m', tre t ivorablc en tous m, > i>, ioins,

« t s m tout pour ni. recevoir dans le s» ni «I- Il m le, quand il

lui plana me tirer de cette ennuyeuse vie. l/oti

LETTRE MDII (Inédite)

A LA MÈRE MARIE-HENRIETTE DE PRUNELAY

SUPÉRIEURE A RENNES

Moyens à prendre pour faciliter la translation de la communauté du Croisic à Vannes. — Pauvreté des Sœurs de Saint-Amour réfugiées à Bourg en Bresse.

[Annecy], 1er septembre [1631].

Ma très-chère et bonne fille ,

Je ne vous puis écrire de ma main, à cause d'une défluxion qui m'est tombée sur les yeux, outre, mon enfant, que je reçois une si grande quantité de lettres qu'il faut que je voie ou que je fasse voir et y répondre, que j'ai prou peine à y fournir; je l'eusse pourtant fait de bon cœur encore cette fois, ma trèscbère fille.

Je trouve vos raisons fort bonnes de vouloir garder vos bonnes filles, tant pour maintenir votre maison en bon état que pour donner de bons fondements à la nouvelle, et il en faut demeurer là; mais si vous pouvez, pour quelque temps, prendre une ou deux des Sœurs du Croisic, ce serait une très-grande charité, car M. le théologal m'a écrit que l'on ne pourrait recevoir à Vannes que dix filles pour le commencement de cette maison. Mais je l'ai prié d'en faire mener douze, [assurant] que l'on en pourra retirer une ou deux à Nantes, et que nous ferons tout ce que nous pourrons pour payer la pension d'une ou deux, bien que je vous assure, ma très-chère fille, que je ne sais comme nous pourrons faire, à cause que nos monastères des deux Bourgogne sont en très-grande nécessité, pour le sujet des guerres et peste, et surtout nos pauvres très-chères Sœurs de Saint-Amour, lesquelles sont réfugiées à Bourg, et leur maison a < '•!•'■ visitée de guerre et de peste, et nous [nous] sentons obligées de les assister.

M.i Lrèft-chère fille, vous m'avez fait un singulier plaisir de

me mander VOS pcmécil lOUCH Ml ni.i SOBUV Supérieure du Croisic; je lui écril que Ml maladie* ODfl plus Im-muii de remède*

spirituels, lesqoeli arrêtent les passions, qoe dea médecioi

remèdes temporels. Je in.-iiide a M. le théologal de Vannes,

toochaol le tnui.s)ii'ir< •/// de la maison da Croisic k l année, qu'il me semble qu'il faudra ailaodrc de laire cala aprèi la déposition «le DM ScBUT la Supérieure, laquelle ne in.i pas tromp

car j'ai toujours clairement connu qu'elle n'élail nullement propre pour le gouvernement d'une maison. C'est une grande

pitié quand les jeunes fille* s'adonnent à la tendn r .11,*-

mêmes. Je mande encore à ce bon M. le théologal qu'il

nécessaire que ma Sceur M. -(à>n*tanee de BreiSBnd . i 1 1 1 • • mener les ScBUrfl du Croisic à l'annes, et qu'elle \ pourra demeurer DO an, pendant lequel temps elle regardera quelle

Supérieure l'on \ pourra metti

Enfin, ma très-chère Bile, il (aul aider ces pantrei Sesnn le mieui que l'on pourra, pour les l<> , r [\ \ umes. Je -ai- la grande estime el affection que M. le théologal de la a pour lotie Charité : recomniandes-[les}-lui bien. 1 de srai, perdu «ni hou et utile confesseur, et tout l'Institut ans digne Mère en feu ma peut S ur Taire ; mai> qu< t m i

fille mon enfant, linon adorei I» divine Provi . et nouai

soumettre humblement? Don nous pourvoira d'aillea

Vbitt uni' jjrande lettre, ma tille, imih ue miiiiiiio

exercice de plosieun parla, il bous faut laire profit de loul Dieunousaidi I luiplatt. Ouand res murunn iraient

opéré que cette direction que j ite < «m unir < il, *,• pratique

ici, < e n'est p is peu elle esl ls nie ■* thode d'iostl D

Il les ii.tlvril; •

r<mtr riottîlot. Pool I- révwirdr iiouvrllrt

monasl / f

. 1 * i . 1 1 1 r 1 1 . 1 . nfotsion , donnés rerbi n. . : pr

I loçoifl i ligieoses du premier mon i \nnecj.

les novices, selon l'ordonnance de notre Bienheureux Père. Nos monastères qui Pont déjà m'en témoignent une joie grande. — J'écris au bon M. Moreau; et peut-être le ferai-je demain à Mgr de Rennes, qui, à mon avis, sera satisfait quand il aura vu le Coutumier. Bonsoir, ma toute chère fille ; vivez toujours toute à Dieu, et nos très-chères Sœurs que je salue. Priez bien toutes Notre-Seigneur qu'il nous possède éternellement. Il soit béni. Amen.

Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Rennes.

LETTRE MDIII

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