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A LA MÈRE MARIE-INNOCENTE JOLY DE LA ROCHE

SUPÉRIEURE A BELLEY

Compassion pour une Sœur malade. Conduite à tenir envers elle.

vive -j- JÉSUS !

[Annecy], 7 septembre [1637].

Ma très-chère fille, Voilà une bonne croix pour votre pauvre maison, et certes encore pour vous; il semble que notre bon Dieu ne la veuille pas laisser sans tribulation. Il faut humblement et doucement se soumettre à son très-bon plaisir. Je ne pense nullement que celte fille soit obsédée; mais souvent celles qui ont l'esprit tourné ont des intervalles, surtout au commencement et à la mort, notre bon Dieu faisant cela par un excès de sa douce miséricorde. Or, celte pauvre Sœur avait dès longtemps des dispositions à ce mal, car elle était extrêmement mélancolique, bible d'esprit, réfléchissante et tendre sur elle-même, et comme je pense, tout cela sont de grandes dispositions à la chute qu'elle •' faite; c'était pourtant une bonne âme, et pourvu que ce mal l'ail prise en bon état, il n'importe. C'est une mort naturelle quant a l'esprit, et vous ne devez nullement vous en troubler, Don pis même quand vous y auriez en quelque façon contribué

fce que je ne crois nullement que VOUI ira IH: enfin,

DOQi DC MMDJD6I pal impeccables, tous atez cru devoir din

faire ce que mus ;iu/ tut, n'ayant en lofante ni intention que pour son biea H fuit laisser cela D n, et demeurer en pais iprèt s'être humiliée devant - 1 Bonté, de notre I tute, l'il y en a devant lei reui divins. Paitei m qat rooi pourrei pour empêcher qu'elle ne toit entendue; u voui ne pouvez, patiei

Il laut, si Dm lui donne quelque bon intervalle, li fort adoucir, pour i nayev de 1 1 bi< d mettre ivre notre bon Dti n, « I

lui faire comprendre que sa mis» i icoi de lui «

qu'elle n'es! point offensée de ce que l'on tut dam les 100K menti d'esprit Qu'elle leulemenl de faire mal qa !

elle tnra le lem de le connaître. Il faut grandement prier efl I prier pour elle, surtout à la saint»- n t n. 1 1 point contra-

rier <ju<' !«• moim qu'il m pourra, lya cou m i In ih I

fille, e( roui confies en Dieu, marchant puremenl •■( droitemeni

en >.i sainte présenrr. .1» ni- a ma Su-ur la Sup» n«-uiv de (ihamluT) pour garder sa lille. I > i • 1 1 , par ><>n infinie douceur,

\nu- i^iste de sa saint' e et toutes m»- Sieur- «ju»' •' vilue

avec vous.

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plus eel.it. • ijue jaiu ii> ; et d*l DU que

nOUI n'ayons un visiteur apostolique I plaintes snut

6g| LETTRES DE SAINTE CHANTAL.

allées jusqu'aux oreilles de Son Altesse Royale et de Madame, et comme l'on vit M. le Nonce si affermi dans la croyance des impressions qu'on lui avait données contre nous, on lui parla derechef de notre part pour lui rendre témoignage de la vérité de notre innocence, et que cela ne procédait que de quelque malveillance; que dès aussitôt que nous en fûmes averties, sur les premiers bruits qui en coururent, nous en donnâmes promptement avis par nos monastères, afin que, si l'on commettait quelque faute touchant ces accusations-là (ce que je ne pensais pas), que l'on eût à s'en redresser promptement. Alors il répondit qu'il était content, pourvu que tout ce qu'on lui disait de notre part fût vrai et qu'il fût approuvé par moi, dont il désirait avoir une lettre, avec la copie de celle que j'avais écrite par nos monastères sur ce sujet. Je lui ai donc écrit et envoyé la copie de la substance de cette lettre; je ne sais s'il ajoutera foi à ce que je lui dis, mais je lui ai écrit en vérité et sincérité notre manière de procéder. Croyez, ma très-chère fille, que nous avons de bons surveillants. Notre-Seigneur le leur pardonne, par sa grâce ; ils ont eu bonne intention sans doute.

J'ai admiré en cette affaire la conduite et toute-puissance la Providence divine, qui, contre toutes les pensées et raisons humaines, a donné la conclusion de la fondation de Turin dans le plus grand éclat de cette calomnie, avec l'agrément et témoignage de contentement de Son Altesse Royale, de Madame et de toute la cour. Mgr l'archevêque même, qui était fort imbu de toutes ces fâcheuses impressions, a écrit à Rome pour avoir la permission pour faire la fondation et pour le passage des Sœurs de deçà.

Conforme à une copie garoYe au premier monastère de la Visitation de Paris.

LETTRE M I > V ïnédiu)

A M0N8IBUI NOËL Bill LA ET, COM MANDE 01 DE SILLBI

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Mrini.irr n un par I. Ni.hi-I'r, \U ! Ilnlij. — <'.li4>|i«'

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Oh! Dieu ><iii béni, qui conserve à son Église le In i»fertucuj

et digne pulat Mgr de S< ns, ei qu'il Pj maintienne longuement pour - i gioû I ( ri gl Inde « onsolalinn de savoir >es

sentiments «t les vôtres »ur notre mémoire, }>■ ne mis -i j'ai oublié i\ ) mettre comme l'on .1 fsil tomber entre les maini da

Pape un mémorial de quantité de plaintes <>il. mire

non-, deSOjnel I < • > . !• n, nmis somuu - l.»rl iiiih

Ce mémorial n'était point signé j le Saint Père le remit i oir< maini de Ifgr la cardinal deBichy, l< quel renvoya à Mgi I irchcvéque d Embrnn, le priant et lui ordonnant de Il part «lu Saint- Père de Eure enquête d< cela, qu'il ) voulait mettre ordre, à cause do grand préjudice que ces manquements •pporteraient

a la ini, et m andale pour 1rs autres fautes qui « tau ut «le ;;i unie

importance. Mai.* -, je n'ai loisir de chercher « •• beau

m. u mu i |m m I. - v< m - dire par le nu nu. Sur quoi VI mbrun

i i til -i relation dignement • t < haritablenx m, ajoutant ù Mgr le

Cardin il de llieliv <jii ^ i Sainteté Ironie (ju'il ^ ait .-n DOtTS

leloo n relation] quelque « li"- qui m lui plaide . qu'il croit <ju"iI ne leraifl pas ban d'en (aire ordonnan<

i ulfiiieul d< erin a quelqm - pi. I I I. > Miili-

ments et volontés do Saint-Pi l< iqu< l- h

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Visitation sont ibeolument ioumis< - à la du. < tion

Voilà, mon très-cher Père, où l'affaire en est; si je ne Pai fait savoir à Messeigneurs nos bons archevêques de Sens et de Bourges, ni à votre cœur paternel et à la chère Mère Angélique, vous le saurez maintenant, et verrez ensemble si nous y avons quelque chose à faire, ce qui ne me semble pas; et, ayant recommandé le tout à Notre-Seigneur, je m'en suis oubliée, y ayant environ deux mois que nous savons cette affaire. L'on soupçonne fort quelques Pères N. ; quand le provincial sera de retour de la visite, je vous prie de lui en parler.

Conforme à une copie gardée au premier monastère de la Visitation de Paris

LETTRE MDVI

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