SUPERIEURE DE LA GOMMUNAUTK DE GHAMFLITTE REFUGIEE A GRAV
Difficulté de correspondance avec elle. — La Supérieure doit former aux charges les Sœurs capables de les exercer.
vive -j- jésus!
[Annecy], 13 décembre [1G37J.
Ma très-chère fille,
Je vois, par la vôtre dernière, que vous avez bien fait vos affaires avec madame la marquise ', touchant votre petite fondatrice, de quoi je bénis Dieu. Voilà votre maison de Cham-
1 La marquise de Berghen, Ernestine de Vualhain , veuve de haut et
ini seigneur Claude-François de (lusance, baron de Belvoir. On lit
dam les annales inédites (\yi monastère de Gray, qu'à l'époque de la profes-
<l< .i fille, Sœur Claire-Marie-Françoise de Cusance, elle assigna au
monastèn <!<• Champlille (depuis transféré à Gray) la somme de trente
plillc el !<• (ii.i^ qui v.i être bien accommodée pont le temporel : il oe i linon qu'il pi nota bon Dieu son - donner
une bonne poix, laquelle uooi demi joorneUemenl .»
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peu conserver, crainte que vous ne puissiez pas subsister. J'approuve bien que, tant que vous pourrez, vous suiviez la communauté; mais je vous conseille de laisser faire les charges à vos Sœurs, car en les instruisant bien de ce qu'elles doivent faire en leurs offices, elles s'y dresseront et vous n'en serez pas si surchargée. (Test une chose épouvantable que d'entendre la grande cherté qui est en votre pauvre pays; notre bon Dieu y veuille répandre ses miséricordes ! Néanmoins, ma très-chère fille, nonobstant toute celle cherté, faites tout ce que vous pourrez pour bien nourrir vos filles; car Dieu et la charité le veulent ainsi, et cela même accroîtra votre maison en bonne réputation.
Ma toute très-bonne et chère fille , je prie Dieu que son Esprit Très-Saint vive et règne toujours parmi nous. Recommandez-moi à sa miséricorde et à toutes vos Sœurs, que je salue. Je suis, et de cœur, tout à fait vôtre, ma fille.
Conforme à l'original jjardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE MDXXVII (Inédite)
A LA SOEUR FRAKÇOISË-JÉRONYME GHARCOT