A MONSEIGNEUR DE WATTEVILLE
BVÈQUE DE LAUSAWE
Proposition touchant la fondation de Fribourg.
vive -f jésus!
Annecy, 22 décembre 1637.
Monseigneur,
Soudain que nous eûmes reçu celle qu'il plût à votre bonté de nous écrire, nous y répondîmes promptement. Maintenant, Monseigneur, je ne vous saurais dire combien est grand le déplaisir que je souffre du mécontentement que Votre Seigneurie Illustrissime reçoit du procédé de notre Sœur la Supérieure de Besançon, laquelle sans doute n'a pas reçu nos dernières lettres, par lesquelles je lui disais les deux propositions qu'il plaisait à votre débonnairelé de lui faire : l'une, que si elle voulait laisser toutes les filles de Besançon à Fribourg, Votre Seigneurie les garderait de bon cœur, moyennant l'accomplissement du contrat passé entre elles des douze mille florins et qu'on ne répétât point certains cinq cents écus, ni les mille francs de la dot de celle qui est allée à Gray; la seconde, que si elle voulait les filles, Votre Seigneurie Illustrissime les lui rendrait aussi de bon cœur avec tout ce qu'elles ont apporté, pourvu qu'on vous laissât ma Sœur la Supérieure avec une autre, que vous garderiez, Monseigneur, pour faire l'établissement avec celles qui ont h bonheur d'avoir été reçues et voilées de la main de Voire Seigneurie Illustrissime. Je lui dis qu'elle avait le choix, et que
le parti qui me lamblaifl plus avantageui pour la maison, de laisser toutes les Gllea d< bV a .t Priboai »m-
plissemenl «lu central -t lani répétai lai deui poioti marq dani li tôtre. Comme an ends la coofi u 1001 di
Mon ir, (pi'il -rr.iit plus .u.nil.i;;. u\, < -■ m< s, mble, DOUf
lotre petite maiaoo <!»• Fribourg qoi aal lootc comment inte, «!<• rentoyer l< i S urs de b\ - un on, li i Uei p it à le
désirer, el de garder simplement la Mn •«• ,nn une ou d
pour ! lire IVl.ibli ^.•m.-iit qu'il M '
: rien rendre de looi ce qui . >t rai n. ains le gardes pour déni <»ii iroii qui detneun raienl .i 1 1 fondation . Pour mon particulier, Monseijjm m. je supplie très Immolera en I l oti i x ni.' Illustrissime de croii
tolanl de crédil qoe de /••!«• ••( «r.itl'i-i -limi .1 v<>u> rendre m>>
très- liiiiuldi - i • » omuivs.iiici - • I iili.i
demeui i rk i dani une entii i • «itentemeot, i
assurant, Mons< ijjneur, que Dieu m»- dooDC di - *i preasanti des obligations que nous .1 v « • : i - à mire \> pie
je donnerais de l><»n cœur an '!•' mes yeoi pour cela. J
derecfa i « m t Sa m 1 1 s ure d< D
\\ ur, qi
(Ml llllllllll \ "Ire
u, une Illusti isi inppJ bumblenx al de
croire que je a i rien du ! minl»m i II «>i *
i .ut .•« i ii qu'elle ne pourrait plus iup| Ici « h i
qu'il (allait <|n elle foui ait pour I » n
boni :;. je loi i épon ■ • • !• Su|
conseillères, el qu'après elle reriiit i<»ui timplemenl .» ma
i i niai i m
<leB«aaçon \i \i i ;MrtU M i 4« gu
! ; ilon .i\.r |»nii
i.nln
Sœur la Supérieure de Fribourg ce qu'elle pourrait faire pour
elle.
Voilà, Monseigneur, tout ce que j'en ai dit et témoigné. Dieu, par les mérites de sa très-sainte Nativité, nous rende dignes de la continuation du bonheur et honneur de votre bienveillance. Je baise vos mains sacrées, et demandant sa sainle bénédiction, je demeure avec tout respect et humilité possible, m'étant recommandée à vos saintes prières, Monseigneur, votre trèshumble, très-obéissante, etc.
Confoime à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE MDXXIX
A LA MÈRE ANNE-MARIE DE LAGE DE PUYLAURENS
SUFÉRIEL'BE A POITIERS
Arrivée de Sœur M. -Angélique de Bigny à Poitiers. — Droiture et sincérité des Sœurs de Lyon ; ne conserver aucune défiance à leur endroit.
vive -}- JÉSUS !
Je bénis Dieu de tout mon cœur de l'heureuse arrivée auprès de vc us de notre chère Sœur M. -Angélique [de Bigny]: Je crois que sa Bonté vous a choisie pour le bien et le soulagement de sa chère âme. C'est un bon cœur, qui ne veut sinon être porté avec amour et douceur; avec cela, j'espère en Notre-Scigneur qu'elle vivra avec paix et consolation auprès de vous. C'est le bonheur que je lui souhaite de tout mon cœur; et à vous, ma très-chère fille, l'abondance des grâces et mérites de la trèssainte Nativité de notre doux Sauveur.
Quanl i ce qui est de nos Sœurs de Lyon, je vois que l'on VOUI a donné des impressions d'elles fort éloignées de leur ' l(llt i { àe leur manière de procéder; car, ma très-chère fille,
nos Sœurs de Lyon, • I particulièrement 1 1 Uèn : et ma Sœur
\l.-\imrr <lr BlOUSy, mnrclieil I dnns un,- entière lîncérité,
roodeor et ch irilé pour le l>:«'n de nos ■
poi (.ni de ii 'in In--' • t di oilui i
que Dieu leur présente de I Et ceci, ma i. re fille,
je v oui prie ■ !<• I' r .m fond de i im
\ . i ile* ii ès-assuréi ; et i i point qu i «le
décl leur maison
li | »• ne, en foui disant la charit< qu'elles sou* ont prêta
Il est vin, m i chère fille, qne pour les filli lesnent,
elles sont si rares que < elles qui les ou t désirent de les
i .Mrs; la cli h ii«' bien nid. un. -même La m lisou de Lyon ité <!<•
auxquelles il laut qu'elle fournisse; d< < j 1 1 * • maii
elle est remplie toute de jeum irmi lesquell ont
\ i miiiii ni qui sont des iili - ou il \ » de
l'impossibilité » les tin t <!•' I) pour plusieui ou elles désirent les garder pour elles .!<• I< désir, de von- donner In Mère «I- IJI< udc-\I. de la ilartl-
re] ' i - 1 compagne li elles pement voui l'accord urne
je l« I en pi • •-. toh e ni n n m il |» h i
tous ne [ »< »n \ i / |us lei e, qu'à
i auae de ton - petitei opationi <1 • ipril qoe l'on
l«»ll- .1 ilniiin '< i l
\ oui n 'n» / point l "n- luii/ notai l
que l'on m lait appi éh . qoV Iles tôt
leurs iill< a
m'est arrifée foi i tard, c'esl mire folonti
III s
' \ \ ' mm
Pour ce qui est de la Mère déposée de Condrieu et de la fondation de Vienne, je vous puis assurer, ma très-chère fille, que nos Sœurs de Lyon n'y pensent point pourtant, et que, comme je vous ai déjà dit, elles marchent avec trop de droiture, de rondeur et de charité pour rechercher leur décharge plutôt que le bien et soulagement de votre maison, en vous donnant les deux Sœurs qu'elles vous ont promises.
Ma toute chère fille, en la confiance que votre chère âme m'a toujours donnée, je vous prie de ne point laisser entrer dans votre cœur chose quelconque qui puisse faire ombre à la sainte charité et bonne estime que vous devez conserver pour vos Sœurs de la Visitation. Je dis ceci à vous seule : il nous faut garder des préoccupations des autres. Ma fille, je suis vôtre d'une affection tout à fait sincère et, ce me semble, tout accomplie en cordiale dilection et estime de votre véritable bonté et vertu. Dieu vous comble de son saint amour. Priez pour moi.
Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Poitiers.
LETTRE MDXXX
A LA SOEUR LOUISE-DOROTHÉE DE MARIGNY
A KONTPELLIBn
Affaires. — Union cordiale qui doit régner entre la Supérieure et la Sœur déposée.
VIVE -j- JÉSUS !
[Annecy], 31 décembre [1637].
Ma très-chère fille,
Ne vous mettez point en peine de ce que vous n'avez pas su avoir l'attestation de Mgr l'archevêque, bien que, lorsque vous la pourrez commodément avoir, nous en serons bien aises; mais il n'j a rien qui presse. Vous faites très-bien de ne dire à personne le sujet pourquoi nous les demandons, et je vous prie lortonfl «le n'en rien témoigner aux Pères N. N. , car ce n'est pas
<*ti\ qui mit I lit tOUl l«' m il ; •( poil r. I.i M M I vu «il I rien qu'à
les aigrir el leur causer du refroidissement, Vous ita d (kil prodemment de ne pts en parler Nousvoi< inse
qu'il faut attendre quelque permission d< R ourle nombre
d«es Sœura qui doivent aller en U fondation de [urin iananl, peut-être que cela nom L'hiver, sinon qu'il vienne un temps tort doux*
I inii bi< m aise de ce q ir r # • j » ml -••> h» rn--
dictions spirituelles inr dos cb« v *a l>«mié
ud .1 les pourvoir aussi pour le temporel. M I Ile,
voire cœui va fort I I bénie soil la bonté de notre don
S m v» m qui vous donne de li bonnei lumières! car il est vrai, ma toute chère fille, que tout eal comp ai poii
tenu- ion ame dans celle dépen lance • I < a 1 1 divine
Providence ippliquer Qdèlement aux u'uircs ri ictiona
vertus «'ii louti e.sl le \ rai uin^ni <l
el dépouiller de soi-même. Allés toojonn ce bon train, m i I chère fille, el vous deviendres grande dans r.uni.»lil«- p«hi« *>»• el humilité de cœur, qui seule peul ravir celui <i(' noti bon Dien.
l «.us m .iv . / i ut j.| lixi lie m- dii • H i ï v « m. m
petites choses que \<mi- me marquez I lli [i \l. re l . I. de
Nom ei \ | m • i p '"i t h « m d
.t. h deSSOS, je lui dis un - peiiM es, ilmit \>- v.mi> issmi.' ,
profit; car c*esl un trop bon cœur, «t que j'ai loujo
Connu hiiii di>|M) m lissi-nn 11U l\llr un' qui
lui i.ni m qu\ Ile « oon «il «jn'- voui ue Pav<
;i>sr/ IriiM liniM-it , - • ■ lin l I
an lenlemenl mm utilité, l'avertisaanl nec un«* humble ei cordi de fi • v«»us «lnn seulement, tfin q
ne s au\ 1 1 1 1 • ^ quelque i lenl «I i
[ut povj] mil nuii ! * ijuVIIr «--t «n « li m ma
Irrs-, Imm Inli / lu. Imuiiii- Mère pai lele «le • h Bl I»
rendre une bonne Supérieure; et soyez-lui bonne fille par humilité, tenant toujours en main notre grande règle de la très-sainte charité, car j'ai bien envie que vous me la dressiez bien avec votre douceur et adresse. De lui avoir cette ouverture de cœur pour tout le vôtre, comme vous l'avez avec moi, je crois bien que cela vous est impossible; mais tâchez d'avoir toute celle que la sainte charité vous dictera, et plus pour son utilité, car je crois que cela lui profiterait. Enfin je vous souhaite bien à toutes deux une sainte franchise et cordiale dilection, qui rende sa bonne odeur à toute la maison, et qui profite à cette jeune Mère. Je vous dis ce qui me vient dans mon entière confiance, et croyez que votre cœur m'est précieux et votre confiance filiale, et ne doutez jamais de cela ni de mon entière affection; car je suis vôtre et d'un cœur incomparable. Dieu nous rende toutes siennes 1 Qu'il soit béni! Amen!
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE MDXXXI