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SUPÉRIEURE DE U COMMUNAUTÉ DE SAINT-AMOUR RÉFUGIÉE A BOURG EN BRESSE

Charité de l'Institut envers la communauté de Saint-Amour. — Offre des Sœurs de

Bourges.

VIVE -j- JÉSUS.'

Annecy, 31 décembre 1637.

Ma trks-ciilre fille ,

Je ne puis passer ces grandes fêtes sans vous souhaiter les

bénédictions et consolations de la très-sainte naissance de notre

divin S.jijw ur, et vous conjurer avec toutes nos chères Sœurs,

de m ini| élrer de sa douceur la grâce et la force d'accomplir

lh"iiil sa in s-sainte volonté, soit en souffrant ou en

i. .h; suis grandement consolée de voir que la très-sainte

ch irilé i ni doIi • - liol Institut, ainsi qu<

de D<M v S eorei nous

qu'elle! on! : i votre m I q loi : u \

remercier, et rarlool \I. le eommandeor de Silleri et mi

boon - v an de B qui m'ont ■ m M que h n

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M leur bon pi élal, josejn'a ee qoe i m en v

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Inni bien tout ee qo'ellei peuvent, et i] m L| u « i. bon maii \ »S neoi lei laura bi d n compenser.

Je eroii que aooi m manquei pu de lei bien i

J ii tutti i ci it .1 la bonne lli le dooi poon

faire I» ch irifc 'une fille. I! faol qee

roui li priiei - 1 conjurât, par une de rot lettres, q

tle charité, afin que vous la puissû i env< (jui ira i Boui e qui s»* | »< m 1 1 i i mv ii prin-

temps.

Je suis de tout mon rœur, ma Irès-chèrc 6II1 .

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toujours affligée, non tant toutefois, par la divine grâce, qu'elle était la dernière fois que je vous écrivis, où je disais la trèssensible affliction dont Notre-Seigneur nous avait visitées, par le trépas de notre bonne et vertueuse Mère de Châtel : privation oui m'est grande; mais j'adore de tout mon cœur la trèssainte volonlé de Dieu, que je vois, ce me semble, me vouloir entièrement nue et dépouillée de tout, en l'intérieur et extérieur. C'est la prophétie que me fit notre Bienheureux Père, avant que je fusse Religieuse. Hélas ! je le veux de tout mon cœur; c'est le seul bien que je désire, que l'accomplissement de ce sacré vouloir, en tout sans exception. Que sa Bonté me fasse la grâce que je ne lui résiste en rien que ce soit! 0 Dieu! serai-je si heureuse que cette grâce et miséricorde se parfassent en moi? Demandez-la-lui pour moi, ma très-chère Mère, je vous en prie.

C'est grand cas, quand je vous parle, je m'attendris toujours un peu : je le fais rarement, bien que quelquefois, dans les vues et sentiments de la privation et soustraction de ces précieuses vertus et des pensées contre elles, qui me sont autant de dards dans le cœur. Je les vois pourtant, ces divins trésors, je ne sais où; au moins il me semble que je les désire, et voudrais souffrir toutes choses pour en avoir la jouissance, et que rien ne saurait être affliction [pour moi] que leur privation. Mon âme voit je ne sais quelles délices, aux âmes qui possèdent ces dons sacrés, d'une vue qui me ferait dessécher de douleur, si j< m'y arrêtais. Mon Dieu! si j'étais si heureuse de pouvoir donner mon sang et ma vie pour la sainte Eglise, oui pour le plus petit article de cette sainte foi, ce me serait un délice; car, grâce à Dieu, je ne doute de rien, et suis destituée de tout, ce me semble.

II finit passer outre et vous dire, ma très-chère Mère, que for! peu de temps après que je vous eus écrit, il plut à la divine Bonté me soulager un peu de ces grandes pressures et

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angoisses que j'avais alors, |> ir un j)1 itimcnl :

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tandis < 1 1 1 • - j'él ûi G rme i me leoir 1 1, ce bien i i u ûl qnelqne j> .i\ en mon Imc emmj cette pifc use

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toutes choses, je veux dire aussi en toutes sortes d'exercices spirituels, que cet unique regard en Lui, ni en toutes mes peines, tentations et afflictions qui peuvent arriver en cette vie. Et c'est la vérité, que plus je tiens mon esprit ferme là dedans, mieux je me trouve en toutes choses, et surtout mes peines en sont plus tôt passées. El l'activité de mon esprit est si grande, que j'ai toujours besoin d'être confortée et encouragée pour cela. Hélas! mon Bienheureux Père me l'a tant dit! mais mou esprit réfléchissant me dit qu'il ne m'a pas vue en ces peines que j'ai maintenant, et que ce n'était que pour l'oraison et semblables tricheries qui me donnent peine, et quelquefois donnent le change aux autres, dont je ne me suis pas marrie; car en celle-ci je ne vois point de péril et j'y trouve Dieu, et n'ai qu'à me tenir ferme, où es autres il m'est avis que je marche toujours sur le bord d'un précipice. Feu notre bonne Mère Supérieure m'aidait fort; car elle me portait totalement à cheminer ferme et sans crainte dans cette simple vue de Dieu en tout et sans exception; que cela suffisait. Et plus il y a du dénûment, je dis même des sentiments de confiance, remise et repos en Dieu, plus, ce me semble, cela donne de force et suavité à l'âme, qui voit qu'elle veut être simple et si pure que rien ne l'appuie que Dieu seul.

Xous avons une Sœur qui chemine dans le plus grand et absolu dénûment, que je pense qui se puisse voir1; et notre bonne Mère [de Chatel] me disait que Dieu la faisait cheminer devant moi dans la voie où II veut que je marche : c'est une âme toute vertueuse. Notre bonne défunte lui fit écrire son intérieur; je le lui ai encore fait ajouter par le menu : son dénûmeat est admirable. Et, à ce propos, je me souviens qu'il } a quelque! jours que Notre-Seigneur me donna une clarté qui s'imprima fort à moi, comme si j'eusse vu la chose nûment :

1 La Vénérable Mère Arme-Marie Itosset.

que je ne nie dois |»lti» [■•■ jnli-r, iiih> iiiuvIkt à yu\ « los,

appuyée lor mon Bien-Aimé, sans vouloir voir ni >.ivoi le chemin par <»îj II dm coodoira, ni non plus • n de ch

quelconque, non p,is même ■ I •■ lui rien demander, mus

demeurer Simplement toute per lue et reposée en lui. I depuis ce joui '. il ru île que j' i ploi

ferme .'» me tenir en Dieu, lu en rtrcmaol de cei v •

attaqua -, linon <leu\ nu (m

\ ..M i tout ce qui m'est venu en un i'iI

lintL Si je ne m'< ipi imc p is l> ■ • >- rviteui

•le Dieu , tooi ne I lirm de m m ! qu'il

dira. I oti e. etc.

TABLE DES \1 ITIKIIES

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Urra* \hw\vi. a u m ,-• l d !■ !!■■%■ j a Mo.ip«ii ,r,

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| XXV 1 1 . — AU Mrr A M K .••ri. a Orée**e«i Uler

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