‹ LettresChapitre 54 sur 281 · I. \ \IK\IK · texte numérisé non relu

I. \ \IK\IK

Soumitsioa de l.i Sainte à h dirine Prortdence; m détermination il.' ne point ■ailler Année] lui que dnren l'épidémie. — Noutel S P

— |)i vouement de llîir de (jenève.

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Il m- semble, ma très-chère fille, qne je vois v<»ire cœur (oui plein d'affection jh.ui- votre pauvre vieilli Hère, qui se v i lamentant d'appréhension et «le crainte qu'il ne lui arrive «lu mal. Won, bère fille, bon courage, elle est entre les mains

de Dieu, il OC lui arrivera que <■• «pie s.i Hmitr voudra; el cela

ue le voulons n<> i doute -le m'assure que V"us

le dires de bon «uni, quoique la nature] .iii de la répugn mi « h enfin bien que nous voulons être soumis< - i

divines ordonnances en lootes <nrie> « 1'.- ^ . m • -, puisque nous ennuies hien .i^un . - que rien ne nous peui arriver que I l'ordre de la divine Providence, .m soin de laquelle nous

nous devons remetlre entièrement de tout. Or sus, vous ferez ainsi, ma très-chère fille, et attendrez avec confiance tout ce qu'il plaira à Dieu de faire de nous qui sommes sous sa protection, espérant qu'il nous préservera, s'il Lui plaît; car nous sommes si bien logées et si bien aérées; nous ne fréquentons avec personne qu'un peu avec Mgr et quelqu'un des siens; nos Sœurs tourières ne sortent point, et, à votre exemple, nous faisons cuire le pain dans le monastère, et y lavons nos lessives en une belle rivière qui passe dessous la maison; enfin nous sommes si bien qu'il semble qu'il ne nous saurait arriver du mal que de la main de Dieu, de laquelle il sera le très-bienvenu et tout ce que sa Bonté voudra nous envoyer. Je vous dis fout ceci afin que vous demeuriez en paix et ne soyez pas si en peine de nous.

Je vous prie aussi, ne faites pas savoir que la maladie soit si grosse ici comme elle l'est, à ma fille de Toulonjon ; je lui ai bien écrit qu'il y avait un peu de mal; mais non pas qu'il y fût grand, à cause que cela la tiendrait en appréhension. Pour moi, je suis résolue, puisque Dieu m'a mise ici, d'y demeurer, et je ne vois point d'apparence que j'en puisse sortir pour aller à Au(un, ni autre part. Je ne laisse de vous être obligée de votre bonne volonté, ma très-chère fille, et du soin que vous avez de procurer ma conservation. — Mais, au reste, pour ce qui est de nos Sœurs de Paray, je vous ai écrit ces jours passés que l'on avait pris résolution de retirer la Supérieure qui y est, pour y en envoyer une autre, et vous prier de lui faire donner son obéissance par ses Supérieurs, afin qu'elle se relire doucement, et qu'en y mettant une autre l'on fasse un nouvel essai si cette maison pourrait demeurer là. C'a toujours été mon sentiment qu elles n'j seraient jamais bien j mais leurs Supérieurs de Lyon nel ontjamais su goûter, encore que je leur en aie écrit plusieurs lois, parce que des Pères de grande autorité leur assuraient le ""',' '""•• Je leur lemcts le tout et les laisse faire comme ils

jugeront plus à propos. Vraiment, ma Irès-chère fille, nous nous connaissons trop bien nous deai pour ne ne pas <lu« (cuirs vos p» osées el sans aucune considération. Ailes toujours ainsi avec moi , je vous en prie, avec tonte sorte d'ouverture de

ur. Quel (M<lic puis-je mettre à tontes cesp< til< - paroli i qui offensent? je n'j en sais point «le meilleur que de (aire du ii ieui que noua pourrons el laisser parler le monde. L'on doui connaît asses, grâce a Dieu.

I i porteur est si pressé qu'il ne nous donne le temps de v< pouvoir envoyer des Règles maintenant, ce sera une autre fois. le salue chèrement tontes nos Sœnrs el vos deui nièces. le les

uli.iiir tontes de vraies filles de notre Bienheureux Père, el vous particulièrement, ma chère fille, que je conjure de bien tore prier Dieu pour Mgr de Genève, qu'il le conserve, d'autanl qu'il s'expose pour nous, qui somm< s en bonne santé toutes jusqu'à maintenant, Dieu merci. Ifa Irès-aiméc chère fille, je v dans nn empressement nonpareil \ mais vous

i I cœur Dieu m'a donné pour vous. Il esl tout à fait plein d'une < slraordinaire affection, qui me rend intimement

\> ►Ire, « I VOUS, tonte mienne ; je le sens BU milieu de mon eo>ui\

Mille saluti ch< resSœun notre bon If. <!<■ la Corne el

.1 in.il e « bèi e lœur sa Femme.

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très-chères filles, quoique chacune selon le rang que la divine Providence lui a donné dans mon chétif cœur, qui ne peut cesser de vous souhaiter la plus haute perfection qui se puisse avoir en ce monde, que je crois être en la plus profonde humilité et véritable simplicité qui s'y puisse pratiquer ; ainsi Dieu nous unisse parfaitement à Lui, et à tous ses desseins éternels qu'il a daigné faire sur notre petitesse.

L'on m'écrit que Mgr [du Plessis-Richelieu] votre archevêque sera bientôt à Lyon; c'est un prélat doux, à ce que l'on dit, affectionné à notre Institut, qui a témoigné grande affection à nos Sœurs d'Aix, mais qui veut que Ton traite avec simplicité et confiance grandes en son endroit, ce que j'ai cru vous devoir dire, en saluant vos cœurs très-chers et bien-aimés du mien tout pauvre, pour lequel je demande l'aumône de vos prières. — Écrit sans loisir el toujours toute vôtre.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE CMXXXIV (Inédite)

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