LETTRE CM XXX
\ ! I MÈRE CATHERINE-CE 1RL01 ri: DB CRÉMAl \ DE i.\ GRANGE
iit«i d'envoyer une nouvelle Supérieure I Paxav. - - I-»1- communauté! auxi|urllrs .m .i aoaveol recoan |»i»ur les Fondations pourrai rooevoii jusqu'à quai q Religieuses , mais oe pas dépasser C6 nombre.
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\i ironie fort .» propos que l'on change Is Supérieure de iy, et poui cela j écris lelon votre désir i ma Sœur la Supérieure d'Anton, et laisse la lettre onterte où roui pourrei
ndre le pn teste que vous voodrei pour la faire retournt Lyon. D'j laisser pour Supérieure la Sœui issistante, je la trouve Irop jeune d'Age • i de Religion, outre q rois, -•■Ion
l'apparence, qu'elle icra un peu dégoûtée de ce lieu Is comme cela, vooi m pourries vous itTermir pion lolidemenl sur i.ivis d'une jeone pour le changement on la demeure du
mounslère d.ins l\u i\ .
Pour ma Sœur Marie-Denise [Goubert], vous ferez fort bien de l'y envoyer; elle est sage et solide en la vertu, et laquelle a bien des dons de Dieu pour réussir heureusement en la charge de Supérieure. On voit toujours plus l'importance qu'il y a de bien servir les monastères de bonnes Supérieures. Et pour ce que le confesseur de nosdites Sœurs vous a dit, il ne faut pas ajouter grand fondement, car une personne qui n'est pas satisfaite du monastère trouve toujours bien à censurer. Or il faudra conduire bien doucement la retraite de la Supérieure, afin que rien n'éclate qui puisse être de mauvaise odeur. Je vous avais bien dit d'envoyer quelqu'un à Paray, qui fût bien capable de juger si le lieu était propre pour y maintenir avec paix et tranquillité un de nos monastères. Pour moi, je vous en ai dit mon sentiment, lequel je soumets à ceux qui en auront plus de connaissance.
Nous n'avons pas encore reçu vos lettres que vous écrivîtes au bout de votre quarantaine. Voici les premières que j'ai reçues depuis que vous avez eu le mal chez vous. Je bénis Dieu de la vertu que nos Sœurs ont témoignée en ce sujet. — Et pour la réception de tant de filles qui se présentent, votre nombre étant si grand, certes, si vous n'avez pas des fondations prêles, il n'y a pas d'apparence de vous charger davantage, car une Supérieure a assez à faire à bien servir une si grande famille. Si vous remarquiez quelque âme d'élite qui par sa vertu méritât d'être gratifiée, vous le pourriez faire; mais autrement vous vous surchargeriez trop. Notre Bienheureux Père me dit que quarante ou quarante-cinq suffisaient bien, en cas de fondation; mais à présent il ne s'en trouvera plus guère. Il y a en ce monastère le même nombre que vous avez. Dans quelque temps ma Saur Péronne-Marie de Châtel s'en ira à Chambéry être Supérieure; mais nonobstant que la fondation du Piémont soit prèle, certes, nous ne recevrons plus de filles, quoique il y en ait grande quantité qui se présentent, sinon, comme je vous ai
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dit ci-dessus, quelque âme bien d'élite el qui mérite gratification toute particulière.
Tour ce qui est de mettre mon nom clan > les Epitri
laisse cela à lavis dea personn [es et prudentes. Il Défaut
faire que ce qui sera plus à la gloire de Dieu. — Je vous dû derechef que vous ne pouvei mieux faire que d'envoyer pour Supérieure ma Sœur Marie-Denise, à Paray. Cela voua ôtera toute la crainte que voua pourries avoir d'ôter le monastère de ce li« u-la, sans bon et légitime sujet. La solidité de cette bonne Sœur voua [affranchira | de tout doute; et de plu-, puisque ainsi que voua dites, ces deux bons Révérend* Pères [Jésuites] persévèrent h croire que ce lieu-là est propre pour un de nos monastères, de bon cœur j'acquiesce a leur sentiment que je être bon el solide, comme venant d'àmes auxquelles je crois
que l'Esprit de Dieu réside '. — Cette lettre est mal GlgOtée,
mais il n'j a remède. Il m'a été impossible d'écrire de ma
main, mai- votre DOfl eoMir, ma tres-ebere tille, le veut bien
ainsi, puisque voua êtea ma Irès-chère fille, el je suis votre pauvre vieille Hère, toute vôtre en l'amour sure (le Notre-Seigneur, que je louhaite combler m»s cœurs. Amen.
/'. s.\ Ma très chère fille, noua voyons tant et de si notables butes en l'impression du Coutumier, qu'il faudra nécessairement ou le réimprimer loutenti< r, ou du moins quelques feuilles
plua importantes. Certes, IL Cœorsillj en a tort, el ceui (pu | ont ajoute tu trois on quatre < adroits des choses qui n'j avaient jamaia • s< je puis, jeu enverrai ^\\ tout accommodé; mai odant, dites à ma Irès-chère Sœur fifarie-Aimée qu'elle
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haut, loatiortnt coosùunntfil qu'elle détail êlre maintenue linai, l*heareui
aMNiastèrt 'i"i lear »!<•*. ut i leof 'lut tocoi ration.
attende cela aies envoyer aux monastères; nous n'avons pas encore reçu sa liste.
Conforme à l'original gardé aux Archives delà Visitation d'Annecy.
LETTRE CMXXXI
A LA MÈRE MARIE-HÉLÈNE DE GHASTELLUX
SUPÉRIELRE A AUTUN
Changement de la Supérieure de Paray. — Peste à Annecy.
vive f JÉSUS !
[Annecy, mai 1629.]
Ma très-chère fille,
Xous sommes toujours dans la peine où nous avons été pour le changement de cette maison de Paray, ce qui est cause que les Supérieurs sont résolus de faire revenir la Supérieure qui y est, et d'y envoyer une autre, pour éprouver si cette fondation pourra demeurer en ce lieu-là ou non. Je vous dis les choses naïvement à vous, ma chère fille, car je ne saurais déguiser avec mes Sœurs. Mais ce n'est pas que vous ne deviez dire aux Supérieurs de cette maison-là que la Supérieure a fait ces trois années, et que l'on trouve hon de la retirer avec celles que l'on jugera plus à propos de ses filles; et dites hardiment que c'est moi, afin que vous fassiez agréer audit Supérieur qu'elle se relire le plus doucement qu'il se pourra, pour voir si une autre y réussira mieux qu'elle.
Au reste, nous nous portons toutes fort bien, grâce à Notre- Seigneur, quoique la contagion s'augmente fort en cette ville; niais nous espérons que Dieu nous préservera. Nous sommes bien retirées, et point de maison ne nous touche, et nos Sœurs lonrièrefl ne sortent point; en sorte qu'il ne nous peut point arriver de mal, si ce n'est que Dieu par sa Providence nous eu redille frapper. En ce cas, il sera le bienvenu, je vous en
assure. Cependant, je vous prie, m i chère fille, obli [es nom de nous envoyer do peu de* Agniu h< i que vos Sœurs font si bien, parce que l'on ne les - lil pas Faire comme cela céans. Faites bien cette commission, ma vraie très-bonne fille, car la gloire de Dieu requiert ce changement Au reste, ne vous mettes pas en peine si vous n'aves pas de nos nouvelles; car nous ne pourrons («rire qu'avec peine, tandis que le nul durera. — Vivez
toujours toute à Dieu avec mire simple ei innocente troupe que i- tendrement, mais cei h -, leur chère Mère tout incomtblement, comme ma très-bonne el cordiale fille que je soubaite (unie sainte.
•.forme à l'original gardé toi Irckit es de li l lilatioo I laaecr.
LETTRE CMXXXII