I.' du m Amant des âmes s dessi in de vous
In ^.i (lu-if et blanche colombe, mais il oe Lui tint pis
lier, je dis en chose quelconque j car vous Ries mal de vous
violenti r pour vooi détoornt i ieotim< ni- el niai1» - qu'il
répandait dans voire clniv .une. Il tant donc désormais, m i
in in le m fille, d. un ni. i devant Dieu en celte simple attention
i >a boni.-, et la le. . i u ,| .mmur il p.ti\ loul CC <) u il
Lui plaira mettre A.wi^ min ..rm vous remuer, sinon
comme II voui exciters 8*11 \ met des inavités, jouisses de
ceiii ii nmjuilhté, ne i ni. > rien pour l'acci oltre m
1er ; oe (ait< - rien aussi pour l'anéantii , sinon quan I
l'obéissance vous l'ordonnera, faites de même pour les stérilités et sécheresses, et enfin soyez devant Lui et entre ses bénites mains comme un vaisseau vide, sinon du désir qu'il accomplisse en vous sa très-sainte volonté, et Lui laissez mettre et ôter tout ce qui Lui plaira, et faire de vous et en vous tout son bon plaisir. Marchez amoureusement par cette voie, et par celle de l'exacte et suave observance pour l'extérieur, et ainsi vous vivrez dans la sainte nudité de vos inclinations intérieures et extérieures, de vos intérêts propres, des soins de vousmême et de toutes choses, pour ne vouloir ni chercher que Dieu en toutes choses et son très-saint vouloir. Sa divine Bonté vous octroie cette grâce selon ses desseins éternels, et la mesure qu'il vous en a destinée, qui à mon avis est grande. Je suis en son amour tout à fait vôtre. Invoquez souvent sa divine miséricorde sur moi. Il soit béni. Amen.
Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Charabéry.
LETTRE CMXXXV
A LA MÈRE MARIE-MARGUERITE MICHEL
SUPERIEURE A DIJON
La fondation de Besançon doit être différée. — Procurer une bonne Supérieure à la communauté de Dijon. — Élection de la Mère de Châtel à Chambéry. — Divers détails.
vive -f- JÉSUS !
[Annecy], 15 juin [1629J.
Ma très-chère fille,
Je suis toujours un peu incrédule sur ce qui est de la fondation de Besancon, jusqu'à ce que je voie la permission de Mgr "archevêque en bonne forme. Je trouve bien bon que la Sœur Madelaine [Adelaine] achète une maison, la fasse accommoder M préparer; ruais, pour y aller, je ne crois pas que vous le detiei (aire jusqu'à ce que la maladie [la peste] y soit passée ou
tellement accoîsée qu'il n'j ail rien a craio Ire, parce (jue cela ressentirai! un peu la précipilatioo, et encore pour honorer le conseil que sous en donne M le comte [de Champlitte] par le bon M. lobeloL Conduisez-vous en cela, ma très-chère fille, pai l'avis de personnes sages qui soient sur le lien; car ils
fOUS pourront mieux conseiller sur ce Sujet que moi. Je BUÎS bien consolée de ce que vous me dites que la petit.- de 1 allon es! t«»ut a t lit gagnée a Notre-Seigneur, et de ce que nos Sœurs
du Comté font si Lien. \otre-Sei;;ueur veuille leur donner la sainte pei •>, v • rance selon les souhaits de mon cœur, et à notre pauvre p» tite Bloudeau, que j'aime bien tendrement
Si lafondatiou s'avance, il faudra regarder qui vous pourra succéder; car, d'aller fonder, et laisser la votre besogne commencée, je ne pen>c pas qu'il lût à propos. C'< -t pourquoi , ma très-chère tille, il faut regarder m ma Sœur votre assistante pourra porter votre charge, et pour cela en avoir le sentiment d- Ifgr de Langres et d< i Sœurs, et encore de ma Sœur la Supérieuredn faubourg de Paris; car je crains que noire Sœur M. nie- Aimée de Blonaj ne puisse plus supporter la charge de Supérieure, parée qu'elle esl très-mal dès Noël, efl même
qu < Ile avait été élue Supérieure à (ireuolde, où il en a fallu
pourvoir d'une autre, i cause de son in tisposition qui esl trèsode. Quant à mi Sœur l'Yam him' \I u;;ueri(.' l'.ivrot, je délire grandement qu'elle fasse son année à Marseille pour dn h nouvelle Supérieure, et parce qu'aussi je trouve extrêmeni. ut utile que les Supérieures déposées demeurent une année i elles ont gouverné, pour apprendre par leur exemple < lomme < \ isl qu'il faut obéir eu telles occasions i toile comme I- \miiv(|ix mes petites pensées, ainsi qu'à ma très-chère tille que j'aime tendrement* El encore ce mot en confiance : je pense que quand v<>u^ - i / fondée au Comté, v<>u> ^ aurez bientôt nue seconde maison pour laquelle je soud sis garder
cette chère Sieur I i m. I MS4 \l i: .; m i it. -, Cftl c'est nue di;;ue
femme qui réussira parfaitement bien en ce lieu-là, et je crois
que vous serez consolées toutes deux d'être proches l'une de
l'autre.
Je ne sais que dire de ces difficultés que Mgr de Langres fait de parlera nos Sœurs, et de faire la visite [régulière]; vous ferez bien d'en tirer ce que vous pourrez, sans lui témoigner aucune méfiance. — Je suis grandement marrie et touchée de la perle de la vocation de la petite Jaquolot; mais j'espère que Notre-Seigneur regagnera bien celte âme, comme de tout mon cœur je l'en prie, et vous, de saluer son père et sa mère de ma part. Je pense que la peste, qui est par deçà et sur les chemins, empêchera Mgr de Bourges et mes cousines de venir sitôt à JVantua; néanmoins, vous prierez, s'il vous plaît, à l'avantage ma cousine Blondeau de garder une place en son carrosse pour mademoiselle de la Curne, et les saluerez toutes chèrement de ma part et tous les amis de delà.
Je m'étais encore oubliée de vous dire comme, avant que j'eusse reçu vos lettres, ma Sœur Péronne-Marie [de Châtel] avait déjà été élue Supérieure à notre monastère de Chambéry l. — J'ai vu autrefois que Mgr de Langres aimait fort ma Sœur l'assistante de Dijon; si elle vous pouvait succéder, ce serait un grand bien. — Ne faites aucun semblant à la pauvre Sœur de Vigny que vous connaissez la peine qu'elle a avec vous, et ne vous affligez point de tout ce que vous voyez. Allez votre train, cheminez devant Dieu en sincérité, et croyez qu'il vous bénira; assurez-vous- [en] et de mon affection vraiment maternelle pour votre cher cœur, que je prie Dieu remplir de toutes grâces, surtout de celle de son pur amour, auquel je suis tout ;i vous. Il soit béni.
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
1 L'élection du !il mai avait rendu à sainte J. F. de Chantai le titre de • "• du monastère d'Annecy.
LETTRE CMXXXV1
\ LA M i. R r. \ \ \ i- m \i; i i: ROSS B r
ii i \
- ition de qaelqnefl difficall -
\ iei9.]
M\ ti:ks-ciii;iu: FILLB,
.1 vous remercie de loul mon cœar «lu soin que vous avez de moi. .!<• vous fais écrire celle-ci, sans pourtant savoir si vous la /, parce que votre porteur n'a attendu la réponse. Je rail forl consolée de -avoir que vous donnei sujet de satisfaclion » a - bonnes dames et qu'elles !«• -ont [satisfaites] le vous supplie de les saluer cordialement «le ma put, el leur dire qu'elles ne recevront jamais tant de contentement et consolation de votre maison que je leur en désire.
— le vous supplie, ma chère fille, de ne vous plus mettre
en peine pour avoir de no- nouvelles, puce (pic nous avons
ose de ne plus écrire. Vous vous pourrei adresser à nos
rs de Chambéry, lesquelles vous en pourront Faire savoir.
I i maladie va croissant tous les jours, mais non poortant à
Lrémité. •!<• m»' porte bien <'t toute- dos Sœurs ausi
Pour la fille de II. \. , je crois que i ous 1 1 pouves bien re-
oir, pu \l M. donne des attestations si certaines qu'as-
que l« mal de ce bon gentilhomme ne se peut prendre.
\ ou- ferexce que M Duplont el IL de Saint-Julien vous diront,
puisqUi Bt personnes (jtii ne vous v ou Iraient mal conseiller.
— Je ii ou v e que la dépense de vo ir vous surcharge
adement] vous demanderei conseil honni- dam<
/ « 6 qu'elles von- diront, puisqu'elles sont >i atleclionin
votre maison. Je vous prie de ne me plus écrire les diffii ultés qui vous arriveront, puisque non- ne von- pouvons plus I
de réponse que cette maladie ne cesse. Tâchez de faire ce que disent nos Constitutions et le Coutumier, et aux difficultés qui vous arriveront extraordinairement vous pourrez écrire à ma Sœur Marie-Aimée de Blonay, afin qu'elle vous donne conseil.
Ne vous mettez aucunement en peine de nous, ma chère fille, car nous espérons que Dieu nous conservera, sinon sa sainte volonté soit faite. Je suis, grâce à sa Bonté, prête à partir quand il Lui plaira ; ayez un grand soin de prier et faire prier pour Mgr et toute sa maison, et pour toutes les nécessités de cette ville désolée : voilà, ma très-chère fille, tout ce que je vous puis dire à présent. Continuez toujours de me recommander à la miséricorde divine , et croyez que je serai inviolablement d'un cœur vraiment maternel toute vôtre, et vous souhaiterai à jamais le comble de toute perfection, ce que je fais maintenant d'une grande affection. Ma très-chère fille, je vous prie encore une fois de n'être point en peine de nous. Remetteznous souvent au soin de la divine Providence, et priez fort pour nous, etc.
Conforme à une copie faite sur l'original par la Mère Rosset elle-même. Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE CMXXXVII (Inédite)
A LA MÈRE MARIE-AIMÉE DE BLONAY
AU PREMIER MOXASTÈKE DE LYON
Nécessité de réimprimer le Coutumier et les Kpttres de saint François de Sales.
VIVE -{• JÉSUS
[Annecy], 29 juin [1629].
Ma très-chère fille, le vous écrivis hier et le fais encore aujourd'hui pour vous 'lire que j'ai reçu, il n'y a pas longtemps, un fort grand mémoire des fautes qui sont dans le Coutumier, plusieurs des-
quelles je n'avais pas encore remarquées, mais j regardant je lei \ ai trouvées} c'est pourquoi, ma chère fille, je crois qu'il faudra que M. Cœursillj se résolve de le réimprimer; car je vois que dos monastères sont si très-mal satisfaits de cette première impression, qne je n<' vous le saurais dire. L'on dous en i • cril j >1 u - i «• 11 rs choses, el dv* omissions el des équivoques qui I sont, <ii sorte que je ne pense pas qu'il le Faille laisser sans le réimprimer. Que si le libraire ne le voulait pas entièrement refaire, dous lui pourrions marquer quelques feuilles qu'il ne sera pas requis <!<' réimprimer; mais certes pour la plupart il tout a (ail nécessaire.
I t pour ce qui est <lrs Épitres, Ifgr de Genève désire de les i evoir à son premier loisir, avant que le libraire les réimprime ; et pour cela il faut qu'il prenne !<• temps de les réimprimer à loisir, afin qu'il y mette la dernière correction Nous attendons toujours celles que nous avions envoyées à Paris; que si elles vous tombent rude les mains je vous prie derechef, ma fille, de dous les faire tenir an plus tôt, afin que l'on ajoute tout, pour le mander par après au libraire. Au reste, ma toute chère fille, je vous supplie que ce que je vous ai dil en ma dernière lettre dc passe point plus loin que vous el votre bonne Mère; eai ce que j'ai «lit eu confiance, j«' ne voudrais pas qu'il Pot su,
ni qu'il pav-àl au dehors. .le crois que n»ih m'entendes l>ien.
Quand les Entretiens leronl imprimés, laites, ma très -chère fille, que lf« Cœursill] non- envoie i • ni qu'il nous doit. Je
- qu'il \ 80 a encore bien plus de l'in;|t; mais qu'il dresse
le m- moire dc ce qu'il nous en a fourni et le nous donne, puis
loi Luit- Innrnir jusqu'à nul exemplaires, et tern-/ main, ma
toute chère fille» qu'il répare le Cootumier, Il peut bien nous donner ce peu de besogne-là complète, j'en assure un bien
moi . < I quand il voudra. Mille salut.s à ma (rès-rliere Strur la
Supérieure el ï toutes dos Bœurs, < i quand vous verres le Révérend Père Maillai] mille «aluts, am mandat ion eu
prières. J'ai reçu la réponse de celle que je lui avais écrite. Xolre bon Sauveur fasse en tout son bon plaisir. Amen.
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE CMXXXVIII (Inédite)