lim un ■ j | dé lu l ■ U nh ' s il- h i
\ I \ MÈRE JEANXE-CHARLOT1 i DE BU CH \HI> Ol Ml tOUte e. Il |< i in , i:. m, ||]ffil ; il faut saluer
le très < ber cœur de ma loule cordiale el très atn S sur, de m i main, puisque je ne peui faire d \\ intage, tanl ma vu<
iiiuii estomac ont i « pugnam e i me I lisi
<|U'- m ail i lé p rd ivais pour
lui noti • union ; m ûnt< d inl j « 1 1 ii une lettre
toute de mes | el sentiments. L'on vous l'« overra, vous
i, el puii ni', .m./ vos p ir pour moi je
ûi ii« n de plus doui ni d< mû ui. L'on pourra «lue que
s'il n'aura pas grande efficace, au moins ne fera-t-il pas de mal, et j'espère que celles qui auront l'esprit d'humilité et de l'Institut en tireront utilité. Enfin, rien de nouveau ; mais nous serons très-heureuses si nous nous maintenons comme nous sommes. Il me tarde que si nous avions [l'histoire de] notre fondation d'ici, que nous commencerions à la mettre en ordre. Il faudra aussi que vous nous envoyiez celles de Moulins et de Riom : il y aura en cela prou besogne pour une chétive ouvrière comme nous. Ma très-chère fille, je vous chéris de tout mon cœur et fais mille souhaits pour votre bonheur.
A LA MERE PAULE-JERONYME DE MONTHOUX.
Voilà de nos nouvelles bien au long, ma très-chère fille; mais croyez que celles dont vous m'avez fait part simplement m'ont apporté une très-grande consolation. — Il est nécessaire de donner du repos et de la force à votre petit corps, le plus qu'il se pourra; et, pour cela, il faut un peu céder pour un temps au conseil de ne pas laisser voire esprit à des attentions si fortes. — Je crois en conscience [qu'on] ne doit pas renvoyer votre novice sur un soupçon du mal des écrouelles, sinon que vous fussiez assurée que sa race y fût sujette.
Au. reste, vous avez là une bonne croix en la maladie de ces pauvres filles. J'en suis bien marrie, car j'espérais qu'elles rendraient grand service à la Religion, surtout la seconde. Elles seraient bien heureuses d'aller toutes en paradis; mais peutêtre que Xolre-Seigneur les laissera encore pour accroître leur couronne par l'humilité et patience, et pour accroître aussi la vôtre, ma très-chère fille, et celles de nos Sœurs, par la charité et support exercés envers elles; mais vous voyez par là comme nous sommes instruites à nous bien enquérir de la race dei tilles avant que de les recevoir.
ANNÉE 1629, a::*
Je vois que partout on se ressenl des misères commun eu ce que tous im> dites de votre pauvre fille. Vous ferei bien
pourtant de tenir bon dans votre enclos, puisque, ;;ràee .:i Dieu, vmis I tfei de l'air et de quoi VOUS étendre. S'il VOUS 60 arrive
de la nécessité, je vous supplie, ma Irès-chère fille, d'avoir un grand soin de vous conserver et soulager, faisant pour cela ce que le médecin tous ordonnera. — le m'assure que vous penseï
à bien tonner les tilles (jue v ou ^ JQgei plufl propres a vous >ur-
céder, afin qu'elles conduisent cette p< tite troupe par l'ea observance el dans l'esprit de leur vocation, qui est humble, pauvre, simple et doux. Ma toute chère fille, c'esl le seul trésor que je souhaite aui Filles de la Visitation, el je prie Dieu de le
leur donner et COOSerVCT.
Ih. ,1 s ,tf /n /il!
\ \r> bit< id \ - 1 1 ni ii ,1 lai
LETTRE i:\IIA\l
I I M ; SI l'i.i:i:.i RE DE L \ VISITA i l<>\ i M I M ttboai - Combien I. - \
.111111 !" Il (M'Ill,
ru
Qui n eut< d I qu'une p u lie ne peul pas bien Ifoi qui
loul ce qui s'est passé pour le voyage des bains, je luis
contraint* d'avouer que la pauvre Mère [de IConthoui] n'a poinl
,,,',nl1, IM i M que de [Chartres] alla lui-même et loi
eommand i absolument. Bile n'osa pas regimber i ion autorité.
<-<>inuiee||< ni ., rellr du Père spirituel, le.juel ,s| U>Ut(
li bon el si pieui qu'il ne la lollicil i qu'après les Révérends
lv"" '• tultes, le l'ère ,,, i. , , , , i, s p, | ,|lll( |0ij |,.„ \|II1I(I1( s
et autres Religieux, lesquels conclurent enfin qu'elle y devait aller, et que nous n'étions pas plus austères que les Carmélites, les Capucines, les Feuillantines et les Filles du Calvaire qui y allaient dans de semblables maladies l. Et de fait, le jour qu'elle y arriva, les Feuillantines étaient sorties de la même chambre où elle fut logée : voilà son excuse légitime. C'est à nous maintenant de voir ce que nous aurons à faire à l'avenir, selon Dieu et la raison, afin qu'il ne se fasse rien mal à propos.
Je suis marrie que les filles tracassent tant pour la santé de leur Supérieure, surtout celles qui n'en ont point la charge. Il faut ôter cela; je l'avais déjà bien dit dans mes Réponses, et cependant on ne laisse pas de le faire-
Je suis bien aise que notre Institut soit en bonne odeur dans Lyon comme il est partout, dont je loue Dieu; pourvu que nous nous tenions bien petites, Il ne manquera pas de se glorifier en notre bassesse. Je crains tant là perle de cet esprit, et que nous n'aimions le haut bout à l'avenir, que je me voudrais fondre pour empêcher ce mal. Je sais que vous n'aimez pas cela, et c'est une chose particulière pour laquelle je vous chéris si parfaitement que je sens bien que nos cœurs ont le même sentimenl, et qu'ils sont véritablement au Sauveur, auquel, de toutes les forces de mon âme, je demande incessamment la vraie grandeur pour les Filles de Sainte-Marie, qui est la trèssainle petitesse et le parfait anéantissement, et rien de tout ce que le monde estime grand et éclatant. Votre, etc.
1 Des personnes mal informées avaient seules pu assurer à sainte de Chantai que les Religieuses des grands Ordres rompaient la clôture pour aller aux bains. De telles sorties n'étaient tolérées que dans les abbayes déchue! de la régularité primitive.
AWI.L 165 »
LETTRE C1ILXXII \ i.\ HÈRE m irie- \i\ii:i; i) : i:l<>\ \ \
u rano l; r de TArne qui s'oublie ponr Dieu. - Affaires diserte*
in > y lit
M \ TlilS-CIIKRK PILLBj
.1 Buis bieo aise que vous trouviez dos Réponses à votre gré; mais je désire que voua les li-i<-/ à loisir cl les considériei «levant Dieu, puis m'écrire franche menl ce qui vous semblera devoir être accru ou retranché, <•( cela simplement. — Votre retenue dans Lyon ne peul être blâmée <»îi elle n'esl pas sue; « ir aucun monastère ne la sait que celui de Grenoble, à qui l'on vous .1 refusée, ni aucune Sœur «le l'Ordre que nos Sœurs les Supérieures da Faubourg Saint-Jacques <'i relie de Chambéry. <.'•• u.' -uni pas telles nouvelles <l<>ni il faut avertir les maisons; je n'ai garde de me vanter de cela. Mais parce que non-seulement b Lyon, mais tilleurs, les filles <»iii fait <l - remuements ••u lelli lions, j'ai <lii franchemenl I » véi ii»'- sui
<Mi" (|u, un ,;is lieiireiivcs, m i w.iie Bile, <|u.m 1 non-
nou menl oubl \l m Dieu ' quau I i
que rien ne vivra plus en noos que votre pur amoui f Ifs Elle,
que je le désire! mais Dieu, qui voit ms lâcheté, ne me 'I i
i - i d'j | iodi il sérail 1 1 luis. I. lis* / vus
lu. u .1 - m> i ,-, i ir ,i ,,,-i |, ,:i |.| ii-ir. I.< in mu- (jiir DOUS | •< » u r -
rions nousmélei de nous sérail le meilleur. Non, ne dites
• le v..ii ,• ioi lie de la; laisses < , i i à Is Pi "V i I île. !>•'
vous svoii ici sérail mon unique consolation; mais je n'en <i m sens nulle ardeur ni emj n nt, Dieu, Non,
ne parlons plus du prochain qu'en bien ou pour son bien, sinon entre nous deux qu'il faut tout dire.
Quoique vous m'assuriez que la chère Mère ne voit pas les lettres, si est-ce que je n'ose m'y assurer, et cela me tient en réserve en certaines choses. Maintenant, j'écrirais largement si j'en avais le loisir, car j'espère vous donner ma lettre par main sûre. Le bon PèreN. est à grand travail pour les affaires de notre saint Fondateur; je l'ai prié de vous parler et à ma Sœur de notre union. Selon que je l'entends, je la tiens nécessaire; si je puis, je lui en donnerai les mémoires, sinon je les enverrai après. Je désire qu'ils soient pesés et considérés devant Dieu, et qu'on les consulte plus avec notre saint Fondateur et les Saints qu'avec les hommes. Adieu, ma fille.
[P. S.]. Je salue chèrement M. Brun; dites-lui que je lui mande qu'il est trop docte pour soutenir les respects qu'il veut rendre à qui ne les mérite pas, et que le nom de Mère étant plus simple et le propre de la Visitation, il me serait plus doux et honorable; mais au bout, pourvu que je sois écrite au livre de vie, le reste m'est indifférent, et j'aimerai toujours de tout mon cœur ce bon père-là. Je salue le P. Maillan chèrement; s'il pensait m'avoir écrit deux fois et que je lui doive réponse, je la ferais, mais je n'ai reçu qu'une lettre, par laquelle il nous accusait les nôtres. Je l'honore de tout mon cœur. — Je vous prie, ma fille, mandez-nous tout ce que vous vous pourrez souvenir de notre fondation de Lyon et des vertus de ma Sœur Marie-Renée [Trunel].
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE CHLXXIU
CIRCULAIRE ADRESSÉE \l \ SUPÉRIEURES DE LA VISITATION
La Si 1 1 1 < • prescril troi» moyeni pour i r l'Institut en s.i ferveur primitive
iiiikhi .iv ec Dieu par la fidélité -i pratiquer la Règle telle une l'a douée ^int Fraoçoii de Sales; union et conformité an monastère d'Annecy, par in confiant
i ir* et une respectueuse déférence ; union mutuelle de toui lc> moi par une cordiale charité •■ l'entr'aider dam le besoin.
V IV K y fBSI il
Anna r. 10 <!• cambra i
Mi - i II 5-( m. i,i - i.t nu \-mu.i:s Son 18,
.!«• lapplie le divin Sauveur de nos âmes d'être notre lumière » il imour éternellement ! Ile voyant proche <lo mon année soixantième, el dam la continuelle incertitude de notre pasi eu Piémont, el d'ailleurs sollicitée , el dès longtemps, de plusieurs personnes de piété affectionnées à notre Congrégation, il»- procurer quelques moyens (l'union, et, pour dire tout, pn de ma propre conscience, j'ai cru, pour ne pas lui
manquer de fidélité el i noire cher Institut, que je devais sans plus larder vous «lire sincèrement mes pensées sur ce sujet, (jiic j'ai tort rot ommandé el t.iit recommander a Notre" [neur.
i considéré plusieors Ibis les avis qui nousonl été donn mais je ne vois pas qu'ils nous loienl convenables. Il n'est pas besoin, ce me u mble, mes Iri s-t b< So urs, d'introduire des < h oov< Iles entre nous, on tis senlemenl de nous maintenir
fermement i d I • I it oh nous somox i par h - m< m< - moy< ns que 1 1 <livm.- Providence •• établis dans notre Institut, \ p rsévéranl
-après • oi nous avons fait ci-dcvnni l mis rlm>< - - sont,
h . i onsiammenl pratiquées : la pi emière, 1 1 |i m iHc observant s i n tous h - monastères de la l isil ilion des choses de l'Institut, comme elles ont été données el établies j'.N notre saint Fondateur monastère d'Annecy, progéni-
leur de tous les autres. — La deuxième, l'union et la conformité en tout et partout avec lui, recevant de sa part non-seulement les institutions, coutumes et manières de faire, mais aussi l'intelligence pour la pratique d'icelles, et l'éclaircissement des difficultés qui arrivaient aux monastères, et ce, par mon entremise, qui en ai presque toujours été Supérieure, toutes les Supérieures ayant un spécial rapport, confiance et communication avec nous pour cela. Et ceci est le lien extérieur par lequel Nôtre-Seigneur nous a tenues liées ensemble, joignant et unissant tous les monastères à celui-ci, comme les enfants à leur mère, pour ne faire de tous qu'une seule Congrégation. — La troisième chose qui s'est pratiquée, c'est une grande communication, union et bonne intelligence entre les monastères, accompagnées d'une promptitude à s'entr'aider les uns les autres dans leurs besoins, avec une dileclion et cordialité nonpareilles, ce qui rend une merveilleuse édification ; et tout ceci sans autre obligation ni lien que celui de la très-sainte charité, et de l'amour et révérence que nous portons aux intentions de noire saint Fondateur. En quoi se voit clairement, et par les fruits et bénédictions qui en sont arrivés aux monastères, que c'est une institution et ouvrage de Dieu, et un effet du soin et de la spéciale conduite de sa divine Providence sur celte petite Congrégation, en laquelle aussi notre Bienheureux Père a jeté tous les fondements et tiré ses maximes.
Voilà, mes très-chères Sœurs, les trois choses èsquelles nous devons persévérer, si nous voulons conserver notre union et conformité et l'esprit saint de notre vocation. Je les crois être pour cela d'absolue nécessité, et que si nous les quittons ou nous relâchons, nous changerons bientôt et d'esprit et d'union, el Dos monastères, à faute de ce recours, demeureront sans aslistance en leurs besoins, que je sais toutefois ne leur pouvoir être donnée avec telle utilité que par celles du même Institut, et plosieuri de nos maisons pourraient bien rendre témoignage
de cette véi ité, l'ayanl expérimentée A leur grand profil el consolation. Que ii quelque monastère n'a pai en ce besoin, il n'es! pai exempt pour cela de l'avoir an jour. El ceci esl db dei prîncipaui fruits <V notre union.
Un autre que je trouve encore plus important, c'est la conservation de notre esprit; car je vous dis, mes Irès-chères Sœurs, que ri nous n'j prenons garde, <•( de près, qu'en prenant les inslrnctions des personnes de différente vocation, el communiquant beaucoup avec elles, nous prendrons aussi leur esprit, ce qui fera périr celui de notre saint Fondateur, qui est le lr< précieui qu'il nous a laiss » esl pourquoi je vous supplie, mes très-chères Soeurs, tenons-nous bien unies, liées el sei
uihlr; QOUS n'avons pas besoin (le doctrine pour lYxpIiea-
lioo <lt > choses de l'Institut, mais d'une Gdèle el simple observance au pied de la lettre. Les instructions ne nous manquent
. notre Bienheoreoi Père en a I suffisamment II faul
seol< un ut nous 1rs appliquer el nous en n ndre savantes el Urèsintelligenles par la pratique. Si nous faisons cela, nous aurons,
n:. ut n. « i ssité de les chercher ailleurs. Néanmoins, b'î! nous arrive quelque difficulté, prenons l'avis «le nos Sœurs voisines el plus expérimentées aux choses «le l'Institut; «-t si la chose m presse pas, recourons an monastère d'Année] comme à la source, et, par ce moyen, tous conserveres votre esprit el
brmiti . ce que je ne dis pas poui forclore les avis qu'il f.mi pi i m Ion 1 1 Rc«jlc el en d< - ex i isions de ni
de siiji t> qui Mii|)i\M'iil la capacité des Gll< - I h , il me Semble,
n-, que je vois dans vos esprits une seule (liilu ullé eu « eci, qui esl de continoi i votre ipé< i île commitnu ilion, qu( - moi, a celles qui scronl Supérieures de i<' mon rsi< i « v o tnblanl qoi n*j pool res pas avoir l'amour
m la confiant qui D a el la booM de vos cœurs vus ,,,,! Catl n mol M lis, bêlas I m< s h ès-i h S filles
lu. n-uiiM i s, t)r craignes poinl « n la main de Dion d i il
point accourcie sur nous. Soyez assurées que si, avec humilité et simplicité, vous suivez le train dans lequel II vous a mises, Il pourvoira toujours ce monastère de si bonnes Supérieures, si solides en la vertu de notre vocation et si affectionnées et zélées à sa conservation, que vous en recevrez toute satisfaction et contentement, et incomparablement plus grand que vous ne l'avez reçu de moi, qui, par ma misère et infidélité, me suis rendue indigne de recevoir les grâces que Dieu m'avait destinées à votre considération et pour votre utilité. Que donc rien ne vous arrête ni empêche de suivre votre train ordinaire, je vous en supplie, mes très-chères Sœurs, et soyez assurées, je vous le dis encore, que si vous conservez par amour ce que Dieu a établi par notre saint Fondateur, pour le bien commun de notre Ordre, vous en recevrez autant et plus de bénédictions ci-après, que vous en avez reçu ci-devant.
Voilà ce que j'avais à vous dire, mes très-chères Sœurs, avant mon départ de cette vie : je le mets devant Dieu et devant vous; conservez-ie et vous y affermissez le plus solidement qu'il vous sera possible, je vous en supplie et vous en conjure de toutes les forces de mon âme, et par le saint amour et respect que je sais que vous portez à toutes les volontés et intentions de notre saint et Bienheureux Père, lesquelles vous sont clairement manifestées tant au Coulumier que par ses propres paroles, que je rapporte fidèlement dans mes Réponses, afin que, par ce moyen, il n'y ait jamais dans tous les cœurs et monastères de la Visitation que son seul esprit, vivant dans les mêmes observances. Je supplie notre bon Dieu que, par les intercessions de sa très-sainte Mère et de notre Bienheureux Père, Il vous confirme en ceci. J'ai confiance qu'il le fera, puisque ce cher et [•'lit Institut a l'honneur et le bonheur d'appartenir si entièremenfl .1 cette glorieuse Dame, et qu'il est l'une des perles plus précieuses de la couronne de son très-humble et fidèle serviteur, notre très-débonnaire Père.
\wi.i. 1629. 381
Il me vient dans le cœur de vous dire, mes très-chères Sœurs, que vous devei avoir un grand soin de porter mavemenl M- i- Beigneurs nu- prélats el supérieurs à one grande affection à notre Institut, afin qu'ils joignent leurs comi là ss conservation, el de notre sainte union el conformité, el il faudra obtenir d'em qu'ils accordent volontiers dans les occasions l»s congés oécessaires aux Religieuses qui Boni es monastères de leur juridiction, pour aller secourir et assister, selon que les Règles el le saint Concile le permettent, les autres monastères qui les demanderonl eu leurs besoins el ceci esl nécessaire , mais spécialement qu'ils relàchenl avec facilité celles que le monastère d'Année]
DOUrrail élire pour Supérieures; car il doit toujours taire
choii des plus intelligentes el solides en la vertu de L'Institut,
afin que celte maison <jui doit servir de modèle aux autres s,,it
toujours si bien conduite, que l'exacte observance j Boit en sa
ut.' vigueur el qu'elle puisse aussi répondre mûrement ej
utilement aux mniia>lères qui s'adresseront à elle, et les servir
selon tout le pouvoir de celui-ci, comme il a toujours lait.
Je ne m'aperi oii pas que je suis importune en ma longueur. P Ion nez-moi, mes lrès*chères Sœurs, <t impélrez de la divine miséricorde un parfait anéantissement de moi-même. Je la supplie de faire abonder sur vous les plus riches trésors d<
el qu'il loi plais.- tenir toujours sous sa protection cette < hère petite Congrégation, que je recommande et laiss,. ,|,. tout
moncii'iii au plu douce Providence, avec tous [es
> el affections qu'il m'a donnés pour elle, le demeure d'une affection incomparable et toute sincère, après poos avoir derechel conjurées de tout mon cœur de persévère! dans |r train ou vous avei cheminé bous la conduite de notre Bienheureux
< t depuis v«.ii .1- 1 ... m. s ii . s-, iièi . Sœurs, vott ,• trèshumble et ind : u i v ante • n \<>h i S< aneur.
So tir Ji uiftB-FaAsçoi i l
de li V isitation S.unt« \I
LETTRE CMLXXIV
CIRCULAIRE ADRESSÉE AUX SUPÉRIEURES DE LA VISITATION
Même sujet.
VIVE '[ JÉSUS
[Annecy, l(i29 ]
AIes très- chères Soeurs,
Il y a longtemps que plusieurs de Messeigneurs nos prélats et grand nombre de bons serviteurs de Dieu nous sollicitent de penser à quelques moyens pour entretenir notre union et conformité, et même plusieurs ont eu quelques pensées sur ce sujet, et communément cbacun dit que si l'on n'en établit un entre nous, notre esprit se perdra dans peu d'années. L'on nous en a proposé plusieurs : les uns hors de nous, ce qui, à mon avis, nous ruinerait et offenserait l'autorité de Messeigneurs nos prélats, ce que nous ne pouvons ni ne devons jamais souffrir; les autres en nous-mêmes, mais avec certaines formalités si éloignées, ce me semble, des intentions de notre Bienheureux Père, ou du moins de la manière qu'il a tenue en l'établissement de tout l'Institut, que nous ne les avons su goûter.
Nous avons beaucoup recommandé et fait recommander cette affaire à Notre-Seigneur. Rien ne nous semble comparable, selon la faiblesse de mon jugement, que de nous maintenir dans le train où nous sommes, par la fidèle conservation et pratique des moyens que la divine Providence a établis pour
1 En comparant cette lettre avec la précédente, il est évident qu'on y
retrouve des idées identiques, ce qui donnerait lieu de croire que l'une
n'est que r ébauche de l'autre. Toutefois, l'original de cette lettre CMLXXIV,
étanl écrit et signéjle la rnain de la Sainle, a droit de figurer dans la pré-
lenle publication. D'autre part, la Mère de Blonay, et après elle tous les
éditeurs de le correspondance de sainle de Chantai, ayant fait paraître la
lettre < i-devant, il n'a pai été possible de la retrancher de cetie collection.
awi.i: 1629.
cela dam noire Institut, el lesquels s'j sont constamment pratiqués dès notre commencement jusqu'à m tintenant, qui ne sont autres, api ind el universel moyen d'union, que notre
Bicnbeureui Père nous marque dans le Coutumier, de la Bdélité que chaque Sœur doit avoir en son particulier el toutes en général (!<' s'unir à Dieu par l'exacte observance, sinon, dis-je, qoe tous les monastères de la Visitation persévèrent invariablement par ci-après, comme ils <>nt fait ci-devant, s se tenir unis i ' conformes a celui d'Année] en toutes les règles, constitutions, coutume -, cérémonies el manières de faire qui y onl été introduites par notre saint Fondateur, reconnaissant toujours ( 1 i jamais ce premier monastère pou leur mère el matrice, comme il t'esl en < Det, el que de lui ils prennent l'intelligence des < nos* •> de l'Institut, el l'éclaircissement sur les doutes qui pourraient arriver ou la pratique d'icelles. El <j 1 1 ** l'on persévère aussi en la cordiale communication el bonne intelligence les unes ai i c les autres, mais surtout avec la Mère de ce monas-
. par un particulier rapprit et tonte spécial»' confiance i !
munication, non seulement pour les ebosi - susdites, mais aussi pour les difficultés qui se peuvent rencontrer en la conduite des âmes, el en mi I !<• occasions que la sainte humilité el amour cordial peuvent suggérer pour l'entretien de ce «.union r cette pratique de prendre les avis dans l'Institut même est si nécessaire poui conserver notre esprit el empêcher qoe les communications étrangères ne le fassent périr, qu'elle ne se peut a u dei ti op ti lèlement.
i ai vu arrive i tant de profil de I » I» unie intellîj oui r-i
entre nous pour le bien universel de l'Institut, el tant de b • lui mu s , i uhliti'> a ili - m i i > 1 1 1 1 s particulières, que jamais je n^ if s <lu ■•• ni ex i«j< r< i corabi< n il mois est important, i i m e de I» continuel 6dèlem< nL J'ai il daii s i
Q( • • de I • I i que j'aurais <!•• -nainU »< rupulcs cl reproches
de cons4 ience, si je \^- conjurais de tout mon < nui toutes les
Mères et Filles de la Visitation de faire tout ce qui leur sera possible, avec l'aide de Notre-Seigneur, pour la maintenir avec vigueur. Or, comme tous les monastères reconnaissent celui-ci pour leur mère et matrice, il me semblerait bien convenable que les Sœurs de la Visitation, par principe d'humilité, reconnussent pour Mère commune celle de ce monastère, et la nommassent de ce nom; que si toutefois l'on se trouve dépourvu de l'inclination de l'appeler Mère, qu'on la nomme Sœur; car, pourvu que la confiante communication et l'union continuent, je serai contente, et qui plus, Dieu et notre Bienheureux Père léseront. Or, je n'entends nullement que si on la nomme Mère ^ cela porte conséquence à aucune autorité ni prééminence, que celle que lui donnera ce premier monastère tandis qu'elle en sera Supérieure, et que les Sœurs de cet Ordre lui donneront par leur humble, charitable et cordiale déférence. Je ne prétends pas non plus qu'en tout ceci il y ait autre lien que celui de la très-sainte charité, qui a été le seul qui nous a tenues jusqu'ici saintement et très-utilement unies et liées ensemble, en sorte que nous avons conservé notre esprit en son intégrité, et la conformité entre nous si entière et parfaite, que je ne pense pas qu'elle le puisse être davantage en aucune autre Religion.
Je ne vois rien aussi de contraire à l'autorité de Messeigneurs nos prélats, car tout ceci n'est qu'une continuation de la pratique de charité et d'humilité qui s'est faite pour la conservation de l'Institut en la simplicité de son esprit et de notre union cordiale, sans autre autorité que celle des intentions de notre saint Fondateur, ainsi qu'il les a marquées dans le Coutumier, et que je les ai exprimées plus au long dans mes Réponses puises propres paroles; aussi n'ai-je jamais entendu qu'aucun de nos Supérieurs ait eu le moindre dégoût de cette communication. Au contraire, je sais que plusieurs la louent grandemenf el y renvoient les Soeurs de leurs maisons, es occasions dei difficultés qui [sej sont rencontrées es choses de l'Institut :
\\\ii; 1629.
mail pourquoi trouveraient-ils mauvais la persévérance d'un bien si < 1 1 î ! <• aui monastères «le leur juridiction .' aussi ne le feront-ils | unais, moyennant la grâce de Dieu, pourvu que nous le voulions bien nous-mêmes, el que, quand il arrivera des suj de 1 1 * 1 1 1- en parler, nous le lassions, non comme (rime choi nouvelle, ou que nous n'agréons pas, mais comme d'une coulame que Dieu a établie «'t qui s'< bI pratiquée dès le commencement (!<• notre Congrégation, bous la conduite de notre saint Fondateur; car volontiers l'on noua répond selon que nous proposons, el nous proposons selon que nous affectionnons. Celles qui jugeront à propos de leur en parler le pourront foire, * I oaéme leur montrer ce que j'en dis ici. Enfin, il n'j a no obligation que celle d'une humble et cordiale déférence, que nous devons nous rendre les unes les autres, en quoi la Sup rieure «lu monastère d'Ànnec] devra exceller et surpasser les antres, prenant elle-même cou-cil des Mères plus intelligenl pour !•'- affaires importantes dont elle sérail consultée, el 'I' quelles elle n'aurai! poinl «ai la pratique.
lu tout ceci il n'y a rien qui -«ut répugnant à l'espril <l • v- 1 tu el de religion ; au contraire, ce sera nue continuelle pratique det deux principales o'iius de notre saint Institut : <!<• la
tinte humilité par la déférence des unes lux autres, « t d< Irès-saintc (haï il/', conservant par amour le bien commun de notre Ordre, par les mêmes moyens que Dieu nous i doon< s, < i m nous i u'i 'aidant par dei ds et fidèles et en
tout ce qne mois pourrons 'I mi i\n* besoins. Que si nous rom
pOUI l mus puis assurer, mes Irès-clièi i - Sœi
que nous serons bientôt cli u \ omme, an i <»n-
traire, ^ nous sommes si heureuses de l< rv< i i a son en-
)'ai ferme confiance que la divine Providence qui nous
mises «I ani I • ' ■ t mais \ 4 l ni |.,in- un m saint | * m • • • i .
sa | » 1 11 - ;;iamle gloire et profil de DOS lll MIS \ « «m'uim
- I" u- «liclimis .m h- , t spéciale « omluili et prou clmn ,
et fera voir que ce qui est fondé en elle, soutenu et guidé de son bon plaisir, aura plus d'efficace, de persévérance et d'utilité en ses fruits que tout ce que la prudence humaine saurait inventer, et que cette manière d'union est pour nous la meilleure et plus convenable, pour faire qu'en plusieurs cœurs et monastères il n'y ait qu'un seul esprit, vivant dans les mêmes observances et coutumes. Que si nous nous rendons lâches en ceci, certes, nous ne subsisterons pas en notre vigueur et perfection, ni en notre conformité.
J'en vois des raisons sans nombre qui seraient trop longues à écrire; mais je le suis déjà trop, portée de l'extrême affection que j'ai à la conservation de l'esprit tout pur, tout simple, tout pauvre, tout amoureux de sa petitesse et abjection, mais tout généreux et charitable de notre saint Fondateur, qui est le trésor précieux qu'il a laissé à son pauvre petit Institut, et lequel, ce me semble, ne s'y peut mieux conserver que par la fidèle garde de ses intentions, et d'en prendre les intelligences de celles mêmes qui les pratiquent, et tant qu'il se pourra en même lieu. Que si nous ne sommes fermes en ceci, certes, comme les maisons ont souvent besoin de quelque conseil, il est fort à craindre qu'en les recevant de ceux de dehors et de vocation différente, nous ne recevions aussi leur esprit à la perte du nôtre. Hélas! néanmoins pour ce qui regarde l'intelligence de notre Institut et de son esprit, nous n'avons besoin ni de docteur ni de doctrine, ains d'une simple et fidèle observance de ce qu'il nous ordonne, sans glose. Que si nous profondons [approfondissons] et examinons ses sentences et maximes, nous y trouverons sans doute la vraie science des Saints, seule nécessaire à la perfection que Dieu requiert de nous dans notre vocation ; faisons-le donc, mes très-chères Sœurs, plus soigneusement el attentivement que jamais. Je vous en supplie de tout mon cœur, et de considérer ce que je vous dis au pied de la croix, el d'en conférer avec notre saint Fondateur et les autres
Sainti qui ont établi des Religions, plus qu'avec les hommes, ni
la prudence humaine.
.1 ii faH ainsi, et cent ci cent fois j'ai pensé, j'ai regardé celle affaire devant Dieu el notre Bienheureux Père ; je n'ai rien vu (1«- meilleur pour nous, ni plus conforme a ses intentât (jii" ce que je vous (lis, et jamais il ne m'a été représenté qu'aucun mal ou intérêt eu puisse arriver a aucune maison. Au
contraire, j'ai toujours eu cette lumière, que si nOUS \ persé-
ferons, avec l'esprit de simplicité et de charité, les monastère! en recevront par ci-après les mêmes profils et utilités
qu'ilfl ont lait ci-devant ; car la main de Dieu nY>t point raccourcie. e( m Providence, comme disait notre Bienheureux Pèr( voulu mettre es mains de notre humilité et fidélité la conservalion de notre Institut; aussi crois-je, certes, qne ce (pie les Pilles de la Visitation ne feront pas parmi franc el loyal amour,
«Iles ne le feront par aucune autre voie, au moins utilement,
Voilà, mes très-chères Sœurs, ce que je crois vous devoir
dire avant mon départ de cri le v ie. .le vous ai parle si m ei nu. ni
selon Dieu et ma propre conscience, de laquelle j'eusse appréhendé les reproches si je ne I". usse I lit. Considères bien le tout devant Dieu, comme je vnn- eu ai déjà suppliées. Que si -i
divine Bonté vous inspire de joindre \ 8 Cœurf .m mien » n ce BUJ i. comme j'espère qu'elle U : I II vous lui demande/ >a >aint«-
lumière avec humilité, faites-le-nous savoir, s'il veux platt, el lool ce «pu n ra de soi p -, Ion notre a< i oulumée fran
chisc « i « onfiant sous I e, nous v«»u> dirons par
apn - i ■ -pu nous semlde . . î i •■ pour ) donner suil
affermissement après mon décès, «I le loul lelon li simpl
tu coutumi e de noii s espi ii. l.i même je k (pie
v<ois ni é< rivissies « n même temps ce qu'il \" it de
convenable pour c< 1 1 ; et je v.eis en supplie de tout mon cour, un - irèi , ii, res Sœurs, comme .m^i de prendre I» p. In. ri . onsidérei nos Se ors k s Réponses que nous .ivoms
faites sur nos Règles, lesquelles j'ai revues ce Carême dernier, et que je pense que notre Sœur la Supérieure de Chambéry vous les aura envoyées, afin qu'après que vous aurez examiné le tout, vous me fassiez savoir tout franchement ce que vous penserez qu'il y faille accroître ou corriger, et nous le ferons, pour puis après les faire examiner par Mgr de Genève qui les pourra approuver, et le Chapitre de céans, si l'on juge qu'elles puissent servir, au moins à celles qui seront de ce monastère, où l'on tâchera d'avoir toujours une Mère des plus expérimentées et vertueuses de l'Ordre , et des Sœurs intelligentes des choses de l'Institut parleur fidèle observance pour la conseiller, afin que saintement, fidèlement et solidement, elles servent et conseillent les monastères selon leurs besoins et le recours qu'ils auront à celui-ci, ainsi qu'il s'est fait par ci-devant; en quoi je vous conjure, par l'amour et révérence que vous portez à notre saint Fondateur, de vouloir persévérer, et je vous en supplie et conjure aussi de tout mon cœur, mes très-chères Sœurs. Et me croyez que ce sera votre grand bien, que ces trois choses ne partent jamais de nos cœurs, ni de nos mains : soyez invariables en la fidélité de vous tenir unies à Dieu par l'exacte observance; unies et conformes à ce premier monastère en tout ce qu'il a reçu de son Bienheureux Fondateur, continuant avec lui et sa Supérieure ce qui s'est fait par ci-devant, comme j'ai déjà tant dit, et finalement unies entre vous, n'ayant qu'un cœur et une âme, et le seul esprit de notre saint Fondateur, vivant et régnant en toutes.
J'ai confiance en mon Dieu es intercessions de laSainle Vierge, de notre Bienheureux Père, et en la bonté de vos cœurs, mes très-chères Sœurs, lesquels m'ont toujours été si unis et si conlials que vous ferez ce dont je vous prie, pour votre bonheur. Si moins, je partirai de celle vie en paix, moyennant la divine grâce, remettant le tout entre les mains de sa divine Providence, au soin de laquelle de tout mon cœur je recom-
mande cette pauvre petite Congrégation, me consolant que, par înle assistance, j'ai lait ri dit ce que je crois, <'t connais riic nécessaire pour lui conserver ce qu'elle a reçu «le Dieu par son Bienheoreui Instituteur. Impétres-moi de son cœur, qui m'a toujours été si paternel, la continuation Je - 1 sainte conduite, jusque dans la bienheureuse éternité, aGn qu'à jamais
DOUA puissions toutes ensemble, avec lui, aimer et louer éternellement le souverain Bien-Aimé de nos âmes.
Je finis avec ce désir qne Dieu non- comble toutes en général et «haï une en particulier, de ses plus riches gré b, soii de toul mon cœur, mes très-chères et bien-aimé b Sœurs, votre très-humble et indigne Sœur et servante en Notre-
ur.
Sœur .Ii.\\\i:-I'i; \\' OISE Feémyot , de la \ isitation S linte-lfai ie.
h )U l< ni!
LETTRE CMIAW
\ i. \ mi. m. \\ \i-\i \i;u; ROS
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I 5 mjc-
1 m il* de M
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Non pei ce p i'| i t <|u m I mois ,ivon> i . n v otre
d< i mei . lettre, ma très-chère filli , mail ceui qni le devaient emportei ayanl été arrêtés, nous avoni encore eu le loisir d'i répondre Premièrement pour l'argent que v<»u< désirei que nom voui Cusioni préti les, ma Irès-cbère Glle, tous dos
monastères sont en nécessité, excepté celui de Lyon, et ne pense pas qu'aucun vous puisse faire celte charité que celui-là. Vous ferez bien de vous y adresser, et prier nos Sœurs de là de vous prèler cinq cents ou mille écus pour vous aider à commencer de bâtir; ce sera bien assez de celte somme-là pour maintenant, et ce serait une honte de demander deux ou trois mille écus. Je pense que quand vous en emploiriez mille ou cinq cents pour bàlir, il suffira bien pour encore.
Je ne sais que vous dire de ma Sœur N. Il ne faut guère prendre d'avis hors de votre monastère pour ces choses-là, car nous ne pouvons pas voir les esprits ni leurs dispositions. Celte parole que vous me dites qu'elle n'a guère pris l'esprit de l'Institut est importante, d'autant qu'il n'y faut pas recevoir ni garder celles qui ne l'ont pas. Vous avez l'Entretien de notre Bienheureux Père sur ce sujet, et j'en dis assez dans mes Réponses pour vous donner lumière et vous résoudre avec l'avis de vos Sœurs à ce que vous en devez faire. Si vous ne la jugez pas propre, ce serait un bon prétexte pour la renvoyer, que le retardement que font Messieurs ses parents. Considérez bien tout devant Dieu avec nos Sœurs; car c'est une chose importante que de recevoir en la Religion celles qui n'y sonl propres, comme aussi de renvoyer celles qui le sonl et que Dieu y appelle. Voilà, ma chère fille, ce que je vous en puis dire. Si vous pouviez vous exempter de recevoir cette nièce de M. N., qui est d'une autre Religion [Ordre], vous feriez bien; au moins lui faut-il représenter humblement que vous ne pouffes surcharger votre maison, voyant son état*, d'aucune qui n'y apporte de quoi s'entretenir, afin qu'il lui donne une bonne pension.
Pour ce qui est de donner l'entrée de voire monaslèrc à madame la comtesse de X., vous savez bien, ma très-chère Bile, que Ton ne donne point ces entrées en nos maisons qu'aux fondatrices et bienfaitrices. Pour les Religieuses qui ne sont
pas réformées, elles oc les doivent point avoir. Notre Bienheureui Père D€ voulut jamais qoe les Religieuses de Saint-Bernard entrassent céans, depuii que nous fumes sous la règle de Saint- Augustin, et vous éties ici lorsque llgr de Genève refusa un gentilhomme qui s'était employé pour quelqu'une de ses parentes, Religieuse de Saint-Pierre de Lyon, laquelle (tait venue en cette v i 1 1 « - el désirait d'entrer céans. Il se faut tenir en ces choses-là, à ce qu'en marque le Coutumier, el que vous en aves vu pratiquer en ce monastère. Si madame la présidente de Granel m fait votre bienfaitrice, elle pourra entrer; mais il faudra qoe ses entrée- soient limitée! el celles des autro deux
dames, afin qu'il ne s'en fasse point par ilmple compliment; mais seulement a quelques jours, quand elles désireront le retira pour (aire tes i lercices de dévotion. Vous pourra bien donner un liv re des Règles a cette dite dame, et aussi a \I. votre confesseur, pourvu toutefois qu'ils ne les communiquent à pei sonne.
Oh' non, ma chère fille, je ne veux pas que v<>u> VOUS leviez
avec la communauté, ni (pie vous (assiei lei autres choses doni vous êtes dispensée; car cela est utile à votre corps, el nécessaire a mortifier les inclinations de votre esprit. — Pour l'Ouï© crains que votre petite voii ne lasse rire ceui «pu vous i ntendront; néanmoins, il sous l«- voules taire et que v<>> filles trouvent qu'il soit passable, je le veux bien. Si nos Sœurs n'ont rien qui soit n< • me dire, el ï quoi vous ne
puisai» / satistaire, j .1 bien aise qu'elles ne m'écrivent
I , oit une ;;i .inde l'.ilinlli mIiiii i' l't à i .pou Ire .1
Ions nus iiiniiash n >, il m. i, |fc [ .. u d. lemps, « l pOUI << «pu
1 -t de voir leurs lettres, cela m'est indifférent; mai- n< anmoins il est bon d honora jusqu'au! moindres peni intentions
de noti c Bienheureux.
Il faudra assurer \l. votre bon confesseur, cela veut d 1 le lemps qn U m comportera comme il bit, en telle sorte
qu'il soit en liberté de se retirer quand bon lui semblera. Parlez un peu du traité que vous voulez faire avec lui à vos deux dames ; vous savez ce que j'en dis en mes Réponses. — Pour les voiles de nuit, il est mieux de les faire d'étamine, ou de quelque serge ou de petit camelot, que de celui qui est teint en soie. — Or sus, Dieu soit loué! bien que vous n'ayez nul sentiment sensible de vos fautes et que vous les voyiez fort éloignées de vous, ne laissez, à mesure que vous les voyez, d'en faire un simple abaissement d'esprit devant Dieu. Quant à ce qui se passe en votre intérieur, vous savez dès longtemps ce que l'on vous en a dit : ne vous mettez en peine de rien. Allez toujours et sans vous arrêter dans celte voie où Dieu vous a mise, il n'y a rien à craindre; mais évitez toute recherche et propre estime de vous-même tant qu'il vous sera possible; ne faites jamais rien volontairement ensuite de ce mouvement-là.
Conforme à une copie faite sur l'original parla Mère Rosset elle-même. Archives de la Visilalion d'Annecy.
LETTRE CMLXXVI
A LA MÈRE MARIE-JACQUELINE FAVRE
SUPÉRIEURE AU DEUXIÈME MOXASTÈRE VK PARIS
On doit obéir aux prescriptions du médecin. — Admission d'une parente de M. de la Rochefoucauld et de madame de Scnccey. — Additions à faire à une nouvelle lie de saint François de Sales.
vivk \ jksus!
Annecy, 23 décembre 1629.
Ma très-chère fille,
Ces grandes maladies que vous faites me tiennent en extrême peine, et je ne saurais m'en empêcher, quoique de tout mon cœur je remets voire mal et votre personne toute entre les mains de Dieu, pour en disposer selon son bon plaisir • mais véritablement, je crains fort que ces saignées que l'on vous fait
coup sor coup D€ v « > 1 1 — fassent tomber en quelque hydropisie ou grand accident; au mon:-, pour moi, je pense que >i je fosse encore demeurée à Paris, je serais morte, car je n'en pouvais quasi pins, de tanl être Baignée. Néanmoins, puisque I. - médecins jugeai né< essaire <|u<' von- le soyei loua les mois, il vaudrai! mieui von- j assujettir que de von- saigner sept, h h il el <li\ fois coup sor coup, car cela esl capable de ruin loui à fait les forces du corps; el <1»' l'être i«>us les mois, au moins l'intervalle du temps qu'il \ aurail entre deux, serait « .in-i- qu'il ne vous affaiblirait pas tant. Hais nous sommes sous l'obéissance, il \ faut demeurer am creusement el tout abandonner .1 la iliv Ine Proi idence, qui fera en nous et par nous tout qui lui plaira* Puisque Dion von- a donne un corps faible, je vous prie de le soulager lanl que vous j» mm/.
Au reste, je sois qu'il se perd lanl de nos paquets, que ••••la non- lève li confiance d'en envoyer a Chambér} : je ne - lia s'il lient a nos Sœurs de là ou à celles de Lyon, mais j'ai remarqué qu'il s'en esl déjà égaré deux on trois fort importants, que non- avions mandés par cette voie. Cela esl cause que nous attendrons la commodité assurée de von- envoyer quantité de lettres que non- avoni d'écrites, par le Père dom Maurice, qui I « ii ce pays, il i a environ trois semaines, • I ne devail rester que Irois ou qoatre jours; el cependanl non- l'attendions de h en jour, mais il n'csl poiol venu, et ne pense pas qu'il parte avant le jour de l'an I il pourquoi je von- redirai qui esl d du dans les lettres que non- gardons écrites
pool von- les envoyei | u lui que pour la réception de la parente delf< de I» Rochefoucauld el de madame de s j< n'j i d d coatraii •• a l'institul . que sous la poui 1 1 prendre quand vous loodrex, el je serai bien aise que vous leur fassiei celte charité au plus lot I vous pouvies bien ré-
c. I i >.m- allt'inlrr n VOUS <l's.
je n'\ vois rien «pu ne -<• pui->r l.uic, m <|. conlraire I I lu-
3i>4 LETTRES DE SAINTE CHANTAL.
sfitut. Mgr de Bourges m'en écrit un billet; faites-lui savoir ce que je vous en dis; je vous prie de lui faire très-humble révérence de notre part.
Vous ne nous dites rien, par les vôtres dernières, de ma pauvre Sœur de Vigny, et j'en désire extrêmement des nouvelles, car je ne sais où elle est, ni comment elle se porte. Je lui avais écrit un billet, je ne sais s'il pétait dans les paquets qui se sont perdus, et si vous aurez reçu celui où étaient les lettres de Mgr de Genève pour Mgr de Bourges, sur le décès de feu mon neveu des Francs : ce serait bien dommage si elles étaient perdues. — Si vous pouviez avoir commodité, nous voudrions bien que vous nous fissiez la charité d'encore une bouteille de ce bon vinaigre que vous nous envoyâtes; il n'y a point de tel remède. Nous désirerions bien savoir un peu plus en particulier la façon de le faire, car il ne le dit pas assez clairement dans la recette que vous nous avez mandée; nous ne savons s'il faut sécher les herbes, ou quoi.
Or sus, ma très-chère fille, c'est assez pour cette fois vous entretenir : ma Sœur l'assistante m'excusera bien si je ne lui écris ou fais écrire , nous sommes accablées de tant de lettres ; mais, je la salue chèrement et toutes nos Sœurs, avec ma Sœur la Supérieure de la ville. Je supplie Notre-Seigneur leur donner à toutes l'abondance de son divin amour. — Je serais bien aise que le Père Feuillant travaillât à la Vie de notre Bienheureux Père; mais je voudrais qu'il laissât ce que leur Père général a écrit comme il est, car je le trouve fort bien, excepté qu'il faudrait qu'il fit la correction de quelque chose qui n'est pas comme il doit être : nous en manderons le mémoire; mais, pour le reste, je désirerais qu'il fît seulement les chapitres de ses vertus pour y ajouter; il se servirait pour cela des Dépositionë que nous laissâmes et des Épîlres.
[De la main de la Sainte.] Vous m'êtes uniquement chère el la vraie fille de mon cœur. Pour Dieu, conservez-vous, et
recevez ton te la noorrilore que l'on vous donnera pour reprendre vos forces, Le saint <-t <i<»u\ Enfanl dont nous attendons la - icrée nai— vous fortifie par l'abondance <l«i ses consolations et
bénédictions. l>/>< n. — Si noire pam re Sœnrde l ignj esl là, je 1 1 salue, mais de quel cœnrl •!•' voudrais savoir m en vous quittant ql le acceptera le joli logement « 1 1 1 <» nous lui avons offert avec tona nos cœurs, pour la récréer, consoler el soulager au mieux qu'il nons sera possible.
h i toii I» ni!
Conforme à une copie de l 'orijjinal gardé a h VîiilAtîoa dfl Châl
LETTRE CMLXW II
I I \ RBLIGIBl \