I \ TRÈS-CHÉRI PILLE
Ce lerail une très-bonne fondation que celle de Gap, >i elle était munie selon la proposition de 11 . le grand ficaire; quand il \ .un-, i quelque chose de moins, il D'importer* guère.
gg LETTRES DE SAINTE CHANTAL.
La lettre que vous avez écrite à Mgr de Gap est fort bien ; s'il a volonté que celte fondation se fasse, il nous fera là-dessus une claire déclaration. Je suis marrie de ce que M. d'Aoste ne l'a pas approuvée, car il faut tâcher de ne l'altérer en rien; mais vraiment, puisque vous étiez engagée de parole, il n'eût été à propos de se rétracter. Je ne sais que vous dire sur votre aller à Gap, ne sachant pas quelle serait la Supérieure que vous prétendez d'y mener, ni celle que vous pensez de laisser à Grenoble pendant votre absence. Sur la science de ces deux choses je formerai mon jugement, ce que je ne puis faire autrement. La raison que vous me marquez pour ne pas envoyer notre Sœur la Supérieure d'Embrun à Gap est purement vaine, jamais celle pensée ne me vint. Pour céans, nous prenons des Supérieures et des directrices es autres maisons, témoin la Mère d'ici, et laMère et la directrice de Bourg; mais je ne sais comme ma Sœur [de Chàtel] Supérieure céans a pris cette pensée, car je ne pense pas que ma Sœur N. y voulût aller. Elle presse fort que l'on la relire d'Embrun [plusieurs ligues inintelligibles] — Vous verrez ce que j'écris; [je] pense qu'il leur faudrait donner quelque satisfaction d'une façon ou d'autre. Elle mande qu'elles sont dans une nécessité extrême; ma très-chère fille, cerles cela est de grande considération, car enfin leur bien est à Grenoble, et elles ne sont point là par leur choix, mais par l'obéissance. En ces petites villes, il est tout à fait nécessaire d'aider les filles que l'on y envoie; ainsi le faisons-nous, la charité et la raison le veulent quand elles sont pauvres.
le suis fort marrie de quoi M. d'Aoste n'agrée pas l'entrée 'if la petite Madclon. Mon Dieu! pourquoi fait-il plutôt celte difficulté pour elle que pour celle de madame de Chevrières? Oh! néanmoins il faut lâcher de le gagner par douceur et palîei i h vous faisiez ce que vous me dites, de vous adresser
t Mgr de Grenoble, vous perdriez tout à fait M. d'Aoste; ma Supérieure lui écrit. Soulevez le cœur de notre Sœur
A. C; c'est un bon sujel... [plusieurs mots illisibles], pour Dieu, montrez-lui grand amour et confiance, et la relevez tant que vous pourrez. — Nous espérons bientôt la chère consolation de voir notre digne If. d'Uriage qui vous dira derechef nos nouvelles. Je la salue cependant de tout mon cœur qui est vraiment tout sien et tout à fait uni à ma très-chère fille. Je salue toutes nos Sœurs avec If. d'Aosle et M. Antoine. Chérissons-nous mutuellement toutes dans son divin amour. Amen.
Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Pignorol.
LETTRE DCCLXXIII
A LA SOEUR ANNE-CATHERINE DE SAUTEBEAU
UAITRBSn DH \OV |. is. \ 8UMOBLI
Kllc lui recommande L'adhésion à la divine volonté et la sainte joie.
VIVK ••• JKSL'S!
I Annecy, 1621]
Ma très-chère pille,
Non-seulement ma main, mais mon cœur, s'il pouvait, voudrait graver dans le vôtre très-cher les témoignages de sa véritable dileclion pour vous, el m'estimerais heureuse de donner quelqui Bonlagemenl à votre esprit bien-aimé, que j'aime tendrement et fortement, parce que je sais qu'il tend droit à Dieu el n'a d'antre prétention que l'accomplissement d« sa sainte volonté.
Il est viai, cette novice a l'espril faible^ el [je] m'étonne
comme on l'a reçue; mais, ma h ès-clieic fille, après <pie nous
avons l'ail nos efforts pour détourner quelque mal, si Dieu permet qu'il arrive, il nous faol joindre doucement el amoureusement notre volonté .» cette divine volonté qui ■ voulu permettre cela, et (Inneiiii r en p.n\ de l'affaire, quelque mauvaise appai ■ nce qu'aile puisse avoir, Qulrcmenl il n'\ a nul doute < | u •
ne serait plus l'esprit de Dieu qui agirait en nous, mais l'amourpropre. Oh! demeurez donc en paix là-dessus, ma très-chère fille, et détournez doucement votre esprit de tout cela, vous confiant que Dieu réduira tout à sa gloire.
Ma fille, ne regardez guère ce qui passe en vous, mais tenezvous attentive à Dieu; s'il se cache quelquefois, c'est qu'il veut prendre son plaisir à vous voir chercher sa bonté; faites-le donc avec toute simplicité et amour, sans jamais vous lasser en ce saint exercice; tenez votre courage haut levé dans une sainte confiance et toujours joyeuse. Une âme qui ne voudrait pour rien du monde offenser son Dieu aie fondement de la vraie joie. Dieu vous remplira de son pur amour, auquel je suis sans réserve, etc.
Conforme à uue copie de l'original gardé à la Visitation de Voiron.
LETTRE DCCLXXIV
A LA MÈRE MAIUE-AIMÉE DE BLONAY
BUPÉRIEOBS A LYO.V
1 * : "i*""'1 ,le P««rf« *> mademoiselle de Saint-André à la Visitation -
S...» a ,lo,,„„. à ,„„, ,„.„,. „la|ail„ I.:I11|)|acemoilt du (,euxi.me moiMs(.re (lc
l-j-m. — Nouvelles de celui de Bourg.
vins f jésu»!
,. [Annecy], 25 mars [16271.
Mil TBÈS-CHÈBE FILLE,
I De la main d'une Hccrilaire.\ Je bénis Dieu de tout mon
""" 'I- l'entrée de mademoiselle de Saint-André, puisqu'elle
■ bonne el >i aimable. Je crois que celte entrée aidera au
■-'» de la deuxième maison. Je vous ai répondu, il y a plus " don» jours, qu'il fallait attendre M. de la Faye avant de se découvrir ouwrtemenl, pour crainte de la contradiction de "l"1 'I"" »«" »»ea. - .1, ne SU8 écrire à madame de Clie-
prières et à M. de Sève '. Je Le fais maintenant, quoique j'aie toujours mon estomac fort faible.
J'ai vu les ordonnances de notre pauvre Sœur la directrice, il n'y a rien de trop. Je crois qu'il est nécessaire de les lui faire pratiquer exactement; et pourvu qu'elle soit bien nourrie pendant ces remèdes-là, il n'y a rien à craindre; ains, j'espère en Dieu qu'ils lui profiteront beaucoup, et j'en supplie sa Honte; car ce serait une grande perte si cette (ille-là mourait. — Si le livre des Evangiles n'est déjà acheté, je voudrais que tout \ lut, s'entend tout ce qui est de la Bible. S'il est acheté, il se faudrait contenter de cela.
Nos Sœurs de Bourg ne manqueront pas de vous envoyer l'argent des matelas et autres meubles que vous leur avez achetés; car nous leur avons donné trois cents éeus pour leur aider en ce commencement Je vous prie donc, ma très-chère fille, de ne pas toucher à celui que vous avez; car il est pour la béatification de notre Bienheureux Père, de quoi on aura bientôt besoin. Votre maison n'a garde d'avoir faute, la Providence de Dieu en a trop de soins. Je n'ai su faire jugement sur les plans que vous m'aie/ envoyés, sinon qu'il me semble que j'aimerais mieux que vous lussiez au-dessous de ce grand chemin qui va aux Capucins et aux Minimes que d'être au-dessus.
.le vous trouverais trop haut, et il se faut mettre en bon
quartier tant qu'il se peut -. — Sitôt que vous aurei reçu des
nouvelles de DOS Sœurs «le Bourg, )•' VOUS prie [de] nous les
taire tenir. — Votre paquel de Turin sera porté sûrement. [De lu main de lu Sainte.] Ma très-chère fille, je me porte
bien, Dieu merci, mais j<1 suis fort faible, surtout d'estomac.
Dans peu de jouis, j(> serai remise, Dieu aidant Prie! pouf moi, m i très-chère tille; vous verres par les lettres !<• resté.
1 M. (Ir Sèt6 dfl S. mit- \ ii.l t . . président au parlement J.' Lyon.
1 II s'.i'oi d'un l'niplu» emenl poui l<
3o LETTRES DE SAINTE CHANTAL.
[P. S.] Ma très-chère fille, je viens de recevoir vos lettres, je vois que vous êtes toujours un peu touchée, quand ce que vous laites pour nous ne réussit pas tant bien, parce que vous clés toujours la cadette. Or, ne vous en mettez point en peine, je ne m'y mets guère aussi; car, grâce à Dieu, nos Sœurs de Iîourg sont bien ; elles ont été reçues avec un très-grand applaudissement et elles chantent l'Office publiquement. Si elles n'ont pas le Très-Saint Sacrement en leur église , elles l'auront iant mieux en leurs cœurs. — Je vous remercie du petit Nouveau Testament; mais combien coûte-t-il? — Je vous recommande l'affaire de madame Daloz, et que ces lettres soient mises à la poste, et fort recommandées pour être données promptemenl; et la réponse, quand vous l'aurez, envoyez-la promptement
aussi.
Dieu soit béni!
Confurree à-l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE DCCLXXV (Inédite)
A LA MÈRE MARIN-JACQUELINE FAVRE
SUPÉRIEURE A BOURG EN BRESSE
I nces faites à Rome pour les fondations de Verceil et de Carmagnole. — On demande la Mère Faire pour être supérieure à Orléans.
VIVE y JÉSUS!
[Annecy, 1er avril 1627.]
Ma vraie fille uniquement aimée,
Ce m'est grande consolation de recevoir de vos chères nourelles, car votre bon cœur est au milieu du mien. Maintenant,
nie porte bien, grâce à Dieu, mais sans loisir de vous écrire longuement, nins pour employer cette occasion qui portera celle lettre à Belley; dans quelques jours Aï. dePressin retour- ' Dijon, el j'écrirai tant que je pourrai.
Dieu Boil béni <1<: loul ce qui se passe par delà, l'on ne peut
désirer rien de mieux pour Triai préseul des affaires, mais il me tarde bien que nous ayons des nouvelles de Paris; Dieu les donnera telles qu'il faut, s'il lui plaît, je n'en puis douter. Je ne sus encore assembler Mgr et le Père dom Juste pour voir comme l'on pourra nous dégager du Piémont sur l'occasion des longueurs de Rome, où il faut que les affaires de ce monastère de Verceil passent, il nous est remis avec toute sorte de bonne procédure et consentement requis; il faut aussi que l'affaire de Carmagnole passe à Home. Mon Dieu veuille conduire cela si c'est à sa gloire; mais en tout son saint plaisir soit fait.
L'on m'écrit d'Orléans, et c'est le Père recteur, qu'il n'y a que vous en notre Ordre qui puissiez succéder à la Mère de là, et que partant, si nous la voulons retirer, que vous y êtes loul à lait demandée et nécessaire, autrement tout sera gâté. Dieu nous sera en aide en tout, s'il lui plaît, et toutes eboses réussiront à sa gloire. Je ne puis plus écrire, je salue, mais tendrement, ma très-chère Sœur de Vigny et toutes nos Sœurs; je ne puis répondre à ma bonne Sœur Cagues, mais je lui dis par vous que je ne lui recommande pas la mortification du corps, mais oui bien celle du cœur et la sainte oraison; je suis bien aise de la voir toute courageuse. Je ne puis écrire à mesdemoiselles de Lnre et de Saint-Loup; je les salue chèrement, et le cœur de ma grande fille très-cordialement, comme ma bienaimée très-unique fille, que je désire être toute sainte. Soula- E- VOUS fort, et s'il est besoin pour votre saule de dormir tard, faites-le, je vous eu conjure, Adieu, ma fille. Dieu soit béni. —
La Père Bertrand écrira de la Providence. — Tout le monde
vous saine
r.mifiiriiic à uu« copie Ji I origin ii , \
Pari
LETTRE DCCLXXVI
\ MONSEIGNEUR DE NEUGHÈZE
KVÙQl'E DE CHALON, SO.\* NEVEU
Elle le félicite de son zèle pour la gloire de Dieu et le bien du peuple. —
Malheur des temps.
VIVE -J- JÉSUS
[Annecy, avril 1627.]
Mon très-honoré et cher Seigneur,
Le divin Sauveur glorieusement ressuscité comble nos âmes de joie et sainteté ! le bénis son infinie Bonté de la grâce et force qu'il vous a données, pour Lui rendre ce que vous Lui deviez en l'emploi de votre commission à Paris. Vous ne m'en diles rien, Monseigneur, mais l'on m'a écrit que vous y aviez parlé pour le soulagement du pays, avec toute liberté et équité, et, bien que l'on pensait que cela servirait de peu, néanmoins les gens de bien en sont consolés; et je m'assure que votre âme en ressent de la satisfaction, quoique la gloire en soit due a Dieu , seul auteur de tout bien. Je vous dirai que j'en ai reçu une particulière consolation en louant et remerciant Nolre- S gneur ; car enfin, c'est être prélat et père du peuple que de maintenir follement l'équité; et se montrer vrai serviteur de Dieu, là on il va de sa gloire et du repos de ses peuples, sans avoir égard aux intérêts particuliers; oui, car il faut tout perdre plutôt que de manquer à la fidélité que nous devons à Dieu, et à notre propre âme; sa bonté saura bien conserver ce que nous abandonnerons pour Lui, et nous le multiplier au centuple. m Dieu, comme l'on dit, au péril de tout le reste, c'est
[ner el s'acquérir les vraies richesses et honneurs en ce monde, et, ce qui est seul important, s'assurer par les mérites du Sauveur la béatitude éternelle, dont un moment de jouis- I ince Paul mieux que la possession de mille mondes.
J pool dil simplement ce qui me vient, selon mon senti-
ment, qui est plein d'un très-grand désir de ïolre vi ai bien.
Je m'assure que vous le croyez comme cela, mon très-chi 1 seigneur. Dieu, par sa boulé et toute-puissance, vous conserve en sa grâce et en santé, et veuille établir une bonne et sainte paix pour sa gloire et le salut des peuples ! Il esl Irès-justement irrité eonlrc; nos iniquités; car qui a jamais ouï dire que U [ barbares aient fait des cruautés égales à celles qui s'exercent de côté et d'autre? C'est chose effroyable et indigne du nom chrétien! Kst-il possible que les gens de bien ne puissent empêcher ces malheurs? Il semble que chacun soit aveugle et que les prédicateurs soient muets; mais plutôt ce sont i. méchancetés qui nous aveuglent. Faites crier les prédicateurs. Monseigneur, afin que le peuple soit ému à pénitence, et me pardonnez ma longueur.
J'avais un grand désir de vous voir; mais je le soumets h Dieu, pour en disposer selon son bon plaisir. Oh! mon yrai neveu et très-cber enfant, servez et aimez ce grand Dieu de
toutes vos forc( b, je mus en conjure; ne vous épargnes en rien pour cela. Tout ce qui est de ce inonde n'est qu'ombre de bien et passera bientôt ; Dieu seul esl permanent et sa bienheureuse éternité ! Aspirons, je vous prie, de tous nos cœurs à cette jouissance de Dieu, et a cette sainte société des fidèles chr< -
tiens et des Saints, OU nous trouverons DOS cliers parents I I
amis avec di'< joies interminables Eb ! mon élu r fils et neveu, que je souhaite ce bonheur pour nous tous. Priei pour moi,
alin que Dieu me rende digne de Cette miséricorde.
le Buta de cœur, Monseigneur, votre Irès-humblc
LETTRE DCCLXXVII
A LA MÈRE MARIE-HÉLÈNE DE CHASTELLUX
SITIÎRIEURE A AUTl'N
Li icrtu d'une Religieuse n'est pas toujours une preuve da sa capacité pour les charges. — Sage lenteur à accepter de nouvelles fondations.
[Annecy], 22 avril [1627].
Ma très-chère fille,
Le temps m'est long de ne pas savoir de vos nouvelles. Je crois que vous aurez maintenant reçu le plan des monastères; t notre original : c'est pourquoi il faudra bien nous le rendre, car si vous n'en pouvez tirer une copie, nous vous en enverrons une quand nous l'aurons reçu. — Notre Sœur la Supérieure de Moulins m'écrit que vous demandez notre Sœur N. pour êlre directrice. Croyez-moi, ma vraie très-chère fille, celle bonne femme-là est vertueuse ; mais, certes, elle n'a nul talent
ir la conduite des âmes, et je vous prie ne l'y point employer, car elle les gâterait, non faute de bonté et d'affection, mais de capacité pour cela.
Ma Sœur me mande aussi que Mgr de Mâcon a grand désir (I avoir de nos Sœurs en son diocèse, et qu'il nous a donné licence d'établir à Cluny et à Charlieu. Bon Dieu! ma trèschère fille, il ne vous faut point presser de faire tant de mai-
18. Nous ne pouvons pas avoir encore tant de filles capables I onr cela, outre que ce n'était nullement l'intention de notre Bienhenrem Père que nous nous missions en des lieux où, certes, l'assistance spirituelle et temporelle manque. Pour cette i tison, il nous faut retirer nos Sœurs qui étaient établies à Évian, el je sais que celles de Paray pâlissent. Pour Dieu, ma très-chère fille, ne faites point cela. Je ne connais pas [ce] que Charlieu; mais je pense que c'est un lieu où les i- ne trouveront pas ce qui serait requis à leurs besoins.
Pour Cluny, oh ! certes, j'aurais bien de la mortification d j savoir de nos Sœurs, pour des bonnes raisons. Croyez- moi, ma
Irès-chère fille, ne nous hâloni point de tant faire de nouvelles maisons. Tâchons de bien observer ce qui nous est ordonné, cl de rendre nos Sœurs bien solides en la vertu de L'Institut, et puis Dieu nous donnera des lieux bons et propres pour nous décharger; et cependant, assurément, Il nous pourvoira nos maisons faites de tout ce qui sera requis. Je vous dis ceci en Noire-Seigneur, et je me confie en la bonté de votre cœur que vous le recevrez de même; car vous savez combien je suis vôtre, et comme je vous tiens réciproquement pour loule mienne. Je connais votre cœur et son zèle et son affection; 1 pourquoi je vais tout franchement avec vous, que je chéris parfaitement. Sans loisir.
Dieu soit l'
Ci r i f . rn < | l'oriyiii.ii gardé aux Arcliiios de 1' Visitation d Annecy.
LETTRE DCCLXXVII1
A LA MÈRE MARIE- \I\IIT. DE BLO.VAY
Maladie el rétabliaaemenfl de l'archevêque de Bourgea. — Annonce d'un voyage. —
aey], il avril 1617].
Enfin, ma Irès-chère fille, nous avons reçu vos lettres du
11' avril, mais non pas celle- que vous dites m'avoir écrites
quatre jours avant. J'ai reçu aussi dimanche des lettres de notre pauvre cher archevêque [de Bourses], qui a été malade exlièineuieiil ; des |<> jeudi gniS jutqu 'au jour de IViqiii -,
il i gardé le lit, de sorte qu'il est dans une ij grande i. ibl< ise
que d l'un mois il ne saurait enln j i nd \n\
venir ici; mais il nous promet, avec une affection nonpareille, de venir le fin plus tôt qu'il pourra, n'ayant rien du tout qui le relarde que son mal, de façon que je pense qu'il sera ici à la Gn de mai, ou au commencement de juin. Cependant, pour gagner do temps, je vais à Belley1, Grenoble, Cliambéry et Rumilly, et reviendrai ici, Dieu aidant, pour recevoir notre bon prélat ; car de m'absenter tandis qu'il fera l'affaire de notre Bienheureux Père, cela ne se peut; mais incontinent qu'il aura fait ici, je m'en irai à vous. ïi nous mande que Mgr l'archevêque lui a promis les établissements pour [le second monastère de] Lyon et pour celui de Bourg.
Non, ma chère fille, ne m'envoyez point de Bible; mais bel du bon libraire quand il pourra imprimer le Coutumier ( t les Règles. — Mon Dieu ! que je suis aise de la santé de votre chère directrice, et de ce que nos Sœurs vous donnent tant de contentement; car j'espère que Dieu l'est aussi. De vrai, votre Sœur l'assistante est bien a mon gré; mais qu'elle se rende attentive à ce que je lui dis pour sa perfection. — Mais, par ce que vous me dites, je me vois sans espérance d'avoir une Supérieure de chez vous; Dieu pourvoira d'ailleui
us allons à Belley, et de là à Grenoble, où je vous prie nous faire «avoir les lettres que vous recevrez pour moi entre ci [et] le 15 de mai, car je pense que nous y serons jusque-là. Je ire bien que nos lettres soient portées par la poste, afin que celles (1 Orléans soient reeues à temps. Vous verrez leur importance; je vous les recommande, et de toujours prier Dieu pour m i, et toutes nos chères Sœurs, que je salue avec vous du m illeurdemon cœur. — Château-Gaillard3 est bien haut, ce me
1 Ce fol !<■ l'r mai de cette année 1627 (dit l'histoire de la fondation de présida é l'élection de la Mère P. G. de la Grave, qui, la Mère M.-Marg. Michel pour Dijon, avait gouverné I • • fii qualité d'assi tante commise.
* I pour rétablissement dn second monastère de ï.yon.
semble. V pourra-t-on avoir de l'eau '-il pai au-dessus
Carmélite Adieu, ma fille; le saint amour règne dans voire chère âme!
Vous êtes uniquement mienne, mais je suis aussi uniquement vôtre en Celui qui est notre unique prétention, qu'il soit béni ! Nous venons de recevoir votre paquet précédent et le dernier. Adieu, ma vraie chère fille.
•;formc ;'i l'original jjanlc" aux A relut os <\c la Visitation d'Annecy.
LETTRE DCCLXXIX
A LA MÊME
M no doivent pu travailler pour leurs parents. — Kslimo pour la
•i-l iiite.