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I. - princes et de Votre Altesse Royale

LETTRE MVl

A LA MKRK ANNE-THÉRÈSE DE PRÉCHONNET

su ifoxmaBâvn

\ empécbemeali à li fondation tU Turin. — Mutèn au ptopfa <n Sttoie.

VIVE 7 JÉSl il

[Annecy, 1630.]

Or sus, ma très-chère fille, n'affliges plus votre cœur bon et tout aimable, qui aime cette chétive Mère si uniquement, sur l'appréhension du vuja;;»1 de Piémont; car il faut que je con-

M que je crois (jue la divine Piovidence ne nous veut pas en

oc pays-la; an moins j'ai ce s» iitiment maintenant, |)arce que toutes les lois que nonsatons été prêtes de partir, Dieu a toujours envoyé des empêchements si puissants que nous avons été contraintes d'arrêter, au moini deux années dernières; car l.i poste doos arrêta l'ann< e passée que tout était prêt. Les princes el les prino paient écrit pour nous (aire partir,

- nous fumei reti uni -, parce qu'il (allait (aire quarantaine ; Iteanix e, comme l'on \ pensait aller, en -or te que le mardi de Pâqu< - • lut pris pou cela, I» guerre cal venue, qui en s inssi empéi bé. i.t maintenant nous u* m - revoyons dans la peste ,|iir l'armée nous » laissée après beaucoup de pertes, de rava-

I t d'afflictions : le- soldats ont lai.o en rett»* pauvre

ville, qui en est dans ""<■ affliction qui ne se penl dm- ; cela est arrivé par les meubles qu'il- ont pris dans les villagei lnfe< et les ont apportés ici, on il- les ont vendus. Dieu par son infinie bonté veuille avoir pitié des calamités el misères de ce pauvre

peuple. Ne soyez point en peine de nous, ma très-chère-fille, car nous espérons que Notre-Seigneur nous continuera sa protection et nous préservera, si c'est son bon plaisir. Ne nous envoyez pas de messager exprès, et n'attendez guère de nos nouvelles, quoique nous tâcherons de vous en faire savoir de temps en temps, comme nous pourrons.

Au reste il est vrai, ma fille, qu'il n'y a rien dans la lettre de l'union qui ne soit conforme à l'Institut; je serais bien marrie de jamais conseiller chose aucune qui y fût contraire. Je bénis Dieu de quoi M. l'official a prévu ces trois points. Et pour ce qui est de celte protestation, le Père à qui j'en avais parlé, pour le dire à ma Sœur la Supérieure du faubourg [de Paris], prit l'un pour l'autre; car j'avais bien pensé qu'il serait bon de la faire, pour donner un peu d'attention aux Supérieures d'observer et faire observer les Règles et tout ce qui est de l'Institut, mais c'est une pensée que je n'avais pas encore bien digérée; et, en la façon que je l'ai entendue, je suis bien assurée qu'il n'en peut point arriver de mal; mais cette chose n'est pas encore résolue. Enfin, ma très-chère, la lettre que j'ai écrite n'est autre chose que le Coutumier; mais j'en recommande l'observance, sachant encore plus particulièrement les intentions de notre saint Fondateur sur ce sujet. Ainsi que je le dis en mes Réponses, le point de cette protestation y a été ajouté à Paris, et par équivoque, car je ne veux rien de nouveau. — Mais dites-moi votre sentiment sur ces allées aux bains, car je ne puis accorder que l'on y aille, sous quelque prétexte que ce soit, bien que celle qui y est allée l'ait fait sans conteste. — Je salue votre chère âme et lui souhaite, comme à la mienne propre, ce pur amour de Noire-Seigneur; qu'il soit béni! Mille saluts et bénédictions ;i nos Sffurs.

'irrno à une copie de l'original flardé à la Visitation de Kiom.

LETTRE II VII [Inédite) \ i \ m in ï : IfAIIB-ÇONSTANCE m: B1BSSAND

SIPKHIUHK M MOI

Dispoi prendre pour la communauté* •!<' Ilonlim : cboii d'une Supérieure.

Pond ition (!<• Nantes.

uu ; ah

[Annecy, ISSO.]

M.\ TRES-CHKRE Fil. LE,

Je vous ai déjà réponda que, faisan! considération que vous n'aie/ plus que quelques mois de supériorité dans notée monastère de Moulins, je croyais que vous pouviez être employée

a la fondation de Nantes '. Mais avant que de partir pour y

aller, tous devei conclure dem choses : L M'affaire de ma Sœor U.-Aimée [de Iforville], an moins par quelque article que tons laisserai à \<>< Sœurs pour leur servir d'instruction; l'autre est

i monastère doit ion existence i la piété de madame Hardooin, qui, frapp» -■ des maximes de hante perfection contenues A*n\Y Introduction à lu

enl a elle-même : Si le saint Evéque de Genèse en

• ■ t. Mit il- nnes <1 u monde, qur ne doit-il pa< demander d<« >•■> \\<-

isea ' Il le i ette pensée lorsqu'une rail «*1 1«* crut entendre

nseuheureui lui r cei donoes parolea Contribues i I

• ut de mes iill<^, et roui glorifier! I1 i. Dès Ion elle poursoitil son entrepri r< lonblemenl d< \\ neur de Vantes,

Philippe Co«|h. m, u »ions qu'à la condition ei presse de

\<.ir li M ! même cette fondation, car, assurait-il,

nit de v emblable eu i«>iit I Institut . En juillet, la

commun mté de Moulini dut

' \l Marie-Mai lerite d'Kpineul , M

Charlotte de Feu t M I rine Durye, Marie-Marthe Du h : M

utine de Serry. Toutef • réuionir de I . i ildisM*tnrut ne M lit <ju<*

ptembre. Voui devom estimer n< -tr bien fortuo

Yèi6(\ur de Van Dieu I Ion d*une * liate en 11 personne

Constance. P i, elle

attm I mr 1 1 rille. HUt i

de regarder entre les mains de qui vous laisserez votre communauté. Et pour moi je pense, puisque vous avez de bonnes et vertueuses Sœurs, comme ma Sœur M. -Angélique [de Bigny] et ma Sœur M. -Henriette de [Rousseau], que vous devez proposer aux Sœurs en Chapitre, si elles en veulent élire une de celles-là ou telle autre qu'elles voudront, ou pour assistante [commise] ou pour Supérieure. Que si elles l'élisent pour assistante, peutêtre que dans quelques mois nous leur pourrions donner une Supérieure, en cas qu'elles ne fussent pas contentes d'elle. — Je ne vois pas qu'il y ait apparence d'envoyer des Sœurs en cette fondation, si vous ne les y allez conduire, car je connais l'esprit de Mgr de Nantes, qui se tiendrait offensé si on le refusait. Mais laissez votre maison en bon ordre, le mieux que vous pourrez, et allez au nom de Dieu. Cette affaire est pour sa gloire et pour le bien et utilité de votre maison, chacun y doit contribuer; mais toujours devez-vous tâcher de la laisser au meilleur état qu'il vous sera possible; et pour cela il faut que vous voyiez en charge quelque Sœur avant que partir, celle que nos Sœurs éliront pour Si*périeure ou pour assistante. Si vous laissez ma Sœur M. L. à Moulins, et que l'on y élise une Supérieure de dehors, je ne vous conseille nullement de la laisser en charge, ains de faire élire une assistante pour gouverner en votre absence. Je pense que vous pourriez proposer ma Sœur J. -Charlotte de Bréchard et quelqu'une de ce monastère, si vous le jugez à propos. Mais je crois que ma Sœur M. -Henriette réussirait fort bien là, car je la trouve fort judicieuse, et m'assure que son gouvernement serait utile si elle l'accompagnait de suavité, et j'espère qu'elle le ferait. Que si ma Sœur M. -Angélique n'est pas élue pour Supérieure ou assistante, vous ne la devez pas emmener à Nantes pour cela, parce que c'est une fort brave fille qu'il faut laissera Moulins, où je pense que si nos Sœurs ri'' la choisissent pas pour les conduire, que ce sera ma Sœur M. -Henriette, et elles se lieraient bien ensemble; car pour ce

qui est de son désir de venir ici, il n'eu faut pas parler m la saison où nous sommes.

Il me semble qu'avant votre déposition vous devez faire1 le choix, avec nos Sœurs, de celles que vous emmènerai. [Deux lignes illisibles.] Choisissez-en de bonnes et qui -nient de ban exemple, le tout selon que Dieu vous inspirera. .J'enverrai votre lettre à Mgr de Grenoble, et prierai ma Sœur la Supérieure qu'elle Tasse en sorte qu'il n'y ait point d'empêchement d'avoir lolre obédience; mais si vous êtes pressée (le partir avant que la recevoir, vous ne laissera pas de partir, sur l'assurance que je vous donne que je crois qu'il l'agréera. \Plusi< itrs lignes iiu'nh lli<jihl(s.\ Elle appréhende que notre Sœur If.-Angélique demeure en charge; mais je lui mande que la Règle ordonne de laisser les Sœurs en liberté de choisir qui bon leur semble '. Voyex-VOUS, ma fille, j'ai sentiment que ma S<eur IL -Henriette donnerait une satisfaction plus générale que pas une, à cause

de sa grande douceur et bonté, et je pense qu'elle se portera

mieux elant en charge, car l'exercice porte et donne du cou-

. le vous (lis ma pensée : si les lilles jettent les veux |Qr

elle, il serait bon qu'on l'élût Supérieure; en l SOUS pnur-

111/ laisser ma Sœur M. -Marguerite [d'Epineul|ou Anne-Marie.

[Deux ligne* illisibles.] Ceci soit dit entre nous deui ; car

' dans la parfaite confiance que je perla, et dans le seul ! de la gloin de Dieu, non que je veuille croire détermi-

nément Or, [| i.iut que sons smmeniei an moins une tille rin-

cère, droite 1 1 capable de vous seconder tant m maladie qu'en

saule, laquelle saule je mus i ,« ..minaude ; < t pi.ur cela, m;i I die, je mus prie, par tout I- crédit que mu s m'a m/ donne sur mu-, de ne mus point travailler à des oMivres pénibles, de na tin,- aucune austérité qna comme la communauté,

I • J.s juin l«.;',o ! i . otnmun nt< si M- •»* Im - .lut poai 5ap< ri 5œor Mari' Vi tique '!<• Bigni .

de bien manger, de bien dormir, et de ne point veiller le soir; mais que ceci soit une règle en ce sujet, et ne m'alléguez point les affaires; car j'en ai plus que vous, une famille très-grande, de grandes et fréquentes réponses, et jamais je ne veille. Oh Jésus î j'ai tant de confiance en votre amour filial que vous me donnerez le contentement de faire ceci.

Pensez-vous, ma fille, que mon cœur ne sente pas aussi bien que le vôtre l'éloignement que vous allez faire? Oui, certes, et plus que vous ne pensez, car je m'étais promis la chère consolation de vous avoir un peu auprès de moi ; mais puisque Dieu veut que nous fassions ce dépouillement, sa sainte volonté soit faite. Vous aurez, je m'assure, toujours souvenance de moi devant Dieu, et nos cœurs continueront leur sainte union en son divin amour. Oui, ma fille, jamais rien ne nous séparera de la sainte dilection que nous avons en ce divin Sauveur. — J'écris à Mgr de IVantes, c'est un digne prélat, mais il faut aller avec lui avec une grande liberté et confiance filiale, sans art. — Je voudrais bien que notre petite Sœur F. -Angélique [de Fésigny] fût ici. J'écris à Lyon que si l'on nous renvoie, comme je l'espère, ma Sœur M. -Aimée de Blonay, que l'on vous en donne avis promptement, et vous la feriez mener, s'il vous plaît, à Lyon, et elles viendraient ensemble. Que si cette occasion ne se présente, à cause des gens de guerre, il faudra employer la première qui se rencontrera; et pour ma Sœur A. -Thérèse, comment la laisserez-vous là? Je la trouve bonne fille, et qui serait utile. La petite [Sœur] de Feu désire aussi d'aller avec vous, ses raisons sont considérables. — Mille et mille remercîments de vos beaux Ar/nus; je voudrais que nous eussions chose qui vous fût convenable, elle serait bien vôtre, je vous en assure. — Ma chère fille, jo vous prie de dire à ma Sœur A. -Thérèse et à ma Saur M. -Charlotte de Feu, que ce que je vous réponds d'elles leur suffit, et que je n'ai le loisir de leur écrire.

Conforme à ne eopU de l'original gardé" à la Visitation de Cnambcry.

AXNEE 1630 145

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