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LETTRE MIAMI

A LA MKHi: PRANÇOISE-GASPARDE DE LA GRAVE

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! ration en traitant ttec une fondatrice. — On propose d'établi

wonutilmi i Orara et u Pont-dé ■Benotoiiio.

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Ma tkks-ciikke Fii.i.i:, Je \ nus remercie de tout mon co-ur du soin que VOUS ave/

eu de faire tenir noire lettre à mademoiselle rie la Tuilière.

Il des Echelles nous a promis de lui faire tenir ('elle que nous lui écriions encore: vous prendre/ seulement celui de nous en

(aire tenir la réponse, si moodîl sieur des Echelles vous la

remet.

Quant îi votre petite Snmr qui a ce grand désir d'être voire

fondatrice, je vous ai dit, ce me semble, tout ce que je vous peux dire sur ce sujel ; il faut laisser agir en cela le Saint-Esprit, sans vous en mêler b Miicoup, ni pour l'y pousser, ni pour

I en ditertir, linon es occasion. Puisqu'elle a parlé à ses parent-, làcbei de modérer l'affaire tant qu'il vous sera possible, et je tous supplie, ma Irès-cbère Bile, puisque le père même vous <n i parlé, de faire paraître en ce sujet quel est l'esprit de

la Visitation, par une loave modération en cet .u» ouimode-

ment. — Quanl à ce qui esl de la fondation d'Ornans, je ne pi ose pas qoe M. Clément soit pies d'obtenir la permission de l'archevêque. — M. des Echelle* m'a parlé du Pont-de- Beaovoi i roui pooviei roui établir là, je pense que ce se-

rait on grand bien. El en ce cas, ma Irès-cbère fille, il ne faudrait pas parler de l'autre, cai je sais par expérience que quand Ton tire d'une maison des filles pour une fondation, < i il In eu asseï pour une bis, car il faut loojoorsqu'il ) en demeure de bonnet pour servir là maison et donner bon exemple el édi fication a celles que Pon j reçoit nouvellement Si pourtant la

fondation d'Ornans était prête, vous y pourriez mener les Religieuses; mais souvenez-vous, ma très-chère fille, qu'en faisant de nouvelles maisons, il faut avoir un grand soin de conserAer celles qui sont faites.

Je salue de tout mon cœur votre chère âme, ma toute chère fille, sans oublier nos chères Sœurs, auxquelles [je souhaite] le comble des perfections de notre saint Institut, par une exacte observance; mais avant tout particulièrement l'abondance du saint amour, auquel et par lequel je suis d'une affection incomparable, ma très-chère fille, votre très-humble et indigne sœur et servante, toute vôtre et de cœur vraiment sincère, mais toujours accablée d'écritures.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MLXXIII

A LA MÈRE CATHERINE-CHARLOTTE DE CRÉMAUX DE LA GRANGE

SUPÉRIEURE AU PREMIER MONASTÈRE DE LYON

Oppositions qu'apporte Mjir de Genève au départ de la Sainte. — La direction des âmes est le premier devoir d'une Supérieure. — Nécessité de détruire tous les exemplaires des faux Entretiens.

vive -j- jksus!

Annecy, 23 février 1631.

Ma bo\ne très-chère fille,

J'admire votre bon cœur de prendre une joie si grande en J'espérance de voir mon inutilité; car, en vérité, je me peux nommer de la sorte. C'est la vérité que le bon M. Gautery trouva à son arrivée quelque entrée dans l'esprit de Mgr de Genève; mais, du depuis, il a tout à fait résolu de ne m'y laisser pas aller. Je crois que si Dieu ne dispose son esprit autrement, il ne me permettra pas de bouger d'ici ; et je ne pense pas d'être si nécessaire et utile à nos Sœurs, que Dieu veuille pour cela plier le cœur de mon Supérieur pour permettre que j'y aille. J

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