‹ LettresChapitre 98 sur 281 · livre iesjauz Entretiens pour voir [ce] que c'était; mais nous · texte numérisé non relu

livre iesjauz Entretiens pour voir [ce] que c'était; mais nous

en avons été toutes scandalisées, voyant la hardiesse de renverser tout a lait l'esprit de notre saint Fondateur et les demandes qu'on lui a faites, de sorte que je vous prie de les hrùler tous

ou bien de v«»u> en servir à plier des paquets ou coller les châs-

-t uu livre qui ne mérite pis et qui ne doit jaunis être lu.

\.»s Sœurs de llumillv, se plaignent de quoi elles n'ont pas i • ' ; ! les deux ou trois exemplaires des vrais Entretient que V Cœursillj devait i looi les monastères; vous Gares bien |l.i| charité de les leur Eure tenir, le saine de lotit mon cœur voire chère nue, ,t mpplie Notre-S< i [neur de verser en elle l'abondance des grâces de son laint et pur amour, comme aussi sur

Ion te> ues Neui s, .pie je salue ti.s , le i .ni- ut <!rOVOS Me je

rais et lerai d'une affection invariable et de tout mon sœur, m i Irès-chère fille, sotre Irès-humble et indigne sœur cl -

vante, qui est tout à sa très-chère fille, qu'elle aime de cœur

entier.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MLXXIV (Inédite)

A LA MÈRE MARIE-JACQUELINE FAVRE

SUPÉRIEURE AU DEUXIÈME MOXASTÈRE DE PARIS

Comment s'insinuer dans les cœurs pour les porter à Dieu. — Craindre que de trop fréquents rapports avec le monde nuisent à l'esprit de simplicité.

VIVE \ JÉSUS

[Annecy, 1631.]

J'écris donc pour la Sœur M. M. dans la ci-jointe; je crains fort que celte petite Mère ne soit de difficile guérison de cet esprit méfiant qui fait tant de mal. Oh! c'est la vérité que celui de notre Sœur N. est tout à fait humain; c'est pourquoi je ne la veux nullement ici, car je n'ai pas assez de loisir pour la servir selon son besoin. Elle a pourtant le cœur bon, de bonnes lumières, mais lâche à se vider du monde et d'elle-même : je crois que dans le détroit où elle est, vous lui profiterez grandement; mais il lui faut de la confiance, sans la flatter pourtant. Vous lui trouverez bien quelque chose de bon, mais qui est fort embarrassé. Il est vrai que M. Vincent est un digne serviteur de Dieu, et je suis consolée de quoi vous le reconnaissez.

[Le reste est coupé; au dos de la lettre est écrit ce qui suit :] ,1e n'ai le loisir d'écrire à notre Sœur de la ville; elle me mande que toujours l'on veut notreSœur [la Supérieure] de Bourges: cela est fâcheux; car, outre le préjudice qu'en recevra sa maison de Bourges, ce frère attirera des courtisans, ses bons amis, en votre rjarloir, et rendra votre maison une cour mondaine. Mon Dieu! que cela m'est à charge! car enfin il est à craindre que parmi ce commerce de tant de monde nous ne perdions notre sim-

awki: 1631, plicité et union avec Dieu ; ga Bonté nou< prémunis» le ce mal! Notre Soeur la Supérieure ne dil qae cette chère Sœar de Boorges loi sadcédera en m charge, n'en voyant p ûntchei elle;

je ne trouve pu cela borsde propos, pourvu qu'elle soit quelques mois avec roufl pour prendre le vrai esprit.

Conforme à une copie et I '•ri gtoal :;ir.!.: a la ffiaitatioi li Cli imWry.

LETTRE IILXXV

A ! A M il: r. INNE-ll IRGURRITE CLÉMENT

i Dieu m commaniqafl à aoeân •. elle n'a qu'à i*aoétntir <'t à le bâtMt faire.

Deman le de pi i<

VIIK ; -

[â— cy, ii.u.]

le suis tort satisfaite, ma très-chère fille, du bon jugement que votre digne prélat fait de la conduite <le Dieu sur vous Bénie loil éternellement une si grande Honte, qui daigne se communiquer si abondamment à ses pauvres et indignes créatures. M.i fille, je n'ai rien a vous dire là-dessus; suive/ fidèlement ce que votre digne prélat vous a (lit. Vous n'avez (jii a

irder Dieu et Le laisser (aire, vous anéantissant tout en Loi. Puisque ion amour vous permet <le Lui parler si amoureusement

i familièrement, je voos prie, ma très-chère fille, <le lui présenter quelquefoii mon chétil cœur, Le lupplianl en toute humilité <le le rendre lool lien » t d'en disposer « son gré, loi

ml 1 1 <pi';l i issg et louffrc tout lelon le même très-

sainl boa plaisir. Recommandes-Loi fort notre pauvre petite Congrégation; qu'il \ fasse régner son esprit. Aimes-moi loujoon chèrement - n ion saint amour, et m'i recomman les iouvent, « t .ivre i.mi d'affection que j'en ress( nte !• i effets lelonla mesoi t de ion adorable volonté.

J'ai lo moi-même les deui pagei de votre lettre touchant

voire intérieur, ma très-chère fille, sur quoi je n'ai rien à vous dire, mais seulement à louer Dieu des grâces et des lumières qu'il répand dans votre chère âme, à laquelle les paroles des créatures sont inutiles et insipides, puisque le Créateur lui daigne Lui-même parler ',

Extraite de la Vie manuscrite de la Mère A.-Marg. Clément.

LETTRE MLXXVI

A MONSIEUR L'AVOCAT PIOTON

Affaires.

vive -j- jésus!

Mon bon et très-cher frère.

Annecy, 13 mars 1631.

Nous avons envoyé vos lettres aux Barnabites. Nous verrons quelle sera la bonne volonté de M. le chevalier. Notre nécessité présente nous ferait bien désirer qu'elle nous fût favorable: néanmoins , mon très-cher frère , nous ferons toujours tout notre petit pouvoir pour satisfaire à tout ce que nous devrons. Monseigneur et moi écrivons à ma Sœur la Supérieure [de Thonon] ; nous sommes extrêmement en peine de la savoir dans l'indisposition où nos Sœurs nous disent qu'elle est. Nous lui écrivons d'user de toutes les viandes et remèdes qui lui seront jugés nécessaires par le médecin et son confesseur; il faut qu'elle obéisse.

Nous serons fort aises que vous tiriez ce que vous pourrez de M. de Vallon; mais pour M. de Félicia, certes, nous désirerions bien qu'il nous payât. Mon très-cher frère , les rivières Boni tellement basses céans qu'il n'y a pas une goutte d'eau,

1 Cette lettre est une réponse à celle que la Mère Clément écrivit à sainte de Chantai, en date do '.) janvier 1031.

de sorte que nous employons volontiers l'aide «le nos amis, pour qu'ils coolribaent de learo peines à nous faire tirer qoelque chose

de ceoi qui nous doivent; car, pour QOUS, nous n'y pOOfOBS

réussir; aassi sommes-noui dans une disette si grande d'argent que je n'ai jamais vu cette maison dans l'étal <»ù «'Ile o<t, pour dorer si longtemps. Dieu soil loué <le tout, mon très-cher frère, <•( mus rende nu grand saint! C'esl «le tout mon cœnr que je L'en supplie, et que je me «lis votre Irès-humble, etc.

Conforme à loi^inal i Irchiftt <!•• li Visitili Cf.

LETTRE ULXXVI1

\ i. \ SCBI I m \i;ii.-si:i; IPflINB DE L IL \\i)i:

1. 1 |» n\ de l'A 'iir s'acquiert par la totunittioii vu bon plaisir de Dîcvl

flfl y JK-;

[Aiin.( |, ISS1 ]

M I 1 1:1 S- 1 m i:r. PILLE,

Depuii que vous m'eûtes écril les difficultés que vous aviez en notre maison de Riom, je pensai qoe, si cela continuait, il fallait que août vous trouvassions quelque remède el soulagement, ce qui ne se peul que par le changement de lieu ; i pourquoi, sachant ce qui le passe, je pense que votre esprit retirerait nue grande utilité de l'assistance el conduite de notre lrès-ch< v or la Supérieure du faubourg de Paris, el pour cel « je L'ai priée de vous preu Ire Mais, ma très-* hère fille, je voua prie el conjure de porter » celte lionne \l< <• un cœur

détermine à si laisser manier et plier leJofl le bon plaisil de

Dieu. Soyei lùre, ms très-chère fille, que -i mus \ ail»/ auv cette disposition, voui i Irouverei les vrais moyens de paii et de perfection dani votre vocation, et celi lanl de douceur

que vooi lentirei - I i ip riint nto n i combien Dieu roui lait de

miséricorde de vous conduire là. Mais je vous conjure de nouveau d'y aller avec une ferme résolution de vous quitter vousmême, et de vous perfectionner dans une entière soumission de votre propre jugement et de votre volonté. Tenez-vous-y si humble et si basse que tout le monde en soit édifié. Bienheureuse sera l'âme en qui reluira cette excellente vertu d'humilité et d'amour de l'abjection. C'est cette vertu que je vous désire par-dessus toutes, comme je la souhaite pour moi-même et pour toutes les filles de l'Institut dont elle est l'étendard. Que Dieu nous accorde cette grâce, s'il Lui plaît.

Conforme à une copie gardée aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MLXXVIII

A LA MÈRE JEANNE-CHARLOTTE DE BRÉGHARD

A II l(i. M

Compossion pour la Mère de Bréchard et sa communauté. — Prière d'achever l'histoire de la fondation d'Annecy.

vive f jèsus!

Il était bien raisonnable que j'attendisse comme se comporterait ma Sœur \Ï.-Séraphine auprès de la [nouvelle] Supérieure, et de savoir si celle-ci [la Mère Charriel] la pourrait supporter, avant que de parler de faire ces changements qui sont de si grande conséquence. Ma Sœur la Supérieure du faubourg de Paris, de qui la charité est notre recours universel en tous nos besoins, s'en chargera. Elle doit aller ce Carême à Troyes, mener des filles en une maison de Religieuses qui désirent des nôtres, parce qu'il est nécessaire pour la gloire de Dieu qu'elle voie un peu elle-même la condition de ces esprits-là. Vous lui pourrez écrire, afin qu'elle vous marque le temps auquel vous la lui enverrez ; après quoi vous la lui ferez conduire le plus convenablement qu'il se pourra, avec quelque honnête fille,

A.wi.i; 1631.

selon que vous jogerei le mieux. J'ai confiance en Dieu que tout se passera doucement, < i qu'élanl BOOfl cette boooe Itère, (die se remettra à sou devoir.

V «mis n'étei [nu exempte, à ce que je vois, de pauvreté el misère, non plus que nous. Croyez, ma chère fille, que chacun

en a M bonne part. Je suis extrêmement manie de VOS CODti-

uuelles maladies; je m'assure que l'on ne manque pas de vous

donner tous les soulagements qui vous sont nécessaires. — .l'ai pense (pie je devais écrire à ma Souir Seraphine de l'air (pie je lais, afin de lui faire taire ce passade plus doueement; et puisce n'est [pas] mon air de ravaler les esprits pour les gagner à Dieu. Voilà, ma très-chère fille, ce que je vous dis brièvement pour envoyer votre homme promptement, qui arriva [hier] à soir

à la nuit, et QOOfl lui taisons son dépêche ce matin.

Quand sera achevée [l'histoire de] la fondation de cette

maison ' car cela retient que l'on ne peut écrire les autres qui si> multiplient, lia poivre vieille très-chere lille, (pie j'ai hien envie que VOUI en lass-e/. une pour soulager votre maison; mais il tant attendre le secours de Dieu, (pli renverra quand moins l'on ^ pensera; et cependant se reposer en sou soin et

préparer de bonnes fillei pour cela, car certes il n'j tant plus mener d'espriti mal laits. I <»ns voyei connue vous mus trouve/

de notre honni- Soiir F.-C ilherine [ de ( ierhex |. — Oh ! honjoiir

mille fois, ma Urès-chère fille. Dieu vous comble de son lainl amour, auquel je mis et deecrar incomparable, tout a fait vôtre,

vous h- savez dis longtemps

LETTRE MLXXIX (Inédite)

A LA MÈRE MARIE-JACQUELINE FAVRE

sipérieurb au deuxième monastère de paris

.\écessité de voir par elle-même l'état du couvent de Troyes qu'on désire incorporer à la Visitation. — La Sainte trouve beaucoup de rapports entre son attrait intérieur et celui de la Mère Faire. — Mécontentement de madame du Halliers, à qui on a refusé l'entrée du monastère d'Annecy.

vive f JÉSUS !

[Annecy], 16 mars [1631].

Ma très-chère et très-amée fille,

Il sera tout à fait utile, voire nécessaire, que vous preniez cc:maissance des esprits de ces bonnes filles de Troyes, et qu'elles vous voient et prennent confiance en vous, afin de les pouvoir mieux aider, soit par vous-même, leur écrivant, soit par les conseils que vous donnerez à la Mère, et peut-être pour en amener quelqu'une. Vous ferez donc très-bien d'allerlà quinze jours ou trois semaines, tout en ira à jamais beaucoup mieux. Il sera bon aussi d'y envoyer notre Sœur [Claire -Marie Amaury], bien que vous ne prissiez pas notre Sœur N. J'avais déjà pensé de vous l'écrire, et j'admire comme nous nous rencontrons. Elle y fera fort bien. Je ne suis pas d'avis que vous tiriez notre Sœur \\ que pour quelque autre fondation; et quand vous en aurez, la foire aller à vous à l'avantage, pour la dresser un peu.

Il faut retirer notre Sœur [M. S.]. J'espère que sous votre main elle se pourra ramener : si son esprit se pouvait changer, quittant l'humanité dont elle est toute pleine, et prendre l'esprit de Religion, ce serait une brave fille. Elle a de vrai de la finesse et couverte; bien qu'elle m'ait toujours témoigné grande confiance, j'ai reconnu cela. Elle veut être tenue haute dans le cœur de sa Supérieure; je pense toutefois que ce qui s'est passé la doit avoir matée. Rien ne gâte ni ne désoblige tant un esprit que la méfiance, je voudrais pouvoir arracher cela de l'esprit de cette petite Mère, et celte jalousie de l'hon-

ANNEE 1631. m

neur, avec ces prudence* humaines, lion Dieu l'en \ « • n i 1 1 « • affranchir I car bori cela elle ferait merveille, c'esl on boa cœur. I nus devinei parlaitemenl la cause de sa répugnance à voua donner notre Seeur | M. S.]; mais il la faut lirer de là. le lui écria la disposition qu'elle < 1 < > ■ t porter vers vous, el le bonbenr incomparable nue ce lui sera d'être conduite par vous. le la prie for! d'en (aire ion profit Voilà votre dernière lettre répondue, cerne iemble;je la reçus, [hier] à soir, bien tard, el j'j réponds oc malin, par le messager qui est venu de Riompour cette 61 le, et mande a Lyon qu'on voui l'envoie promplement.

le riena i votre lettre précédente. V * » ; i -- parlâtes dignement à Ifgr de Chartres. Vrai ! jamais les prélats ne nom détraqueront. — \ otre étal bsI tout a lait à mon gré ; je l'appelle état, à cause de la viabilité que Dieu voua i a donnée. Bénie soit la Bonté < 1 î v [ne d'avoir mis votre espril en celte sainte et pleine liberté! Mon Dieu I que votre voie est bonne, douce, sainte, el votre conduite tout aimable, el selon le vrai espril de notre vocation ! Je vous dirai avec limplicité que j'ai voljre même attrait, mais non la Gdélité et facilité de retourner si fréquemment s. l'union de

mon espril à Dieu dan- le- occupations bien (ju'mco-aminriit

je I»' désire, el trouve ce divin Sauveur asseï Facilement; mais

de uK.ui.nl en moment, comme vous, je n'en ai pas Is

Mon Dieu I que li j'aiais !<• loisir de m'entretenir on peu inr ce sujel avec vous, ce me aérai! consolation; mail il foui finir. Croyei qu'il esl bien vrai que voua avei mes ycui el mes oreilles, el certainemenl encore plus mon propre cœur; car il me m mble que Dieu d'cu i fait qu'un seul très-unique d- - d< u\ nôtrei , donl II v"it béni. 1 6 on u i.

|C De puil I Crire ni < lu r Il ère, p- le - due elle rei ne ut Je vou- (liais bien >.ium (|u ■ I - • <pie lait le l'ère doui M un I CSl

morl <»u malade . envoya i-m • n un peu dei nouvelles. Je m informerai «lu Père Dut. .m, el puii [vous] en écrirai le roui i .le m'envoyai un peu dei nouvelle* d.- noire lion m

l'archevêque [de Bourges]; il n'y a pas longtemps que, comme à vous, je lui écrivis par un commissaire des guerres qui s'en allait à Paris. — Je salue ma Sœur Marie-Agnès [Le Roy] ; je n'ai pas connu sa lettre jusqu'à ce que le paquet a presque été fait; je lui écrirai, car c'est une de mes chères filles, que j'aime bien. — Nous avons ici M. des Essaix, et, dès quatre mois environ, madame du Halliers, par conséquent la gouvernante de ce pays l ; elle demanda avec beaucoup de courtoisie l'entrée de ce monastère au commencement qu'elle arriva en cette ville, se disant princesse et tenant la place de reine, que c'était la coutume en France que telles personnes entrassent en tous les monastères, ce que je n'ai pas vu pratiquer; c'est pourquoi, pour bonne considération, nous ne l'avons pas laissée entrer, dont elle jette feu et flamme contre moi. Elle ne cesse de faire connaître mes défauts et les dire à chacun avec grand mépris de ma race, dont je ne me soucie guère; mais dites-moi, s'il est vrai qu'en France les gouvernantes du pays entrent dans tous les monastères?

L'original de cette lettre a été partagé : la première feuille se garde à la Visitation de Cliambéry, et la seconde à celle d'Annecy.

LETTRE MLXXX

A MONSIEUR L'AVOCAT PIOTO.V

A CHAVIlÉAV

Elle se réjouit de l'heureuse issue d'un procès.

[Annecy], 18 mari [1631].

Mon bon et très-cher frère,

Loué soit Dieu de la bonne inspiration qu'il a donnée à Messieurs du Sénat de nous faire si bonne et droite justice ! J'écris

1 Pendant l'occupation de la Savoie par les Français.

les letlrei de remercimenl aux trois que vous marquei, linti qoe vous l'avea désiré; mais je ne L'ai encore pa (aire aa bon II. le commandeur Balbian ; je le ferai pourtant aa plus tôt. puisqu'il ne pari pas devant Pâques. -Je laisse s ma Sœur la Supérieure el s vous, mon cher frère, le ><»in « 1 * * faire toutes les reconnaissances qui se doivent à l'endroit de tous ces Messieurs en lelJe affaire, et puis nous satisferons à tout, le n'assure que vous aurez. vu clairement que votre présence était nécessaire a l'issue d'une affaire si importante. Vous noua apportera tout ce qui sera nécessaire pour l'exécution de notre arrêt, aGn que nous lirions un peu de raison de ces Messieurs qui la nous voulaient foire si mauvaise. - Nous espérons, mon très-cher frère, de iiiu> voir bientôt, et. ce nous sera grande consolation, quoique ce sera un peu courtement; car je pense qu'il fondra que vous conduisies nos Sœurs [à Aosfe], lesquelles il Tant taire partir le

mardi de Pâques, an plus tard ; dites-le a m i Sœur [de (dialel |.

le remercie toul le monde, sinon celui qui ■ pris le plus de peine qui est vous, mon très-cher frère; mais nous sommes si

lUtuméeS à recevoir de> hiens de vous que nous les recevoir COmme de nOUS-mémeS. Mais la divine Honte, qui sait la cordiale dîlection «pie nous avons pour VOUS, vous en récompen-

largi ment par l'abondance d< ûnsi «pie de tonte

mon iffection : je L'en supplie, étant, mon très-cher tien', votre, ' t •

LETTRE MLXXXI

A LA MÈRE MARIE-HÉLÈNE DE CHASTELLUX

SUPÉRIEURE A AUTUN

Elle la remercie d'avoir fait faire une retraite à madame de Toulonjon. — A quelles conditions on peut s'établir dans les petites villes. — Les jeunes professes doivent tirer leur rang d'année et donner leur voix au Chapitre. — Legs de madame de la Curne.

vive -j- jésus!

Annecy, 19 mars [1631 J.

Ma très-chère fille,

Vous avez fait une bonne et ample charité à ma pauvre fille de Toulonjon; elle m'en écrit et s'en loue grandement, et surtout de ce que vous l'avez assistée si dignement, dont je m'en sens fort votre obligée !. Si elle pouvait tous les ans faire ainsi un peu de retraite et revue de sa conscience, cela lui aiderait fort à se tenir ferme en ses bonnes résolutions; je le lui mande. Mais, parce que je vois qu'elle a en vous une très-entière confiance, je crois que votre persuasion lui profitera beaucoup en cela; c'est pourquoi je vous prie, ma très-chère fille, de l'y encourager le plus que vous pourrez. Je serai bien aise que vous lui fassiez encore la charité de garder sa petite [Gabrielle] pendant son voyage, et le serai encore plus si vous lui pouvez jeter de si bons fondements de la piété, tandis qu'elle sera là, qu'elle prenne tout de bon résolution de retourner à vous, pour

1 Madame de Toulonjon s'était retirée pendant quelques jours au monastère d'Autun, afin de puiser dans la prière la force de supporter toutes les in quiétudes auxquelles son âme était en proie. M. de Toulonjon, après avoir pris une part active à l'expédition d'Italie en 1630, avait été nommé gouverneur de Pignerol; mais celte place encore mal fortifiée fut pendant plusieurs mois en hutte aux continuelles attaques de l'ennemi, que favorisaient encore les ravages effrayants de la peste. Un tel état de choses ne permit à madame de Toulonjon de se rendre à Pignerol qu'après le traité de pau de Clicrasco (1631), qui fit cesser les hostilités des puissances helligéranti

givre et mourir en notre sainte .-ociele; mais il arrivera (mit qu'il plaira à Dieu.

Pardonnez-moi , ma très-clière fille, je n'ai point du tout d'aversion de nous voir établies aux petite! filles, pourvu qu'elles loieol assurée»; je veux dire qu'en temps de guerre

Ton ^ puisse éviter le cboc, et que l'on y ait du SCCOUrS Spirituel Suffisant, < ( quelque aide pour le temporel. H n \ a doue rien

de ce qui n'est pas lait, qui ne se puisse taire avec le temps pour Charolles. Quand nos Sœurs de Para] auront un jeu accru leur nombre de Biles de ce lieu-la, s'il s'en présente de bom*

et si le lieu (le (diarolles est trouvé conv niable pour v, établir

une de nos maisons, vous vous pourrez bien prévaloir de l'affection de ceux qui vous y désirent tant. —Je crois, ma très-chère

fille, que vous n'aurez pas g] ainTpeine à gagner M. de la (aune, afin qu'il vous fasse valoir la bonne volonté de teu madame sa

femme, car il m'a écrit qu'il vous était si ami et lie d'affection

(pie je pense qu'il >e laissera facilement porter a vous taire du bien. M, lis il tant un peu solliciter et tout doucement, atin «pie,

avant qu'il effectue son dessein, il vous fasse jouir de l'effel du testamenf de la bonne défunte; car, de vrai, cela fera grand bien maintenant a votre maison. —J'ai su tout ce qui s'eal passé en ce ojui regarde notre Sœur M. -Aimée de Iforville. A la

férilé, voilà bien une fâcheuse ail, lire en la maison «le Moulins

• t pour tout l'Ordre. Bt la pauvre créature, après avoir beau-

mp donné de peine, en aura à la lin sa bonne part ; mais je ne

pense pas qu'en aucun de nos monastères on la veuille recevoir, m que les Supérieurs puissenl forcer a la prendre, si ce n'est

pour la tenir dans une < .Unie, et le monastère de Moulins est

SUSS bon pour cela que les autres. Au moins pour UOUS, nous ne li rCl cirons pas, j. v.uis , n assure, ma « In re tille, je |*aj dit de bonne béni |

(Juan! a faire tenir aux DOVICei pi un antre r.m;( (pie

lui du sort, <t les faire aller les dermei. n . n aaerais

dire un mot, parce que la Règle y est expresse, et que notre Bienheureux Père disait même qu'il était bien aise de voir quelquefois que les dernières étaient en tête de toute la troupe. Mais une Supérieure peut faire cela à quelque Sœur, comme par manière d'humiliation. Et de même pour ce qui regarde de les empêcher de donner leur voix, notre Bienheureux Père ne voulait point qu'on le fit, bien que, comme je l'ai dit en mes Réponses, elles doivent être fort retenues à parler en cette occasion, et se bien instruire vers leur Supérieure ou directrice sur ce qu'elles auront à dire. — Je viens encore de lire la lettre du bon M. de la Curne, et voici ses propres paroles, parlant de sa femme : « Elle a légué à votre maison d'Autun mille écus, et environ cinq cents écus et quelque linge, tapisserie et toutes ses bagues et joyaux, tant en honneur delà mémoire de votre Bienheureux Père qu'en reconnaissance de la charité de vos bonnes filles de cette maison, et encore pour la dot d'une sienne nièce, qui est à mon service, âgée de dix-huit ans, et qui doit demeurer en ma maison jusqu'à vingt-quatre ans complets. Elle est fort bonne fille et propre à voire Institut. » De façon, ma chère fille, que je pense que si vous voulez lui parler, ce legs ne vous sera pas inutile, car ce bon et très-vertueux M. de la Curne est si cordialement affectionné à votre maison que je crois qu'il fera ce qu'il pourra pour vous le rendre utile.

Ma toute très-chère fille, mon âme, qui chérit la vôtre de sa plus tendre affection, vous souhaite pour toute bénédiction le très-saint et pur amour de notre divin Sauveur, et à toutes nos Sœurs, que je salue avec vous très-cordialement.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visilaliou d'Annecy.

LETTRE ULXXXI1

\ L I MÈRE ANNE-MARIE ROSSI r

! v;i|)('rieurc m <1 mI pai tolérer (\c< parola «Ii* désapprobation, tool ra tr.

I SœOTI franclirrnriit ci ( un 1 i.ilfimn t .

flfl y JK-

[Annecy. UÎ31 ]

Ml TIÉS-CHÈ1X FILLE,

Nom n'avons point vu le Père Supérieur des Augustins, m lia oui 1 * î * * 1 1 M. de Quinson, votre bon confesseur, lequel nous avons lâché de caresser !<• mieui que nous avons po ; il esl loul affectionné à voir»' maison.

I ous faites bien de (aire faire un peu d'exercice a nos Sœurs, pourvu qu'elles ne se chargenl pas trop \ nuis je crois que vous ne les laisseres pas travailler an Boleil «le mars, parce qu'il esl malsain. .!<• voudrais que vous m'eussiei nommé celles qui ont dit ces paroles <1«' désapprouvemenl de cette obéissance. Il ne leur faufl pas permettre cela; «'t je vous prie que, pour tout ce qu'elles poui raienl dire, vous ne vous lassiex point en ce travail, et n'j ailes que lorsque la communauté \ ira, pourtant encore loii peu. Ma très-chère fille, tâches tant qu'il vous sera possible, je voua en prie, de tenir !«• cœur «le toutes i<>< Sœurs dans le sôtre et entre vos mains; car par ce moyen vous en i ce que vous voudres; il n'j faul autre artifice pour cela qn de traiter Iles lu ivement, franchement, cordialement

etconfidemmenL Vous trouverexdans nos [lettres] pi ' ntea 1 1 i épouse au p an I- - \ ives toute joyeuse , m i toute

chère fille, nd loin de v < » 1 1 . • santé, «-t de vous donner

■ !<• Ii for< •• loffii inte pour i tire h i fonctions de votre cfa m \< jeûm / poinl el m œufs le <• même ; conduit / v

petite troup md amour el i ûnte liberté d'esprit à l'exacte

i v m. .-, d i le sainte liberté d'espril qui «•>( la marque

des vrais enfants de Dieu. Bonsoir, ma toute chère fille; priez bien Dieu pour celle qui vous souhaite le comble de toute sainte perfection, et qui est de cœur toute vôtre.

Conforme à une copie faile sur l'original par la Mère Rosset elle-même. Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MLXXXIII (Inédité)

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