XIV APPENDICE
la confiance de toutes ses filles. Trois ans après Mgr de Saint Valier la nomma économe des pauvres elle s'y est employée très fidèlement et à leur avantage pendant plusieui-s anuées après lesquelles elle fut élue supérieure, sans autre interruption que pour être assistante à chaque triennat, et cela jusqu'à sa mort. Les croix qui faisaient ses délices ne lui ont pas manquées, surtout depuis Tincendie total de notre maison et de l'hôpital qui nous a ruinées et mises dans la disette, ensuite la famine et la guerre enfin les maladies qui nous ont enlevé quinze de nos meilleurs sujets depuis cinq ans ; et tant d'autres traverses dont je ne parle point. Mais les épreuves intérieure? dont Dieu seul est auteur, et qu'elle n'attribuait qu'à ses péchés ont été plus grandes, toutes ces diflTérentes épreuves n'ont servies qu'à faire éclater sa force, son égalité d'esprit et sa parfaite résignation à la volonté de Dieu. Notre Révérende Mère J. F. de St. Ignace, première supérieure canadienne, jugea qu'elle étiiit capable de faire les annales de notre maison depuis sa fondation elle le lui proposa, et elle le fit par obéissence et avec tant de succès que cet ouvi-age a été l'admiration de toutes les personnes de bon goût, qui ont convenues que sa facilité à composer et sa pénétration la rendaient capable d'écrire l'histoire de l'établissement du Canada. Elle a fait plusieurs petits cahiers de dévotion pour elle-même, qui nous servent à l'envie les unes et les autres pour nous entretenir dans la piété et nous exciter à l'amour de Dieu. Dans les plus grands embarras oii la plongeait le rétablisse-