‹ Lettres, journal et documents pour servir à l'histoire de canal de SuezChapitre 34 sur 69 · partie de son œuvre ; mais · texte numérisé non relu

partie de son œuvre ; mais

comme elle parait insisler sur a A Suez, où Tune des char-

sa prétention au droit de pos- « ges delà Compagnie consiste

séder les terrains limitrophes « à créer un port en approfon-

du canal, il est présumable « dissant et en élargissant le

qu'elle prétendra avoir le droit « chenal actuel qui conduit de

d'endiguer ledit canal dans a la ville à la rade (et dans

toiUe sa longueur, auquel cas « lequel les grands bâtiments

les approches de Suez par mer «t de mer ne peuvent pas entrer

seraient complètement inter- « aujourd'hui), il sera très

ceptées. Il est possible néan- « naturel que, sauf les terrains

moins que telle ne soit pas « nécessaires pour les ehan-

l'intention de la Compagnie et « tiers et établissements de la

qu'elle songe seulement à « Compagnie, et sauf ]«s es-

approfondir le ehenal aân de « paces maritimes convenables

permettre le passage des « pour les opérations des na-

grands bâtiments. L'extrémité « vires devant transiter par le

réelle du canal se trouverait « canal et pour la formation

alors au bout du cbeftal. En « des traiaS'de ces navires, les

pareil cas, le chenal demeurant « bords du chenal et le chenal

naturellement libre, les inté- « lui-même agrandi et appro-

rêts britanniques ne seraient « fondi par la Compagnie ser-

pas en souffrance et mon objec- « vent également aux besoins

tion serait non œoenue. Le droit « généraux du commerce et du

réclamé par la Compagnie de « gouvernement et profitent à

l'Isthme sur les terrains bor- « la circulation maritime entre

dant le canal cesserait égale- « la vUle de Suez et la rade.

ment à l'écluse formant la têle « La Compagnie, au lien d'éta-

de ce dernier et ne saurait « blir ses bureaux de péage

s'étendre jusqu'aux bancs de « pour le transit da cacal ma-

sables qui limitent le chenal « ritime en têle du grand che-

en question. » « ual du côté de la rade pourra

« les établir à Test de Suez, à

Ti » .* «««« ^^..*.,««. «..., ^^» « l'entrée du désert actuel , îl nest pas doutetas que nos , , ,. , „ , ^

• *A^A* \ ' # • j- ^^*»^^^* « cest-à dire à rentrée du catntéréts ne soient indirectement ...

^A VAiA^^^é ^.^^>,^«v « n«^' maritime proprement

menacés par Vêlement français ^ ^

qui s'accroit de jour en jour d " ' ' " Suez, C®*^® déclaralion, qui d'ail-

leurs n'a point été faite pour la circonstance actuelle, parait Personne ne peut sérieuse- réaliser la situation prévue par ment nourrir le plan ou l'in- ^^ ^^^^^^^ ^^^^^^ lui-même, tention de faire du chenal qui ^^^^^^.^ ^^^.^^ ^^,^^ p^^^j, ^^^^ remonte à la ville depuis le ^^ .^^^^^^ britanniques ne semouillage, le lit du canal, raient pas en souffrance et que L'adoption d'une pareille direc ^^^ ^^^^^^^^ ^^^.^ ^^^ ^^^^^^^

tion sacrifierait les droits exis- j>ajouterai que le chenal

lants, et les établissements qui ^^^^^,^ ^^^^ ,^ ^^.^ ^^i 3^^^

bordent actuellement ce chenal ^f ^^^die par la Compagnie,

se verraient complètement pri- ^^^^^ ,^ débouché du canal

vés de leur communication niaritime proprement dit et la

avec le mouillage. Les éta- ^^^ ^^ ^^,^ ^^^^ ^^^.^^^

blissements de la Compagnie ^^ ,jj ^^ ^^.^ ^^ construire

péninsulaire et orientale s'y ^.^^j^^^ ^^^^ ^^^^^^ p^^^j^

trouvent compris. ^^ ^^^^j nj^^i^e,

(( Ce fait seul suffirait, dit , . . . . , j j.

,1 11 «.„ Je joins ICI un plan du déen terminant le colonel Stan- , """J, ^ ^ ^^

^ui-«. X 9 :-« «i,«: bouché du chenal maritime a ton, pour obhger à faire choix , ... ,,

dun autre emplacement pour S»"^' P}"" l"' «'«"« «?f P^^"

la débouché du canal, en sup- J^"»*"' "»'»•='« '* première et

, • . •* i.x la plus grande partie du che-

posant que le projet soit ulié- \^ , ^ ...

^ . ,. . . , nal actuel de communication neurement réahsé jusqu'au , .,, j « . i

, ^ entre la ville de Suez et la

rade. C'est dans cette partie que se trouvent les magasins et ateliers de la Compagnie péninsulaire et orientale. Il n'est pas besoin de répéter que la seconde portion du chenal

restera ouverte à tout le monde, avec l'immeose amélioration d'une profondeur de § mètres au lieu de 1™50, de manière à y permettre dans trois ans la navigation aux bâtiments du plus fort tonnage.

Ce sera un avantage dont la navigation britannique profitera certainement plus que loute^ les autres.

Quant à la crainte de voir Télement français se mettre en concurrence à Suez avec Télément anglais, c'est une lutte pacifique à la lète de laquelle je suis heureux de me placer; les compaguies françaises n'ont aucune jalousie contre les entreprises de nos voisins, et lu Gumpaguie de Suez particulièrement, par l'organe de son Président, a déclaré dans une réunion publique à laquelle assistait sir Henri Bulwer, qu'elle se féliciterait si uue compagnie anglaise fondait, à Test du grand bassin de Port-Saïd, des établissements et des ateliers aussi importants que Ceux déjà établis par l'industrie française sur des terrains arlificiels, autour de la partie ouest de ce bassin.

Me sera-t-il permis de terminer ces observations confideutlelles, en me demandaut

de quelle manière un ministre anglais accueillerait les remontrances d'un agent français, au sujet d'une concession qui aurait été faite à des sujets anglais en Orient, comme celle, par exemple, du chemin de fer de TEuplirate et de tant d'autres entreprises?^

Il semble qu'il serait lemps que la politique britannique se dégageât de ses vieux préjugés, de sa jalousie et de ses terreurs, lorsqu'il s'agit de la moindre tentative faite par l'initiative française en Orient el ailleurs, et qu'elle tint plus de compte de la loyauté, de la générosité et de la bienveillance de la politique française.

XLIIÏ

NOTE BN RéPONSB A LA. COMMUNICATION FAITE PAR

LE MINI6TRB PB8 AFFAIRES ÉTRANGÈRES d'UN

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