‹ Lettres, journal et documents pour servir à l'histoire de canal de SuezChapitre 44 sur 69 · VOYAGE DE M. DR LESSEPS EN SYRIE · texte numérisé non relu

VOYAGE DE M. DR LESSEPS EN SYRIE

Correspondance du journal la Patrie.

Nos dernières correspondances du Liban sont datées da 23 avril dernier.

Elles nous entretiennent de l'accueil empressé qui a été fait à M. Ferdinand de Lesseps à son arrivée à Beyrouth, pendant le rapide et court voyaf;;e qu'il vient de faire en Syrie. Les Maronites avaient saisi Toccasion qui s'oifrait à eux de prouver leur attachement à la France, en fêtant la présence du persévérant fondateur du Canal maritime de Suez. Le nom de M. Ferdinand de Lesseps rappelait d'ailleurs à ces populations celui d'un de ses parents, M. Edmond de Lesseps, ancien consul général de France à Beyrouth, qui a laissé dans ce pays, par la droiture et la fermeté de son caractère, les plus durables et les plus sympathiques souvenirs.

Le peu de temps que M. Ferdinand de Lesseps passa dans son campement, au bas de la forêt des Pins, où toutes les familles maronites s'étaient portées à sa rencontre, n'a pas permis de donner suite aux projets de réception faits en son honneur. M. de Lesseps ne s*est pas séparé des populations qui Tavaient si bien accueilli, sans faire des vœux pour leur tranquillité et sans leur aire entendre des paroles de conciliation.

Ce voyage a fait éclater les vives sympathies des po-

pulations syriennes pour l'entreprise du percement de risthme, et les fonctionnaires turcs de tous les degrés se sont associés hautement à ces manifestations. Les tribus indépendantes de Bédouins, dans les montagnes de la mer Morte et du Hauran, ne se sont pas montrées les moins empressées à fêter les voyageurs et à leur faire escorte dans ces contrées que les Européens ont peu l'habitude de visiter.

A Damas, ce foyer célèbre du fanatisme musulman, M. Ferdinand de Lesseps et ses amis sont entrés avec un nombreux cortège, précédé d'un corps de cavalerie turque, ils ont traversé les rues où le peuple, qui les saluait, semblait avoir oublié ses haines. Le Président- Fondateur était dans une voiture de Témir Abd-el-Kader, qui était venu le recevoir et qui, pendant leur court séjour, n*a cessé de donner aux visiteurs tous les témoignages d'une affectueuse courtoisie.

M. le baron Clary ramène à Paris les deux fils de rémir.

EXTRAIT i)U RAPPORT

Présenté à rAssemblée gënérald des actioBRatreB^ daof sa réunion du !•' août 1866,

PA|( M. FSRDINAND DB LBSSBPS^

Au nom du Conseil d'administration de la Compagnie.

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