POMMIER
1er septembre 1808.
Monsieur et confrère,
Tant pis! Cette lettre nous part du cœur, comme votre balle d'hier dans la Liberté.
Nous avons lu avec joie ces vers qui retuent cette vieille académie morte : ils sont, d'un beau mépris, de main d'ouvrier-artiste et d'écrivain honnête homme.
Mais comment, poète de la vivante façon dont vous l'êtes, ne tentez-vous pas le théâtre, le théâtre moderne : il attend, il nous semble, une langue comme la vôtre.
Nous sommes à vous de toute la sympathie de nos idées.
E.-J. DE GONCOURT