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LÀ. MÊME A LA MÊME

Parii, S9 mu* ITtW

Je reçois dans ce moment votre lettre du 26, en réponse à la mienne du 20; ce fut le lendemain de cette dernière lettre, que je fus informée de la résolution où mon frère étoit d'écrire à madame de Luynes, comme je tous l'ai mjndé. Je fus fort fâchée d'avoir fait partir ma lettre pour tous; je trouTÙ Cl iiel de TOUS avoir donné des espérances si prochaines, tandis que l'aCTaire ii'étoit point encore absolument décidée. Je n'ai point encore envoyé ma lettre à madame de Luynes, j'attends pour cela que le président Hénault soit à Vers;>.Iles; je lui écrirai à lui une lettre ostensible, qui servira de supplément à

celle de madame de Luynes. J'insiste beaucoup lur la demande de neutralité, je ne saurois croire qu'elle me refuse; enfin si ce contre-temps nous arrivoit, j'aurois recours à M. le cardinal de Tencin pour la persuader. Je vous recommande, ma reine, de ne laisser pénétrer vos projets par personne, il est très- •sseutiel que nous ne soyons pas prévenues. Une grâce que j'ai encore h tous demander (et qui est la plus importante de toutes), c'est de ne point penser à Tenir auprès de moi, si tous n'avez pas parfaitement oublié qui vous êtes, et si TOUS n'êtes pas dans la ferme résolution de ne jamais penser à changer d'état. Il y auroit de la perfidie à faire usage de mon amitié pour me couvrir de honte, m'exposer aux reproches de tous les honnêtes gens, et à me rendre l'ennemie irréconciliable de toute ma famille ; la plus petite tentative que tous pourriez faire étant auprès de moi seroit un crime irrémissible. J'espère, ma reine, que tous n'avez pas besoin de tous consulter de nouveau. Il y a longtemps que Tous m'avez promis tout ce que je pouvois désirer sur cet article ; je suis dans la plus parfaite certitude que toutes tos entreprises seroient vaines, mais il ne seroit pas moins affreux pour moi que tous en fissiez aucune, et, je vous le répète, je ne vous le pardooaerois jamais ; écrivez-moi sur cela une lettre que je puisse faire Toir à madame de Luynes, s'il en étoit besoin. M, de Maçon est à Versailles, il n'en reviendra, je crois, que demain j il ne se veut mêler de ien, et il a raison. C'est un très-bon ami, j'en suis on ne peut plus contente, à ses colères près, qui nuisent beaucoup à la conTersatioo. 11 prétend que c'est moi qui m'emporte ; tout cela ne fait rien quand on finit par être d'accord. Adieu, ma reine, ne faites point de noir, j'espère que dans le mois de mai, BOUS serons contentes l'une et l'autre et l'une de l'autre.

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