‹ Lettres (volume 2)Chapitre 10 sur 91 · BOURCIER · texte numérisé non relu

BOURCIER

A noz chers et bien amez les maire, bourgeois et eschevins de nostre ville de Bourges^.

1. Aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrondissement d'Arcissur-Aube (Aube).

2. « Et, après que les dessusdiz ont fait serment en tel cas accoustumé, iceux avons mis et institués... Fait en la chambre de la ville de Bourges et donné sous le scel de ladicte mairie le iii« juillet MGGCGLXXIX. Signé : Heurle. » [Op. laud.)

MGGGL.

AU PARLEMENT (v.)-

Méry-sur-Seine, 24 juin 1479.

Notification faite au Grand Conseil du procès pendant entre Guy de Montfort et frère Pierre Le Clerc au sujet du prieuré de Gayeux. — (Orig. Arch. nat., X1a9318, fol. 20.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx, vacant dernièrement le prieuré de Gahieu ^ par le decepz de feu frère Pierre de Beaupont, nous avons fait mètre ledit prieuré en nostre main, qui est assis sur le bort de la mer proche de noz ennemys, et en avons escript en court de Romme, pour ce que c'estoit bénéfice réservé, affin que nostre amé et féal conseillier et maistre des requestes de nostre hostel maistre Guy de Monfort^ en feust pourveu, ce qui a esté fait. Maiz nous avons entendu que l'abbé de Saint Germer de Fley^ a fait collation dudit prieuré à frère Pierre Le Glerc, et lequel s'efforce chascun jour mollester nostredit conseillier oudit

1. Gayeux, dans le canton de Saint- Valéry, arrondissement d'Abbeville (Somme).

2. « Maistre Guy de Montfort, conseiller et maistre des requestes de l'ostel, » donne quittance le !«•■ avril 1478, par-devant Jean de Ghaumont, notaire et secrétaire du roi, à « Guillaume de Nesve, conseiller dudit seigneur et receveur gênerai de Languedoc, » de 240 1. t. pour sa pension de l'année commencée le 1«"" octobre précédent. (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 2020, doss. 46278, Montfort, n° 12.)

3. Aujourd'hui Saint-Germer-de-Fly, canton du Coudray-Saint- Germer, arrondissement de Beauvais (Oise) ; il s'y trouvait une abbaye bénédictine du diocèse de Beauvais.

prieuré, et, ainsi qu'il dit, c'est porté et porte pour appellant, en vous requérant chascun jour plusieurs provisions touchant la matière. Et pour ce que nostredit conseillier nous sera plus feable que autre, atendu les lieux où ledit prieuré est assis, et que ledit Le Clerc, que ne congnoissons, y pourroit faire des choses qui nous seroient fort préjudiciables, nous avons ordonné que les gens de nostre Grant conseil, estans lez nous, congnoistront de ladicte matière. Si vous avertissons de nostre voulloir, affin que, si ledit Le Clerc vous requiert aucunes provisions, vous l'envoyez devers lesdictes gens de nostre Conseil, et nous ferons aux parties admignistrer bonne et briefve justice, en manière qu'ilz devront estre contens ; car tel est nostre plaisir. Donné à Mery sur Seyne, le xxiiif jour de juing.

LOYS

Le Mareschal.

A noz amez et feaulx conseilliers les gens de nostre court de parlement.

Becepte ultima junii M" CCCC'^ LXXIX°.

MCCCLL A l'évêque d'albi (v.).

Méry-sur-Seine, 26 juin 1479.

Félicitations sur sa vaillance, égale à celle de l'évêque Turpin ; ordre de faire abattre Château-"Vilain, comme toutes les places qui ne serviraient de rien; intention du roi d'aller à Langres et de se rendre ensuite là où ledit évêque le demandera. — (Orig. Arc'n. de M. Mazens, notaire à Lasgraïsses. Publ. dans les Mém. de la Soc. archéol. du midi de la France, XII, 63.)

Mons"^ d'Alby, mon amy, le plus vaillans que fut

oncques l'evesque Turpin, je ne sçay comment je vous puisse assez mercier du service, de la peine et diligence que prenez pour mes affaires, car vous les avez à cueur autant ou plus que je n'ay.

Mons"^ d'Alby, mon amy, j'ay veu ce que m'avez escript touchant Ghasteau Belain'. Je vous prye faictes le abattre si bon vous semble, et le faictes incontinant, puisque vous dictes qu'il ne sert de rien, car vous me ferez grand plaisir que toutes les places qui ne me servent de rien feussent abattues.

Mons' d'Alby, mon amy, je m'en vois droit à Langres et de là m'en iray là où, entre nous, de par delà me manderez. Et à Dieu. Escript à Mery sur Seine, le XXVI® jour de juing.

LOYS

De Doyat.

MCGGLII.

AU COMTE DE DUNOIS (d.)-

Vitry-en-Perthois, 29 juin 1479.

Accusé de réception de sa lettre ; remerciements pour ce qu'il a fait et pour avoir mené le duc de Savoie à Grenoble ; ordre de lui faire savoir ce qu'il aura conclu avec les gens du duc de Savoie pour lui envoyer des instructions. — (Orig. Bibl. nat., coll. Fontanieu, vol. 138, fol. 49.)

Mon frère, j'ay receu voz lettres et vous mercie de

I. Château- Vilain, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Chaumont (Haute-Marne). D'après Gollut, Louis XI aurait, au mois d'août 1479, restitué Château- Vilain à Hugues de Chalon. {Les Mémoires historiques de la république séquanoise et des princes de la Franche-Comté de Bourgogne. Nouv. éd. (Arbois, 1846, in-S»), p. 1398, n. 1.)

la bonne diligence que vous avez faicte ; et me semble que les termez que avez tenuz et d'avoir mené Mons"^ de Savoye^ à Grenoble, que ce a esté très bien fait.

Si tost que vous aurez conclut avec les gens de mondit s' de Savoye, ainsi que m'avez escript que ferez, faictes le moy savoir, et sur le tout je vous manderé ce que aurez à faire.

Je despescheré bientost Mons' d'Aiz^, et par lui vous feray savoir des nouvelles. Et à Dieu, mon frère. Escript à Victry en Pertoys^, le xxix® jour de juing*.

LOYS

GOURTIN.

A Mons"" de Dunoys.

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