Le duc Philibert
2. Claude de Seyssel, seigneur d'Aix et de la Rochette, maréchal de Savoie et chevalier de l'Annonciade. Il avait été envoyé par les États de Savoie auprès de Louis XI en 1472.
3. Vitry-en-Perthois ou le Brûlé, dans le canton et l'arrondissement de Vitry-le-François (Marne).
4. L'abbé Legrand, dans son Histoire de Louis XI, restée manuscrite (t. lU, liv. 22), raconte comme il suit les événements auxquels se rapporte cette lettre du roi : « Il y eut de grandes contestations en Savoye pour la tutelle du duc Philibert, qui n'avoit encore que treize à quatorze ans. Le roy avoit mis auprès de ce jeune prince Des Lins, gentilhomme de Dauphiné qu'on vouloit éloigner. Des oncles de Philibert prétendoient également à la régence et à la tutelle; les Etats croyoient devoir en décider; chacun avoit son parti. Louis y envoya d'abord le comte de Dunois, qui, par sa femme, étoit oncle du jeune duc, et Dunois fut suivi, quelque temps après, de Frédéric, prince de Tarente, et de Philippe de Gommines. On amena Philibert en Dauphiné, et il fit quelque séjour à Valence. Guichenon... ignoroit ces particularités, et il a assuré que La Ghambre vint prendre le prince à
sa descente des montagnes et le ramena en Piémont. Mais il se trompe, et nous voyons, par le second compte de Denis de
MCCGLIII.
A l'évêque d'albi (v.).
Vitry, 29 juin 1479.
Confirmation par le roi des promesses faites par ledit évêque d'Albi aux gens du seigneur de Chàteau-Guyon ; envoi du trésorier de Nîmes et de Jacques Bruzeau pour l'exécution desdites promesses ; départ du roi pour Dijon avec sa fille pour « faire son neveu » dudit s^de Chàteau-Guyon, et son intention de passer par Villemer. — (Orig. Arch. de M. Mazens, notaire à Lasgraisses. Publ. dans les Mém. de la Soc. archéol. du midi de la France, XH, 63.)
Mons'^ d'Alby, mon amy, j'ay despeché les gens de Mons'"de Ghasteauguyon, en confirmant les promesses que lui avez faites de par moy, et envoie par delà, pour ceste cause, le trésorier de Nismes* et maistre Jacques Bruzeau, afin qu'il n'y ait point de faulte que tout ce qui lui a esté promis ne lui soit tenu.
Mons'^ d'Alby, je m'en vais à Dijon et mené ma fille^ quant et moi, et là Mons'' de Chasteau Guy on se rendra, et le ferons mon neveu vous et moy^. Je prends mon chemin parmi les bois, droit à Villemer^, pour
Bidant, qu'après que Philibert eut esté quelque temps en Dauphiné, il vint à Bourges et à Tours, où il demeura peu, et qu'ensuite Louis le renvoya et le fit conduire jusqu'à Chambérj' par Louis d'Amboise, évesque d'Albi. » (Bibl. nat., Ms. fr. 6962, fol. 475 vo. Note de M^^ D.) \. Macé Picot.
2. Louise de Savoie, fille d'Amédée IX et d'Yolande de France et nièce du roi. Son mariage avec Hugues de Chalon, seigneur de Chàteau-Guyon, auquel le roi fait allusion, eut lieu le 24 août 1479. (Guichenon, Histoire généalogique de la maison de Savoie, I, 561.)
3. Dans le canton d'Aillant-sur-Tholon, arrondissement de Joigny (Yonne).
trouver la frescheur et ay grant envie de vous voir. Et à Dieu. Escript à Vitry, le xxix« jour de juing.
LOYS
GOURTIN.
MGGGLIV.
AU PARLEMENT (v.).
Vitry, 30 juin 1479.
Ordre d'entériner les lettres du don par lui fait au sire de Lenoncourt, bailli de Vitry, des seigneuries de Beaufort, Larzicourt, Soulaines et Villeraahieu. — (Orig. Arch. nat., Xi* 9318, fol. 21.)
De par le roy.
Noz amez et feaulx, pour ce que avons en parfaicte et singulière recommandation et provision la personne de nostre amé et féal conseillier, chambellan et bailly de Vitry, le sire de Lenoncourt, en considération de ce qu'il nous a bien et loyalment servy en de noz plus haulx affairez, et sommes adverty qu'il vous a présenté plusieurs foiz noz lettres du don^ que luy avons fait des terres et seigneuries de Beauffort, Larzicourt% Soullaines^, Ville Mahieu*, leurs appartenances et appendences, en vous requérant la publication et
1. En date d'Arras, septembre 1477. (Arch. nat., X** 8607, fol. 156 V.)
2. Dans le canton de Thieblemont, arrondissement de Vitryle-François (Marne).
3. Soulaines, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Barsur-Aube (Aube).
4. Aujourd'hui Yillemaheu; il ne reste qu'un étang de ce nom, porté autrefois par un château détruit au xvn^ siècle et qui se trouvait dans une ile de la commune de Soulaines.
entérinement d'icelles, et neantmoins ne luy avez encores entériné icelles, dont n'avons esté ne sommes contens, nous voulons et vous mandons, sur tant que desirez nous complaire, et très expressément enjoingnons, que nosdictes lettres de don vous luy entérinez de point en point, selon leur forme et teneur, sans plus en ce faire quelque difficulté, reffuz ou renvoy, et gardez qu'il n'y ayt faulte. Donné à Vitry, le derrenier jour de juing.
LOYS
J. DE DOYAT.
A noz amez et feaulx conseil liers les presidens et gens de nostre court de parlement à Paris.
Recepte v'a julii M° CCCC° LXX1X°.
MGGGLV.
AU PARLEMENT (v.).
Ramerupt, l^r juillet 1479.
Ordre d'entériner les lettres nommant Jean de la Viefville examinateur ordinaire au Ghâtelet de Paris. — (Orig. Arch. nat., XI* 9318, fol. 22.)
Nos amez et feaulx, nous avons donné ja pieçà à Jehan de La Viefville, pour les services que lui et ses parens nous ont faiz, ung office d'examinateur ordinaire ou Ghastellet de Paris, que avons nouvellement créé oultre le nombre ancien, en la jouissance duquel les autres examinateurs l'ont empesché, et à ceste cause il a obtenu de nous noz lettres de chartre et
déclaration sur icellui'. Et pour ce que voulons qu'il jouisse paisiblement dudit office, gardez que ne lui souffrez mettre ne donner aucun empeschement au contraire ; et entérinez nosdictes lettres de chartre et icelles faictes enregistrer en vostre court, ainsi qu'il est acoustumé de faire, sans aucune difficulté, car tel est nostre plaisir. Donné à Rammeru, le premier jour de juillet.
LOYS
Le Bourgier.
A noz amez et feaulx conseilliers les gens de nostre court de parlement à Paris.
Recepte xiij julii M" CCCC° LXXIX".
MGGGLVI.
A l'éveque d'albi (v.).
Méry-sur-Seine, 3 juillet 1479.
Accusé de réception de sa lettre ; remerciements pour les mesures qu'il a prises ; cession à Mons'' des villages qu'il demande ; retard mis d'abord à son voyage de Dijon par une maladie qui l'a pris en route, puis abandon définitif de ce projet à raison « des mortalités qui estoient partout en sou chemin ; » départ pour le Gàtinais, où il restera jusqu'après les chaleurs; son intention d'aller alors à Dijon et d'y mener sa fille de Savoie, à moins que M. de Ghàteau-Guyon ne vienne le voir et ne se charge d'emmener ladite fille. — (Orig. Arch. de M. Mazens, notaire à Lasgraïsses. Publ. dans les Mém. de la Soc. archéol. du midi de la France, XII, 64.)
Mons^ d'Alby, j'ai receu voz lettres et vous mercie des nouvelles que vous m'avez faict sçavoir. Je suis
1. Datées de Ramerupt, juillet 1479; elles le qualifient « noble homme Jehan de la Viefville, escuier d'escuierie du roy. » (Bibl. nat., Ms. Glairambault 764, fol. 215.)
bien content de la bonne provision que avez donnée à ce dont m'escripvez; et au regard des villages que requiert Mons'^^ et que moi je veulx qu'il les ait ainsi que m'escripvez et qu'il le demande. Je m'en aloys à Dijon, ainsi que je vous avois escript, mais ainsi que je partis de Romereu^ je chevauché par la chaleur et m'en vins coucher à ung chasteau qui est à l'evesque de Troyes, en une chambre haulte, fort chaude et ne peux respirer, et me print le mal du ventre, dont j'ai esté deux ou trois jours malade; ains la merci de Dieu et Nostre Dame, je suis à présent bien guery.
Mons'^ d'Alby, j'eusse neantmoins fait mon voyage a Dijon, mais à cause des mortalités qui estoient partout en mon chemin, et aussi pour éviter les grands chaleurs, je me retire sur les bois du Gastinois pour trouver la frescheur, et, si tost que les chaleurs seront passées, je m'en yrai à Dijon et mènerai ma fille de Savoie^; mais, si Mons'^de Chasteau Guyon me vouloit plustost venir voir, je lui ferois très bonne chère et lui baillerois ma fille, se non je la lui meneray à Dijon incontinent après les chaleurs passées. Mons"" d'Alby, mon amy, faictes par tout ce que vous adviserez pour le mieulx, et à Dieu Mons' d'Alby. Escript à Mery sur Seine, le m® jour de juillet.
LOYS
GouRTm.
1. Probablement Philippe Monseigneur, seigneur de Bresse, dont les domaines, par suite de la réunion de la Franche-Comté à la couronne, étaient devenus limitrophes de ceux du roi, et qui demandait sans doute une rectification de frontière.
2. Ramerupt ; le roi s'y était trouvé au moins pendant la journée du l" juillet 1479.
3. Louise de Savoie, nièce du roi. Voy. ci-dessus, p. 43, no MGGGLIII, la lettre du 29 juin 1479.
MCGCLVII.
A l'écoutète et aux consuls de lucerne (v.).
Méry-sur-Seine, 4 juillet 1479.
Soumission de la Franche-Comté; trêve avec l'Angleterre pour une durée de cent ans à partir de la mort de celui des deux rois qui mourra le premier; adhésion à cette trêve du roi de Castille et de Léon ; soumission du duc de Bretagne; conquête de la Picardie; intention du roi de poursuivre les hostilités jusqu'à soumission complète du duc d'Autriche. — (Orig. Arcli. de Lucerne, Missiven von Konigen von Franhreich, IL)
lllustrissimi potentissimique domini ac amici nostri precarissimi, nuper non sine gaudio et animi nostri jubilatione litteras vestras gratiosissimas per cursorem vestrum presentium latorem accepimus. Per quarum inspexionem maximam et singularissimam affectionem, amorem et benivolenciam, quas erga personam nostram nostrique regni incrementum semper geritis, verum etiam optatam per Dominationes Vestras victoriam finalem totalemque reductionem comitatus nostri Burgundie, ad coronani nostram jure hereditario spectantis et pertinentis, aperte cognovimus. Quorum omnium, etiam de strenuitate, animositate et fideli obsequio per gentes vestras vestrosque subditos nobis ac locumtenenti nostro fideliter et curiose impenso, unde valde contentamur, gracias ingentes Dominationibus Vestris, quoad possumus, toto cordis afïectu reterimus. Et quia multum de dispositione status nostri desideratis certiorari, verum est quod a paucis diebus citra, treuge, amicitie, ligue, confederationes et intelligencie, existentes inter nos et serenissimum potentissimumque dominum fratrem et con-
sanguineum nostrum ac carissimum Eduardum Anglie regem, fuerunt et sunt inter nos et suceessores nostros prorogate, extense etconcluse, vita utriusque nostrum durante, et usque ad centum annos post decessum primi nostrum decedentis inde sequentes', adeo quod ipse frater noster carissimus suique suceessores Anglie reges in t'uturum auxilium, favorem duci Austrie, subdito nostro rebelii, impendere non poterunt. Simili modo, illustrissimi exeellentissimique princeps et principissa, fratres consanguinei confederatique amantissimi, rex et regina Gastelle et Legionis denuo confirmarunt, laudarunt et approbarunt-. In quibus omnibus illustrissimas invictissimas potentissimasque Dominationes totius ligue Vestre tanquam amicos et confederatos expresse nominavimus et comprehendimus, si in ipsis comprehendi velint. Demum dux Britanie, perspiciens rebellionem et obstinationem ipsius subditi rebellis nostri, f'racturam treugarum et invasionem per se et suos injuste nobis illatas, insequendo naturalem subjectionem et fidelitatem per eum nobis debitam, et quibus pluribus modis corone nostre as-
1. A ma connaissance, il n'existe d'autre convention, à laquelle le roi puisse faire allusion, que la prolongation de trêve conclue à Londres le 15 février 1479 (Rymer, Fœdera (La Haye, 1741, in-fol.), t. V, part. 3 et 4, p. 100), ce qui rend quelque peu étrange l'expression par lui employée « a paucis diebus citra. »
2. Même impropriété, au moins au regard des documents connus, en ce qui concerne la confirmation du traité avec l'Angleterre par le roi et la reine de Gastille et de Léon, Ferdinand et Isabelle. La paix entre les royaumes de France et de Gastille avait été conclue à Saint-Jean-de-Luz le 9 octobre 1478, et, par conséquent, ne pouvait contenir une adhésion à un traité postérieur. Il n'y est pas question d'ailleurs de l'Angleterre. (Du Mont, Corps diplomatique du droit des gens, t. III, 2« part., pp. 46-59.)
YIII 4
tringitur, pro nobis et contra pretactum nostrum rebellum subdictum in guerrà [per] terram et mare se declaravit*. Novissime autem una armatarum nostrarum Picardiam arripuit, reliqua parata est mare aggredere (sic) cum intentione debellandi subditos nostros rebelles, quoadusque terras et dominia nostra nobis et corone nostre juste et sancte spectantia, et per rebelles nostros injuste detenta et occupata recuperabuntur^, et quod ipse dux Autrie, rebellis noster,
1. Quant au duc de Bretagne, le roi ne pouvait se dire, comme il le fait, en paix avec lui, qu'en vertu du traité d'Arras, du 16 septembre 1477 ; mais, ou il dissimulait, ou il ne se doutait pas que le duc n'attendait que le moment de rompre ce traité. Toutes ces objections, si cette lettre est authentique, et elle en a toutes les apparences, me feraient croire à l'existence d'un traité avec le roi d'Angleterre, resté jusqu'ici inconnu.
2. On ne voit pas ici non plus à quoi Louis XI peut bien faire allusion. Nous avons signalé dans les notes précédentes l'impossibilité de trouver aux dates qu'il indique les événements dont il parle. Et pourtant sa lettre est bien de l'année 1479. La bataille de Giornico, entre les Milanais et les Suisses, à laquelle elle est postérieure, est du 28 décembre 1478 ; l'envoi de Bertrand de Brosse, avec mission de rétablir la paix entre les belligérants, est annoncé dans une lettre qui l'accrédite à la date du 29 décembre 1478 (VII, 224, n° MCGLV) et rappelé dans notre présente missive ; dès le 10 février, il avait offert la médiation du roi (Mandrot, op. laud., p. 169), et la négociation dont il était chargé se prolongea jusqu'au 5 mars 1480. {Die amtliche sammlung, III, p. 24.) D'autre part, Louis XI était à Méry-sur-Seine le 3 juillet 1479, c'est-à-dire la veille du jour où il écrivit la présente missive, qui en est également datée, et je ne sache pas qu'il ait mis une autre fois les pieds en cet endroit, au moins à ce moment de l'année. Il est donc impossible d'admettre pour cette lettre une autre date que celle de 1479, et non moins impossible de la faire concorder avec certains des événements auxquels Louis XI fait allusion. Il faut en conclure, ou qu'il n'en est resté aucune autre trace que notre missive, ou que Louis XI les a
de terris et dominiis in regno nostro existentibus ad obedienciam devenerit justam et debitam, confidentes quod Dominationes Vestre ceterorumque dominorum illustrissimorum ligue vestre semper atque semper in expeditione hujusmodi negocii nostri favorem et auxilium prestabunt.
Super controversia inter Dominationes invictissimorum dominorum de ligua et iilustrem Mediolani ducem existente, multum optaremus pacificationem, que cederet ad honorem et utilitatem prelibatorum dominorum de ligua amicorum nostrorum carissimorum, pro qua tractanda et componenda misimus ad vos dilectum et fidelem consiliarium nostrum magistrum Bertrandum de Brossa, oui dedimus in mandatis, quatemus in omnibus predictos dominos de ligua invictissimos tangentibus sicuti in rébus nostris faveat. Quoad pentiones vestras ceterorumque dominorum, scimus, quod ille zizanie seminator Adrianus de Wovemberg multos sermones nepharios, multaque coUoquia, ut posset amicitias nostras turbari, (sic) seminavit, adhucque in dies seminat, favetque rebelles nostros subditos (sic) quantum potest. Nec minus gentibus financiarum nostrarum expresse in mandatis dedimus, ut omnes pensiones omniaque promissa in terminis acceptis et sine dilatione quacumque fideliter et legaliter persolvant persolvique faciant, enixe rogantes amicitias vestras precarissimas, quatenus de occurrentibus in partibus vestris nobis scribere dignentur; quas Altissimus féliciter et in evum conservare dignetur.
inventés, ou tout au moins arrangés, pour agir sur l'esprit des confédérés ; je penche pour cette seconde hypothèse.
Scriptum in pago Meriaci supra Secanam quarta die julii.
LOYS
De Gerisay.
lUustrissimis potentissimisque dominis ac amicis nostris precarissimis sculteto et consulibus civitatis Lucernensis de magna Alamanie ligua invictissima.
MGGGLVIII.
AU CONSEIL DU DUC DE LORRAINE (v.).
Nemours, 9 juillet 1479.
Accusé de réception de leur lettre; envoi par le duc de Lorraine d'une réponse à la sommation faite par le comte de Chimay de rendre Merviller; désir du roi de pouvoir faire passer ses gens par la Lorraine, comme le faisait le feu duc de Bourgogne. — (Orig. Bibl. nat., Coll. de Lorraine, Ms. 9, fol. 12.)
Très chiers et bons amys, nous avons receu voz lettres ; et au regard de la sonmation que a faicte le conte de Gymay de rendre la ville de Mervillé^ nous avons bien esté advertys que nostre très cher et très amé neveu le duc de Lorraine a envoyé devers lui.
Au surplus, touchant le passaige de noz gens par le pays de Lorraine, les Bourguignons jusques icy y ont eu leur passaige, par quoy nous semble que, quant noz gens y passeront, ne devroit desplaire à nostre dit neveu. Très chers et bons amys, Nostre Seigneur soit garde de vous. Donné à Nemours, le ix^ jour de juillet.
LOYS
P. DE DOYAT.
1. Aujourd'hui Merviller, canton de Baccarat, arrondissement de Lunéville (Meurthe-et-Moselle).
A noz très chiers et bien amez les gens du conseil de nostre très chier et très amé cousin le duc de Louraine.
MGCCLIX.
A l'évêque d'albi (v.).
Nemours, 15 juillet 1479.
Accusé de réception de sa lettre ; approbation du projet de mariage concernant M. Du Pré ; envoi de Fondras pour savoir s'il n'y a point de « mortalités » en Bourgogne. — (Orig. Arch. de M. Mazens, notaire à Lasgraïsses.)
Mons'^ d'Alby, j'ay receu voz letres; au regard du mariage que m'avez escript touchant Mons"^ du Pré, il me semble que ce ne soit que bien fait.
Au par dessus, j'envoye Foudras, l'un de mes maistres d'hostel de par delà, pour s'enquérir quel air il y a et s'il y a poinct de mortalités, par lequel me suis oublié de vous escrire, mais toutefois je vous prie que m'en faciez sçavoir. Et à Dieu. Escript à Nemours, le xv^ jour de juillet.
LOYS
De Doyat.
MGGCLX.
A l'évêque d'albi (v.).
Nemours, 15 juillet 1479.
Envoi de Foudras à Dijon pour savoir « s'il y a point d'epidemie; » prière de lui écrire ce qu'il en est. — (Orig. Arch. de M. Mazens, notaire à Lasgraïsses.)
Mons"" d'Alby, pour ce que je pensois que ne fussiez point par delà, je ne vous avois rien escript par
Foudras, que j'envoie à Dijon pour sçavoir s'il n'y a point d'epidemie ; et pour ce je vous prie que incontinent m'en faictes sçavoir bien au long la vérité, car je n'atends autre chose à mon partir. Et à Dieu, MonsM'Alby, mon amy. Escript à Nemours, le xv^jour de juillet.
MGGGLXI.
A MADAME DU LUDE (d.).
Noyers, 21 juillet 1479.
Notification de la lettre qu'il écrit à Mons'' de Loué pour le mariage de Marquise de Laval avec Mons'' de Thorigny; grand désir du roi de voir la conclusion de ce mariage; envoi de la future épouse vers M™^ du Lude et M. de Loué. — (Copie. Bibl. nat., Coll. Duchesne, vol. 36, fol. 98. Publ. par Mathieu, Histoire de Louys XI..,, p. 658.)
Madame du Lude, j'escris à Mons' du Loué pour le mariage de Madamoiselle Marquise de LavaP et de Mons"^ de Thorigny^; et pour ce, je vous prie qu'il se conclue, et je vous asseure que c'est pour son grant bien; car je leur feray tant de bien à l'ung et à l'autre qu'ilz en devront estre contens. Et quant j'eusse con-
1. Fille de Pierre de Laval, chevalier, seigneur de Loué, et de Philippe de Beaumont, dame de Bressuire. (Moréri, Grand Dict. univ.;Nll, 338.)
2. Guy, sire de Matignon et de la Roche-Goyon, baron de Thorigny, conseiller et chambellan du roi et du duc de Bretagne, obtint la prévôté de Gaen par lettres du 14 octobre 1479, vérifiées en la Chambre des comptes de Paris le 9 décembre suivant, en considération du mariage dont il est question ici, et qui resta à l'état de projet. (Moréri, loc. laud., Anselme, V, 383.)
gneu que ce n'eust esté son advantaige, je ne l'eusse point pourchassé. Je l'envoyé devers Mons"" du Loué et devers vous pour y faire conclusion et que la chose se fasse. Pour quoy je vous prie que vous vous y travaillez tellement qu'il n'y ait point de faulte, et à Dieu Madame du Lude. Escript à Noyers \ le vingt uniesme juillet.
MCGCLXIL
AU SEIGNEUR DU BOUCHAGE (d.).
Noyers, 23 juillet 1479.
Ordre de venir le trouver. — (Orig. Bibl. nat,, Ms. fr. 2909, fol. 21.)
Mons' du Bouchaige, je vous prye que, incontinent toutes choses laissées, vous en venez devers moi, quelque part que je soye, à toute dilligence, et qu'il n'y ait point de faulte, et à Dieu Mons'^du Bouchaige, mon amy. Escript à Noyers, le xxiii® jour de juillet.
LOYS
Le Mareschal.
A nostre amé et féal conseiller et chambellan le sire du Bouchaige.
1. Aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrondissement de Tonnerre (Yonne).
MCGGLXIII.
AU SEIGPŒUR DU BOUCHAGE (d.).
Moutiers-Saint-Jean, 25 juillet 1479.
Remerciements de sa « bonne dilligence ; » ordre de venir le trouver à Dijon. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 2908, fol. 9.)
Mons' du Bouchaige, j'ai receu voz lettres, et vous mercye de la bonne dilligence que avez faicte par delà. Je m'en voiz à Dijon à la plus grant dilligence que je puis; et pour ce venez vous en devers moy, ainsy que je vous ay escript le plus toust que vous pourrez et à Dieu, Mons"^ du Bouchaige, mon amy. Escript au Moustier Saint Jehan', le xxv^ jour de juillet.
LOYS
Le Mareschal.
A nostre amé et féal conseiller et chambellain le sire du Bouchaige.
MGGGLXIV.
AU SEIGNEUR DU BOUCHAGE (d.).
Moutiers-Saint-Jean, 25 juillet 1479.
Envoi d'une lettre du général de Languedoc; ordre d'aviser au paiement des Suisses. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 2896, fol. 86.)
Mons"" du Bouchaige, je vous envoyé unes lettres que le gênerai de Languedoc^ m'a escriptes ; et pour ce
1. Moutiers-Saint-Jean, dans le canton de Montbard, arrondissement de Semur (Gôte-d'Or).