AUX MAIRE, ÉGHEVINS ET JURÉS DE SAINT QUENTIN (P
Pithiviers, 23 août 1479.
Ordre de laisser résider dans leur ville, quand il lui plaira, Jean d'Esne, dit le Baudrain, son conseiller et chambellan, qu'ils en avaient chassé. — (Orig. Arch. de Saint-Quentin, liasse 150, doss. D, n» 2.)
Ghiers et bien amez, nostre amé et féal chevalier, conseiller et chambellan Jehan d'Esne, dit le Baudrain^, est venu devers nous, lequel nous a dit et remonstré comme puis n'a guaires de temps aucuns de noz serviteurs et officiers l'ont mis hors de nostre ville de Saint Quentin, là où il faisoit sa demeure et résidence, dont nous sommes assez desplaisant, et ce qui a esté fait a esté sans nostre aveu, ordonnance et commandement, car de sa personne ne eusmes oncques ne
1. Le choix de Guillaume Picart, comme on le voit par une lettre de lui du 22 août [1479], se porta sur Guérard de Biencourt. (Prarond, Histoire d'Abbeville. Abbeville aux temps de Charles Vif, des ducs de Bourgogne, maîtres du Ponthieu, de Louis XI (1426-1483) (Paris, 1899, in-8o), p. 359.)
2. Louis XI lui accorda au Plessis-du-Parc, au mois d'avril 1480, des lettres de naturalité pour lui et sa femme ; il y est qualifié seigneur de Beauvoir ; sa femme se nommait Barbe de Houet. (Arch. nat., JJ206, n" 484, foL 112.)
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n'avons nulles suspicions, ne cause d'avoir; et pour ceste cause, vous escripvons présentement et vous mandons que toutes et quantes fois qu'il plaira à nostredit conseiller et chambellan retourner, converser et demourer en nostredite ville de Saint Quentin, que l'y recevez comme nostre bon et loyal serviteur et subgect, sans y avoir aucune imagination ou supposition, car avons autant de confiance en luy que en noz autres serviteurs, et cuidez? que en ce n'ait faulte. Donné à Pluviers, le xxiii^ jour d'aoust.
LOYS
Ragot.
A noz chiers et bien amez les maire, eschevins et jurez de nostre ville de Saint Quentin.
MCGGLXXIII.
AU PARLEMENT (v.).
Pithiviers, 25 août 1479.
Renouvellement de l'ordre précédemment donné d'expédier le procès relatif à la possession du doyenné de Carennac, sans dessaisir les commissaires qui en sont chargés. — (Orig. Arch. nat., X1A9318, fol. 27.)
De par le roy, Noz amez et feaulx, par cy devant par plusieurs foys nous avons escript que à nostre faveur volissiez faire bonne et briefve expédition touchant la provision du doyenné de Carennac faicte à nostre requeste au frère de François du Brueil, nostre escuier d'escuierie, et que pour ce faire fissiez procéder les parties sur le principal, sans vous arrester à faire aucune mutation
des commissaires par nous ordonnez, comme prétendent estre fait l'evesque de Tuelle et maistre Jacques de Ghastelneuf, lesqueulx se parforcent perceverer d'empescher ladicte provision et de tenir en longueur de procès ledit du Brueil. De rechief vous advertissons que vueillés vuider à nostredicte faveur ledit séquestre et principal ensemble en si briefve expédition que verrez estre poussible faire, en faisant cependant entretenir nosdiz commissaires, lesqueulx pour aucunes causes voulons estre entretenuz en leur dicte commission, en faisant au surplus audit du Brueil bonne et briefve expédition de justice. Donné à Pluviers, le xxv^ jour d'aoust.
LOYS
J. DE ChAUMONT.
A noz amez et feaulx conseilliers les gens de nostre court de parlement.
Recepte xxvij augusti M° CCGG" LXKIX9.
MGGGLXXIV.
AU CHAPITRE DE BOURGES (v.).
Plessis-du-Parc, 31 août 1479.
Ordre de pourvoir Gilles de Pontbriand de la première prébende canoniale qui vaquera dans leur église. — (Arch. du Cher. Chapitre de Saint-Etienne de Bourges, 11^ liasse. Lettres de princes et de princesses.)
Chiers et bien amez, puis nagueres vous avons escript que voulsissiez donner à nostre chier et bien amé maistre Gilles de Ponbrient la première prébende qui vacqueroit en vostre eglize, et que sur ce nous feissiez
es LETTRES DE LOUIS XI.
responce de vostre vouloir, ce que n'avez encoires fait, par ce, comme l'on nous a averly, que aucuns de voslre eglize ce sont excusez sur ung statut qui a esté l'ait secrètement entre les aulcuns de vous sans convocation de cliappistre, laquelle chose pourroit avoir esté faicte par manière de faincte ou autrement, pour non obtempérer à nostre vouloir et snigulier plaisir. Par quoy de rechiet'z vous escripvons et vous prions unes foys pour toutes, et sur tant que ay mez à nous complaire et obéir, que de la première qui vacquera vous en vueillez pourveoir sur tous autres ledit maistre Gilles \ en façon que nous n'ayons plus cause de vous en escripre. Et se ainsy le faictez, vous nous ferez ung bien grant et très agréable service et plaisir, qui nous sera fort pour agréable, et vous asseurons que nous le recongnoistrons bien quant d'aucune chose nous ferez requérir. Donné au Plessis du Parc lez Tours, le derrenier jour d'aoust.
LOYS
Gassault.
A noz chiers et bien amez les doien et chappitre de l'église Saint Estienne de Bourges.
1. « Malgré ce qu'il y avait d'impérieux dans ces instances, » dit M. Raynal, qui ajoute que le candidat du roi était le frère d'un de ses capitaines, le chapitre refusa d'élire Gilles de Pontbriand. Le roi passa outre et envoya ce dernier à Bourges pour y prendre possession de la prébende ; le chapitre s'y opposa. Dès que le roi fut informé de cette nouvelle désobéissance, il prescrivit à Antoine Postel, prévôt des maréchaux de France, de faire arrêter le chantre du chapitre, Jean Thomas, l'un des chanoines Thomas Hervier, et tous leurs complices et de faire leur procès. Ils furent pris au corps et conduits à Tours. Enfin, le dernier jour de mai 1480, Guillaume d'Assigny, écuyer et archer du prôvùt des maréchaux, se transporta au chapitre. Là, il signi-
MGCGLXXV.