‹ Lettres (volume 2)Chapitre 23 sur 91 · Jean de Vergy, seigneur de Champvent, de la Motte et de · texte numérisé non relu

Jean de Vergy, seigneur de Champvent, de la Motte et de

pere dudit s' de Vergy, de iiP 1. t. de rente qu'il a sur la rêve de Mascon. Je vous prie, Mons"" le chancellier, que les despeschez incontinant, car je l'envoyé au pays pour mes affaires. Et pour ce, gardez qu'il n'y ait point de faulte. Escript à la Mote en Poictou\ le xi*"^ jour de décembre.

Le Mareschal.

A nostre amé et féal chancelier.

Lettres du roy pour expédier l'abolition de Jehan Carrillon de Bourgoigne.

MGGGXGII.

AU parlement (v.).

Auzon, 18 décembre 1479.

Ordre d'entériner les lettres du don par lui fait à Baudouin, bâtard de Bourgogne, de la seigneurie de Bagnols, — (Orig. Arch. nat., X1a9318, fol. 35.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx, nous avons donné et transporté à nostre cher et amé cousin le bastard Baudouyn de Bourgongne la terre et seigneurie de Baignolz ~ avecques autres pièces en assiete de rente jusques à la somme de II" livres, pour en joir par lui et ses hoirs, ainsi que plus à plain est contenu es lettres de don et

Montrichier, marié à Paule de Miolans, mort avant 1481. (Anselme, VII, 37.)

1. La Mothe-Sainte-Heraye, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Melle (Deux-Sèvres).

2. Aujourd'hui Bagnols, chef-lieu de canton de l'arrondissement d'Uzès (Gard).

YIII 7

transport que lui avons sur ce octroiées^. Et, pour ce que nostre plaisir est qu'il en joisse, nous voulons et vous mandons bien expressément que incontinent, toutes difficultez cessans, vous entérinez et expédiez lesdictes lettres de point en point, et selon leur forme et teneur, et icelles faictes lire et publier en nostre court de parlement et enregistrer ou greffe d'icelle. Et gardez qu'il n'y ait faulte et que nostredit cousin n'ait cause d'en retourner par devers nous ; car nous n'en serions pas contens. Donné à Uzon, le xviii^ jour de décembre.

LOYS

Le Mareschal.

A noz amez et fcaulx conseilliers les gens tenans nostre parlement à Paris.

Recepte x januarii M" CCCG'> LXXIX'^.

MGGGXGIII.

AU PARLEMENT (v.).

Bonaventure, 19 décembre 1479.

Ordre de procéder à la réception de Jean Lespervier, nommé premier président ordinaire des enquêtes, en sus du nombre accoutumé. — (Arch. nat., X'* 9318, fol. 36.)

De par le roy,

Noz amez et feaulx, nous avons, pour aucunes grans

causes et considérations qui à ce nous ont meu, fait,

créé et ordonné nostre amé et féal conseillier maistre

Jehan Lespervier, premier présidant ordinaire des

1. En date de Tours, septembre 1479. (Arch. nat., X1a8607, fol. 252.)

enquestes en nostre court de parlement à Paris, oultre le nombre ancien et ordinaire, aux gaiges de douze cens livres tournois, en attendant le premier ancien et ordinaire qui vacquera, lequel nous lui avons dès maintenant pour lors donné, ainsi que pourrez veoir plus à piain par noz lettres patentes desdictes création, don et ordonnance. Et pour ce que nous voulons qu'il joisse dudit estât, nous voulons, vous mandons, commandons et très expressément enjoignons, et sur tant que doubtez nous désobéir et desplaire, que, toutes difficultez et excusations cessans, vous recevez ledit maistre Jehan Lespervier audit office, et, d'icellui le faictes, souffrez et laissez joir pleinement et paisiblement, car tel est nostre plaisir. Donné à Bonne Avanture lez Ghinon, le xix^ jour de décembre.

LOYS

De Marle.

A noz amez et feaulx conseillers les gens de nostre parlement à Paris.

Recepte xix januarii M° CCCC^ LXXJX".

MGGGXGIV.

AUX GOUVERNEUR ET HABITANTS d'AUXERRE (v.).

Plessis-du-Parc, 26 décembre 1479.

Envoi de son valet de chambre ordinaire, Henri Le Routier, pour savoir « s'il fait bon et sein dans leur ville et si la mortalité est cessée. » — (Orig. Arch. d'Auxerre, Paquet 211, Case 6 H, no 13. Publ. par MM. Ghalle et Quantin dans la nouvelle édition des Mémoires concernant l'histoire civile et ecclésiastique d'Auxerre et de son ancien diocèse, de l'abbé Lebeuf, IV (Auxerre, 1855, in-8o), p. 293, n» 400.)

De par le roy.

Chiers et bien amez, pour ce que nous avons enten-

tion de aller après ces festes de Noël en nostre ville d'Aucerre et ou pays d'environ, pour traicter et besongner avec nostre chier et féal cousin le conte de Brienne, gouverneur de noz pays de Bourgongne et de Gharnpaigne, d'aucunes matières qui grandement nous touchent, nous vous prions que nous faictes incontinent savoir par nostre chier et bien amé varlet de chambre ordinaire Henry le Routier', lequel nous envoyons présentement par delà, s'il fait bon et sein en ladicte ville, et si la mortalité est cessée ; et qu'il n'y ait point de faulte. Donné au Plesseys du Parc, le xxvi" jour de décembre.

LOYS

J. DE DOYAT.

A noz chers et bien amez les gouverneur, manans et habitans de la ville d'Auxerre.

Beceues et présentées par la main de Dumont, le k^ jour de janvier W9.

MGCGXCV.

AUX CONSEILLERS DE LYON (v.).

Plessis-du-Parc, 27 décembre 1479.

Ordre de faire respecter dans leur ville les droits du roi et d'y maintenir une bonne police. — (Orig. Arch. de Lyon, AA20, n" 43.)

De par le roy.

Ghers et bien amez, nous avons receu voz lettres

faisans mention que par aucuns avons esté advertiz

1 . D'après un renseignement fourni par M. Quantin, ce personnage était du pays d'Auxerrois et fut mêlé à la soumission de la ville après la mort de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne.

que plusieurs des conseilliers de nostre ville de Lyon et qui ont ou doivent avoir la principale charge et conduicte de ladicte ville, tant pour le fait de la police que pour l'entretenement et conservation de noz droiz royaulx, lessent chascun jour aler et perdre nozdiz droiz sans faire aucune poursuite, question ou dilligence, ce qui a esté vray, dont n'avons esté contens. Et, pour ce que de tout nostre cueur desirons nos diz droiz estre de bien en mieulx entretenuz, conservez et gardez sans diminution, aussi le fait de la police de ladicte ville; nous vous mandons et commandons sur tant que desirez nous servir et que craignez d'encourir nostre indignation, que en tout et partout faictes entretenir et garder nosdiz droiz et le fait de la police d'icelle ville, ainsi qu'il appartient; et, s'aucune chose a esté faicte par cy devant au contraire, faictes le reparer incontinent, vous advertissant que, de ceulx qui seront trouvez avoir esté ou estre en ce negligens ou defîaillans, nous en ferons faire la pugnition, en manière que ce sera exemple à tous autres. Si gardez qu'il y ait faulte. Donné au Plesseys du Parc, le XXVII® jour de décembre.

LOYS

J. Charpentier.

A noz chiers et bien amez les conseilliers de nostre ville de Lyon^

1. La signature de Charpentier n'apparait au bas des missives royales qu'à partir de l'année 1479, et, en cette année, Louis XI se trouvait en effet au Plessis-du-Parc le 27 décembre 1479; mais il s'y trouvait également les 27 décembre 1480 et 14^2, ce qui ne me permet pas de me prononcer absolument pour la date de 1479, à défaut d'un autre synchronisme.

MGGGXCVI.

AU PARLEMENT (V.)

Plessis-du-Parc, 31 décembre 1479.

Ordre de maintenir dans l'administration du doyenné de Garenac les commissaires qui en sont chargés pendant le procès en cours entre Jean Du Breuil et ceux qui le lui contestent. — (Orig. Arch. nat., X1a9318, fol. 41.)

Noz amez et feaulx, jà pieçà vous avons escript et fait savoir que nostre vouloir est que les commissaires par nous commis et ordonnez à régir et gouverner le doyenné de Garenat, duquel, à nostre prière et requeste, a esté pourveu nostre amé et féal conseillier en nostre chambre des aydes à Paris maistre Jehan du Brueil , demeurent en leur dicte commission durant le procès pendant par devant vous en nostre cour de parlement. Derechef vous signiffions et faisons savoir que nostre vouloir est que les diz commissaires demeurent en leur dicte commission, en ensuyvant l'arrest par vous sur ce donné, nonobstant qu'ilz soient frères ou nepveuz dudit Du Brueil, et quelque autre chose que partie adverse vueille dire, et mesmement qu'ilz ont tousjours esté et sont prestz de bailler caution souffisant, se mestier est. Et en oultre vous enjoignons que audit Du Brueil, sur le principal de ladicte matière, faciez bonne et briefve justice, sans vous arrester aux grans delaiz et subterfuges que pourroient quérir ses partis adverses, car tel est nostre plaisir. Escript au Plessis du Parc lez Tours, le derrenier jour de décembre.

LOYS

Le Mareschal."

A noz amez et feaulx conseilliers les gens tenans nostre court de parlement.

Recepte octavo januarii M° CGCO° LIXII".

MCCGXGVII.

Fin 1479, commencement 1480.

Conseil de ne pas soulever de difficultés sur la conclusion de la paix, et nécessité de tenir aux Suisses les promesses qui leur ont été faites. — (Minute. Bibl, nat., Ms. fr. 2896, fol. 94. Publ. par M. de Mandrot, Relations de Charles VU et de Louis XI avec les cantons suisses, p. 199.)

Mon cousin, mon ami, vous savez l'apoinctement et traictié, qui fut conclud, passé et acordé entre ma seur ', Madame de Milan, et Mess""^ des Ligues, et que, depuis iesdiz traictiez faiz, vous faictes aucunes difficultez en aucuns poins, où il me semble que ne vous devez arrester, car c'est peu de chose, veu le dangier de son estât, en quoy elle se pourroit mettre. Vous savez que se sont gens qui veulent qu'on leur tiengne ce qu'on leur a une foys promis. Hz sont puissans, et pourroient beaucop nuyre et faire de grans dommaiges à madicte seur et à mon neveu, dont bien me desplairoit.

Et pour ce, mon cousin, mon ami, je vous prie sur tout le plaisir que jamais me desirez faire, que

1. Il s'agissait de la conclusion de la paix entre la duchesse de Milan et les Suisses qui avaient remporté sur leurs adversaires milanais une victoire décisive à Giornico, le 28 décembre 1478. (Voy., sur ces négociations, de Mandrot, op. laud., pp. 168 et suiv.)

VOUS vueillez tant faire que ceste matière s'apoincte et le plus brief que vous pourrez, car ilz sont mes aliez ; et la chose que plus au monde me desplairoit, si est de les veoir en guerre ensemble pour l'amour que j'ay à madicte seur et à mon neveu et à l'entretenement de Testât de Milan, comme plus au long nagueres vous ay escript par maistre Jehan Charpentier ^ mon secrétaire.

MGGCXCVIII.

AU PARLEMENT (v.).

Plessis-du-Parc, 7 janvier 1480.

Ordre de procéder à l'adjudication de trois défauts obtenus par M« Allart de Thouars contre Pierre Du Boys, dit de Ligno, qui lui disputait la prébende de Notre-Dame de Tournai, malgré la requête contraire présentée par « Loys Fatrissart, prestre vacabont, et lequel fréquente souvent avec noz ennemys et adversaires. » — (Arch. nat., X»a9318, fol. 42.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx, nous avons puis naguieres donné à nostre chier et bien amé maistre Allart de Thoars la prébende de l'esglise Nostre Dame de Tournay lors vaccant par regalle, au moyen duquel don et du droit qu'il a par aucuns qui luy ont resigné le droit de l'ordinaire, ou, autrement en quelque manière qu'elle pouvoit vacquer, il en a prins possession; au moyen de quoy procès s'est meu et assiz par devant

1. Jean Charpentier, secrétaire de Louis XI, l'un des négociateurs de la paix entre les Suisses et les Milanais. (De Mandrot, op. laud., p. 176.)

VOUS entre ledit suppliant d'une part et ung nommé maistre Pierre Du Boys, dit de Ligno, à présent demeurant en nostre ville de Bruges, tenant party contraire, impétrant et demandeur, d'autre part; ouquel procès tant a esté procédé que ledit de Thoars, ou son procureur pour luy, ait obtenu troys deffaulx; et combien qu'il ne reste que iceulx adjuger, toutesfois ung nommé Loys Fatrissart, prestre vacabont, et lequel fréquente souvent avec noz ennemys et adversaires, vous a présenté certaine requeste, affin de rabatre lesdiz troys deffaulx, et requis par icelle que maistre Nicolle Françoys, procureur en nostredicte court, fust contraint occupper pour ledit de Ligno, à laquelle requeste ait esté respondu que maistre Guillaume Herlaut et Jehan de Fugeres, noz conseillers, orroient les parties et feroient leur rapport en nostredicte court. Et pour ce que nostre intention et volonté est que ledit maistre Allart de Thoars joyssent (sic) de ladicte prébende sans favoriser noz adversaires, nous vous mandons, commandons et expressément enjoignons que vous procédez à l'ajudication desdiz troys deffaulx, sans avoir regard à la requeste ainsi baillée par ledit de Fatrissart pour ledit de Ligno. Et gardez que en ce n'y ait faulte, sur tant que doubtez nous mesprandre. Donné au Plessis du Parc, le Yif jour de janvier.

LOYS

J. DE DOYAT.

A noz amez et feaulx conseillers les gens tenans nostre court de parlement.

Recepte xvij januarii M° CCCC° LXXIX\

MCGGXCIX.

AUX MAIRE ET ÉCHEVINS DE POITIERS (d.).

Plessis-du-Parc, 7 janvier 1480.

Offrande de six lampes d'argent au Saint- Vœu de Gharroux et ordre auxdits maires et échevins d'envoyer avec le porteur de cette offrande deux des échevins de la ville de Poitiers pour retirer de l'abbé et des moines dudit Gharroux la promesse de ne jamais aliéner lesdites lampes. — (Publ. dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de VOuest, I (Poitiers, 1836, in-8°), p. 258, d'après Thibaudeau, Histoire du Poitou, I, 251.)

Ghers et bien amez, nous avons voué à Saint Veu de Gharroux'' six lampes d'argent, lesquelles nous y envoyons par le porteur. Et pour ce que desirons que lesdictes lampes demeurent perpétuellement oudit Saint Veu, sans en estre bougées, nous vous prions et neantmoins mandons que, incontinent et sans délai, vous envoyez avec ledit porteur un ou deux des plus notables eschevins de nostre ville de Poictiers, pour illec prendre bonne et suffisante obligation, tant de l'abbé que du couvent de ladicte abbaye de Gharroux, de ne jamais aliéner, ne transporter lesdictes lampes du lieu où elles seront pendues en ladicte église, et, ladicte obligation ainsi faicle et passée suffisamment, nous enverrez par ledit porteur, lequel nous envoyons expressément par delà, et gardez que en ce n'ayez

1. Gharroux, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Civray (Vienne). L'abbaye bénédictine de cette localité possédait une relique célèbre au moyen âge, sous le nom de Saint-Vœu, et que l'on prétendait être le prépuce de .T.-C. {Gall. christ., II, 1277.)

faulte. Donné au Plessis du Parc lez Tours, le vu® janvier.

LOYS'

MGGGG.

AU PARLEMENT (v.).

Bonaventure-lès-Ghinon, 8 janvier 1480.

Recommandation de la cause de M" René Lucas, maître des requêtes de l'hôtel du roi, auquel un nommé M^ Jean Remon disputait l'archidiaconé de Sologne, dont il avait été pourvu par l'évêque d'Orléans. — (Orig. Arch. nat., X1a9318, fol. 43.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx conseilliers, à nostre requeste

1. Cette lettre est accompagnée dans l'article des Mémoires des Antiquaires de l'Ouest, de la note suivante : « Une lettre, et parchemin signé : Charpentier et Piciet, et scellée de deux sceaux à double queue de cire verte, datée du 13 janvier 1497 (v. st.), contenant comme l'abbé et les religieux de Charroux nommés en icelle, recevant, acceptant et gratifiant ce don et oblation à eux envoyé par le roy Loys, XI^ du nom, de six lampes d'argent, pesantz six cens vingt six marcs, quatre onces d'argent fin, garnies de chesnes, chesnettes, coronnes, rideaux et aultres choses nécessaires pourestre mises en panie devant le saint lieu {sic pour Veu) de Charroux, pour y estre tousjours mes à l'honneur de Dieu et dudit saint lieu [sic], portées et offertes par Estienne Daupy, en présence de Mess" Rogier, Le Roy, Darabion, Mauhans, eschevins et bourgeois de ladicte ville, et commis par unes lettres desdictz s", par les maire, bourgeois et eschevins d'icelle ville de Poictiers, ausquelles lettres est attachée la ratification des abbé et religieux, estant en date du xin« janvier, signé : P. Armand, et « excepto domino meo abbati et conventui » et scellé de deux sceaux à double queue de cire verte, comme appert par ladicte lettre cottée au dos Ee. » Il y avait aussi aux Archives nationales une pièce déjà marquée en déficit dans l'inventaire manuscrit fait par Dupuy des « layettes du Trésor des chartes, » t. 'VI, l^-s partie, toi. 148. Elle devait porter la cote J 389, n° 12.

et proucliaz nostre amé et féal conseillier maistre des requestes de nostre hostel maistre René Lucas ' a esté pourveu par l'evesque d'Orléans de rarchediaconé de Solloigne en l'église d'Orléans, vaccant par la mort de feu raaistre Guy de Bel. Ce nonobstant, aucliuns sans cause le travaillent et tiennent en procès par davant noz amez les gens tenans les requestes ou palays à Paris, et mesmement ung nommé maistre Jehan Remon, lequel pour tousjours travailler et vexer nostredit conseillier, pour ce que, après plusieurs delaiz donnez de produire, ilz fut forciez par nosdiz conseillers de produire, et ad ceste cause interjecta une appellation par davant vous, laquelle depuys il a fait mettre au néant soubz son donné entendre, et estoit m'andé à nosdiz conseilliers de luy pourvoir de delay de produire, ce que ledit maistre René a debatu ; et finablement par nosdiz conseillers a esté débouté de sesdictes lettres, dont ilz a derechef appelle, pour tousjours fuyr et délayer; laquelle appellation est pen-

II n'en reste que l'analyse suivante conservée par ledit inventaire : a Acte par lequel les religieux, abbé et couvent de Charroux reconnoisseut avoir eu et reçu en don du roy six lampes, pour être mises devant le Sainct Veult de Gharoux, lesquelles lampes sont du poids de 626 marcs, 4 onces d'argent, et promettent de ne les jamais aliéner. Scellé de quatre sceaux. »

\. Je trouve ce René Lucas, « abbé coramendataire et administrateur perpétuel de l'abbaye et monastère de l'Aumosne, de l'ordre de Gisteaulx, ou diocèse de Chartres » et recevant en cette qualité, le 4 septembre 1493, du duc d'Orléans, 20 1. t. sur une pension de 40 1. à lui assignée sur la recette ordinaire du comté de Blois pour l'année finie à la Saint-Jean-Baptiste précédente. (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 1769, doss. Lucas 40913, n" 17.) Il donne encore quittance de la même somme et pour le même motif le 9 juillet 1494. (Ibid,, n» 19.)

dante par devant vous, et est ung procès par escript. Et pour ce que desirons fort l'avancement et provision en saincte église dudit maistre René, lequel a esté pourveu dudit archidiaconé à nostre requeste, comme dit est, vous mandons et enjoignons que ledit procès vous vuidez incontinent, toutes choses laissées, et que luy facez toutes les faveurs qui honnestement ce pourront faire en ceste matière ; car nous desirons de tout nostre ceur que ledit archidiaconé demeure à nostredit conseillier. Donné à Bonneadventure lez Ghinon ', le vm^ jour de janvier.

LOYS

A noz amez et feaulx conseilliers les gens tenans nostre parlement à Paris.

Mecepte vltima januarii M° CCCC° LXXIX°.

MGCGGI.

AU PARLEMENT (v.).

Bonaventure, 9 janvier 1480.

Ordre d'entériner les lettres subrogeant les sires de Crèvecœur et de Contay à Marc de Vaudrey et Jean de Conches comme exécuteurs du testament de Marie de Lully, dame de Saveuse. — (Orig. Arch. nat., XIa 9318, fol. 44.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx, vous savez que puis nagueres

par noz lettres patentes et pour les causes contenues

en icelles et que vous avons escriptes, nous avons

subrogué à l'exécution du testament de feue Marie

1. Bonaventure, dans la commune de Huismes, canton et arrondissement de Chinon (Indre-et-Loire).

de Lully, en son vivant dame de Saveuse, ou lieu de maistres Marc de Vaudrey et Jehan de Gonches, noz amez et feaulx conseillers et chambellans les sires de Grevecueur et de Gontay. Mais nous avons sceu que avez différé de entériner lesdictes lettres, dont nous merveillons fort et ne sommes pas contens. Et pour ce que nostre plaisir est que ladicte subrogation ait lieu et sortisse effect, nous voulons et vous mandons bien expressément que, incontinent ces lettres veues, vous entérinez lesdictes lettres, sans plus y délayer ne faire aucune difficulté, pour quelque cause ou occasion que ce soit ; et gardez, sur tant que nous desirez obéir et complaire, qu'il n'y ait faulte et que n'en oyons plus parler, car nous n'en serions pas contens. Donné à Bonneaventure, le ix" jour de janvier.

LOYS

Le Mareschal.

A noz amez et feaulx conseilliers les gens tenans nostre court de parlement à Paris * .

Recepte xxj januarii M° CCOC° LXXIX".

1. Le 25 juin 1481, « la court a surrogué et surrogue, ou lieu d'un des autres exécuteurs dudit testament, maistre Jehan de Gan- 1ers, conseiller en ladite court, pour requérir l'exécution desdiz arrestz et au surplus procéder à l'accomplissement dudit testament, selon l'arrest ou appoinctements de la court, prononcé le XXII décembre derrier passé, les despenz de ceste instance reservez en définitive. » (Arch. nat., Parlement, Conseil, X** 1489, fol. 286.) — Le 11 août 1481, par un nouvel arrêt rendu à la requête d' « Anthoine de Grevecueur, chevalier, s^ de Gontay, » le Parlement ordonne que « Marc de Vauldray, exécuteur du testament de feue dame Mare de Lully, en son vivant dame de Saveuses, »... rendra compte de 1' « exécution dudit testament, » dans le délai « de six sepmaines... » (X^* 1489, fol. 314 v°,).

MGGGGII.

AU PARLEMENT (v.).

Bonaventure, 10 janvier 1480.

Ordre d'expédier le plus promptement possible le procès pendant entre les s"" et dame de Penthièvre, d'une part, et le sire d'Albret d'autre, au sujet de la vicomte de Limoges. — (Orig. Arch. nat., XtA9318, fol. 46.)

Noz amez et feaulx, nous avons sceu que certains procès pandent par devant vous en nostre court de parlement à Paris entre noz très chiers et amez cousin et cousine les s"^ et dame de Painthievre et nostre très chier et amé cousin le sire d'Alebret, touchant la viconté de Lymoges et conté de Perigort qui est en droit, quinze ans a et plus; nous voulons que à toute diligence et toutes choses cessans, tant de noz affaires que autres, despeschez et vuidez lesdiz procès en bonne justice, quelques lettres que vous ayons escript par cy devant, et ad ce n'y faces faulte, car tel est nostre plaisir. Escript à Bonneavanture , le X® jour de janvier.

LOYS

Le Mareschal.

A noz amez et feaulx conseillers les gens tenans nostre parlement à Paris ^

Recepte ultima januarii M° CCOC° LXXIX".

1, Jean de Blois, dit de Bretagne, comte de Penthièvre, vicomte de Limoges, etc., avait marié, en 1450, son frère Guillaume de Blois à la fille de Bertrand de la Tour, comte d'Auvergne et de Boulogne, et lui avait donné à cette occasion diverses terres et les comtés de Penthièvre et de Périgord et

MGGGGIII.

A FRANÇOIS DE GENAS (v.).

Reugny, 11 janvier 1480.

Réception d'une lettre de Gerisay sur ce qui a été fait avec Honorât de Berre; prière de faire la cédule de 6,000 1. que devait signer Pierre de Varie, qui s'en est allé. — (Orig. Arch. du château de Gabrières. Publ. par M. le comte de Balincourt dans la Revue du Midi (année 1887), p. 328.)

Mons"^ le gênerai, Gerisay m'a escrit ce que vous et les autres avés faict avec Honorât de Berre ^, et qu'il

vicomte de Limoges, au cas où il n'aurait pas lui-même d'héritier. De son mariage, Guillaume de Blois, mort en 1455, eut une fille, Françoise de Bretagne, mariée plus tard à Alain, sire d'Albret. Jean de Blois lui-même laissa une fille, Nicole de Blois, qui épousa Jean de Brosse, seigneur de Boussac. Le procès dont il est question ici, et qui eut lieu entre ladite Nicole de Bois et Alain d'Albret, représentant de sa femme Françoise de Bretagne, se termina par l'adjudication de la vicomte de Limoges à cette dernière. Voy. à ce sujet 1' i enqueste faicte à la requeste de Jehan d'Albret, roy de Navarre, contre les consulz et habitans de la ville de Limoges, dans laquelle est faicte mention de la généalogie des vicomtes de Limoges, du 12 février 1499 (v. st.). > (Bibl. nat., Ms. Doat 246, fol. 32-85.)

1. Écuyer, seigneur d'Entravernes, grand maître de l'hôtel du roi René, envoyé par lui en ambassade auprès de Francesco Sforza en 1448 (Lecoy de la Marche, le Roi René, I, 272, n. 4), chargé le 28 août 1474 d'aller avec le sire de Soliers demander à Louis XI la levée de la mainmise sur l'Anjou et le Barrois. (Lecoy de la Marche, op. laud., I, 394. Bibl. nat., Ms. fr. 2907, fol. 42.) Il garantit le serment prêté par son maître, le 11 avril 1476, de n'avoir aucune intelligence avec les ennemis de Louis XI et ae ne point leur céder son comté de Provence. (Arch. nat., J 257, n° 13. Lecoy de la Marche, op. laud., I, 405.) Le roi René l'avait chargé en 1479 d'offrir à Louis XI de lui affermer le Barrois aux mêmes conditions que celles auxquelles il avait été affermé au duc de Lorraine. (Lecoy de la Marche, op. laud., I, 420.)

ne reste plus sinon que vous faictes nostre cedule de vr' livres, dont Pierre de Variée qui s'en est allé, se devoit obliger pour le rendement. Et pour ce, je vous prie que vous nous obligiés nous mesmes, car ceste

1. Ce Pierre de Varie, « escuier, » parent de Guillaume sans doute, mais à un degré que nous ignorons, était « contrerolleur du grenier à sel à Beaucaire, » et donnait quittance en cette qualité le 19 mai 1478 à « Hugues de Coppons, escuier, grenetier audit Beaucaire, » de 30 1. t. pour ses gages dudit office du !«■• septembre 1477 au 28 février 1478, et le 17 octobre 1478 de 30 1. t. également, pour autres six mois, du l^"" mars au 31 août 1478. (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 2929, doss. Varie 65136, n°^ 31 et 32.) Il fut « commis par le roy à faire le payement des viM 1. 1. que ledit seigneur lui avait ordonné payer pour chascune année, durans six années, au roy de Secille et de Jherusalem, son oncle, à cause de l'arrentement de la prevosté de Bar, » et donna quittance le 10 avril 1480 à « Monsf" le trésorier gênerai de Languedoc, Michel Taincturier, » de 500 1. 1. « à lui ordonnées par le roy pour ses gaiges, peines et vaccalions de recouvrer ladicte somme de vi-^ 1. t. des receveurs, fermiers ou grenetiers, sur lesquelz elle avait esté appoinctée, comme aussi pour avancer et prandre à interestz lad. somme, et la payer avant les termes escheuz de sadicte assignation. » (Ibid., n° 42.) « Contre garde estably de par les generaulx conseilliers du roy sur le fait et gouvernement de ses finances aux lieux de Beaucaire et Tharascon, » il reçoit d'eux, le 20 décembre 1504, une assignation « sur la recepte du proutlit et émolument du sel vendu ou grenier,., de Nismes, de la somme de 100 1. t. pour ses peines, sallaires et

vaccations durant l'année derreniere passée, à tenir le

compte de tous les chargemens de sel, qui se sont faiz es sallins de Peccais, la Vernette et Nostre Dame de la mer, aussi des entrepostz de selz faiz oudit Beaucaire et Tharascon, et avoir eu l'ueil aux tiraiges, que n'y se soyent faiz aucuns abbuz... » (N° 36.) « L'un des gardes et servans de la garnison du chasteau royal de Beaucaire, » il donne quittance le l^"" mars 1501 à « Anthoine Boyleaue, trésorier et recepveur ordinaire de la seneschaucée de Beaucaire et de Nysmes, » de 11 1. 8 s. 1 d. obole t. pour « ses gaiges à cause dudit office, desserviz durant demie année, » commencée à la Saint-Jean-Baptiste 1500. (N^ 35.) ■

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matière me touche trop, ainsi que je vous ay assés de fois dit. Cy ne veuilles faillir et incontinent l'envoyés audit de Gerisay. Escrit à Regnyï, le xi^ janvier.

LOYS

De Marle.

MGCGGIV.

AU SEIGNEUR DE CHARLUS (v.).

Bonaventure, 12 janvier 1480.

Ordre de diriger son armée sur la Bourgogne, le 15 février suivant, pendant qu'il va lui-même dans l'Auxerrois, et de la munir des outils nécessaires; défense absolue aux capitaines particuliers de diminuer en rien le chiËfre des hommes à lever sur les paroisses. — (Copie du temps, Arch. de Lyon, ce 477, no 29.)

Mons"^ de Gharlus, j'ay ordonné mon armée partir le XY® jour de février pour tirer en Bourgongne, et moy menois-^ Auserre jusques ad ce que la conqueste de la Gontée soit parachevée. Pour ce, incontinent, faictes dilligence d'amaser voz gens dedans ledit jour, et gardés sur tant que doubtés mesprandre envers moy, ne souffres pas à voz gens amener ung seul cheval, maiz les charrectes, et en chascune xv"^ quatre pâlies, deulx picz, deulx tranches, congnyes et deulx sarpes. Et se vous y faictes faulte, tenez vous seur que je feray de vostre compaignie comme d'iceulx de

1. Très probablement, d'après l'itinéraire, Reugny, dans le canton de Vouvray, arrondissement de Tours (Indre-et-Loire).

2. Sic pour fi m'en vois à. » Voy. la lettre du 26 décembre précédent aux Auxerrois, où le roi annonce l'intention de se rendre dans leur ville (p. 99, n" MGGGXGIV).

Ghampaigne, et les casseray et en feray des archiers, comme j'ay des autres ; et vous asseure que je tireray le plus près de Bourgoigne que je pourray, affin de les veoir et les autres.

Aussi j'ay entendu que vous et les cappitainez particuliers pretiegnés v ou vi' hommes en vostre charge, qu'il est ung grant larrecin à vous et à eulx. Et pour ce gardés que vous faictes de chascune cinquanteine ou paroisse ung homme, et que des toutes excusactions cessantes, qu'il n'y ait faulte en ce que je vous mande. Escript à Bonneavancture, le xii^ jour de janvier.

LOYS

P. DE Do Y AT.

A nostre amé et féal conseillier et chambellan, le seigneur de Gharlus^

1. La lettre suivante sert de complément à celle-ci; elle est du seigneur de Gharlus, et est adressée aux élus de Lyonnais; elle précède la copie de la lettre du roi :

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