‹ Lettres (volume 2)Chapitre 27 sur 91 · Jacques de Minutolis · texte numérisé non relu

Jacques de Minutolis

Ions, VOUS mandons et expressément enjoignons que, en procédant à l'entérinement et publication de nosdictes lettres de declairation, vous faites, souffrez et laissez ledit Pichon joyr paisiblement de ladicte prébende, nonobstant la collation que dit et prétend ledit Cornet luy avoir esté par nous faicte, comme vacant en regalle. Donné au Plessiz du Parc lez Tours, le xxx^ jour de janvier.

LOYS

De Marle.

A noz amez et feaulx conseilliers les gens tenans nostre parlement à Paris.

Recepte x februarii M» CGCC° LXXIX°.

MCCCCXVII.

A LA CHAMBRE DES COMPTES DE PARIS (v.).

Ordre de surseoir au prononcé de l'arrêt dans le procès pendant devant ladite Chambre entre le procureur du roi d'une part et la veuve et les héritiers de feu Philibert Boutillat d'autre. — (Minute. Bibl. nat., Ms. fr. 20497, fol. 56.)

De par le roy.

Nos amez et feaulx, nous avons veu les lettres que

escriptes nous avez, faisant mention du procès pendant

par devant vous entre nostre procureur, d'une part,

et les vefve et héritiers de feu Philebert Boutillart', en

1. Philibert Boutillat, « conseiller maistre d'ostel du roy » (Bibl. nat., Ms. fr. 20685, fol. 543), avait été nommé maître extraordinaire des Comptes le 28 novembre 1468 (Bibl. nat., Ms. fr. 21405, fol. 166), reçu le 23 août 1470, et maître ordinaire le 5 février 1474, au lieu de Louis Tuustain. (Arch. nat., P 2631, p. 102.) Il était en

son vivant chevalier, d'autre ; sur quoy dictes que dès le xiiii'' jour de janvier darrenier passé ledit procès fut par vous veu et consulté, et jugié selon le dictum dont nous avez envoyé le double; et que n'eust esté ce que le s' de Precigny print lors les sacs au greffe et les en emporta, lesquelx n'avez depuis veuz, vous eussiez dès celle heure baillé icely dictum aux parties. Toutesvoies, pour aucunes raisons qui à ce nous meuvent, et lesquelles vous ferons savoir de brief, nous voulons et vous mandons que vous supercedez la chose en Testât, sans aucune chose en dire ne bailler à quelque personne que ce soit, jusques à ce que autrement en

même temps bailli de Nivernais pour le comte de Nevers, et touchait en cette qualité 400 1. 1. « pour entretenir son estât » sur le « septiesme compte de Jehan Briçonnet, receveur gênerai des finances au pays de Languedoil, pour l'année finie en septembre 1473. » (Bibl. nat., Ms. fr. 20685, fol. 573 v°.) Il était encore élu de Rethelois, autre seigneurie appartenant au comte de Nevers, et comme tel touchait pour l'année finie, le 30 septembre 1480, 15 1. t. pour ses chevauchées ordinaires de l'année. (Bibl. nat., cabinet de d'Hozier, vol. 61 (Ms. fr. 30942), doss. Boutillat 1578. Note manuscrite ajoutée à une généalogie imprimée et extraite du a Compte de la composition des aides de Rethelois » rendu par Pierre Barat pour l'année commencée le l^"" octobre 1479 et finie le 30 septembre 1480.) Bailli d'Autun pour Louis XI, il figure en cette qualité parmi les négociateurs de la trêve de Lens, signée le 8 septembre 1477. Mais, chargé en 1479 (voy. la missive du 14 octobre 1479) d'une mission auprès des Suisses, il fut empêché de la remplir par la maladie, dont probablement il mourut, car on trouve la mention de sa mort le 15 septembre 1480, et de son remplacement comme élu de Rethelois le 23 septembre 1480 par Jean d'Arries (Cabinet de d'Huzier, doss. cit.) et comme maître des comptes le 16 octobre 1480 par Léonard de Poutot. (Arch. nat., P2631, p. 102.) Je crois donc le procès dont il est question ici du commencement de 1480, et la présente missive elle-même de la même année, mais d'une date un peu postérieure.

ayons ordonné et que le vous ayons fait savoir. Si gardez bien que en ce n'ait point de faultc. Donné...

A noz araez et feaulx les gens de noz Comptes à Paris.

MCGGGXVIII.

AU SEIGNEUR DE TAILLEBOURG (d.).

Plessis-du-Parc, 4 février 1480.

Désir du roi de savoir ce qui est encore nécessaire pour assurer le succès de la cession de ses droits faite par M. de Penthièvre. — (Orig. Arch. de M. le duc de la Tréinoille. Publ. par M. Marchegay, Louis II, M. de Taillebourg et M. de Maigné (Bibl. de l'École des chartes, 4^ sér., t. I. Paris, 1855, in-S"), p. 16.)

Mon frère, j'ay receu voz lettres, par lesquelles m'escrivez que mes lettres vous ont fait bien joyeux; mais les vostres ne m'ont pas fait joyeux, parce que vous m'escrivez qu'il fault bien d'autres choses pour faire ma matere seure toucliant le transport de mons*" de Penthièvre \ et ne m'escripvez point quoy. Si vous prie que incontinent vueillez faire sercher parmy voz besoignes, si avez aucune chose que touche cecy. J'ay fait délivrer à ceste cause vostre procureur, et, le plus tost que pourrez, faites moy savoir nouvelles de ceste matière. Et à Dieu mon frère. Escript au Plessis du Parc, le iiii^ jour de février.

Mon frère, je suys de la nature des femmes; quant l'on me dit quelque chose en termes obscurs, je veulx savoir incontinent que c'est.

LOYS

Charpentier. A mon frère mons"^ de Taillebourg.

1. Voy. ci-dessus, p. 123, la note 1 relative à la lettre du 20 janvier 1480.

MGGCGXIX.

A BOURRÉ (d.).

Plessis-du-Parc, 10 février 1480.

Envoi de ses paons blancs avec prière de les garder et de leur choisir un « pennier, » parce qu'il a retenu le sien pour soigner ses paons gris. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 6602, fol. 12. Copie. Bibl. nat., Ms. fr. 20427, fol. 99.)

Mons' du Plessis, je vous envoyé touz mes pens blans ; je vous prye que les me gardez bien et y mettez ung pennier tel que vous aviserez. J'ay retenu le mien pour ce que je lui ay baillé d'autres pens gris avecques les poulies, et, s'il en y a de perduz, je m'en prendray à vous, et à Dieu. Escript au Plessis du Parc, le X® jour de février.

LOYS

J. Charpentier ^ A mons"^ du Plessis Bourré.

MCCGGXX.

AU ROI d'Angleterre (v.).

Plessis-du-Parc, 10 février 1480.

Lettre de créance pour l'évêque d'Elne, le sire de Castelnau de Bretenoux et Thibaud Baillet, envoyés en Angleterre pour négocier la prorogation de la trêve pour cent ans. — (Copie du temps. Bibl. nat., Ms. fr. 10187, fol. 225.)

Mons'^ mon cousin, je me recommande à vous tant

1. Ce même secrétaire contresignait le 4 février précédent une autre missive au même endroit, où le roi se trouvait depuis le 2 février. C'est le seul motif que j'aie de donner à la présente

affectueusement comme je puis. En ensuivant ce que, par voz ambassadeurs ^..

MCCCCXXI.

AU ROI d'Angleterre (v.).

Plessis-du-Parc, 10 février 1480.

Accusé de réception de la lettre du roi d'Angleterre apportée par le chancelier du prince de Galles et par Jamet Ratclif et Louis de Boutailles, ses ambassadeurs ; réponse faite à ces derniers et instructions données à 1 evêque d'Elne. — (Copie du temps. Bibl. nat., Ms. fr. 10187, fol. 224 \°.)

Mons"^ mon cousin, je me recommande à vous tant affectueusement comme je puis. J'ay receu les lettres que par le chancellier de mons"^ le prince vostre filz2...

MCCGCXXII.

AU PARLEMENT (v.).

Plessis-du-Parc, 11 février 1480.

Ordre de lui envoyer les noms de tous les officiers du parlement. — (Orig. Arch. nat., X1a9318, fol. 53.)

De par le roy.

Nos amez et feaulx, pour aucunes causes qui à ce

missive la date ci-dessus, qui du reste importe assez peu, étant donné son objet.

1. Prendre la suite de cette lettre au t. VII, p. 254, n° MCGLXXXI, à la datej^du 10 février 1479 que je lui ai assignée par inadvertance. Des instructions données à ces ambassadeurs et datées de Plessis-du-Parc le 10 février 1480 (Pièces just., n" III) ne permettent pas de supposer qu'on puisse assigner une autre date à la présente missive.

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