A BOURRÉ (V
Plessis-du-Parc, 22 janvier 1480.
Prière de lui prêter 2,000 1. sur les 52,500 qu'il a promis de payer aux Suisses pour les déterminer à entrer à son service. — . (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 20488, fol. 60.)
Mons*^ du Plessiz, j'ay esté adverti par mes gens que j'ay envoyez en Allemaigne, que les Suysses sont délibérez de me venir servir à la guerre et habandonner mes ennemys; en quoy faisant mes gens ont appoincté avec eulx à leur rendre leur paiement [à L]yon, dedans certain brief temps ^ Et pour ce que promptement je ne leur p[uis] délivrer la somme de cinquante deux mille cinq cens livres tournois, qui [leur doit] incontinent estre baillée, parce qu'elle est
appoinctée en mes estaz receptes, et pais, et
que, quelque dilligence que se y puisse faire, elle ne p[eut estre] preste au jour qu'elle doit estre délivrée à leur trésorier audit lieu, [avons] délibéré de l'ompruncter de ceulx que j'ay congneu ou mayme
ou neccessité et grant besoing ne me voul-
dront faillir. Et pour ce que estes de ceulx là, je vous prie, sur tout le plaisir et service, [que] me vueillez prester la somme de deux mille livres [tournois] à fournir et la bailler incontinent
que j'ay ledit payement, et aussi le rembourse-
1. Voy. sur cette négociation les explications très complètes fournies par M. de Mandrot. {Relations de Charles VU et de Louis XI avec les cantons suisses, pp. 170 et suiv.)
ment en prenant gens des finances que
ne touche à l'apoinctement que j'ay fait bailler
marquet pour faire ledit ranboursement, par quoy vous prie de rechief que à ce besoing ne me vueillez faillir, car se faulte avoie ou dit paiement, il en pourroit aveiiir grant et irréparable dommaige à moy et à mon royaume, à quoy suis seur que vous et mes aultres bons et loyaulx serviteurs et subgectz vouldriez bien obvier. Escript au Plessiz du Parc, le xxii^ jour de janvier.
LOYS
Picot.
A nostre amé et féal conseillier et trésorier de France, maistre Jehan Bourré, seigneur du Plesseis.
MGCCGXI.
AUX HABITANTS DE PÉRONNE (v.).
Plessis-du-Parc, 27 janvier 1480.
Prière de lui fournir un subside de 400 écus d'or pour l'entretien de son armée, malgré l'exemption de taxes à eux accordée et sans préjudice d'icelle. — (Copie du temps, Arch. de Péronne, « Registre aux resolutions de l'eschevinage (1465-1484), » fol. 251 v». Commun, par M. Letort, archiviste de la Meuse.)
De par le roy.
Ghiers et bien amez, pour fournir et sattisfaire aux très grans despens que faire nous conviendra ceste année pour l'entretenement de pluiseurs grosses armées, que entendons de brief mettre sus les champs, à ce que plus tost et aisément puissons subjuguer noz adversaires, rebelles et desobeissans, contrainte et neccessité nous est faire cueillir et lever en et par tous noz royaume, pays et seigneuries, tant par
manière de taille que forme d'emprunct, pluiseurs grans sommes de deniers, pour subvenir aux choses dessusdites. Et combien que vous ayons octroyé affranchissement et exemption du fait d'icelles noz tailles, auquel aff'ranchissement ne voulions ne enttendons en riens desrogier, mais icellui entretenir; toutesvoyes, pour ce que nosdictes affaires sont si très grans et urgens que plus ne pevent, nous vous prions et requérons tant et si affectueusement que faire povons, et sur tout le plaisir et service que jamais faire nous desirez, que pour ceste année seuUement, vous nous vueillez prester la somme de quatre cens escuz d'or, pour nous aidier à fournir à nosdictes affaires; lesquelz avons chargé à nostre amé et féal conseiller et gênerai de noz finances de Piccardie Bauduin Boucquel vous dire et remonstrer bien au long, lequel vueillez croyre de tout ce qu'il vous en dira de par nous, et icelle somme bailler et délivrer où et ainsi qu'il vous ordonnera. Nous lui avons chargé communicquer avec vous touchant vostre remboursement dudit prest pour y trouver aucun bon moyen, en manière que deverez estre contens. Si vous prions derechief que à cestui nostre grant besoing et affaire ne nous vueillez de ce escondire. Et quant d'aucune chose nous vouldrez requérir, soyez asseurez que nous aurons vous et vos affaires, tant en gênerai que en particullier, en plus srant et singulière recommandation. Donné au Plessiz du Parc lez Tours, le xxvii^ jour de janvier.
LOYS
De Marle.
A noz chiers et bien amez les mayeur, eschevins et habitans de nostre ville de Peronne.
MGGGCXII.
AU PARLEMENT (v.).
Plessis-du-Parc, 26 janvier 1480.
Ordre d'expédier le plus promplement possible le procès du cotDte de Gomminge, seigneur de Lescun, contre Jean de Foix, comte de Candale, évoqué du parlement de Bordeaux où il était pendant, à la demande dudit comte de Candale. — (Orig. Arch. nat., X1a9318, fol. 50.)
De par le roy.
Noz aniez et t'eaulx, nous avons évoqué nagueres certaine cause pendant en nostre court de parlement à Bourdeaux entre nostre amé et féal cousin et chambellan le conte de Gomminge, seigneur de Lescun, et sa femme, demandeurs, d'une part, et nostre amé et féal cousin Jehan de Foix, conte de Gandale, d'autre, en nostre court de parlement à Paris, pour éviter aux souspeçons que nostredit cousin de Foix disoit avoir contre aucuns de noz conseilliers oudit parlement de Bourdeaux ; et en ce faisant, nous avons promis à nostredit cousin de Gomminge de faire en grant diligence expédier ledit procès. Et pour ce nous vous commandons et enjoignons, toutes excusations cessans, que vous jugiez et expédiez ledit procès en la plus grant diligence et briefve expédition de justice qu'il sera possible; et comment que ce soit, qu'il n'y ait point de faulte. Donné au Pleissis du Parc, le xxvf jour de janvier.
LOYS
Parent.
A noz amez et feaulx conseilliers les gens tenans nostre court de parlement à Paris.
Recepte xviij februarii M° CCCC° LXX1X°.
MGCGGXIII.
AU PARLEMENT (v.).
Plessis-du-Parc, 27 janvier 1480.
Ordre d'enregistrer l'édit général et les autres lettres accordées aux habitants de Picardie, d'Artois et de Boulonnais tenant le parti du roi. — (Orig. Arch. nat., X»a9318, fol. 51.)
De par le roy.
Noz amez et feaulx, vous savez assez l'octroy et edict gênerai que nous avons donné aux habitans d'Artois, Picardie et Boulenoys qui tiennent nostre party, dont les lettres vous en ont esté présentées, lesquelles vous n'avez voulu enterigner ne faire enregistrer en nostre court, ainsi que le vous mandions, mais vous avez depuis donné aucuns arrestz et appoinclemens au contraire. Et à ceste cause avons derechief octroyé noz autres lectres qui vous ont esté aussi présentées, mais aux unes ne autres n'avez voulu obéir, dont ne sommes pas contens ; car la chose nous touche, et est principallement pour entretenir lesdiz habitans en nostre obéissance. Et pour ce nous vous commandons et enjoingnons très expressément que, incontinant ces lettres veues, vous faictes entériner, publier et enregistrer en nostredicte court les lettres premières et secondes dudit octroy de point en point, selon leur forme et teneur, quelque opposition qui y ait esté faicte, ne que on vouldroit faire, et n'en dissimulez plus, pour quelque cause que ce soit, et qu'il n'y ait point de faulte. Donné au Pleissis du Parc, le xxvii^jour de janvier.
LOYS
Parent.
A noz amez et feaulx conseillers les gens de nostre court de parlement.
Recepte vij februarii M» CCCC° LXXII'^.
MGGGGXIV.
AUX JUGE MAGE ET CONSEILLERS DE LA VILLE DE LYON (V.j.
Plessis-du-Parc, 30 janvier 1480.
Ordre d'expulser de leur ville Etienne Guillon, qui continuait à y résider malgré une précédente interdiction. — (Copie du temps. Arch. mun. de Lyon, BB 16, fol. 183.)
De par le roy.
Ghiers et bien amez, nous avons sceu que maistre Estienne Guillon, docteur, est encores demourant en nostre ville de Lion, combien que jà piecà l'en eussions fait mettre hors et fait faire deffense de n'y plus retourner; ce qu'il n'a point fait, dont ne sûmes pas content. Et pour ce, nous vous prions et néanmoins mandons, que incontinent vous signiffiez de par nous audit Guillon, et luy faictes exprès commandement qu'il vuyde et se desparte de nostredicte ville de Lion, et que, sur tout, tant qu'il nous crainct et double desplaire, il ne s'y trouve plus, ne ne face sa demourance. Et, au cas qu'il soit de ce faire reffusant, contraignez l'y et ne luy donnez terme ne delay, car pour riens nous ne souffrerons que luy ne ses semblables y demeurent. Et, s'il ne s'en va, nous y pourverrons tellement que ce sera exemple à autres. Sy VIII 9
gardez qu'il n'y ait fuulte. Donné au Plessis du Parc, le pénultième jour de janvier.
LOYS
Parent.
A noz chiers et bien amez les juge mage et conseillers de noslre ville de Lion^.
i. La réception de la missive royale est constatée, comme il suit, dans les registres des délibérations consulaires : « Le vendredi xvm février mil IIIIc LXXIX (v. st.), en l'ostel commun après disner, les conseillers de la ville, sire Humbert de Varey, maistre d'ostel, et messire Jehan Palmier, docteur en loys, juge mage de Lion, ont receu avec tout honneur et révérence deux lettres missives du roy nostre sire, desquelles l'une est adrecée esdits juge mage et conseillers, et l'autre audit de Varey, maistre d'ostel, et de laquelle adrecée esdits juge mage et conseillers la teneur est telle... » (Arch. de Lyon, BB 16, fol. 183.) « Après l'ouverture et vision desquelles, incontinent ilz ont fait perquisition dudit Guillon. Et, pour ce qu'ilz ne l'ont peu appréhender, ilz ont arresté eulx trouver demain heure de huit heures de matin à Saint Jehan, et là le manderont venir pour lui faire les signiffications et commandemens contenuz esdictes lettres. » (Arch. de Lyon, BB 16, fol. 183 v°.) Le consulat lyonnais n'avait pas toujours eu pour Etienne Guillon la tolérance que le roi se plaint ici de lui voir accordée. Par une délibération du 11 septembre 1470, il avait décidé de demander au roi, que « pour ce que messire Estienne Guillion, docteur en loys, est cause de promouvoir et susciter plusieurs procès, debatz, diversitez et ceditions en ladicte ville, et tant en gênerai et contre le corps commun que les particuliers de ladicte ville... qu'il soit deschassez et mis hors iceile ville. » (Arch. de Lyon, BB 15, fol. 118.) Et le 10 décembre 1471 : c Pour ce qu'il est vrai que messire Estienne Guillon, docteur en loys, tache à la lieutenance de Monseigneur le bailli, ilz (les conseillers) ont esté d'oppinion que l'on en parle et advertisse à Messeigneurs du chappitre, et que se ainsi est, que lesdiz Messeigneurs du chappitre en veullent escripre et advertir Monseigneur le bailli, estant à présent à la court du roy, pour obviera ce qu'il ne retienne ledit Guillion en son lieutenant ; que pareillement on luy en escrie de par ladicte
MGGGGXV.
AUX HABITANTS d'ARRAS (V.)-
Plessis-du-Parc, 30 janvier 1480.
Accusé de réception de leur lettre ; intention qu'il a d'entretenir leurs franchises; octroi de lettres de restitution des péages indûment perçus sur eux; envoi de Guillaume de Ghoisy pour régler la question de l'établissement d'un maire et d'échevins dans leur ville, et la restitution de ce qui est dû à certains habitants par leurs villes d'origine ; ordre de continuer et de f parfaire » la draperie ; défense de laisser résider dans leur ville aucun indigène, homme ou femme ; autorisation accordée pourtant aux habitants actuels de faire des « sayettes » et d'autres naarchandises. — (Orig. Arch. d'Arras. Publ. par M. Guesnon, Inventaire chronologique des chartes de la ville d'Arras. In-4o, s. 1. n. d., p. 323.)
De par le roy.
Ghiers et bien amez, nous avons receu voz lettres ;
ville. » (Arch. de Lyon, BB 15, fol. 195 v°.) Malgré cela, le 28 mai 1478, Etienne Guillon n'en obtenait pas moins du consulat la promesse de le considérer comme notable de la ville et de réduire sa taille. (Arch. de Lyon, BB 16, fol. 87 v°.) Malgré le ton pressant de la présente missive, les conseillers, devenus indulgents, je ne sais pour quel motif, à l'égard d'Etienne Guillon, avaient admis celui-ci à présenter sa justification, car, par une autre missive adressée à l'évêque d'Albi, et dont nous n'avons conservé que la mention, le roi en demanda communication : « Le mercredi iii^ jour du moys de may l'an mil quatre cens quatre vings, en l'ostel commun après disner, ..., après recitation faicte de la cause de ladicte assemblée par lesdits conseillers vieulx, et par la voix dudit Poculot, c'est assavoir que, le jour de yer, révérend père en Dieu Mons"" l'evesque d'Alby avoit baillé esdits conseillers certaines lettres missives à luy envoyées par le roy nostre sire, pour soy informer et enquérir de et sur les justiffications et ignorences de messire Estienne Guillon touchant les cas à lui imposez... » (Arch. de Lyon, BB 352, cahier 1.) — Cette
et au regard de voz franchises, nous les vous voulons entretenir et vous avons octroie lettres pour vous faire rendre ce qui a esté prins du vostre par les péages, et que, doresenavant, on ne preigne riens de vous des choses que vous mènerez ou ferez mener à Franchise^, comme vous verrez.
Touchant d'avoir maire et eschevins à Franchise et de ce qui est deu à aucuns par les villes dont ilz sont, nous avons envoie par delà maistre Guillaume de Ghoisy-, pour donner ordre à toutes ces choses et
affaire, dont !a nature est très peu déterminée, semble être allée jusqu'au parlement, d'après l'extrait suivant des registres criminels : « Dudit jour (jeudi 22 février 1487) en la Tournelle criminelle..., veues par la court certaines informations faictes à la requeste des doien et chapitre de l'église de Lyon sur plusieurs excès, atteniptas, crimes, delitz et maléfices contre eulx et en leur préjudice faiz, comme l'on dit, par maistre Estienne Guillon, oy sur ce le procureur gênerai du roy, et tout considéré, ladicte court a ordonné et ordonne ledict maistre Estienne Guillon estre adjourné à comparoir céans en personne, sur peine d'estre attaint et convaincu desdiz cas, pour respondre audit procureur gênerai du roy, à telz fins et conclusions qu'il vouldra contre lui prendre et élire, et audiz doien et chapitre à fin civille seulement procéder et faire en oultre selon raison. Lenfant. » — (Arch. nat., Parlement. Criminel, X2a51.) Mais on ne voit pas qu'Etienne Guillon ait obéi à cette citation.
1. Louis XI avait imposé cette dénomination ironique à la ville d'Arras pour la punir de sa révolte.
2. Guillaume de Ghoisy touche 400 1. t. sur le « 11« compte de sire Jehan Raguier, conseiller du roy et receveur gênerai de ses finances aux pays et duché de Normandie pour l'année 1749, » et sur le douzième compte du même receveur pour l'année suivante. (Bibl. nat., Ms. fr. 20685, fol. 701 et 717 v».) Ce onzième compte de Jean Raguier déjà cité le mentionne également pour l'année 1479 comme « notaire et secrétaire du roy, » touchant 33 1. 6 s. 4 d. t. pour ses gages de décembre 1478, dont il n'avait pu être payé auparavant. (Ibid., fol. 705.) Je trouve sa signature au
nous adverlir des plus neccessaires. Et pour ce, tirez vous devers lui, et il vous donnera provision sur tout.
De la drapperie qui avoit esté commancée, nous summes bien contens que vous la laciez continuer et parfaire en la meilleur manière qui sera advisée pour le bien de nous, de la ville et d'entre vous. Et pour ce, faites y ainsi que ledit Ghoisy et vous adviserez pour le mieulx.
Des femmes que vous demandez pour aprandre les vostres à faire des sayetes, nous ne voulons pas que homme ne femme du pays demeure en la ville, sinon ceulx que avons ordonné; mais, se vous ou voz femmes voulez faire des sayetes et d'autres marchandises, que vous verrez estre neccessaires, nous en summes [contens]. Donné au Pleissis du Parc, le penultiesme jour de janvier. T n q
Parent.
A noz chiers et bien amez les bourgois, marchans et habitans de nostre ville de Franchise.
Présentées par Nicolas Capellain, le lundi xiij^ jour de mars mil niF LXXIX.
MGGGGXVI.
AU PARLEMENT (v.).
Plessis-du-Parc, 30 janvier 1480. Ordre de maintenir Martin Pichon, protonotaire apostolique, en
bas des missives de Louis XI du 26 janvier 1478 au '22 juillet 1482. La part que Louis XI lui fit prendre aux affaires d'Arras lui valut sans doute l'office de « clerc et greffier de l'eschevinage » de cette ville, dont il se prévaut dans une requête au parlement du M mai 1484, et dont lesdits sénéchal et échevins voulaient le dépouiller. (Arch. nat., X»* H4, fol. 489 v°.)
possession de la prébende de Trelly, en l'église de Goutances, comme ayant « le droit de celluy auquel le cardinal de Saint- Pierre ad Vincula l'a conférée, » droit que lui contestait Thomas Cornet, — (Orig. Arch. nat., X1a9318, fol. 52.)
De par le roy.
Noz amez et feaulx, nous avons entendu que ung appelle maislre Thomas Cornet, soubz couleur d'une collation, qu'il dit avoir de nous obtenue en regalle de la prébende de Trelly^ en l'église de Constances, depuis le serement de feaulté à nous fait par le cardinal de Saint Pierre ad Vincula'^ à Lyon, et depuis es mains de l'evesque d'Agde^, par nous expressément à ce commis, tient en procès nostre cher et bien amé maistre Martin Pichon, prothonotaire de nostre Saint Père le pape, qui a le droit de celluy auquel ledit cardinal l'a conférée. Et pour ce que ledit cardinal nous fist ledit serement, ainsy que dit est, combien qu'il n'ait levé aucunes lettres de celluy qu'il nous fist à Lyon, à l'occasion de ce que le fismes partir hastivement pour aller en court de Romme, pour noz grans besongnes et affaires, qui très fort nous touchoient, nous, pour ces causes, avons sur ce fait nostre declairation, et voulons que ledit maistre Martin Pichon soit et demeure paisible possesseur de ladicte prébende, ainsi que plus à plain est contenu en noz lettres patentes de noz vouloir et declairation sur ce. Si vou-
1. Trelly, dans le canton de Montmartin-sur-Mer, arrondissement de Goutances (Manche).
2. Julien de la Rovère. Louis XI lui avait reconnu, le 15 juin 1476, à Lyon, les pouvoirs d'un légat, et celui-ci avait dû, en cette qualité, prêter le serment mentionné par le roi. {Ordonn. des rois de France, XVIII, 196.)