‹ Lettres (volume 2)Chapitre 3 sur 91 · AUX CONSEILLERS DE LYON (V · texte numérisé non relu

AUX CONSEILLERS DE LYON (V

Montargis, 9 mai 1479.

Réunion des généraux des monnaies tenue par ordre du roi pour aviser aux moyens de prévenir l'exportation du numéraire hors du royaume; décision prise de convoquer une assemblée à raison de deux délégués par ville; invitation à nommer les deux délégués lyonnais et à les envoyer vers lesdits généraux des monnaies le 25 juin suivant. — (Copie du temps. Arch. de Lyon, BB 16, fol. 153.)

Très chiers et bien amez, pour ce que desirons de tout nostre pouvoir donner provision au fait de noz

monnoyes pour evicter qu'elles ne soient tirées hors de nostre royaume, ainsi qu'elles ont fait et font chascun jour, et aussi pour les autres inconveniens et dommaiges, qui à ceste cause sont advenuz et pourroient advenir au bien de la chose publicque de tout nostre royaume, nous avons fait venir devers nous les generaulx de noz monnoyes, lesquelz avons sur ce oyz, et fait debatre les matières en leurs présences ; après lesquelles choses debatues, considerans que la matière est de grant conséquence, avons délibéré faire assembler deux des plus notables gens en ce congnoissans de chascune des bonnes villes de nostre royaume^. Si vous prions et neantmoins mandons, que, incontinent et en toute diligence, vous déléguez et ordonnez deux des plus notables gens de nostre ville de Lion, cognoissans et expers touchant ladicte matière des monnoyes, et qui aiment le bien de la chose publicque de nostredit royaume, que adviserez entre vous, et les envoyez devers nosdictz generaulx^ des monnoyes en nostre

1. « Le mercredi xxiii^ jour de juing mil 1111° LXXIX, en l'ostel commun, messire Pierre Torveon, docteur en loys, André Poculot, Pierre Brunier, Jeiian Buyatier, Jehan Rossellet, Geoffroy de Saint Barthélémy, Jehan Varinier, Estienne Laurencin et Daulphin de la Fay, conseillers, ont receu à heure de compile ou environ avec honneur et révérence les lettres missives du roy nostre sire et autres lettres de mess" les generaulx des monnoyes, desquelles la teneur s'ensuyt... »

2. A la suite de la lettre du roi s'en trouve transcrite une autre des généraux ainsi conçue : « Très chiers seigneurs, nous nous recommandons à vous; le roy vous envoyé unes lettres touchant le fait de ses monnoyes ; si vous plait les mectez à exécution le plus diligemment que faire se pourra. Et par ceulx qui seront esleuz de par vous envoyez des sortes de toutes les monnoyes estranges courans de par delà. Nostre Seigneur soit garde de vous. Escript à Paris, le xv* jour de may, les tous vostres, les

ville de Paris, au xxv' jour de juing prouchainement venant, pour illec avecqucs nosdictz generaulx communiquer de ladicte matière et y adviser les provisions sur ce nécessaires y estre données, en manière que les monnoyes estranges ne puissent avoir cours en nostredit royaume, et les nostres ne soient tirées hors d'icellui, ainsi que fait a esté par cy devant. Donné à Montargis, le ix^ jour de may.

LOYS

Picota MCGGXXI.

AUX DOYEN ET CHAPITRE d' ANGERS (d.).

Brienon, 13 mai 1479.

Renouvellement de l'ordre à eux donné d'élire pour évêque Auger de Brie, son conseiller. — (Copie. Bibl. nat., Ms. fr. 22450, fol. 130 vo.)

Ghers et bien amez, nous vous avons escript- par deux ou trois fois que vous voulsissez eslire maistre

generaulx maistres des monnoyes. » (BB 16, fol. 153.) Le lendemain, les conseillers réunis décidèrent que les ordres du roi seraient exécutés. (Ibid., fol. 153 v».)

1. La même lettre fut adressée aux « auditeurs des Comptes, bourgoys, manans et habitans de la ville de Grenoble » (Arch. de l'Isère, B2826, fol. 142) et aux « bourgois, manans et habitans de la ville de Troyes. j (Arch. de Troyes, AA 48.) Cf. aussi, sur ce même sujet des monnaies étrangères, les lettres patentes du roi données à Montargis le 8 mai 1479. [Ordonnances des rois de France, XVIII, 481.)

2. Voy. au t. VIT, pp. 293-295, no= MCCCXV-MCCCXVI, les lettres du 25 avril au chapitre d'Angers et à M. de la Vignolle, et comment Auger de Brie finit par être élu par le chapitre le l^juillet 1479.

Augier de Brye, nostre conseiller; de quoy n'en avez riens fait. Et pour ce, incontinent ces lettres veues, eslisez le, car pour riens ne souffr[ir]ions que autre eust l'evesché que nostredit conseillier; car se je congnoys homme qui y voise au contraire, je luy feray vuider le royaulme de France, et n'y aura point de faulte. Escript à Brynon l'ArcievesqueS le xiii® jour de may.

LOYS

De Doyat.

A noz chers et bien amez les doyen et chapitre de l'église d'Angers.

MCCCXXII.

AU SEIGNEUR DU ROUGHAGE (d.).

Belebat, 14 mai 1479.

Ordre de venir le trouver. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 2900, fol. 1.)

Mons"" du Bouchage, mon amy, je vous prie que incontinant que vous aurez fait, vous en veignez par devers moy et qu'il n'y ait point de faulte, et à Dieu. Escript à Belesbat^, le xiiif jour de may.

LOYS

Le Mareschal.

A nostre amé et féal conseillier et chambellan le sire du Bouchage.

1. Brienon-l'Archevêque, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Joigny (Yonne).

2. Aujourd'hui Belebat, dans la commune de Courdimanchesur-Essonne, canton de Milly, arrondissement d'Étampes (Seineel-Oise).

MCGCXXIII.

AU PARLEMENT (v.).

Ghâteau-Landon, 16 mai 1479.

Ordre d'enregistrer les lettres du don fait à l'abbaye de N.-D. de Ferrières de « certains boys et garenne assis au dedans du treffons et dommaine de ladicte église. » — (Orig. Arch, nat., XtA 9319, fol. 6.)

De par le roy.

Nos amez et feaulx, nous avons par noz lettres patentes en forme de chartre donné et aumosné à l'église de Nostre Dame de Ferrières^ certains boys et garenne et leurs appartenances-, assis au dedans du treffons et dommaine de ladicte église, soubz les condition et réservation plus applain contenues en nosdictes lettres, lesquelles l'abbé et couvent de ladicte église ont entention de bref vous faire présenter pour en avoir l'expédition. Et pour ce que nous desirons nostredit don sortir effect, pour la singulière dévotion que nous avons à ladicte glorieuse dame, nous vous mandons et enjoignons que, incontinent ces lettres veues, vous vueillez nosdictes lettres de don, faire publier et enregistrer en nostre court, en la manière en tel cas acoustumée, sans y faire aucun delay ou difficulté, car il nous desplairoit fort que nous feussions frustrez en nostre bonne entention, et que lesdiz abbé et couvent eussent empeschement en leur expe-

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