Abbaye cistercienne du diocèse d'Orléans
2. Par lettres en date de Chàteau-Landon, mai 1479, Louis XI avait donne; à l'abbaye de Ferrières certains droits dans la forêt de Poncourt. [Ordonn. des rois de France, XVIII, 488.)
dition, dont pour ceste cause il leur convensist retourner devers nous au remède. Donné à Chasteaulendon, le XVI® jour de may.
Le Bourcier.
A noz amez et feaulx conseilliers les gens tenans nostre court de parlement à Paris.
Recepte xv junii M° CCCCo LXXIX°.
MGGCXXIV.
AU PARLEMENT (v.).
Ghâteau-Landon, 18 mai 1479.
Ordre d'assurer aux religieux de Saint-Edmond de Pontigny le paiement d'une rente de 1,200 1. t. à eux constituée par le roi, et au paiement de laquelle les' chanoines de Saint-Étienne d'Auxerre et de Saint-Quiriace de Provins faisaient de l'opposition. — {Arch. nat., X1a9318, fol. 7.)
De par le roy.
Nos amez et feaulx, nous avons esté advertiz que les chanoines de Saint Estienne d'Aucerre et de Saint Quiriace de Provins ont interjecté certaines appellations à rencontre des abbé et religieux de Mons"" Saint Edmond de Pontigny, à cause de certain veu et don que avons fait audit corps saint, de la somme de douze cens livres tournois de rente, dont certaine portion leur a esté assise sur nostre dommaine d'Aucerre, de Troies et la prevosté dudit Provins ; esquelz lieux lesdiz chanoines se dient avoir aucune assignacion de rente à eulx faicte par noz prédécesseurs. Et combien qu'ilz en soient paiez par les mains de noz
iO LETTRES DE LOUIS XI.
receveurs, ainsi qu'ilz ont acoustumé et selon l'ordonnance des gens de noz comptes et trésoriers, neantmoins iiz s'efforcent, au moien desdictes appellations, empescher que nostredit don et veu ne sortissent leur effect, qui est contre nostre entention et vouloir. Et pour ce (jue nous voulons nostredit veu et don avoir lieu au prouffit et utilité desdiz religieux de Pontigny, nous vous mandons et enjoignons bien expressément que, en ensuivant le bon vouloir et affection que nous avons audit glorieux corps saint, vous ne permetez ne souffrez lesdiz religieux estre molestez par procès ne autrement en la joissance de nostredit don, ainçois leur donnez tout l'ayde, faveur et support que vous pourrez, sans entreprendre congnoissance desdictes appellations en quelque manière que ce soit. Et tellement y faictes que lesdiz religieux n'aient cause de renvoier devers nous au remedde. Et au seurplus faictes publier nos lettres de don que leur avons octroyé desdictes xii'^ 1. t. sans y faire aucun delay ou difficulté. Donné à Ghasteaulendon, le XVIII® jour de may.
LOYS
Le Bourgier.
A noz amez et feaulx conseilliers les gens de nostre parlement à Paris.
Becepte xxv*^ junii M° GGGG'> LXX1X°^.
1. Le 6 juin 1480, le Parlement ordonne de mettre sur les lettres de don visées par le roi les mots : Lecla et publicata et registrata, malgré l'opposition des doyen et chapitre de Saint- Quiriace de Provins, « des bouchiers de Provins, d'Anthoine, bastard de Bourgongne, et des doien et chapitre de Saint- Estienne de Troies. » (Arch. nat.. Parlement, Conseil, Xi* 1489, fol. 83 v°.)
MCCCXXV.
A FRANÇOIS DE GENAS (d.).
Plessis-du-Parc, 20 mai 1479.
Ordre du roi de lui avancer le montant de la pension de l'évêque d'Albi, iigurant parmi celles qui ont été retranchées, pour permettre l'accomplissement d'un vœu par lui fait à Saint- Jacques de Galice. — (Publ. dans le Bulletin du Comité historique des monuments écrits de l'histoire de France, histoire, sciences, lettres, t. III (Paris, 1852, in-8»), p. 241.)
Mons'^ le gênerai, pour fournir à certaine grant somme de deniers que j'ay vouée à Mons*" Saint- Jacques de Gallice, j'ay ordonné certaines pensions estre prinses et retranchées, et entre autres celle de Mons"^ d'Alby. Et pour ce qu'il me fault avoir promptement ledit argent, je vous prie que si jamais me voulez faire service, que vous me faictes advancer par vostre receveur gênerai ladicte pension de mondit s*" d'Alby, et incontinent la m'envoyez en la plus grant diligence qu'il sera possible, et n'y faictes faulte; aultrement je ne seroys jamais content de vous, car cecy touche le fait de ma conscience, et à Dieu. Escript au Plessis du Parc lez Tours, le xx* jour de may'.
LOYS
Petit.
A nostre amé et féal conseiller François de Gênas, gênerai de noz finances.
1. Un mandement du roi, en date du Plessis-du-Parc, le 29 décembre 1480, ordonne à Michel le Taincturier, trésorier général de Languedoc, Lyonnais, Forez et Beaujolais, de rembourser la somme retranchée ci-dessus à l'évêque d'Albi. [Bull, du Corn, hist..., p. 240.)
MGGGXXVI.
AU SEIGNEUR DE GOMBRONDE (v.).
Puiseaux, 21 mai 1479.
Ordre d'aller trouver le gouverneur de Champagne; conseil de ne pas disputer à l'évêque de Mende l'abbaye d'Ebreuil et d'en demander plutôt une autre. — (Orig. Coll. de feu M. Desnoyers, membre de l'Institut.)
Mons' de Gombronde, j'ay receu vos lettres et vous prie que le plus tost que vous pourrez, se vous n'estes point avec le gouverneur de Ghampaigne^, que vous y en allez.
Au surplus, louchant l'abbaye d'Esbreulle^, Mons*" de Mende ^ y a bon droit et perdrez temps et despendrez le vostre à le plaidoyer, et vous en vouidrez mieux pourchasser une autre. Et à Dieu. Escrit à Puiseaulx^, le XXI® jour de may.
LOYS
De Doyat.