‹ Lettres (volume 2)Chapitre 32 sur 91 · Le 17 décembre 1479. (Arch. nat., XtAl489, fol. 11 v · texte numérisé non relu

Le 17 décembre 1479. (Arch. nat., XtAl489, fol. 11 v

3. « Françoys de Chauvigny, viconte de Brosse, conseillier et chambellan du roy, » d'après une quittance par lui donnée le 16 mars 1472 à « Jehan Briçonnet, recepveur gênerai des finances d'icellui seigneur » de la somme de 1,200 1. 1. de « pencion, pour l'entretenement de son estât en la compagnie du roy, » durant l'année commencée le l'^'' octobre 1471. (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 724, doss. 16517 Chauvigny, n° 14.)

Breszé, conte de Maulevrier^ touchant le rectrait de VIII" reaulx d'or de rente et des arreraiges, montans à xiiii" francs ou environ, que ledit de Breszé prétend lui estre deuz sur les heritaiges du feu s"^ de Raiz, et dont ladicte Jehanne de Raiz est seulle héritière; duquel rectrait ledit s"" de Brosse et sadicte femme avoient paravant esté déboutez par sentence des maistres des requestes de nostre palais, de laquelle ilz avoient appelle ; ouquel arrest semble qu'il y a eu de grans feveurs pour ledit s"^ de Brosse, ou que, parce que la matière n'a pas esté bien veue, y a eu erreur; et considéré le droit dudit seigneur de Maulevrier, lequel, en faveur et pour le bien de noz chiers et amez nepveuz et niepces, ses enfans, ou temps avenir, nous voulons estre gardé comme le nostre propre ; et à ceste cause nous avons donné charge à noz amez et feaalx

1. Jacques de Brezé, fils de Pierre II de Brezé et de Jeanne Grespin, comte de Maulevrier, pour lequel il prêta hommage à Louis XI le 17 août 1465 (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 509, doss. 11513 Brezé, no 521, baron de Mauny et du Bec-Grespin, s"" de Nogent-le-Roi, la Varenne, Brissac, Anet, Bréval, Montchauvet et du Vivier, « grant seneschal et gênerai refformateur des pays et duchié de Normandie. » (Ibid.) Il reçut par lettres datées d'Orléans, le 5 décembre 1466, le revenu de la seigneurie de Mante, au lieu de la capitainerie de Rouen, qui lui avait d'abord été attribuée, et que le roi donna ensuite au connétable de Saint-Pol. (Ibid., n° 53.) Il épousa Charlotte, fille de Charles VII et d'Agnès Sorel, qui lui donna quatre fils et deux filles : Pierre, Louis, Jean, Gaston, Anne et Catherine. Mais l'ayant surprise en flagrant délit d'adultère avec Pierre de la Vergne, gentilhomme poitevin, il la tua et fut poursuivi devant le parlemeut, qui le condamna à une amende de 100,000 1. 1., pour laquelle il dut abandonner ses terres au roi. Après la mort de Louis XI, il se pourvut contre cette condamnation en 1484 et obtint gain de cause. Il mourut le 14 août 149 i à Nogent-le-Roi et fut enterré daus l'abbaye de Coulombs. (Anselme, VUI, 272.)

conseilliers, premier président et archediacre de Paris, nostre advocat, de faire reveoir et visiter ledit procès. Pour quoy nous voulons, vous mandons et enjoignons bien expresseement, que en leurs présences, ledit procès et tout ce qui en deppend soit reveu et visité bien au long, sans y appeller ceulx qui en ont fait le rapport, pour veoir s'il y a eu en icelluy aucune laveur ou erreur, afin de icelle corriger et amender, en gardant le droit dudit s"" de Maulevrier et de nosdiz nepveuz et niepces en toute bonne justice. Et pour ce faictes dilligence de recouvrer les pièces dudit procès et tout ce qui en deppend, et tellement y besongner que n'ayons cause de y pourveoir par autre manière. Et au seurplus, en toutes les autres matières et procès dudit s' de Maulevrier pendant en vostre court, faictes la plus briefve expédition de justice que pourrez, en luy donnant audience toutes foiz que requis en serez, ainsi que plus à plain vous sera dit par ledit président, auquel autres foiz en avons parlé et chargé le vous dire ; car nous ne voulons point les affaires dudit s"" de Maulevrier pour son empeschement eslre retardez ne empirez, maiz iceulx favorisez comme les nostres propres. Donné au Pleisseiz du Parc, le XYiif jour de mars.

GOURTIN.

A noz amez et feaulx conseillers les gens tenans nostre parlement à Paris.

Becepte xxijda martii M° CGCC° LXXIX° ante Pascha.

YIII 1 1

MGGGCXXXVI.

AU PARLEMENT (v.).

Plessis-du-Parc, 20 mars 1480.

Ordre d'expédier promptement le procès touchant la terre de la Perrière, pendant entre les sires de Ravel et de Chaumont, ayant droit de feu Eustache de Lévis et de feue Jeanne de Gousan, sa femme, d'une part, et feu Nicolas Rolin, de l'autre; procès dont la solution a été différée, « soubz umbre et couleur du traicté d'Arras. » — (Orig. Arch. nat., Xi^gSig, fol. 61.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx, nous vous avons escript deux lettres pour l'expédition du procès de la terre et seigneurie de la Parriere, qui est pendant par devant vous, entre feu Entache de Levys, chevalier, et feue Jehanne de Gousain, sa femme, à cause d'elle, à rencontre de feu NicoUe Rolin, chevalier; desquelx de Levis et Gousain, noz amez et feaulx cousins, conseilliers et chambellans les sires de Ravel ^ et de Chaumont, ont le droit, dont n'avez tenu compte, jaçoit ce que vous eussions mandé par noz lettres que ne feissiez difficulté de expédier et juger ledit procès, soubz umbre et couleur du traicté d'Arras ; et semble que portez et favorisez plus ceulx qui ont tenu à nous party

1. Guion d'Amboise, s"" de Ravel, fils du s"" de Chaumont, marié en 1492 à Françoise Dauphine, fille d'Érard de Lespinasse, dit Béraud Dauphin, et d'Antoinette de Polignac. G'est par erreur que le P. Anselme (VII, 125) place ce mariage le 18 novembre 1481. Guion d'Amboise était capitaine des cent gentilshommes de la maison du roi, son conseiller et chambellan, et, en 1502, bailli de Montferrand. (B. de Mandrot, Ymbert de Batarnay, pp. 162-166.)

contraire que noz bons et loiaulx serviteurs. Vous savez les bons et grans services que nous a faiz et fait chascun jour nostredit cousin de Chaumont; et pour ce nous vous mandons et enjoignons bien expresseement, que, toutes excusations cessans, vous jugez et expédiez ledit procès, et sur ce pronuncer l'arrest sans vous arrester ne avoir regard audit traicté d'Arras, en y procédant à toute diligence en bonne et briefve expédition de justice, et, comment que ce soit, qu'il n'y ait point de t'aulte. Donné au Plessiz du Parc, le xx^ jour de mars.

LOYS

J. DE Chaumont.

A noz amez et feaulx conseilliers les gens de nostre court de parlementa

MGGGCXXXVII.

AU SEIGNEUR DU BOUCHAGE (d.).

Plessis-du-Parc, 22 mars 1480.

Regret du roi de n'avoir pas < sa femme, » maintenant qu'il a tous les contrats de leur mariage et la ratification; ordre d'aller la chercher pour l'amener à Montrichart vers les « vieilles » et de la recommander à M^^^ d'Eurre. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 2907, fol. 5.)

Mons'du Bouchaige, j'ay tous les contractz de nostre mariage^ et la rattiffication, et m'ennuye terriblement

1. Cf. t. VII, p. 184, no MGGXXVIII, la lettre du 4 octobre 1478 également adressée au parlement.

2. Il doit être question ici du mariage d'Anne de Savoie, nièce de Louis XI, avec Frédéric d'Aragon, prince de Tarente, second fils de Ferdinand I^^ d'Aragon, roi de Naples, et d'Isabelle de Glermont, sa première femme. Le contrat avait été signé le l®"" septembre 1478 à la Lande, au diocèse de Chartres ; le roi avait cens-

que je n'ay nostre femme; et pour ce je vous prie, que pour me oster de ceste peine, vous l'allez quérir là où elle est, et l'amenez à Montrichart, là où vous trouverez les vieilles^ et les recommandez à madame d'Eurre, qu'elle la me rende bien vive et en bon point, et m'en venez incontinent dire des nouvelles. Je vous prie, mons"^ du Bouchaige, mon amy, que faictes dilligence, et à Dieu. Escript au Plessis du Parc, le xxii® jour de mars. LOYS.

Le Mareschal.

A nostre amé et féal conseillier et chambellain le sire du Bouchaige.

MGGGGXXXVIII.

AU parlement (v.).

Plessis-du-Parc, 22 mars 1480.

Recommandation du procès du bailli des montagnes de Dauphiné, retenu en Roussillon par ses fonctions de capitaine du

titué à sa nièce une dot de 12,000 1. de rente, hypothéquée sur les comtes de Roussillon et de Gerdagne à charge d'hommage. Après la mort d'A.nne de Savoie, qui suivit de très près son mariage, Louis XI assigna les 12,000 1. de rente au profit de Charlotte, sa lille,'sur les seigneuries de Villefranche-de-Rouergue, Villeneuve, Peyrusse, Rieuperoux, la Salvetat, Montrosier, la Roque- Boillac, dit Pétrasac, Flagnac, Marcillac, Gassagnes- Gomtaux, érigées en comté de Villefranche, par lettres patentes de la Motte-d'Égry, août 1480, et du Plessis-du-Parc, janvier 1483. (Arch. nat., J 893, n° 1.)

1. Parmi ces «vieilles, » comme les qualifie si peu respectueusement le roi, il faut sans doute compter la reine Charlotte de Savoie. Quant à Mm« d'Eurre, c'était Catherine Blot, femme de François d'Eurre (dans le canton de Crest, arrondissement de Die, Drôme), écuyer, valet de chambre de Louis XI, qui, par lettres du 27 juin 1464, lui donna les biens confisqués sur G-uillaume de Poitiers. (Pilot de Thorey, Catalogue des actes du dauphin Louis..., I, 65, no 1399, n. 1, et II, 30, n» 1337, n. 3.)

château de Perpignan, contre Garguesalle. — (Orig. Arch. nat., X1A9318, fol. 62.)

De par le roy.

Nos amez et feaulx, nostre bailly des montaignes du Daulphiné* nous a fait dire qu'il a ung procès pendent en nostre court de parlement, à l'encontre de Guerguessalle, et y a jà longtemps que le procès y est pendant, dont il ne peut avoir expédition. Et pour ce que nostredit bailly est occuppé en nostre service à la garde de nostre cliastel de Parpignen, dont luy avons baillé charge pour y estre continuellement résident, nous voulons et vous mandons très expressément, que en bonne et briefve justice, vous luy donnez tout le port et faveur que faire pourrez. Et y faictes en manière qu'il congnoisse que vous en ayons rescript, et qu'il n'y ayt faulte, car il est de noz bons et anciens serviteurs. Donné au Plesseis du Parc lez Tours, le xxii^ jour de mars.

LOYS

Le Mareschal.

A noz amez et feaulx conseilliers les gens tenans nostre parlement à Paris.

Recepte xxj maii M° CCCC" LXKIX°.

MGCGGXXXIX.

AU PREMIER PRÉSIDENT DU PARLEMENT DE PARIS (v.).

Plessis-du-Parc, 23 mars 1480.

Ordre de recevoir Guy Arbaleste comme conseiller au lieu de Guillaume Leduc. — (Orig. Arch. nat., XfA93l7, fol. 32.1

Mons"" le président, j'ay donné à maistre Guy

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