‹ Lettres (volume 2)Chapitre 31 sur 91 · Probablement Charles de Lissaire · texte numérisé non relu

Probablement Charles de Lissaire

plus rien, et faicles que luy et ses compagnons dudit chasteau soient bien payés, et que leur argent ne vienne plus si tard qu'il a accoustumé, et le dictes bien aux clercs, et ceulx qui ont la charge de payer, ainsi que de tout. J'ay chargé maistre Pierre de Doyat', mon secrétaire, lequel j'envoye par delà vous le dire plus à plain, et à Dieu. Escript au Plessis du Parc lès Tours, le XII® jour de mars.

LOYS

Picot.

MGGCGXXXIV.

A l'évêque d'albi (v.).

Plessis-du-Parc, 14 mars 1480.

Envoi de la lettre du capitaine de Perpignan au sujet de Gollioure; inquiétude du roi au sujet de cette place ; nécessité de bien la pourvoir; ordre d'y envoyer les gens de Garcassonne et au besoin d'autres sénéchaussées; importance qu'il y aurait à « acheter » Jean Gapriol. — (Orig. Arch. de M. Mazens, notaire à Lasgraisses.)

Mons'' d'Alby, mon ami, je vous envoie les lettres que le capitaine de Perpignan m'escript et le double de tout ce que j'escris pour mettre remède à Gollioure, tant au conte de Gastres que à tous les aultres, et de l'advertissement que m'a faict le castellan d'Amposte.

1. Pierre de Doyat, dernier frère de Jean, fut tué en 1485 par des gens soupçonnés d'appartenir au duc de Bourbon. (Bardoux, les Grands baillis au 1K« siècle, Jean de Doyat, p. 35.) On trouve sa signature au bas des missives de Louis XI, à raison de sa qualité de secrétaire du roi, du 28 février 1479 au 22 septembre

Je VOUS prie que vous considérez la grand peine et grand travail que caste Goliioure nous faict et les grand despenses, et que vous y fêtes mettre remède, car je ne seray jamais à mon ayse jusques à ce que je sache quelle soit pourveu ; faictes et mons"" le comte, que toutes les provisions qui y sont nécessaires soient mises dedans, et veillez si ou non faites marcher tous ceux de la sénéchaussée de Garcassonne pour y aller. Si vous pouvés acheter, ce que nous ne peumes faire

vous ne moy , son oncle Jacques Gapriol delà?

et que je lui donnasse une bonne pention, ce seroit une grande seureté pour Roussillon, mais je crois que vous ne pourrez le acheter jusques à ce que ce bruit de guerres soit passé. Je vous prie qu'il vous en souveigne et, quant vous pourrez, achetés le.

Mons' d'Alby, mon amict, il faut prompte provision pour ce GoUioure, et ne doit on rien plaindre pour y pourvoir, car leur armée ne demeurera gueres, et si elle est rompeu, il n'en feront d'ici à grant pièce eung autre ; et s'ilz prenoient Golioure, il me cousteroit argent infini et desplaisir et mélancolie inestimable.

Mons' d'Alby, s'il n'y avoit assez de ceulx de Garcassonne, retenés en tant que vous en voudrez des aultres sénéchaussées. Je mande au gênerai et au trésorier qu'ilz se rendent incontinent devers vous. Aussi, je vous prie que vous prenez la peine de vaquer jusques que mon trésorier? et en parlez au conte de Gastres que on y donne provision.

Mons"^ d'Alby, mon ami, je ne serai, tant que je vivrai, à mon aise jusques à ce que vous m'escripviez que elle soit pourveu, et ne le m'escripvez pas tant que

eung de vos gens ait veu Mery de Poux^ et les aultres dedans le château de Colioure ; et à Dieu, W d'Alby, mon amy. Escript au Plessis du Parc les Tours, le xiiii^ jour de mars.

LOYS

De Doyat.

A nostre amé et féal cousin et conseiller l'evesque d'Albi.

MGGCGXXXV.

AU PARLEMENT (v.).

Plessis-du-Parc, 18 mars 1480.

Ordre d'examiner à nouveau le procès de François de Chauvigny et de Jeanne de Raiz, sa femme, contre Jacques de Brezé, comte de Maulevrier, dans lequel les intérêts de celui-ci et de ses enfants, neveux et nièces du roi, semblent avoir été lésés. — (Orig. Arch. nat., X1a9318, fol. 60.)

Noz amez et feaulx, nous avons sceu que puis

nagueres avez donné arrest' au prouffit de Françoys de

Chauvigny, seigneur de Brosse^, et de damoiselle

Jehanne de Raiz, sa femme, à Tencontre de Jaques de

1. Je soupçonne ce nom d'avoir été estropié, comme beaucoup de ceux des copies de la même provenance; au moins je ne l'ai jamais rencontré ; peut-être faut-il lire Mery de Coué.

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