Un mot sauté
2. Voy., à ce sujet, la lettre du 12 mars précédent adressée au même François de Gênas, n» MCGGCXXXIII, p. 155.
MGGGGLXII.
AU PARLEMENT (d.).
Boutigny, 15 mai 1480.
Ordre d'expédier rapidement le procès intenté à Louis Chauvet, frère de Jean Robertet, par Jean Avin, conseiller au Parlement. — (Orig. Arch. nat., X1a9318, fol. 75. — Copie moderne. Bibl. nat., Ms. fr. 6987, fol. 135, avec la date erronée du 1" mai.)
De par le roy, Noz amez et feaulx, nostre chier et bien amé Loys Ghauvet', frère de nostre amé et féal secrétaire et greffier de nostre ordre, maistre Jehan Robertet^, nous
1. Fils de Jean Chauvet et de Françoise Baronnat; sa sœur Louise avait épousé Jean Robertet, et c'est pour cela que le roi l'appelle le frère dudit Robertet.
2. Jean Robertet, originaire d'Auvergne, et serviteur, au moins successivement, et du roi et du duc de Bourbon. Une note biographique, insérée sur lui dans les Dossiers bleus, le dit secrétaire des ducs de Bourbon, mais également greffier du parlement de Dauphiné, baiUi d'Usson en Auvergne, greffier de l'ordre royal de Saint-Michel. Le 7 octobre 1467, il donne quittance en qualité d' « esleu pour le roy en l'élection de Clerraont et bas pais d'Auvergne » à « Pierre Maudonnier, receveur des aides et équivalent et autres deniers mis sus oudit bas pais » de 66 l. 13 s. 4 d. t. pour ses gages dudit office, en l'année commençant le i«"" octobre 1466; et le même jour il donne, au même Pierre Maudonnier, quittance de la même somme que dessus, reçue par lui « pour avoir vacqué avec ses compaignons et les commissaires dudit pais à mettre sus le paiement des gens de guerre et autres deniers » de la même année. (Bibl. nat.. Pièces orig., vol. 2501, doss. Robertet 56175, no^ 3 et 4.) Il donne quittance le l^"" juillet 1470, comme « secrétaire du roy, » à « Jehan de Laloere, conseiller du roy et trésorier gênerai de Languedoc, » de 30 1. 1. à
a dit qu'il a esté puis nagueres adjourné à comparoir en personne en nostre cour de parlement par la commission de maistre Jehan Avyn, nostre conseiller en jadicte cour, pour certain cas à lui mis sus et imposez. Et, pour ce que nous avons ledit Loys Chauvet en singulière recommandation, en faveur de sondit frère, et aussi pour aucuns services qu'il nous a faiz, nous vous mandons et expressément enjoingnons que vous le expédiez le plus tost que faire se pourra, en l'ayant en son bon droit pour especialement recommandé. Donné à Boutigny, le xv\jour de may.
Loys.
Lemaresghal.
lui allouées « et depparties par le roole fait du deppartement de la somme de v^ 1. 1. et mises sus pour espices, avec et oultre l'aide de cxxi» 1. t. octroyé audit seigneur par les gens des trois estatz de Languedoc à l'assemblée par eulx tenue à Montpellier, » en mai 1469 (n» 5). Il était resté pourtant « esleu en l'élection de Clermont ou bas pais d'Auvergne, » et donna quittance en cette qualité, le 15 mai 1476, à Nicolas Petitdé, « receveur des aydes et équivalons oudit bas pays, » de 9 1. 12 s. t. « pour avoir assisté avec les autres esleuz et commissaires d'icellui bas pais à mettre sus la somme » de 2,700 1. 1. imposée pour l'année précédente par mandement du 22 août 1475 (n° 6), et encore au même, le 31 octobre 1478, de 66 I. 13 s. 4 d. t. pour ses gages d'élu pendant l'année commencée au mois d'octobre 1477 (n» 7). Il eut de Louise Ghauvpt : François, mort secrétaire du roi en 1535; Florimont, baron d'Alluye; Antoinette, et Charles, évèque d'Albi. Il fut enterré dans une chapelle qu'il avait fait élever dans l'église Notre-Dame de Montbrison, et où se lisait cette épitaphe :
« Ista Robertelus struxi tibi sacra, Joannes;
Très reges, Michael, dum sequor, atque duces;
Hic ergo avum posui, uxuremque ambosque parentes;
Me functum terris ista sacella tegunt. » (Bibl. nat., Ms. fr. 30114, doss. bleus, vol. 569, Robertet 15054, n° 21.)
A noz amez et t'eaux conseilliers les gens de nostre court de parlementa Becepte xxvj maii A/» GCCC" octuagesimo.
MGCGCLXIII.
AU SEIGNEUR DU BOUCHAGE (d.).
Boutigny, 17 mai 1480.
Ordre de venir le trouver le lendemain malin à son lever pour lui dire « s'il fait bon à Gorbueil. » — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 2895, fol. 21.)
Mons"^ du Bouchaige, mon amy, je vous prie que soiez ycy demain au matin à mon lever pour me dire s'il fait bon à Gorbueil. Et à Dieu. Escript à Boutigny, le xvif jour de may.
LOYS
Le Mareschal.
A nostre amé et [féal] conseiller et chambellan le sire du Bouchaige.
MGGGCLXIV.
A FRANÇOIS DE GENAS (d.).
Boutigny, 24 mai 1480.
Accusé de réception de sa lettre et de chapeaux, mais qui ne sont pas ceux que le roi demandait ; ordre de lui en envoyer de
1. Un arrêt du parlement du 17 juin 1480 nous montre « Loys Chauvet, eleu par le roy sur le fait des aides du pais de Forest, » poursuivi pour un fait qui n'est pas indiqué, mis en liberté « jusques au lendemain de la feste de Magdeleine prouchaine venant, » à la condition de se présenter à cette date « par devant
Valence, en attendant ceux qui doivent venir de Rome; prière de lui faire venir un barbier qui soit de Montpellier. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 20436, fol. 28. — Copie moderne. Ms. fr. 20855, fol. 54.)
Mons"" le gênerai, j'ay receu voz lettres et aussi les chappeaulx que m'avez envoyez, mais ilz ne sont pas de ceulx que je demande; et, en attendant ceulx qu'on doit apporter de Romme, envoyez m'en de ceulx de Valence, et qu'on les face les plus ligiers qu'on pourrai
Au regard du barbier que vous m'avez envoyé, vous savez que je vous avoye dit que m'en envoyssiez ung qui fust de Montpelier ; et pour ce, se en povez trouver qui soit tel que vous demande, envoyez le moy incontinent. Escript à Boutigny, le xxiiii® jour de may.
LOYS
Le Bourcier.
MCCGGLXV.
AU parlement (v.).
Belébat-lès-Boutigny, 26 mai 1480.
Notification de la nomination de Robert Lotin en qualité de conseiller au Parlement au lieu de Guillaume Leduc et de Guy Arbaleste comme greffier des présentations. — (Orig. Arch. nat., XtA 9318, fol. 70.)
Noz amez et teaulx, nous avons widé la matière
le bailli de Mascon, seneschal de Lion, en son siège de Lyon... » (Arch. nat., Parlement. Conseil, X1j^1489, fol. 91 v».)
1. Cf., au sujet de ces chapeaux, p. 170, n» MGGGGXLIII, la lettre du 8 avril 1480, à François de Gênas également.
de l'office de conseiller en nostre court de parlement que tenoit maistre Guillaume Leduc, et l'avons laissé à maistre Robert Lotin^, et maistre Guy Arbaleste, frère du maire de Beaune, aura l'office de greffier des présentations de ladicte court ^, selon et ainsi que l'avoit ledit Lotin, et les restrinctions, réservations et appoinctemens de ladicte court, et leur en avons baillé et fait expédier leurs lettres. Et pour ce, nous vous mandons et enjoingnons que incontinant qu'ilz vous présenteront leursdictes lettres, que vous les recevez et mettez en possession desdiz offices, sans mettre la chose en longueur ne dissimulation, car nous le voulons et entendons ainsi ; et gardez qu'il n'y ait faulte. Donné à Belesbat lez Boutigny, le xxvi® jour
'^'^ ""y- LoYs.
Le Maresghal.
A noz amez et feaulx conseillers les gens de nostre court de parlement.
Recepte xxix maii M° CCCC° octuagesimo.
1. Robert Lotin, s"" de Gharny, de Vaires et Arcy, marié à Marie Aguenin, dite Le Duc, fille de Guillaume Aguenin, dit Le Duc, seigneur de Villevodé, aussi conseiller au Parlement, et de Girarde de Longueil. Il fut reçu conseiller au Parlement le 29 mars 1480. (Blanchard, Catalogue de tous les conseillers au Parlement de Paris, p. 32.)
2. Suivant Blanchard, op. laud., p. 32, et le registre du Parlement (X'a1489, fol. 250), Guy Arbaleste aurait été reçu conseiller le 17 avril 1480, et serait devenu ensuite président des enquêtes; il mourut le 23 juin 1514 et fut enterré en l'église des Grands-Augustins. Il faut donc admettre que, depuis le 17 avril 1480, date de sa réception, que paraît même ignorer le roi, dans sa lettre du 6 mai suivant, no-MGGGGLIV, p. 186, Louis XI avait changé d'idée, puisque, dans la présente, il parle de sa nomination à l'office de greffier des présentations.
MGCGCLXVI.
AU PARLEMENT (v.).
Boutigny, 26 mai 1480.
Ordre de vider le procès pendant entre le seigneur de Gbazeron, son conseiller et chambellan, et les seigneur et dame de la Fayette. — (Orig. Arch. nat., Xi* 9318, fol. 77.)
De par le roy.
Nous amez et feaulx, nous avons sceu que nostre
amé et féal conseiller et chambellan le s" de Chazeron '
a ung procès pendant par devant vous à l'encontre
dez s"" et dame de La Fayete. Et pour ce que, ainssi
que entendons, ledit procès est prest à juger, nous
voulons et neantmoins vous mandons que, incontinent
et sans aucun delay, vous le vuydez. Et gardez que
en ce n'ait faulte. Donné à Botigny, le xxvf jour de
may mil IIIP IIII", et de nostre [règne] le xix®.
LOYS
Ragot.
A nous amez et feaulx les presidens tenans le parlement à Paris ^.
Recepte xxx maii M° CCCC° octuagesimo.
1. Jacques de Chazeron touchait 500 1. t. « pour sa pension et entretenement au service du roy, » d'après les sixième et huitième comptes de « Jehan Briçonnet, receveur gênerai des finances au pays de Languedoil » (années 1472 et 1474) (Bibl. nat., Ms. fr. 20685, fol. 541 v° et 607), et d'après une quittance donnée par lui de ladite somme le 13 février 1482 à « Michel Tinturier..., trésorier et receveur gênerai des finances es pays de Languedoc, Lyonnés, Forestz et Beaujeuloys, pour l'année commencée le l*"" octobre 1481. » (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 729, doss. 166H, n" 4.)