Ce procès entre le seigneur de Chazeron et le seigneur
MCGGGLXVII.
AU PARLEMENT (v.)-
Boutigay, 28 mai 1480.
Ordre de pourvoir à la confirmation de l'élection d'Auger de Brie comme évêque d'Angers, retardée depuis onze mois par le cardinal de Bourbon, à l'instigation de l'évêque d'Alet. — (Orig. Arch. nat., XiA93i8, fol. 78.)
De par le roy.
Noz amez et feaulx, puis nagueres vous avons escript en faveur de nostre amé et féal conseillier maistre Augier de Brye\ touchant la confirmation de son ellection de l'eveschié d'Angiers, qui a esté faicte à nostre prière et requeste, et aussi du clergé, noblesse et tout le peuple d'Angiers; laquelle le cardinal de Bourbon nous avoit promis confermer derrainement qu'il fut devers nous à Pluviers^, ce qu'il n'a fait, combien que par plusieurs foiz lui en avons depuis escript. Mais, ainsi que avons esté advertiz, par le conseil de
et la dame de la Fayette avait pour objet les droits invoqués par ledit Jacques de Chazeron, du chef de feue Catherine de Chazeron, sa tante paternelle, veuve de feu messire Gilbert Aubert, chevalier, sur le quart des biens de feu Jacques Aubert, sis en Auvergne et en Bourbonnais, que lui contestèrent Charles et Antoine de la Fayette, chevalier; Gilbert de la Fayette, écuyer, et dame Catherine de la Fayette, veuve de feu messire Hugues de Chauvigny, frères et sœur, enfants de feu Gilbert de la Fayette, et de dame Jeanne de Joyeuse, comme on le voit par un arrêt du parlement du 17 avril 1480. (Arch. nat., Parlement. Conseil, XiM489, fol. 256.)
1. Voy. ci-dessus la lettre du 2 mai 1480, n» MCGCGLII, p. 183.
2. Louis XI s'était trouvé à Pithiviers ou Pluviers les 28 et 29 avril 1480.
l'evesque d'Allet', a délayé et entretenu nostredit conseillier par parolles en dissimulation l'espace de unze moys, en abusant des droiz et prérogative de la prinnace de France, et contempnant nosdictes prières et requestes, dont nous ne suymes pas contens de luy. Et pour ce, nous vous mandons et expressément enjoignons, et sur tout le service que vous nous vouliez et desirez jamais faire, que incontinant, toutes choses laissées, vous abréger et faictes vuider ceste matière, et faictes bonne et briefve justice à nostredit conseillier, et lui donner toute la faveur en justice que pourrez, et toutes audiances qu'il demandera, vous advertissant que pour riens ne souffrerons que autre que lui ait jamais ledit eveschié; car, comme derrainement vous avons escript, Angiers est une ville sise en frontière et que beaucoup désirent à avoir; par quoy nous est besoing y avoir personnage féal tel que nostredit conseillier, lequel nous avons nourry, et aussi il est natif du pays, et en lui avons parfaicte fiance. Nous vous mandons derechef que vous faictes cesser toutes autres matières pour entendre à ceste cy, car nous vous asseurons que nous avons ceste matière tant à cueur que nous en desirons veoir la fin plus que de matière qui fust, passé a ung an en parlement. Donné à Boutigny, le xxviii® jour de mai.
Ragot.
1. Alet, dans le canton et l'arrondissement de Limoux (Aude). C'était autrefois le siège d'un évêché, et l'évêque dont Louis XI se plaint était Guillaume Olive, nommé par Paul II le 14 novembre 1467, et qui le fut jusqu'en 1486. (Gall. christ., VI, 280.)
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A noz amez et feaulx conseilliers les gens tenans nostre court de parlement à Paris.
Recepte xxix maii M° CCCC° ocluagesimo * .
MGGGGLXVIII.
AU PARLEMENT (V.)
Belébat-Iès-Boutigny, 31 mai 1480.
Renouvellement de l'ordre à eux donné de publier et enregistrer les lettres du don fait à l'abbaye de Saint-Edmond de Pontigny de 1,200 1. de rente. — (Orig. Arch. nat., Xi* 9318, fol. 79.)
De par le roy.
Noz amez et feaulx, quelque chose que vous ayons escript^ et à vous premier président dit de bouche, que vous feissiez publier et enregistrer en nostre court de parlement noz lettres de don de douze cens livres de rente, par nous données et aumosnées au glorieux corps saint Mons" Saint Esme de Pontigny^, vous n'en avez riens voulu faire, et n'en sonmes point contens de vous, car vous entendez bien que c'est pour nostre veu et dévotion, et n'y vouldrions faillir pour chose du monde. Et pour ce, gardez que
1. Voy. dans les Matinées du parlement, Arch. nat., X1a4821, fol. 246 et 266 (vendredi 12 et lundi 29 mai 1480) l'exposé des péripéties de cette élection et du procès qui en résulta.