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Il s'agissait notamment de reprendre Virton, qui, l'année

21 2i LETTRES DE LOUIS XI.

neantmoins commandons, que aiez encore à fournir ce que par eulx vous sera cloresnavant ordonné mener pour l'advitaillement d'icelle, quelque part que elle lire. Et en ce faisant, nous ferez plaisir très aggreable. Donné à Corbueil, le second jour de juing.

LOYS

Le Mareschal.

A noz chiers et bien amez les esleuz sur le fait de noz aydes ou à leurs commis à Reims, gouverneurs de ladicte ville, et autres noz officiers illecq.

MGGGGLXX.

AU parlement (v.).

Bois-de-Vincennes, 7 juin l'^SO.

Déclaration du roi qu'il n'a entendu comprendre la juridiction du Beaujolais dans la commission donnée à Doyat et à Jean Avin, et ordre de tenir pour non avenu l'ajournement donné à Ennemond Paieur, juge dudit Beaujolais. — (Orig. Arcli. nat., XiA 9318, fol. 81.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx, nostre très chier et très amé

filz et cousin le s*^ de Beaujeu' nous a remonstré que

naguaires ses prérogatives et juriditions qu'il a en

précédente, avait été occupé par le comte de Ghimay, lieutenant général de Maximilien, et qui fut, en effet, réoccupé par le seigneur de Ghdumont, gouverneur de Champagne, à la tête d'une armée de 20 à 24,000 hommes, « environ la Pentecouste, » qui tombait cette année le 21 mai. (Molinet, Chronique, ch. 71, t. U, 239.)

{. Pierre de Bourbon, fils de Charles I^j-et gendre de Louis XI, duc de Bourbon après son frère Jean II, en 1488.

Beaujolois lui ont esté empeschées par vertu de la commission par nous adressée à Doyat et à maistre Jehan Avin'. Et pour ce que nous n'entendismes onques en ladicte commission comprendre nostredit filz et cousin, ne ses terres et seigneuries, mais voulons ses droiz et affaires estre favorablement traictez, nous voulons et vous mandons que à nostredit filz et cousin vous donnez bonne et emple provision, et le faictes joyr des droiz de sadicte seigneurie entièrement, ainsi qu'il faisoit avant ladicte exécution. Et aussi envoiez en et délivrez son juge dudit Beaujolois, maistre Annemont Paieur, lequel, par vertu et à cause du contenu en ladicte commission, a esté adjourné à comparoir en personne par devant vous, sans plus détenir ledit juge en procès; car ainsi nous plaist et l'avons octroyé à nostredit filz. Si n'y faictes faulte. Donné au boys de Vincennes, le vif jour de juing.

LOYS

Le Mareschal.

A noz amez et feaulx conseilliers les gens tenans nostre court de parlement à Paris.

Recepte ix junii M° CCCC° octuagesimo.

MGGGCLXXI.

AUX ÉCOUTÈTES ET CONSULS DE LUCERNE (v.).

Brie-Comte-Robert, 13 juin 1480.

Impossibilité de rendre, comme ils le demandent, à Hans Muller le commandement des hommes d'armes de leur nation qui sont

1. Cf. ci-dessus la lettre du 8 mars 1480, n» MCGCCXXVni, p. 148, également adressée au Parlement.

à la solde du roi, à cause de son caractère insubordonné et querelleur; intention du roi de lui accorder en dédommagement un autre emploi. — (Orig. Staatsarchiv Luzern. Missiven von Kônigen von Frankreich, vol. IV.)

Illustrissimi domini ac amici nostri precarissimi et gracia Dei invictissimi, litteras vestras recepimus, quibus vos rogatis quatinus Hance Muller remittere et dare onus capitaneatus armigerorum patrie dominoruin de liga ad presens in nostra solda existentium vellemus. Illustrissimi Domini, si ipse Hance Muller extitisset talis ut putabamus, pro certo non passi fuissemus, quod fuisset expulsus. Sed quia fuit compertus tam ceditiosus et rixosus, quod semper voluit socios variis et exquisitis modis fatigare, propter quod non immerito dubitamus, quod si remitteretur, posset verissimiliter aliquod scandalum evenire, ideo vos precamur quod pro dicto Hance Muller abinde non velitis nos requirere. Tamen amore vestri dabimus sibi aliud (sic) honnorabilem statum, quo honeste nostro in servicio se poterit intertenere. Illustrissimi domini ac amici nostri precarissimi Altissimus vos conservet. Ex loco Braie Gomitis Roberti, die xiii^ mensis junii.

LOYS

Le Maresghal.

Illustrissimis dominis ac amicissimis precarissimis et gracia Dei invictissimis, scultetis et consulibus ville civitatis et communitatis Lucernensis.

MCGGCLXXII.

AU PARLEMENT (v.).

Brie-Comte-Robert, 13 juin 1480.

Mécontentement du roi du retard mis à l'eutérinement de l'édit touchant les dons faits en Picardie « aux nobles et autres gens des récompenses qu'ilz avoient eu d'un party sur l'autre ; » et ordre de l'entériner immédiatement, ainsi que les lettres de subrogation des sires de Grèvecœur et de Gontay, comme exécuteurs testamentaires de Marie de LuUy, dame de Saveuse, à M" Marc de Wandre. — (Orig. Arch. nat., XIa 9318, fol. 82.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx, nous vous avons tant de foiz escript et donné provisions que vous feissiez publier et entériner l'octroy et edit gênerai et perpétuel, que nous avons fait pour beaucop de grans causes, qui à ce nous ont meu, aux nobles et autres gens de Picardie, touchant les dons des recompenses, qu'ilz avoient eu d'un party sur l'autre ; et, quelque chose que vous en ayons peu escripre, vous n'en avez voulu riens faire, dont ne sunimes pas contens ; car chascun jour nous en avons ung grant taz de plaintes et de poursuites, et vous savez que nous ne demandons pas telz choses. Et pour ce, une foiz pour toutes, entérinez ledit octroy et edit, quelque contradition ou opposition qu'il y ait, et gardez que n'aions plus de peine d'en escrire. Aussi entérinez la subrogation que nous avons faicte de noz amez et/eaulx conseillers et chambellans les sires de Grevecueur et de Gontay, ou lieu de maistre Marc de Wandre à l'exécution du testanment de feue Marie de Luly, en son vivant dame de

Saveuses, dont nous en escrivons à noz procureur et advocatz pour l'accorder et consentir, et comment que ce soit, qu'il n'y ait point de faulte. Donné à Brie Conte Robert, le xiii® jour de juing.

LOYS

Le Mareschal.

A noz amez et feaulx conseilliers les gens de nostre court de parlement.

Reœpte xxvj^^ junii M° CCCC° octuagesimo.

MGGGGLXXIII.

A JEAN DE LA DRIESCHE , PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE DES COMPTES (d.).

Puiseaux, 19 juin 1480.

Ordre de vérifier les lettres du don fait à Jean de Doyat, bailli de Monlferrand, des revenus du sceau et greffe dudit Montferrand. — (Copie. Bibl. nat., coll. Fontanieu, portefeuille 140, fol. 43. — Bibl. de Rouen, Ms. 5870, Leber, XII, fol. 38.)

Mons"^ le président, j'ay puis nagueres donné à Jehan de Doyat, escuier et bailly de Monlferrand, le profit et émolument des seel et greffe dudit Montferrand, dont, ainsi que j'ay entendu, avez différé luy vérifier et expédier lesdictes lettres, dont ne suis pas content. Et, pour ce que je vueil que ledit Doyat joysse dudit don, je vous prie et néanmoins commande et enjoins, que incontinent vous luy verififiés sesdictes lettres de don, sesdictz seel et greffe de point en point, selon leur contenu,- en manière que n'aye plus peine vous en escrire, ne ledit Doyat en venir par

devers nous, et gardez bien que en ce n'ayt f'aulte. Escript à Puyseaux, le xix® jour de juing.

LOYS

De Marle.

A nostre amé et féal conseiller et président en nostre Chambre des comptes, maistre Jehan de la Driesche.

MGCGCLXXIV.

A JEAN DE LA DRIESCHE, PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE DES COMPTES (v.).

La Motte-d'Égry, 24 juin 1480.

Ordre de faire rendre ses comptes à Jean Riboteau, commis à recevoir les gages et faire le paiement des francs archers de Champagne. — (Orig. Bihl. nat., Ms. fr. 6964, fol. 112. Copie. Ms. fr. 6987, fol. 160.)

De par le roy.

Nostre amé et féal, nous avons sceu que Anthoine Riboteau, que avons commis à recevoir les gaiges et faire les paiemens pour demie année, commançant le premier jour de juillet l'an mil IIIPLXXIX, et finissant le derrenier jour de décembre ensuivant oudit an, de tous les francs archiers de Ghampaigne et des pais d'environ, estans soubz la charge et conduicte de Mons"" de Baudricourt, cappitaine gênerai d'iceulx, qui sont pour ung chascun desdiz francs archiers quatre livres dix solz tournois, n'en a rendu aucun compte de ladicte administration, et qu'il nous doit de grans restes à cause d'icelle. Et pour ce, quelque part que soit ledit Riboteau, incontinent le faites convenir pour rendre compte desdiz deniers de ladicte recepte et

charge, en luy laissant pour chascun desdiz francs archiers tel sallaire raisonnable que verrez estre à faire. Je vous envoyé le double de ladicte recepte, laquelle lui faites faire bonne, et de ce que sera en reste ou qu'il nous pourra devoir, faites en bailler à nostre amé et féal conseillier et médecin maistre Jaques de Goitier^ et vi-president des comptes, la moitié incontinent, et l'autre moitié nous envoyez par homme seur que adresserez à nostredit conseiller, sans y delaier aucunement; et gardez qu'il n'y ait faulte, car tel est nostre plaisir. [Escript] à la Motte d'Egry, le xxiiif jour de juing.

LOYS

De Marle.

A nostre amé et féal conseiller et premier président de noz comptes, maistre Jehan de Ladriesche.

Apportées le xv^ juillet CCCC 1111^^.

MGGGGLXXV.

AU PARLEMENT (v.).

La Motte-d'Égry, 24 juin 1480.

Ordre de juger sommairement l'appel interjeté par Jeanne de Banquetin, à l'instigation du comte de Nesle, de l'arrêt rendu contre Charles de Ghalon et de l'exécution du don fait à Jean de Neufchàtel et à son fils, à l'occasion du mariage de celui-ci avec Charlotte, fille dudit Charles de Chalon, du comté

1. Voy. au t. VII, p. 244, dans la note relative à Jacques Coictier, la mention des prévarications commises par cet Antoine Riboteau, dont les biens furent attribués pour moitié audit Goictier.

de Joigny et de la seigneurie de Vitteaux. — (Orig. Arch. nat., XiA 9318, fol. 83.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx, nous avons esté advertiz que Jehanne de Bangquetin*, au pourchaz du conte de Neesle- ou autrement, pour cuider empescher l'exécution de l'arrest par nostre procureur gênerai obtenu à rencontre de Charles de Chaalon^, chevalier, et aussi à l'exécution des lettres de don par nous fait à nostre amé et féal Jehan de NeufchasteM, chevalier, et son

1. Jeanne de Banquetin, fille de Jacques, seigneur de Beaupré, et de Jeanne de Mailly, mariée vers 1430 à Artus de Châtillon- Dampierre, qui la laissa veuve jeune encore après 1456. (Anselme, VI, 116 et 650.)

2. Charles de Sainte-Maure, seigneur, puis comte de Nesle, en vertu des lettres de Louis XI, érigeant cette terre en comté, du mois de janvier 1466. Il fut marié en premières noces à Madeleine de Luxembourg, seconde fille de Thibaud, seigneur de Fiennes, et de Philippe de Melun, dont il eut un fils, Adrien, mort peu après le 30 juillet 1467, date de son émancipation; en secondes noces, à Catherine d'Estouteville, qui lui donna cinq enfants; il vivait encore en 1492. (Anselme, V, 12.)

3. Charles de Chalon, comte de Joigny, fils de Jean de Chalon, baron de Vitteaux et de l'Isle-sur-Montreal, successeur de Louis de la Trémoille, son oncle, dans le comté de Joigny en 1464, marié en 1470 à Jeanne de Banquetin, veuve d'Artus, seigneur de Châtillon-sur-Marne. Il fut fait prisonnier à Guipy, près de Chàteau-Chinon, le 20 juin 1475, et perdit son comté de Joigny, que Louis XI ne lui rendit qu'en 1482 au traité d'Arras. (Art de vérifier les dates. H, 603.)

4. Jean de Neufchàtel, seigneur de Montagu, de Marnay, Fontenay et Risnel, second fils de Thibaud VIII et d'Agnès de Montbéliard, conseiller et chambellan du roi et du duc de Bourgogne, marié à Marguerite de Castro, cousine du roi de Portugal, dont il eut au moins huit enfants, parmi lesquels Jean, dont le mariage avec Charlotte de Chalon est mentionné ici, et à l'occasion duquel Louis XI, par lettres datées du Plessis-du-Parc, au mois d'avril 1480, lui donna le comté de Joigny, confisqué sur Charles de

tilz*, en faveur du mariaige de Gharlote^, fille dudit de Ghaalon, et dudit filz, des conté de Joingny et seigneurie de Viteau^, à nous adjugée par ledit arrest, s'est portée pour appellant^. Et, pour ce que ne voulons par telles voyes exquises lesdiz de Neufchastel estre tenuz en grant involution de procès, mais icelle exécution sortir son plain effect, non obstant ledit appel et autres quelconques, nous voulons et vous mandons que ladicte exécution tenant, sans par vous estre donnée aucune provision au contraire, et laquelle nous avons auctorisée et auctorisons par ces présentes, vous procédez sommierement et de plain, et sans grant figure de procès, à la décision dudit appel, ainsi que

Ghalon, et la seigneurie de Vitteaux, qui avait aussi appartenu à celui-ci. (Anselme, VIII, 352-353. Arch. nat. , XIa 8607, fol. 196 v». )

1. Jean de Neufchàtel, seigneur de Saint-Aubin, fils de Jean et de Marguerite de Castro, fiancé à Charlotte (que le P. Anselme appelle par erreur Blanche) de Chalon, qu"il n'épousa pas. Il fut marié à Marguerite de Rougemont et mourut sans enfant, noyé sous une planche du château de Margelle, au plus tôt en 1509. (Anselme, VIII, 352-353.)

2. Charlotte de Chalon, comtesse de Joigny, dame de Vitteaux, veuve d'Adrien de Sainte-Maure, comte de Nesle, qui ne vivait plus en 1507, et fille de Charles de Ghalon, comte de Joigny, et de Jeanne de Banquetin ; elle fut la seconde femme de François d'Alègre, comte de Joigny, baron de Vitteaux, dont elle était veuve, quand elle fit hommage, le 24 octobre 1525, pour son comté de Joigny et la seigneurie de l'Isle-sous-Montréal. (Anselme, VII, 708-709.)

3. Vitteaux, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Semur (Gôte-d'Or).

4. L'appel interjeté par Jeanne de Banquetin avait pour objet d'obtenir la remise de sa fille, et d'empêcher la mise à exécution du don mentionné ci-dessus du comté de Joigny et de la seigneurie de Vitteaux à Jean de Neufchàtel. Voy. aux Pièces justificatives no IV la supplique adressée à ce sujet par Jeanne de Banquetin à Louis XI, le 9 janvier [1480J.

LETTRES DE LOUIS XL 22l1

verrez eslre à faire par raison, car tel est nostre plaisir. Donné à la Mote d'Esgry, le xxiilf jour de

juiiig-

LOYS

Berbisey.

A noz amez et feaulx conseillers en nostre court de parlement à Paris.

Recepte ultinia junii M° CCCC° octnagcsimo.

MGCCCLXXVI.

A FRANÇOIS DE GENAS (v.)-

La Molte-d'Égry, 24 juin 148U.

Accusé de réception de sa lettre et de celles du roi de Sicile et de l'évêque de Marseille; remerciements pour l'habile négociation de la cession de l'hommage de Ghàtel-sur-Moselle; ordre d'amuser le roi de Sicile et ses gens au sujet du paiement des 50,0UU 1. qui lui sont encore dues, et dont il n'y aura probablement à lui payer que le premier terme. — (Orig. Arch. du château de Gabrières. Publ. par M. le comte de Balincourt dans la Revue du Midi (année 1887), p. 336.)

Mons"^ le gênerai, j'ay receu voz lettres et ceulx que le roy de Sicile et l'evesque de Marseille m'ont escrites. Je vous mercie de ce que avés si bien besongné avecques luy touchant l'hommage du Chasteau sur Moselle, et des quittances que avés recouvertes pour ma seurté. Et, au regard des l" livres qui restent à payer des lx% le roy de Sicile se plaint de ce que ne luy avés accordé le premier payement, ainsi qu'il l'a demandé. Je luy fais response que je veux que tout ce qui luy a esté promis luy soit entretenu, atin de ne le malcontenter, et que je vous ay escript

bien expressément. Et pourrés besongner avecques luy et ses gens en la plus grande douceur que vous pourrés, en manière qu'il soit content, car vous savés bien qu'il me le faut entretenir encore, veu i'estat en quoy il est, et ne point faillir de leur user de doulces paroles, car, à ce que j'entends, je voy que à peine verra il jamais escheoir le premier terme^. Je vous envoyé le double des lettres que je luy escris. Escript à la Motte d'Esgry, le xxilii^ jour de juing.

LOYS

De Doyat.

MGGGCLXXVII.

AU PARLEMENT (v.).

La Motte-d'Égry, 24 juin 1480.

Ordre d'entériner les lettres du don fait au chapitre de N.-D. de Giéry de la baronnie dudit lieu et des droits d'amortissement pour ce dus. — (Orig. Arch. nat., XIa 9318, fol. 80.)

De par le roy.

Nez amez et feaulx, nous avons par noz lettres pattentes, signées de nostre main, et pour les causes dedans contenues, donné, aumosné, cédé, transporté, délaissé, admorty et dedyé à noz chiers et bien amez les doien et chappitre de l'église collégial Nostre Dame de Clery et à leurs successeurs en ladicte église les baronnie, chastellenie, terre et seigneurie dudit Clery et leursdictes appartenences, avec le don de la

1. Ce calcul était cynique, mais juste, car le roi René mourut le 10 juillet 1480.

finance qui nous peut estre deue à cause dudit admortissement, ainsi que pourrez veoir plus à plain par nosdictes lettres^. Et, pour ce que nous avons à nostre dévotion, veu et entention faiz lesdiz dons, aumosnes et transports, et aussi que ladicte seigneurie n'est de nostre ancien dommaine, ainçoys a esté par nous puis naguieres acquise, nous vous mandons, commandons et expressément enjoingnons, que, toutes excusations cessans, vous faictes publier et entériner en nostre court de parlement nosdictes lettres de don et transport, et du contenu en icelles faictes et souffrez lesdiz doyen et chappitre et leurs successeurs joyr et user plainement et paisiblement, sans y faire aucune difficulté ; car tel est nostre plaisir. Donné à La Motte d'Egry, le xxiiir jour de juing.

LOYS

De Marle.

A noz amez et feaulx les gens et conseilliers de nostre court de parlement à Paris.

Recepte prima julii M° CCCC° octuagesimo.

MCCGCLXXYIII.

A LA CHAMBRE DES COMPTES (v.).

La Motte-d'Égry, 25 juin 1480.

Ordre de chercher aux archives de la Chambre des comptes les dons faits par le roi à Jean et à Nicolas de Calabre. — {Orig. Bibl. nat,, CoU. de D, Grenier, vol. 238, fol. 58.)

De par le roy.

Noz amez et feaulx, nous envoyons présentement

1. En date dudit lieu de la Motte-d'Égry, juin 1480. (Arch. nat., XiA 8607, fol. 230.)

à Paris nostre anié et t'eal notaire et secrétaire maistre Estienne Petit, et lui avons donné charge de sercher et faire sercher par toutes les chambres, tant de nostre chambre des comptes, de nostre trésor, que partout aillieurs où sera advisé, tout ce que le feu duc Jehan de Galabre et son filz ' ont eu de nous, tant des cent mil escuz du mariage"^ que de la conté, revenue et grenier de Pesenas; aussi des terres, cappitaineries et greniers que lui ballasmes en Champaigne, et pareillement du tiraige de Languedoc et leurs pensions. Et, pour ce, incontinent ces lettres veues, en la plus grande dilligence que faire se pourra, faictes sercher tout ce qu'il se pourra trouver des choses dessusdictes, et aussi les quictances et autres lettres et enseignemens qu'ilz en ont pour ce baillées, et n'y espergnez ne feste ne jour ouvrier, tout ainsi que vous dira ledit maistre Estienne, et le tout nous envoyez ou le double par ledit maistre Estienne Petit et maistre Ymbert Luiîlier, auquel nous escripvons qu'il lui aide en ceste matière. Donné à la Mote d'Aigry, le xxv^ jour de juing.

LOYS

J. Mesme.

A noz amez et feaulx gens de noz comptes à Paris.

Apportées le xxvj^ juing CCCC IIU^^.

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