Antoine de Luxembourg, comte de Brienne, de Ligny et de
qu'il en viengne ung ou deux tant seulement parler à entre vous, et au retour avoir sceurté pour Mons"" de Soliers, et qu'il y voise, car ilz ne lui demanderont riens.
Et vous Mons"" de Soliers, y allez veoir sy vous nous pourrez gagner nulz amys, car ilz ne vous demanderont riens. Et à Dieu, Mess""'. Escript aux Forges, le X® jour de novembre.
Au moints saurés la vérité des mensonges de Mons"^ de Gento^.
LOYS
De Doyat.
A noz amez et feaulx conseillers et chambellans les sires de Baudricourt, du Bouchaige et Soliers.
Roussy, troisième fils du connétable de Saint-Pol et de Jeanne de Bar. Il fit, sous les ordres de son père, la campagne du Bien- Public en 1465 (De Haynin, Mémoires, I, H) et combattit, en juillet 1468, au tournoi donné à Bruges à l'occasion des noces de Marguerite d'Yorck et de Charles le Téméraire (01. de la Marche, Mémoires, 1. II, ch. iv, t. III, p. 141). Grand maréchal de Bourgogne, il avait, pendant l'été de 1472, ravagé les pays frontières entre la Champagne et la Bourgogne, le comté de Tonnerre notamment [Chronique scandaleuse, éd. de Mandrot, I, 285-286). En 1475, il fut moins heureux, et se fit prendre, le 20 juin, àGuipy, près Château-Ghinon (Th. Basin^ Histoire de Charles VU et de Louis XI, 1. TV, ch. xm, t. II, p. 344, et Chronique scandaleuse, I, 335-336), fut amené à la grosse tour de Bourges, puis au Plessis-du-Parc, vers le roi, qui exigea de lui une rançon de 40,000 écus. [Op. laud., I, 354-355.) Il fut, peu après, désigné comme l'un des conservateurs de la trêve de Soleuvres, le 13 septembre 1475. (01. de la Marche, Mémoires, 1. m, ch. VII, t. m, 223.) 1. Sic, pour Genton.
MDXLI.
AUX SEIGNEURS DU BOUCHAGE, DE BAUDRICOURT ET DE SOLIERS (d.).
Plessis-du-Parc, 10 novembre 1480.
Ordre de laisser l'assemblée de Lille « se despartir » et d'objecter à son transfert à Thérouanne la « mortalité » qui règne dans cette ville ; intention prêtée au cardinal et au légat de ne rien faire ; possibilité de traiter après leur départ; désir qu'ils ont d'aller à Tliérouanne, pour se rapprocher de Calais et être à la discrétion des Anglais, ou bien de faire prisonniers les envoyés du roi, pour s'en servir comme d'otages et ravoir leurs propres prisonniers. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 2905, fol. 1. Copie. Coll. Fontanieu, vol. 140-141, fol. 137.)
Mons"" de Baudricourt, du Boschaige et de Soliers, vous n'avez sinon à leisser despartir ceste asemblée de LisleS non pas d'asault, maiz de minne; et dictez bien qu'il vous desplait tant de ceste mortalité qui est à Teroenne que merveilles, et, davant qu'il en aient trouvez deux logis, le cardinal^ qui a fait ceste asemblée s'en yra le premier; car il a fait par despit du légat, et, puisqu'il a reboté le légat, il se obliera de son entreprinse.
Mess'^S n'aies point de regret si ne font riens, car le cardinal et Sebenique^ et tous les seigneurs n'y sont venuz que pour garder que on n'y fasse riens. Maiz, quant ces grossiers seront despartis, si l'on [a] volenté de traicter, vous avez ceulx de Gand, ou le