Ici un mot sauté
2. Guines, chef-lieu de canton ^e l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).
MDXLII.
AU SEIGNEUR DU BOUCHAGE (d.).
Plessis-du-Parc, 43 novembre 1480.
Félicitations sur ce qu'il a gagné avec l'archevêque de Rhodes et en contentant Brandelys ; demande de « rallongement » faite par Polheim ; disposition du roi à y consentir contre la cession de deux ou trois belles lévrières de M. de Bossu et de deux jeunes lévriers; ordre de ne pas regarder à « cent ou deux cens marcs d'argent » pour les avoir ; défaut de conduite qui fait avorter « les grans praticques » de M. d'Arbent. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 29H, fol. 3.)
Mons"^ du Bouschage, vous avez terriblement gaygné de l'argent de l'arcevesque de Roddes d'avoir contenté Brandelys^; mais le plus fort, c'est que Poullandemande ralongement, et, s'il ne vous peult servir, au moins que j'aye les deux ou troys les plus belles levryeres que ait Mons' du Bossu ^ et deux jeunes
i. Molinet l'appelle « Maurice Brandelies de Champagne » et signale sa présence à la bataille de Guinegate, le 7 août 1479. (Chronique, t. Il, ch. lxvi, p. 206.) OUvier de la Marche nous apprend qu'il était « escuyer de la chambre » de Maximilien. {Mémoires, liv. II, ch. ix ; éd. Beaune et d'Arbaumont, III, 255.)
2. Wolfgang de Polheim, chevalier autrichien, favori du duc Maximilien. Il avait épousé Jeanne, fille de Wolfart de Borselle, dont il eut : Jeanne; Anne; Madeleine, mariée à George de Lichtenstein ; Marguerite, rehgieuse; Wolfgang, mort enfant; Suzanne, mariée en 1518 à Jean de Staremberg. (Bibl. nat., doss. bleus, vol. 530. Ms. fr. 30075, doss. Polheim 13941.) Il avait été fait prisonnier à Guinegate. (Molinet, Chronique, t. II, ch. LXVI, p. 218.) Il mourut le 11 novembre 1512. (Doss. bleus, loc. laud.)
3. « Pierre de Hennin-Liétart, seigneur de Bossu, bailli des Bois et prévôt le comte de Valenciennes » (Mémoires du sire de Haynin, t. I (Mons, 1842, in-S"), p. 104), prend part à la campagne du
levryers, ou se que y sera de bon ; et vous enquerez bien ce qu'il a, j'entans les plus grandes levryeres, pour avoir la rasse.
Je sçay bien que Mons"" de Boussu ne les bayllera pas, se il n'a cent ou deux cens marcs d'argent ; n'y plenez rien, car je payeré. Je me doubte bien que les grans praticques de Mons"" d'Arban' demorent par
Bien-Public dans la compagnie du s' de Ravestein (Ibid., p. 13), figure aux funérailles de Philippe le Bon, parmi les seigneurs qui portent son cercueil, à Bruges, les 21 et 22 juin 1467. {Ibid., p. 80, et Du Clercq, Mémoires, liv. V, ch. lxvi, t. IV, p. 304; Chastelain, Chronique, éd. Kervyn de Lettenhove, V, 235.) Il fut blessé en 1467 dans la campagne contre les Liégeois. (De Haynin, 1. 1, pp. 80, 81, 84 et 87.) Après la mort de Charles le Téméraire, et lors de l'invasion de ses pays de Flandre et d'Artois par les Français, au printemps de 1477, il se trouvait au Quesnoi. (Molinet, Chronique, ch. XL, t. II, p. 17.) Il fut l'un des chefs des habitants de Valenciennes et livra à leur tête, notamment le jeudi de Pâques (10 avril 1477), plusieurs escarmouches aux envahisseurs. (Ibid., ch. xLi, t. II, p. 28, et ch. xlv, t. II, p. 75.) Il fit une tentative sur Saint-Amand à la fin du mois de juillet suivant. (Ibid., ch. XLvu, t. II, p. 102.) Son château de Bossu, près Gondé,où il avait laissé, sous les ordres de Jean Gossart, une garnison de trente laquais, fut occupé par les Français, en 1478, pendant que lui-même était auprès de Marie de Bourgogne (ch. lui, p. 140), mais repris sur eux peu de temps après (ch. lv, pp. 144, 145). On trouve encore le sire de Bossu à Bouchain en 1478 (ch. lxiii, p. 187); il entre à Cambrai le 29 avril 1479 (ch. Lxm, p. 188); prend d'assaut Bohain (ch. lxiii, p. 189) ; il prend part aux sièges de Tytefrelen, de Hasprem, de Beaumont, dans le Luxembourg, en 1479 (ch, lxxi, pp. 240, 244), et il allait assister à celui de Rodemach, quand la conclusion d'une trêve l'empêcha (ch. Lxxiii, pp. 247-248).
1. Louis AUeman, seigneur d'Arbent, ancien serviteur de Charles le Téméraire et commandant du château de Joux, dans le Jura, au moment de la mort du duc. Après avoir résisté longtemps, il le vendit le 27 avril 1480, contre la somme de 13,000 livres. Le fait, affirmé par Olivier de la Marche, qui
faulte de conduycte. Et à Dieu. Escript au Plessis du Parc, le xiii" jour de novembre.
LOYS
Gilbert.
A nostre amé et féal conseillier et chambellan et premier varlet de chambre le sire du Bochage.
MDXLIII.
AUX SEIGNEURS DU BOUCHAGE ET DE SOLIERS (d.).
Plessis-du-Parc, 13 novembre 1480.
Impossibilité d'ajouter foi à M. de Genton, qui n'a jamais voulu proposer ni accepter rien de précis; envoi d'un sauf-conduit en blanc pour les seigneurs d'Arbent et de Virieu, qui devront venir directement vers lui ; avis du roi en ce qui concerne leurs rapports avec le légat, avec l'évêque de Saint-Paul; impossibilité de donner à ses conseillers des instructions précises, sauf, si les envoyés bourguignons « mentent, » de mentir aussi; silence fait dans leur lettre sur la réponse où le roi leur parlait de « l'espie ; » nécessité de la retrouver pour pouvoir entrer à Thérouanne ; faculté donnée au seul seigneur du
fait monter le prix de la trahison à 14,000 livres {Mémoires, liv. II, ch. IX ; éd. Beaune et d'Arbaumont, III, 254), contesté, d'autre part, par Gollut (p. 1398, n. 2), est mis hors de doute par le texte suivant, extrait des archives des ducs de Bourgogne :
« On composa avec la place de Joux, au Compté de Bourgogne, pour la réduire en l'obéissance du roi, ce qui a été fait naguère... Louis Allemant, chevalier, seigneur d'Arban, toucha la somme de 13,000 livres, qui lui avaient été promises en l'obéissance du roi de ladite place de Joux, par lui faite le 27 avril 1480, dont il en donna quittance le 20 mai 1480, en présence de Louis Taillant et Jacques de la Vallée, écuyers, maistre Jean Mauroy, avocat du roi à Troyes, et Simon de Gleron, seigneur dudit lieu. François Mauroy, frère dudit Jean, compta ladite somme au lieu de Neufchàtel. Le sieur d'Andelot fut chargé du traité. » (Mémoires lus à la Sorbonne... Histoire, philosophie et sciences morales, 8, 9 et 10 avril 1863 [Paris, 1864, m-8°], pp. 239 et 240.)
Bouchage d'allonger le sauf-conduit de Polheim. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 2909, fol. 18.)
Messr", quelque chose que vous aiez debatu, Mons"^ de Janto ne vous a jamès achepté chose que vous lui aiez offerte, et, ce qu'il a demandé, quant vous lui avez acordé, il l'a laissié. Mons"^ de Janto, ny les gens du duc d'Austriche ne vous ont jamès dit une chose deux foiz ; mais, autant de foiz que vous m'avez escript, s'a esté de nouveau propos. Se vous estes si fous d'adjoustez foy à chose que Mons" de Janto vous dye, pour ce qu'il est de Savoye et qu'il scet mon servicteur, je vous respon que se n'est que ung va ly dire, et vous, Mons"^ de Bouschage et de Soulliers, savez bien que je luy en deys seans, et, mais qu'il soit hors de là, il me dira pour son excusation qu'il ne peult dire que se qu'on luy dit ; mais vous congnoyssiez bien qui ne vous deyst jamès une chose deux foiz. Et souffise vous que je ne m'en ouse pas plaindre, si bien comme il m'a batu, et vous, Mons"^ de Bouschage et de Soulliés, le savez bien ; il est devenu si très orguileux puis qui s'est mis en ouvre, qu'il laisse mes besongnes derrière, car il ne lui en chault, pour faire selles, non pas de Mons'^ de Romon seullement, mais du cardinal de Tournay\ et de tous ceulx qui en prient. Et vous voyez bien, sanglantes bestes que vous estes, qui ne tient qu'à l'en priez, et n'y adjoustez foy qu'à ce que vous verrez.
Au regard du sal conduyt d'Ussé^, d'Arban et de Louys de Vyryeu, je vous envoyé ung blanc pour le faire; mais faictes le leur, et qu'ilz passast par entre