Jean de Bruges, s' de la Gruthuse
VOUS, et incontinant envoyez les devers moy, et m'advertissez de ce que vous pourrez.
Au regard du légat, si s'y fye, veu qu'il a prins Tevesque de Roddes, il le contraindront de le randdre, et si l'en feront repentir, et, au regard de l'evesque de Saint Pol, maintenant Mons' de Vienne*, s'il y va, il demoura pour les gaiges. Au regard de voz allées par delà et de leurs venuees, je vous ay escript par mes derrenieres lettres ce qu'il m'en semble et ce que je veulx que vous en fassiez.
Je ne vous sauroys faire responce ad ce que vous escrypvez seures, car à chascune lettr'e nouveau propos. Je me tiens ad ce que je vous ay escript derrenierement; ilz vous mentez (sic) bien, mentez bien aussi.
Au regard du blé, ilz n'en auront point, car il eussent fait la trêve marchande, si n'eussent esté pour avoir de l'argent de leur congiez.
Vous ne me mandez point que vous avez receu mes lettres de response qui parloint de l'epiee, dont je suis bien esbay ; et se elles estoint perdues, vous n'entrez ja à Theroanne, pour les raisons que je vous mandoys dedans. Au regard du ralongement de Poullan, il n'y a homme qui en ait puissanse que Mons' de Bouschage. Je auré des lévriers et levrieres de Boussu. Et à Dieu, IVIess'■^ Escript au Plesseys du Parc, le xiii® jour de novembre. ,
LOYS
Gilbert.
[A] Mess""^ les ambassadeurs du Soliers [et] du Bouchage.
1. Cette phrase prouve bien que l'ëvêque de Saint-Paul est celui de Saiat-Paul-ïrois-Chàteaux, Astorg Aimery, qui devint,
MDXLIV.
AU PARLEMENT (d.).
La Ferté, 14 novembre 1480.
Ordre de laisser François Perreau en possession de l'olïice que le roi lui a donné, comme Olivier, capitaine de Meulan, est chargé de le leur signifier. — (Copie. Bibl. nat., Ms. fr. 6987, fol. 356.)
Mess*"*, j'ay receu voz lettres, et, au regard de l'office que j'ay donnée à maisfre François Perreau, quant vous aurez des offices, vous en pourvoyerez voz gens, car des miennes j'en veulx faire à mon appétit, et non pas au vostre ; et ne vous en tuez plus la teste, car je le veulx ainsy, et, qui yra au contraire, je n'en seray pas content. J'ay chargé à maistre Olivier, capitaine de Meulant^, vous en dire plus au long sur ce mon entention, lequel vueillez croire en ceste matière de ce qu'il vous en dira comme moy mesmes. Escript à la Ferté^, le xiiii^ jour de novembre.
LOYS
Gilbert.
A noz amez et feaulx conseillers les gens tenans nostre cour de parlement à Paris.
Receue le xxij novembre M CCGC LXXX.
en effet, archevêque de Vienne après Guy de Poisieu. Voy. ci-dessus la lettre du mois d'octobre 1480, p. 293, n° MDXXXI; mais elle prouve aussi qu'il faut faire remonter plus haut sa promotion à l'archevêché de Vienne, que le Gallia place seulement au 11 décembre 1480.