‹ Lettres (volume 2)Chapitre 86 sur 91 · AU SEIGNEUR DU LUDE, GOUVERNEUR DE DAUPHINÉ · texte numérisé non relu

AU SEIGNEUR DU LUDE, GOUVERNEUR DE DAUPHINÉ

Plessis-du-Parc, 16 décembre 1480.

Ordre de venir le trouver. — (Orig. Coll. de M. Gharavay.)

Mons'^ le gouverneur, puis que je suis venu jucques icy, je vous prie que vous me venez veoir incontinent ces lettres veues. Et à Dieu. Escript au Plessiz du Parc, le xvi® jour de décembre^.

Loys.

J. Gilbert.

A nostre amé et féal conseiller et chambellan le sire du Lude, gouverneur du Dauphiné.

1. J'incline à croire, sans pouvoir l'affirmer, faute de synchronisme sérieux, que cette lettre est de 1480. Le seigneur du Lude avait été nommé gouverneur de Dauphiné dès le 7 mars 1474 ; mais, d'autre part, la signature de Gilbert n'apparaît au bas des missives royales, à ma connaissance, qu'à partir du 29 octobre 1477, et je la trouve précisément au bas d'une missive du roi du 17 décembre 1480; enfin, le seigneur du Lude mourut le 22 novembre 1481. On voit quelles sont les probabilités en faveur de mon hypothèse.

334 LETTRES DE LOUIS Xf.

MDLXI.

AU SEIGNEUR DU ROUCHAGE (d.).

Plessis-du-Parc, 17 décembre 1480.

Remerciements pour sa patience à attendre le bon coup ; ordre de dire au seigneur de Polheim de faire « pourchasez son alongement » par Bossu, qui recevra cent ou deux, cents marcs d'argent pour ses lévriers ; renvoi par le roi de « ce trompeur pbrestre de Mons"" de Simay..., le plus orguilleuz traystre paillart que je veys onques... » — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 2911, fol. 1.)

Mons' de Bouschage, je vous mercye de la pasiance que vous avez d'attendre le bon coup.

Au regard de Poullan, jamès vous n'aurez les levriés de Mons'^ du Bousu par se moyan ; mais dictes lui qu'il face prouchasez son alongement par Mons' du Bousu et sa delivranse toute entière, et que Mons"^ du Bousu viengne parlez à vous ; car Mons*" du Bousu ne bailleroit jamès ses levriés pour Poullan, car il en vieut avoir de l'argent, et, se Mons'" de Bousu n'y peult venir, qu'il vous envoyé ung de ses gens.

En effait, je donneré à Mons*" de Bousu cent ou deux cens marcs d'argent, selon se qu'il me fournira ; et donnez à entendre à Mons"" de Bousu que je ne vieulx pas ses levriés sans lui donnez se qu'il vouldra, ne pour la ranson de Poullan ; mais s'est ma couverture pour marchandez et ralongez à Poullan ung moys ou VI sepmaines, se Mons'' de Bousu ne vient.

Le trompeur pbrestre (sic) de Mons*" de Simay* est venu et vieult que vous allez tenir à houstages pour

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