Philippe de Groy, comte de Ghimay
lui, et il viendra desà. S'est le plus orguilleus traystre paillart que veys onques; je l'ay chasé. Et à Dieu, et le cryez bien par delà pour ung trompeur.
Je ne vieulx point des levriés par la main de Poullan ; mais quant Mons"^ de Bousu viendra parlez à vous, ou y envoyera, et, il vous baillera se que je demande, je lui bailleré se qu'il vouldra; et si alongez le terme ou quitterez Poullan à sa requeste, dont il sera bien grant maistre envers le duc d'Austeriche •.
Escript au Plessis du Parc, le xvii^ jour de décembre.
LOYS
A Mons"^ du Bouschage. Gilbert.
MDLXII.
AU CHANCELIER (d.).
Plessis-du-Parc, 20 décembre 1480.
Ordre d'assembler le conseil et de remettre le cardinal Balue à l'archiprêtre de Loudun, à ce commis par le légat. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 2893, fol. 46. Publ. par MH^ Dupont, Mémoires de Gommines, II, 216, n. 1, et par Lenglet-Dufresnoy, Preuves des Mémoires de Gommines, I, 381, note.)
Mons'' le chancellier, après disner assemblez tout le conseil et délivrez le cardinal Ballue de mes mains et le baillez à l'arcepresbtre de Lodun-, ou nom de MonsMe légat, lequel a commission expresse de Nostre Saint Père pour ce faire, c'est à dire que je le baille
1. Voyez, sur cette histoire du seigneur de Bossu et de ses lévriers, qui témoigne du goût d'ailleurs bien connu de Louis XI pour les chiens, les Pièces justificatives n"» VIII, IX et X.
2. Il se nommait Mathieu Vaillant, comme on le voit plus bas dans le récépissé de notre missive.
ès mains de Nostre Saint Père, et de Mons"" le légat ^ pour luy, et de Mons"^ l'archepreshtre pour Mons"^ le légat, en attendant sa venue. Je luy ay rescript qu'il s'en viengne hastivement, et, pour ce, je croy qu'il sera à ce Noël à Orléans, là où vous yrez, et les plus grans personnages que je pourray trouver pour luy en requérir justice. Regardez les protestations que vous devez faire après disner, et les baillez en le délivrant. Et à Dieu, Mons"" le chancellier. Escript au Plesseys du Parc, le xx^ jour de décembre.
LOYS
De Mer ville.
A nostre amé et féal chancellier.
Lettres pour délivrer le cardinal Balue à M^ Matthieu Vaillant, commis de Mons^ le légat, receues à Tours le xx^ jour de décembre mil CCCC WI^^.
MDLXIII.
A LA CHAMBRE DES COMPTES (d.).
Plessis-du-Parc, 20 décembre 1480.
Ordre de procéder sans autre retard à la vérification et à l'expédition des lettres du don fait à Pierre de Rohan des seigneuries de Baugé, de Mouliherne, de la forêt de Monnaie et du buisson de Bouldray. — (Copie. Bibl. nat., Ms. fr. 8269, fol. 1 v°.)
De par le roy.
Noz amez et feaulx, puis nagueres vous avons escript touchant l'expédition des lettres patentes par nous octroyées à nostre cher et féal cousin Pierre
\. .Julien de la Rovère.
de Rohan, conte de Marie et de Porcyen, mareschal de France, touchant le bail et transport que luy avons fait des terres et seigneuries de Baugé^ et de Mouliherne, de la forest de Monnoys^ et buisson de Bouldray. Et pour ce que l'expédition d'icelles a esté depuis dilayée, tant à cause de la fin de nostre parlement dernier passé que autrement, par quoy nostredit cousin ne vous a pu plus tost présenter nosdictes lettres pour vous en requérir la vérification, nous voulons et vous mandons que, incontinent qu'elles vous seront présentées, vous les vérifiez et expédiez sans y faire aucune difficulté. Donné au Plesseis du Parc, le xx® jour de décembre.
Lois.
Gassault.
A noz amez et feaulx conseillers les gens de noz comptes à Paris.
MDLXIV.
A LA CHAMBRE DES COMPTES DE PARIS (d.).
Plessis-du-Parc, 23 décembre 1480.
Ordre de vérifier les lettres d'exemption d'impôts et du droit d'aubaine accordées aux ouvriers étrangers en draps de soie. — (Copie. Bibi. de Rouen, Ms. 5870 [Coll. Leber, XIIJ,
1. Le roi avait donné au seigneur de Gié la seigneurie de Baugé en échange du comté de Vire, par lettres datées de la Motted'Égry, en juillet 1480. (Arch. nat., F 2533, fol. 317, et P2549, fol. 254 vo.)
2. Aujourd'hui Monnaie, dans la commune de Jumelles, canton de Longue, arrondissement de Baugé (Maine-et-Loire).
fol. A6 \°. Publ. par Lenglct-Dufresnoy, Preuves pour servir aux Mémoires de Commines, IV, 5.)
De par le roy.
Noz amez et féaux, nous avons par noz lettres de Chartres affranchy et exempté noz ouvriers et faiseurs de draps de soye, et donné à ceux qui sont estrangers congé de pouvoir tester et disposer de leurs biens, ainsy que vous verrez par nosdicles lettres. Et pour ce, incontinent qu'ilz les vous feront présenter, vérifiez les; et qu'on ne leur en fasse rien payer, et qu'il n'y ait point de faulte. Donné au Plessis du Parc lez Tours, le xxiif jour de décembre.
LOYS
Briçonnet.
A noz amez et féaux les gens de noz comptes à Paris.
Apportées le xxvj janvier M CCCC LXXX.
MDLXV.
AU SEIGNEUR DU BOUCHAGE (d.).
Plessis-du-Parc, 28 décembre 1480.
Voies de fait sur les officiers royaux « en la terre de Mons"" de Rohan, que tenoit Ghambort ; » envoi du procès fait à ce sujet ; étonnement du roi de la conduite de Gleriadus, qui était renseigné sur les menées du seigneur de Rohan et sur le caractère de Ghambort ; ordre à du Bouchage de retourner à son poste le plus promptement possible. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 2896, fol. 1.)
Mons"^ du Boschaige, mes officiers et puis commissaires des finances ont estez bastus en la terre de
Mons' de Rohan que tenoit Ghambort ^ ; je me suis revenché le mieulx que j'ay peu^.
J'ay veu le procès et le vous envoyé, et ay esté bien esbay quant j'ay veu que Gleriadus estoit encores du conseil de Ghambort et de Mons"^ de Ponchastel. Vous sçavez que je luy ditz sa nouriture de la vidasme et la traison de Rohan de mon ad vis, et que Mons"" de Rohan ne m'en avoit pas fait moints, et quel homme estoit Ghambort, et que par nature je m'y devois fier à cause du pais et de son linage, mais, par la noriture, non; car c'estoient tous traitres. Maiz la nouriture luy passe la nature, et peult avoir dit et fait beaucop de choses que je ne puis pas savoir. Son père fut yssi l'autre jour; je m'esbais qu'il ne luy a remonstré son cas. Monstres luy ce proucès. Oncques ne m'en a riens dit; mais tousjours, depuis qu'il ente
1. Anloiae Ghambort, « escuier d'escuierie du roi, » pensionnaire du roi comme Gleriadus, seigneur de Beauvoir. (Bibl. nat., Ms. fr. 2906, fol. 9.) A la suite de l'affaire mentionnée dans la présente lettre, tous deux avaient subi une diminution de 60 1. t. sur 600 dans l'état général des finances de la Langue d'oïl pour l'année commencée en 1480; pourtant on voit Antoine Ghambort donner, le 8 mars 1482, quittance de la somme totale de 600 1. t. à « Michel Tainturier, trésorier et receveur gênerai des finances de Languedoc, Lyounoys, Forestz et BeaujûUoys, » pour sa pension de l'année commencée le l*"" octobre 1481. (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 658, doss. Ghambray (sic, par erreur pour Ghambort) 15421, n» 11.) Le mécontentement exprimé par Louis XI dans la présente lettre n'avait sans doute pas duré.
2. Il s'agissait d'une révolte des habitants de Beauvoir-sur- Mer, en Poitou, qui avait éclaté en octobre 1480, à l'instigation d'un frère bernardin nommé Jean Maillon, au sujet d'un supplément de deux sous par livre, pour trois ans, à eux imposé en sus du quatrième denier jusque-là payé sur le sel. (Bibl. nat., Ms. fr. 2896, fol. 3-68. Gf. l'analyse de cette affaire donnée par M. de Mandrot, Ymbert de Batarnaij, pp. 95-97.)
les autres, je l'ay trouvé estrange de plus en plus. Je ne sçay que penser de luy, ou si pense retorner devers Mons' de Rohan, maiz qu'il soit délivré, et quel bien il en pense avoir, ou si cuide estre si fin et si homme de court qu'il fust du conseil de Mons*^ de Pontchastel et de Ghambort, et que je m'en aparsusse point.
Mons"" du Boschaige, le prevost de Paris m'a rescript à ceste heure que vous estez tous despartis. Je m'esbays que vous ne m'avez escript, au partir, commant voz pratiques estoient demourées. Revenez le plus tost que vous pourrés. Escript au Plessis du Parc, le xxviii*^ jour de décembre.
LOYS
De Doyât.
A nostre anié et féal conseiller et chambellan le sire du Boschaige.
MDLXVl.
AUX HABITANTS DE SAINT-QUENTIN (d.).
Plessis-du-Parc, 30 décembre 1480.
Remerciements pour les subsides qu'ils lui ont déjà fournis, et demande d'un prêt nouveau de 400 écus d'or pour l'année courante, pour l'entretien de ses armées. — (Copie. Bibl. nat., coll. de D. Grenier, vol. 89, fol. 331.)
De par le roy.
Ghers et bien amez, nous avons sceu, par ce que nous a dit et acertené nostre amé et féal conseiller et gênerai de noz finances de Picardie, Baudouin Bouquel, dit Buffart, le bon et grant vouloir que avez à nous et
au bien de la chose publicque de nostre royaume. En avançant libéralement et de bon vouloir, vous nous avez preste en deux années la somme de mil escus d'or pour subvenir aux grans affaires que avons eu et avons encore à supporter, comme il est assez notoire, dont vous savons très bon gré et vous en remercions très acertes, en vous priant très affectueusement que veuillez tousjours continuer en vostre bon vouloir et obéissance; pour la grant et singulière confiance desquels avons délibéré de vous faire encore requérir que, pour ceste présente année, nous veuillez faire un prest de la somme de quatre cens escus d'or pour nous aider à fournir et satisfaire à très grans frais et despens que faire nous convient et conviendra ceste année pour l'entretenement de plusieurs grosses armées que faisons mettre sus, tant par mer que par terre, et de certain grant nombre de gens de guerre à pié par nous establis à nostre camp nouveau^ pour le renfort d'iceluy, à ce que puissions plus aisément parvenir à la reunion de la conté de Flandres et audit pays à présent à nous rebelles et desobeissans, et donner final anéantissement au fait des guerres et divisions présentes. Pour laquelle chose exécuter avons [entention] nous y trouver en personne et n'y espargner aucune chose, pour le très grant désir que avons de mettre à ceste fois, et sans plus y dissimuler, noz royaume et subgectz hors du danger et oppression où ilz ont esté
{. Voy., au sujet de ce camp, ce passage de la Chronique scandaleuse : « En l'année M GGCG LXXXI, le roy voult et ordonna que certain camp de bois qu'il avoit fait faire pour tenir les champs contre se» ennemys, feust drecié et mys en estât en une grant plaine près le Pont de l'Arche... » (Journal de Jehan de Roye, éd. de Mandrot, II, 106.)
cy devant par assez longtemps. En ensuivant laquelle délibération, nous vous prions et requérons de rechef, tant et si affectueusement que faire pouvons, et sur tant que desirez le bien et honneur de nous et de nostredict royaume, que vous nous veuillez encore prester pour ceste année ladicte somme de quatre cens escus d'or pour aider à fournir à nosdiz affaires, qui sont très grans et urgens que plus ne peuvent, sans préjudice toutesvoyes de l'exemption et affranchissement que nous avons octroyés au fait de noz tailles, auquel n'entendons en rien desroguer, mais contraincte et nécessité nous est nous aider à cestuy nostre grant besoing de noz bons et loyaulx subgectz, dont vous tenons et reputons les plus grans et entiers, ainsi que l'avons congneu et congnoissons chascun jour par effect. Nous avons chargé nostredict conseiller vous dire et remonstrer plus au long noz affaires. Si le vueillez croire de tout ce qu'il vous en dira de par nous, et icelle somme seurement bailler et délivrer où et ainsi qu'il vous ordonnera estant à communiquer avec vous touchant le remboursement dudit prest pour y trouver aucun bon moyen ainsi que luy et vous adviserez et qu'il vous dira. Donné au Plessis du Parc les Tours, le xxx^ jour de décembre.
De Marle.
A noz chers et bien amez les mayeur, eschevins, bourgeois, manans et habitans de nostre ville de Saint Quentin.
Présentée et leue en la Chambre le xv^ jour de mars mil quatre cent quatre vingt, en la présence des maire, eschevin, mayeur et prudhommes des xvj enseignes extraordinairement assemblez.
MDLXVII.
A LA CHAMBRE DES COMPTES DE PARIS (v.).
Piessis-du-Parc, 30 décembre 1480.
Ordre de vérifier les lettres du don fait à Jean de Doyat des revenus du bailliage de Montferrand. — (Copies. Bibl. de Rouen, Ms. 5868, coll. Leber, t. X [Mémoriaux de la Chambre des comptes sous Louis J/], fol. 37 v". Bibl. nat., Ms. fr. 6987, fol. 369.)
De par le roy.
Noz amez et féaux, nous avons aujourd'hui, par noz lettres patentes et pour les causes dedans contenues, voulu, ordonné et déclaré que nostre amé et féal conseiller et chambellan Jehan de Doyat, escuier, seigneur de Montréal, lieutenant et gouverneur de par nous ez haut et bas pays d'Auvergne et bailly de Montferrand, joisse entièrement et paisiblement du don par nous à luy fait par aucunes noz lettres patentes, ou mois de février derrenier passé, de tout le revenu, proffict et émolument de nostre domaine dudit bailliage de Montferrand, et que, en ce faisant, il ayt, preigne et soit entièrement payé desdiz revenus, profict et emolumens depuis la feste Saint Jehan Baptiste derreniere passée jusqu'à présent, et doresnavant tant qu'il tiendra ledit office de bailiy, ainsy que pourrez voir plus à plain par nosdictes lettres de déclaration. Et pour ce que nous voulons que nostredit conseiller et chambellan jouisse entièrement et paisiblement de nostredit don selon le contenu en nosdictes lettres de déclaration, nous vous mandons, commandons et enjoignons bien expressément que nosdictes lettres
de don et déclaration vous vérifiiez et expédiez incontinent de point en point selon leur forme et teneur, et de leur contenu faictes, souffrez et laissez nostredit conseiller et chambellan joyr et user plainement et paisiblement, sans y faire quelque restrinction, reffus ou difficulté, car tel est nostre plaisir. Donné au Plessis du Parc lez Tours, le xxx® jour de décembre.
LOYS
De Marle.
A noz amez et féaux les gens de noz comptes à Paris.
Apportées le xviij janvier M CCCC LXXX.
MDLXVIII.
AUX HABITANTS DE PÉRONNE (v.).
Plessis-du-Parc, 30 décembre 1480.
Remerciements pour le prêt de 600 écus d'or en deux ans qu'ils lui ont déjà fait; demande pour l'année courante d'un nouveau prêt de 400 écus d'or pour l'entretien de ses armées; envoi de Baudouin Boucquel, général des finances de Picardie, pour recevoir ladite somme. — (Copie du temps. Arch. de Péronne, Résolutions de l'échevinage, lk6S-lk8k, fol. 272. Commun, par M. Letort, archiviste de la Meuse.)
De par le roy.
Ghers et bien amez, nous avons sceu, par ce que
nous a dit et acertené nostre amé et féal conseiller et
gênerai de noz finances de Picardie, Bauduin Bouquel,
dit Buffars, le bon et grant vouloir que avez à nous
et au bien de la chose publicque de nostre royaume,
et comment libéralement et de bon voulloir vous nous
avez preste en deux années la somme de six cens
escus d'or, pour subvenir aux grans affaires que avons eu et avons encoires à supporter, comme il est assez notoire, dont nous vous sçavons très bon gré, et vous en remercions très acertes, en vous priant bien affectueusement que veulez tousjours continuer en vostre bon vouUoir et obéissance. Pour la grant et singulière confiance desquelz avons délibéré de vous faire encoires requérir que, pour ceste présente année, nous veullez faire ung prest de la somme de quatre cens escuz d'or pour nous aidier à fournir et satisfaire aux très grans frais et despences que faire nous convient et conviendra ceste année pour j'entretenement de pluiseurs grosses armées que faisons mettre sus tant par mer que par terre, et de certain grant nombre de gens de guerre à pié par nous establis à nostre camp nouveau pour le renffort d'icellui, à ce que puissons plus aiséement parvenir à la redution de la comté de Flandres et audit pays et villes à présent à nous rebelles et desobeissans, et donner final conclusion au fait des guerres et divisions présentes ; pour laquelle choze exécuter avons entention nous y trouver en personne et n'y espargner aucune chose, pour le très grant désir que avons de mettre à ceste fois, et sans plus y dissimuler, noz royaume et subgets hors de dangier et oppression où ilz ont esté cy devant par assez long temps. En enssievant laquelle nostre délibération, nous vous prions et requérons derechef, tant et si affectueusement que faire povons, et sur tant que desirez le bien et honneur de nous et de nostre royaume, que vous nous veillez encoires prester pour cestedicte année ladicte somme de quatre cens escuz d'or pour aidier à fournir à nosdictes affaires.
qui sont très grans et urgens que plus ne pevent, sans préjudice toutesvoycs de l'exemption et affranchissement par nous à vous octroyez du fait de noz tailles, auquel n'entendons en rien desrogier, mais contrainte et neccessité nous est nous aider à cestuy nostre grant besoing de nos bons et loyaulx subgets, dont vous tenons et repputons le plus grans et entiers, ainsy que l'avons congneu et congnoissons chascun jour par effect. Nous avons chargé nostredit conseiller vous dire et remonstrer plus à plain nosdictes affaires. Si veillez croire de tout ce qu'il vous en dira de par nous, et icelle somme bailler et délivrer où et ainsy qu'il vous ordonnera, et, avec ce, communicquier avec lui touchant vostredit remboursement dudit prest pour y trouver aucun bon moyen, ainsi que lui et vous adviserez et qu'il vous dira. Donné au Plessiz du Parc lez Tours, le xxx® jour de décembre.
LOYS
De Marle.
A noz chiers et bien amez les mayeur, eschevins et habitans de nostre ville de Peronne.
MDLXIX.
AU SEIGNEUR DE CHAUMONT (v.).
Plessis-du-Parc, décembre 1480.
Notification faite « à ceulx des Ligues » du pouvoir à lui donné pour négocier une trêve; ordre de laisser de son chef la négociation en suspens le plus longtemps possible, et de tenir le roi au courant de ses péripéties. — (Minute. Bibl. nat., Ms. fr. 5041, fol. 49.)
Mous"" le conte, j'ay escript à ceulx des Ligues
comme je vous envoyé le povoir pour besongner ou fait de la trêve pour la conté de Bourgongne seulement, dont ilz m'ont fait parlera Sur quoy j'entens que praticquez avecques ceulx qui auront charge de besongner en ladicte trêve la forme et condition commant ilz entendent la faire, et que, soubz couleur de celle praticque, de vous mesmes, et sans faire semblant que vous en aye escript, tenez la matière en suspens le plus que vous pourrez, et, avant que quelque chose conclurre, que me advertissez de tout, et le faictes par manière qu'ilz ne apparçoyent que le vous aye mandé ; mais faictes comme se les difficultez venoient de vous mesmes. Et à Dieu. Escript au Plesseys du Parc lez Tours, le jour de décembre.
Lettres jmrticuUeres à Mons'' de Chamnont.
l. Le 21 août 1480, il avait été conclu entre Louis XI et Maximilien une trêve, dite trêve marchande. (Lenglet-Dufresnoy, Preuves des Mémoires de Ph. de Commines, III, 592-595. Cf. de Mandrot, Relations de Charles VII et de Louis XI avec les Cantons suisses, p. 184.)