‹ Lettres (volume 2)Chapitre 89 sur 91 · Ces deux dernières lignes paraissent autographes · texte numérisé non relu

Ces deux dernières lignes paraissent autographes

veullez estre moyens et intercesseurs, et tant faire envers le roy à ce qu'il s'acorde et condescende à mettre à plainne et entière délivrance ledit M'"*' Wolfgang, et qu'il le tiengne du tout quitte et entièrement deschargié des foy et serement qu'il a à lui : en quoy faisant, vous ferez moult grant service et plaisir à nostredicte dame, comme bien savons. D'autre pari, révérend père en Dieu, noz très honnourez seigneur, quant à ce que Mons' du Solier dit à moy, Jehan de Aynnatten, en partant de Tours, afin de trouver moien d'avoir les chiens du seigneur de Boussu, incontinent que j'ay esté arrivé par deçà, j'ay tellement fait que ledit seigneur de Bossu a esté et est content de haillier et délivrer lesdiz chiens au roy, moyennant que ledit messire Wolfgang soit délivré comme dessus est dit, jà soit ce qu'il ait fait bien enviz, pour ce que lesdiz chiens sont fort requiz d'un chascun et sont si très bons que ne le vous serions escripre. Et, à ceste fin, avons fait despeschier ung sauf conduit que vous envoyons avec cestes, où ne reste que mettre le nom et surnom de cellui que on vouidra envoyer en ces marches pour choisir lesdiz chiens, auquel l'on les délivrera, pourveu qu'il aporte les lettres de délivrance dudit messire Wolfgang expédiées en forme deue. Sy vous prions de rechief de en ce vous employer en manière que nostredicte dame puisse parvenir à son désir, en nous signifiant par le porteur de cestes vostre bonne response sur ce. Ensemble, s'il est chose que pour vous faire puissions, et nous l'acomplirons de très bon cueur, nostre benoit Créateur en aide, qui vous, révérend père en Dieu, noz très honnourez seigneurs, ait en sa très saincte et digne garde. Escript à Bois le Duc, le xxiii* jour de may l'an IIIl-^'^ et ung. Les tous vostres,

Mattron de Polhaim.

Jo. DE AïXNATTE?f, dOClor.

A révérend père en Dieu et noz très honnourez seigneurs Mons*" l'evesque d'Arby et Mons"" du Bouchaige.

LETTRE 00 SEFGXEDR DE BOSSU AD SEff.NEDR DE MOY (d.).

Bossu, 25 juillet 1481.

Promesse de donner des lévriers au roi contre la mise en liberté du sieur de Polheim. — (Orig. Bibl. nat., Ms. fr. 15540, fol. 26.)

Mons"" de Moy, je me recommande à vous. J'ay, par ce porteur messaiger de Walincourt, reçupL voz lettres par lesquelles me signifyés que le Roy vous avoit envoyé la quittance de la raenchon de Polhan, moyennant que vous eussiés une grande levriere de poil roux tirant sur le cler que j'ay, laquelle ledit Polhan a promis au Roi lui délivrer; et moyennant ce, il debvoil estre quitte de sadicLe raenchon.

Mons"" de Moy, il est vray que Mons"" le duc d'Octriche, dès devant Noël derrenier passé, m'y fist request et pressa tant que je ly accorday ladicte levriere, et lors me dist que c'estoit pour la raenchon dudit Polhan; et je cuide savoir que mondit seigneur sera prest d'envoyer ladicte levriere moyennant que ledit Polhan soit renvoyé et quilté de sadite raenchon.

Et, en cas que me veuilles renvoyer ledit Polhan, ensamble la qulttanchedesadicle raenchon, j'envoyeray hastiveraent quérir ladicte levriere où mondit seigneur la fait garder, pour acquiter ledit de Polhan.

Toutesfois, adfin de tout bien faire, tant pour acomplir le désir du Roy comme pour aydyer ledit Polhan à estre quitté et délivré de sadite raenchon, j'ay envoyé les lettres que m'avez escript devers mon dessusdit seigneur le duc, adfin qu'il en conclue à son bon plaisir; car, au partement que ledit Polhan a fait pour tirer devers le Roy, mondit seigneur envoya lors quérir ladicte levriere, et Ta devers ly. Et, sa response et son bon plaisir estre venu à ma congnoissance, je le vous feray savoir; car, alors que Jehan de Bostuze party d'icy, ladicLe levriere estoit encore entre mes mains; et, quelque chose que ledit de Bostuze ay dit par delà qu'il a veu deux lévriers venans d'elle, je vous asseure que non a, et les deux lévriers qu'il vit estoient

englès, dont ly ung est mort, qui esloil le plus beau, et l'autre vit encore, qui n'est pas grant chose à mon gré.

Mons"" de Moy, je prie à Dieu qui vous ait en sa sainte garde.

Escript à Boussu, ce xxv« jour de juillet M IIII" et ung [sic].

Touchant les lettres qu'envoyés audit Polhan, ensemble le sauf conduit, j 'envoyé tout par delà devers mondit seigneur, car, comme dessus, ledit Polhan est par delà, passé a xv jours.

Je prie que je soy bien recommandé à Madamme de Moy.

Vostre cousin,

P. DE Boussu.

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