‹ Lettres;Chapitre 10 sur 111 · XXVI NOTICE · texte numérisé non relu

XXVI NOTICE

Du 26 mai. —N'allons point faire une séparation de votre aimable vue et de votre amitié ; il y aurait trop de cruauté à séparer ces deux choses, et je veux croire plutôt que le temps est venu qu'elles marcheront ensemble, que j'aurai le plaisir de vous voir sans mélange d'aucun nuage, et que je réparerai toutes mes injustices passées, puisque vous voulez bien les nommer ainsi...

Ailleurs. — Je vous prie, ne donnons point à l'absence l'honneur d'avoir rétabli une parfaite intelligence entre nous et de mon coté la persuasion de votre tendresse pour moi

Du 12 juillet. — Je songe au temps où je vous voyais à toute heure. ^ ... Je regrette de ne vous avoir pas assez vue et d'avoir eu dans certains moments des politiques qui m'ont été ce plaisir....

Dm 30 octobre 1673, au retour de Grignan. — Si mes délicatesses et les mesures injustes que je prends sur moi ont donné quelques désagréments à mon amitié , je vous conjure de tout mon cœur, ma tille, de les excuser en faveur de leur cause

Du 11 juin 1677. — Je saute aux nues quand on vient me dire : Vous vous faites mourir toutes deux; il faut vous séparer. Vraiment,

voilà un beau remède Je n'ai jamais vu tant d'injustices qu'on m'en

a fait dans ces derniers temps : ce n'est pas pour vous; au conlraue, je ne suis que trop contente de votre cœur; vous n'avez point caché votre amitié, comme vous le pensez

Du 30 juin suivant. — Vous étiez disposée d'une manière si extraordinaire que les mêmes pensées qui vous ont déterminée à partir m'ont fait consentir à cette douleur. C'était un crime pour moi que d'être en peine de votre santé. Je vous voyais périr devant mes yeux, et il ne m'était pas permis de répandre une larme (El la suite.)

Du 18 septembre 1679. — Ah, ma très-chère! que voulez-vous me dire de pénitence et de pardon? Je ne vois plus rien que tout ce que vous avez d'aimable; et mon cœur est fait d'une manière pour vous qu'encore que je sois sensible jusqu'à l'excès à tout ce qui vient de vous, une douceur, un retour, une caresse, une tendresse me désarme et me guérit en un moment Si votre cœur était un peu plus ouvert, vous ne seriez pas si injuste

Janvier 1680. — Je vous prie de ne plus dire de mal de votre humeur ; votre cœur et votre âme sont trop parfaits pour laisser voir ces légères ombres.

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