A M. LE DOCTEUR MÉL1ER
Inspecteur général det «ernces sanitaires ;
Membre de l'académie Impériale de médecine, et du comité coofvttrtf d'hygiène t
Président de la aodété d'hydrologie médicale de Parie *
Commandeur de la légion-d'honneur.
Monsieur et tbès-honor£ confrère,
Ce petit livre, dont vous avez bien voulu accepter la dédicace, a pour objet de faire connaître, à ceux qui voudront bien le lire, ce que c'est que Vichy ; de leur expliquer la médication à laquelle cet établissement thermal est consacré ; de leur donner une idée aussi exacte que possible des ressources thérapeutiques qui s'y rencontrent. Ce n'est pas un ouvrage dogmatique, mais une série de communications dans lesquelles j'ai cherché à rassembler les renseigne* ments les plus utiles et surtout les plus certains sur les eaux de Vichy.
En vous adressant cette étude, que j'a tenu à restreindre à de
modestes proportions, je n'ai pas voulu seulement offrir un témoignage de déférence et d'affection au savant médecin et au confrère bienveillant qui m'honore de son amitié.
J'ai entendu rendre hommage aussi au choix qu'une administration intelligente et désireuse d'améliorer les services qui lui sont confiés, a fait en vous appelant parmi ses conseils les plus éminents.
Cette haute position, que vous inaugurez si dignement, met en grande partie dans vos mains l'avenir des eaux minérales en France, Vous saurez dire, avec l'autorité qui voua appartient et qui appartient à votre expérience, à quel degré d'abandon et d'anarchie une organisation vicieuse les a condamnées jusqu'ici ; l'élévation de votre caractère et la sûreté de votre jugement sauront indiquer ce qu'il faut faire pour corriger le mal passé, et pour assurer les améliorations futures.
En vous invitant par une acclamation unanime à diriger ses premiers travaux, la Société d'hydrologie médicale de Paris vous a exprimé qu'elle attendait de vous tout ce que le choix de l'administration promettait aux eaux minérales en se fixant sur vous.
Permettez-moi d'y joindre l'humble et respectueux témoignage
de votre confrère dévoué,
Max. Ddrand-Fardbl.
Paris, 27 mai 1855.