INTRODUCTION
berg, de Fribourg (actuellement à Kœnigsberg), a fait insérer au Journal mensuel pour l’art des accouchements, etc. (Monatschrift fur Geburtskunde, T. XIX, p. 321).
Siebold (Edouard-Caspar-Jacques de), naquit en 1801, à Wurtzbourg, où son père Elle était professeur d’accouchements. A peine le jeune Siebold avait-il terminé ses études classiques, que son père fut appelé à la chaire d’accouchement de l'Université de Berlin, devenue vacante en 1816.
Siebold avait pris goût àia littérature. Ce goût se perfectionna, à Berlin, aux leçons de maîtres éminents; aussi, quand, en 1820, il dut, à la demande de son père, commencer ses études médicales, il ne le fit que par obéissance.
A peine entré dans le sanctuaire d’Esculape, il fut réclamé par Bellone; il dut, comme tout sujet prussien, se faire soldat pendant un an. Son biographe dit que cette année passée sous la règle de l’obéissance passive eut une certaine influence sur la conduite postérieure de Siebold, en ce qu’elle l’avait habitué à une grande exactitude dans son service et dans ses relations.
L’année militaire révolue, le jeune soldat redevint étudiant en médecine. En autonme 1823, il se rendit à Gœttingue, où son père l’envoya, autant pour le dépayser, à ce qu’il paraît, que pour lui faire suivre les leçons des maîtres célèbres d’alors, et surtout celles de Langenbeck, qui, à cette époque, passait pour le premier chirurgien de l’Allemagne.
AGeettingue, le goût pour les éludes littéraires se réveilla chez Siebold. C’est que cette petite ville renfermait, en outre des littérateurs distingués
ISTBODCCnON.
dont il suivit assidûment les conférences, une bibliothèque qui a peu de pareilles dans le monde, et pour le grand nombre d’ouvrages qu’elle contient, et pour le choix qui en a été fait, et l’ordre qui y règne.<;’est pendant qu’il étudiait à Gœttingue que Siebold écrivit et publia le programme remarquable, moitié littéraire, moitié scientifique, intitulé : Commentatio exhibens an ars obstetricia sit pars cMrurgiæ (Gœttingæ, 1824, 4°),
A la fin de l’année 1825, Siebold retourna à Berlin, et devint peu après un des aides de clinique (assistant) de son père. En mars 1826, il se fit recevoir docteur. A cette occasion, il écrivit sa dissertation bien connue sur la Dégénérescence squirrheuse de la matrice, avec trois observations d’extirpation complète de cet organe : (Dissertatio de scirrhoetcarcinomateuteri, adjectis tribus tolius uteri extirpationis observationibus. Berol., 1826, 4“.)
En mai 1827, Siebold devint premier aide de son père (chef de clinique), et peu de temps après, il fut nommé professeur particulier (Privat-Docent), et commença immédiatement à donner des cours de manœuvres obstétricales qui furent très-suivis.
Cette institution de professeurs particuliers manque totalement en France, où chacun peut se dire professeur, si cela lui convient, sans avoir donné des preuves de son savoir et de ses capacités. Les agrégés peuvent être assimilés, jusqu’à un certain point, aux professeurs particuliers d’Allemagne; mais nos agrégés ne sont pas seuls autorisés à donner des cours particuliers. On leur défend d’en donner contre honoraires, on le permet, au contraire, à des hommes non examinés ad hoc I
Comme chef de clinique, Siebold avait à soigner
INTEODÜCTION.
la •polyclinique. Encore une institution qu’on ne connaît pas en France, et qui rend d’éminents services à l’enseignement et aux populations pauvres. C’est au moyen de celte institution que l’on répond depuis longtemps, en Allemagne, aux aspirations actuelles des administrations de bienfaisance publique de la France : « Soigner les malades pauvres, autant que possible, à domicile. »
En 1828, Siebold publia son Instruction pratique des opérations obstétricales sur le mannequin (Anleitung zum geburtshülüich-technischen Verfahren am Phantom, Berlin, 1828).
Le 12 juillet de cette année, Siebold perdit son père. Le fils fut chargé provisoirement de la clinique d’accouchement de Berlin, qu’il dirigea pendant dix-huit mois. Il publia, pendant cette suppléance, la Bescription de la clinique et la statistique de Vétablissement, à partir de Vannée 1817. (Die Einrichtung der Entbindungsanstalt der K. Universitæt zu Berlin, nebst einem Ruckblick der Leistungen derselben seit dem Jahre 1817. 8“), et traduisit dans la même année les Nouvelles Bémonstrations d’accouchement de Maygrier, en y ajoutant des notes du plus haut intérêt (2® édition, 1835).
Le 9 avril 1829, Siebold se maria. Trop jeune pour être nommé à une chaire aussi importante que celle de Berlin, il dut céder la place au professeur Busch, de Marbourg, auquel il succéda immédiatement. Il se rendit à Marbourg le 24 septembre. Dans une sphère beaucoup plus étroite, cette Université présentait encore à Siebold de fréquentes occasions de se perfectionner dans la science qu’il était appelé à y enseigner. C’est pendant son séjour à Marbourg qu’il visita Heidelberg,