EXTRAIT DE LA VIE DB M. PASCAL
... L'ayant fait ouvrir, on trouva l'estomac et le foie flétris, et les intestins gangrenés, sans qu'on pût juger précisément si c'avait été la cause des douleurs de colique ou si c'en avait été l'effet. Mais ce qu'il y eut de plus particulier, fut à l'ouverture de la tète dont le crâne se trouva sans aucune suture que la ^; ce qui apparemment avait causé les
» nie Recueil du P. Guerrier, pag. 292.
' Peut-être la Lambdo'ide ou la Sagittale. { Note du P. Guerrier.
grands maux de tète auxquels il avait été sujet pendant sa vie. 11 est vrai qu'il avait eu autrefois la suture qu'on appelle fontale ; mais ayant demeuré ouverte fort longtemps pendant son enfance, comme il arrive souvent en cet âge, et n'ayant pu se refermer, il s'était formé un calus qui l'avait entièrement couverte, et qui était si considérable qu'on le sentait aisément au doigt. Pour la suture coronale, il n'y en avait aucun vestige. Les médecins observèrent qu'il y avait une prodigieuse abondance de cervelle, dont la substance était si solide et si condensée que cela leur fît juger que c'était la raison pour laquelle la suture fontale, n'ayant pu se refermer, la nature y avait pourvu par ce calus. Mais ce que l'on remarqua de plus considérable et à quoi on attribua particulièrement sa mort et les derniers accidents qui l'accompagnèrent, fut qu'il y avait au dedans du crâne, visà-vis les ventricules du cerveau, deux impressions; comme du doigt dans de la cire, qui étaient pleines d'un sang caillé et corrompu qui avait commencé de gangrener la dure mère.
Note du P. Guerrier : « Ceci ne se trouve pas dans la vie de M. Pascal imprimée, mais seulement dans le MS. que M^e perler a donné à la Bibliothèque des PP. de l'Oratoire de Clermont. »