AUTRE RONDEAU
(Mai 1637. )
Pour vous, j'abandonnai mon cœur Mais vous avez tant de rigueur,
» 1er Recueil MS. du P. Guerrier, pag. cccxl.
Que si vous n'étiez pas si belle, Je serais sans doute infidèle.
Ce vous serait un grand malheur.
Ayez un peu plus de douceur, Vous verrez ma fidèle ardeur Qui ne sera jamais rebelle
Pour vous.
Souffrez que votre œil, mon vainqueur, Apaise un moment ma douleur, Et ne soyez plus si cruelle.
Autrement, nous aurions querelle :
Y trouveriez- vous de l'honneur
Pour vous ?